Hey tout le monde !

Bon, comme d'habitude, je m'excuse pour le retard… mais désolée, ça risque d'arriver encore ! cependant, je suis en vacances, donc je compte bien m'avancer dans mes fictions, d'autant plus que bientôt j'aurais deux semaines à moi, sans internet, donc là je vais essayer d'écrire plusieurs chapitres que je pourrais uploader plus rapidement (mais pas d'un seul coup, sinon vous allez probablement attendre longtemps après…)

Bon, dans ce chapitre, mise en place du piège et beaucoup de discussions.

Merci à tous pour vos reviews !

Ziiya : je pensais le contraire, tiens… j'avais vérifié en plus il me semble, mais impossible de retrouver où… donc si Acceptable est en-dessous de Effort Exceptionnel, désolée pour mon erreur… et merci de me l'avoir dit !

Marion86 : wahou, merci pour ta review, ça ce sont des compliments ! :-D géniale, moi… non, quand même pas, si je l'étais j'aurais déjà publié un bouquin ! ;-)

En effet je mets Tonks à la place de Ted, mais si tu relis tu verras que les deux seuls personnages à qui je marque les prénoms sont Andromeda et Myriam. Pourquoi ? parce que même si le narrateur est omniscient, c'est quand même plus du point de vue d'Andromeda puisqu'elle est le personnage principal, et elle n'appelle que Myriam par son prénom. Les autres, ça reste Tonks, Matthews, Loversen, Belveder… peut-être plus pour très longtemps, mais elle les appelle toujours ainsi pour le moment !

Chapitre 13

Andromeda et Myriam observaient les élèves de première année qui passaient devant eux, cherchant parmi eux des cravates bleues et argentées. Elles virent enfin les Serdaigles arriver derrière les Poufsouffles de leur année, quittant la salle de DCFM en discutant gaiement. Myriam s'approcha d'eux et empoigna l'un d'entre eux qui émit un petit cri étouffé, surpris. En voyant les deux Serpentards, il écarquilla les yeux puis tenta de se dégager de l'emprise de la jeune blonde.

- Non, mon gaillard, je ne te laisserais pas t'échapper.

- Mais… qu'est-ce que… vous voulez ? balbutia le garçon.

- On a juste un service à te demander, Norman, répondit Andromeda. Tu peux nous suivre un moment ?

Tout en disant cela, elle jeta un regard noir à son amie qui haussa les épaules en souriant avant de lâcher le Serdaigle.

- Un service ?

- Oui. Un service. Mais tu devras garder le silence, ou bien...

- Myriam… alors, Norman, tu nous accompagnes ou non ?

Norman les fixa, pensif puis hocha lentement la tête. Il se tourna ensuite vers son ami pour lui dire qu'il n'avait qu'à retourner à leur salle commune et qu'il le rejoindrait plus tard lorsque Myriam l'interrompit pour dire qu'il pouvait également venir.

Elles les emmenèrent jusqu'à la bibliothèque sous les taquineries de Myriam et allèrent s'asseoir à leur petite table habituelle où les attendaient Tonks et Matthews. Le soulagement qui se peignit sur le visage de Norman à la vue des deux Poufsouffles fut évident, et Andromeda roula les yeux. Elle ne comprenait pas pourquoi le Serdaigle la craignait autant… bon, il était un né-moldu et la réputation des Blacks était telle que ce n'était en réalité guère étonnant, mais tout de même, elle ne l'avait jamais agressé, ni même insulté !

- Bonjour, dit Tonks avec un grand sourire aux deux première années. Je suis Ted Tonks, et lui c'est Kenny Matthews. Lequel d'entre vous est Joseph Norman ?

- Lui, répondit le garçon blond en pointant son ami du doigt. Moi, c'est Melvil Ackerley.

Norman hocha lentement la tête comme pour l'approuver, se sentant apparemment peu à l'aise parmi ces sixièmes années. Tonks les invita à s'asseoir, ce qu'ils firent avec un peu de réserve, puis il laissa la parole à Andromeda qui était chargée de leur expliquer pourquoi ils avaient besoin d'eux. La jeune fille se racla la gorge et commença donc à parler.

- Nous avons besoin de vos services afin de tendre un piège à quelqu'un…

- A qui ? la coupa Ackerley.

- J'allais le dire, répliqua la