Bonjour a tous,

Je sais que ce chapitre s'est fait attendre, et je m'en excuse... Mais avec les vacances ... je suis beaucoup moins sur ordinateur.

J'ai donc décidé de me faire pardonner en vous postant un chapitre un peu plus long que prévu. Et cerise sur le gâteau, Un autre chapitre suivra très très bientôt.

En attendant, je vous souhaite une bonne lecture... et bien sûre, n'hésitez pas a me donner vos avis sur cette histoire...

A très bientôt


Chapitre 14

Cela faisait plus de 5 heures que Maura était repartie au bloc opératoire. Aucune information n'avait été donnée à Jane, Constance, Angela et Hope. Les 4 femmes attendaient patiemment sur leur fauteuil, chacune perdues dans leurs pensées respectives jusqu'au moment où Jane ouvrit la bouche :

- J'en peux plus de cette attente… (La jeune femme se leva rapidement de son siège…) Je veux savoir comment va Maura…. Je veux savoir ce qu'il se passe…. (les mains dans les cheveux, tout son corps traduisait l'anxiété qui bouillonnait en elle)…

-Janie, ma chérie, soit patiente…. Nous serons bientôt… (Angela fit une pose)… Maura est une battante, je suis sûre que tout ira bien…. J'en suis sûre….

-Comment peux-tu en être si sûre ?... hin dit-moi comment ?... (Faisait les cent pas dans le couloir, son ton s'était durci, son regard était devenu sombre.)

Angela se leva pour rejoindre sa fille :

-Jane calme-toi… Arrête de faire le va et viens, et vient t'asseoir… (Angela frôla a peine Jane lorsque celle-ci se recula)

-On étouffe ici… j'ai besoin d'air… J'ai besoin de prendre l'air…. (Jane prit la direction de l'ascenseur…sans même un regard sur sa mère.)

-Janie…. Attend…. (Angela allait courir derrière sa fille, lorsque Constance lui attrapa le bras)

-Non Angela… laisse-la partir… Je crois que votre fille a besoin d'être seule… Laissez-lui un peu de temps, pour traiter avec ses émotions…

-Mais elle ne devrait pas être seule… je sais qu'elle va mal…

-Jane est en colère contre le monde entier… Elle a peur pour Maura…(elle marqua une pose) Votre fille veux toujours donner l'image d'une dure à cuir, et ne veut surtout pas paraitre faible devant nous… (Elle soupira…) je pense que c'est une des raisons de sa fuite….Laissez-lui le temps de se calmer… si elle veut de la compagnie, elle sait que vous serez là … que nous serons là…

Angela à contre cœur accepta de laisser partir sa fille. Elle savait au fond d'elle, que Constance avait raison… Jane n'aimait pas montrer ses émotions aux autres… et lui laisser un peu de temps, lui permettrait peut-être de retrouver un peu de calme intérieur.

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Il n'avait pas fallu longtemps à Frost pour trouver l'identité de la première femme. Le numéro de téléphone, toujours actif, était au nom de Mademoiselle Eva Barlow, 24 ans, fille d'un riche promoteur, et étudiante en droit à l'université de Boston. Franckie et Korsak s'était rendu au domicile de cette dernière pour avoir quelques explications sur le lien qu'elle entretenait avec Moore, et sur son emploi du temps leur de son meurtre.

Lors de l'entretien, les deux policiers avaient été surpris par le comportement de cette jeune femme. Arrogante et sure d'elle, cette dernière n'avait eu aucune peine en apprenant la mort de son ex-amant. L'interrogatoire néanmoins, avait permis à Korsak de l'éliminer de la liste des suspects. Si cette jeune femme en voulait à Moore, elle n'était pourtant, pas responsable de sa mort. Eva Barlow avait passé les 3 derniers jours à Las Vegas avec des amies pour l'enterrement de vie de jeune fille de sa meilleure Amie.

Après avoir interrogé Eva Barlow et en attendant l'appel de Frost pour leur donner l'identité de la seconde femme mystère, Korsak et Franckie avait décidé de passer à l'hôpital pour avoir des nouvelles de Maura, et tenir Jane au courant de l'avancer de l'enquête.

Les deux hommes ignorant ce qu'il s'était passé quelques heures plutôt, arrivèrent le cœur léger devant l'hôpital.

Xxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Jane avait fait son chemin jusqu'à l'extérieur de l'hôpital. Elle s'était arrêtée, sur un banc près d'immenses peupliers, loin de l'agitation et à l'abri des regards. Jane ne se reconnaissait plus… Elle était irritable, en voulait au monde entier, rêvait de vengeance… Elle ne se contrôlait plus et ses émotions avaient pris le pas sur tout le reste…

Dans son esprit, tout était confus… Pourquoi n'arrivait-elle pas à se contrôler et a se comporter, comme un flic doit se comporter? Pourquoi ses réactions étaient aussi excessives ? Pourquoi son cœur lui faisait aussi mal ?.. Tant de questions qui restaient pour le moment dans le brouillard, obscurcie par sa colère grandissante. Seul le corps de Maura en sang, lui apparaissait dès qu'elle essayer de se contrôler…

Elle pensait constamment à Maura : Depuis que son amie s'est fait tirée dessus, Jane ne vit que pour Maura, ne rêve que de Maura, ne continue à respirer que pour Maura… Plus elle y pensait, et plus Jane s'était aperçue que la Médecin était un pilier dans sa vie. Elle avait une telle complicité et une telle proximité au quotidien, que depuis que Maura était sur un lit d'hôpital, elle avait l'impression qu'on lui avait enlevé une partie d'elle-même. Maura était devenue au fil des années, son mur porteur quand elle était fatiguée de tout… sa boussole quand elle se perdait sur les chemins tortueux… La seule vraie constante dans sa vie en dehors de sa famille, celle qu'elle ne voulait surtout pas perdre.

Les larmes perlaient de ses grands yeux noirs quand elle pensait à son amie. Elle avait tellement peur de l'avenir… tellement peur de se retrouver seule… tellement peur de ne pouvoir jamais dire à Maura , à quel point elle compte pour elle….

C'est dans ses moments que Jane se détestait : Pourquoi était-elle toujours aussi pudique avec ses proches ? Pourquoi ne pouvait-elle pas leur dire tout simplement à quel point ils comptent pour elle… et à quel point elle peut les aimer ?

Essuyant les larmes qui coulaient sur ses joues, elle se fit une promesse à elle-même : Si Maura revenait enfin à elle, elle jura de dire chaque jour, à ses proches combiens elle les aime.

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Korsak et Franckie descendirent de l'ascenseur et s'engagèrent dans le service où Maura était soignée.

-Eh bien Franckie, je crois que c'est une réunion de « chiffon »… Les 3 matriarches m'ont l'air en grande discussion !

-C'est bizarre, je ne vois pas Jane ?

-Oh ne t'inquiète pas... Ta sœur ne veut pas quitter le Docteur Isles… elle est probablement dans la chambre, à son chevet.

Les deux hommes étaient enfin au contact de ses dames :

-Bonjour à vous Mesdames… (lança joyeusement Korsak)

Les 3 femmes qui n'avaient pas vu arrivés les 2 policiers, se retournèrent toutes en même temps, mais la première à prendre la parole fut Constance :

-Capitaine Korsak, bonjour. (lui dit-elle en lui tendant la main)

-Oh, Franckie, mon chéri… je suis contente de te voir.. (lança Angela en prenant son fils dans les bras)

-Ma', s'il te plait je suis en service…. Arrête ça… (rétorqua le jeune policier, gêné par les signes d'affection de sa mère).

-J'ai quand même le droit d'embrasser mon fils non… (Angela s'était offusqué par la réflexion de son fils et lui offrit un regard réprobateur…)

Franckie leva les yeux au ciel :

-Ma… si nous sommes ici… c'est pour prendre des nouvelles de Maura… et parler de l'enquête avec Janie… Est-elle au chevet de Maura ?...

-Non… Ta sœur n'est plus ici… (Korsak et Franckie tombèrent dénus… Le jeune Rizzoli avait du mal à y croire… Jane n'aurait jamais laissé Maura !)

-Comment ça ?... Où est-elle ? Et pourquoi personne n'est avec Maura ?

Constance prit le temps d'expliquer les évènements aux deux policiers… Tout d'abord sur la situation médicale de Maura, puis sur la fuite de Jane. Les deux hommes qui connaissaient la policière se doutaient très bien qu'elle était partie dans le but de se calmer… Mais ils étaient persuadés qu'elle ne se serait jamais aventurée loin de l'hôpital, par peur de ne pas être présente pour le retour de Maura….

Après un petit temps, les 2 collègues décidèrent de partir à sa recherche.

XXXXXXXXXXXXXXXXXX

Jane qui était à nouveau plus calme, s'était enfin décidée à rebrousser chemin.

Korsak et Franckie qui se trouvaient dans l'ascenseur pour rejoindre l'extérieur de l'hôpital, étaient silencieux. Chacun d'entre eux semblaient contrarié, mais Korsak finit par rompre le silence :

-Si par malheur il arrivait quelque chose au Docteur Isles… Je crois que Jane ne sera plus contrôlable… (Il soupira)… J'ai vraiment peur qu'elle fasse une connerie…

-J'étais entrain de penser pareil…. Janie est impulsive…. Et quand on touche à ses proches…. (il se tut un petit moment)…Maura est la seule personne qui sache contrôler Jane… La seule qui peut obtenir ce qu'elle veut d'elle…. (il ravala sa salive) Si Janie perd sa meilleure amie, elle perdra tous ses repères…

Les deux hommes retournèrent dans un silence pesant alors qu'ils se dirigeaient vers la porte de sortie. Arrivé à l'extérieur, il ne fallut que quelques seconde au regard de Franckie, pour découvrir la silhouette familière de sa sœur.

Jane marchait lentement, les deux mains dans les poches, tête baissait et le regard plongeait sur ses pieds. Jane n'avait plus l'allure d'un flic sûr d'elle et dur à cuire… non… L'armure qu'elle s'était forgeait au fil des années pour se protégeait du regard des autres, n'était plus là… A cet instant même, elle n'était plus qu'une femme blessée et inquiète pour la vie d'une de ses proches…

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Les deux hommes qui n'étaient plus qu'à quelques mètres interpellèrent la jeune femme :

-Jane ... (Cria Korsak)

Surprise d'entendre son nom, mais ayant reconnu de suite la voix de son ami, Jane releva les yeux. Quand elle aperçut son frère et Korsak, la policière se redressa et marcha d'un pas plus assuré, tout en essayant d'offrir un sourire a ses deux acolytes.

-Vince, Franckie… Que faites-vous ici ?... Du nouveau sur l'enquête ?...

-Oui, nous savons maintenant que le braqueur avait une complice. Suzie a retrouvé le même ADN que de celui de la voiture, sur un sous-vêtement féminin retrouvé chez Moore… Apparemment Moore n'était pas un homme fidèle et collectionnait les conquêtes. Frost a trouvé 2 femmes susceptibles d'être les complices du braqueur.

-Vous avez pu interroger ses deux femmes ? (retorqua Jane)

-Oui pour l'une d'entre elle. Mais elle a un alibi solide.. Elle est donc mise hors de cause… Pour ce qui est de la deuxième femme, une certaine Tina S. Frost a eu plus de mal a retrouver son identité… il doit nous rappeler dès qu'il aura cette information…

-OK…. Et pour le braqueur une idée de l'identité ?

-Apres avoir fouillé la vie de Moore, on lui a trouvé un lien avec un multi récidiviste, Harry Forman, coupable de violence, de chantage, piratage et de revente d'informations bancaires… Les deux hommes étaient en foyer d'accueil ensemble et on fait une partie de leur scolarité ensemble avant que leurs vies ne se séparent après les premiers dérapages de Forman…A l'époque, Moore avait été soupçonné de complicité, mais…. (Korsak fut interrompu par la sonnerie de son téléphone)

-Korsak…Oui Frost… (L'homme fronça les sourcils aux révélations de son collègue… Puis le ton monta)…. Tu veux rire ?... Tu es sure de l'identité ?...(Jane et Franckie ne comprenaient plus rien à la discussion mais au regard et à la voix de Korsak, se doutaient que c'était très important). Alors depuis le début, elle nous a menés en bateau cette garce…. On est déjà sur place, Je suis à l'hôpital avec Franckie et Jane… Je vais donc lui rendre une petite visite à cette fausse victime…

Korsak raccrocha le téléphone, regarda vers ses deux jeunes collègues, impatient de connaitre l'objet de la conversation, tout en continuant d'avancer vers l'entrée de l'hôpital.

-J'ai l'identité de la seconde femme… Cette fameuse Tina S. n'est autre que Tina Snyder, notre jeune cliente de la banque... Elle s'est bien foutu de nous, à jouer la victime traumatisée… Elle avait été amené aux urgences après le braquage… donc allons lui rendre une petite visite !

Jane n'en revenait pas… et son regard s'assombrit :

-Tu veux dire que depuis le début, j'étais a quelques pas de cette garce… depuis le début j'aurai pu la faire parler…(Jane pressa le pas, impatiente d' atteindre les urgences pour obtenir des explications).

-Jane attends…(Korsak lui attrapa le bras…) on sait avec certitude qu'elle avait une aventure avec Moore… Mais pour le moment nous n'avons pas de preuve que son ADN correspond a celui retrouver sur la scène de crime et la voiture…. Frost est parti voir Suzie pour comparer les ADN, et voir si cela correspond.(Korsak tenait toujours Jane par le bras)…. Jane promet moi de rester calme… Pour le moment nous allons juste l'interroger ok…

Jane resta muette… Son regard fuyait Korsak et face de son refus de répondre positivement, Korsak l'arrêta pour la forcer à le regarder :

-Je suis sérieux Jane (son ton était autoritaire)… Je te permets de venir avec nous…. Seulement et seulement si tu me promets de ne pas t'énerver… Tu es impliqué émotionnellement, et tu ne te contrôle plus vraiment quand il s'agit de Maura…. (Jane le coupa)

-Je sais me contrôler… Je suis un bon flic bon sang…

-Je sais Jane… Mais cette fois ça touche ta meilleure amie… N'importe qui serait énervé dans un tel cas… (un silence se posa avant que Jane ne decide enfin à regarder Korsak dans les Yeux)

-Ok… OK (soupira-t-elle)… je te promets de rester calme, en retrait et de ne pas intervenir… Je ferai tout ce que tu me dis si tu me permets seulement de rester pour l'interroger !

Korsak lui fit un clin d'œil et tous les trois se dirigèrent alors vers le bureau des urgences.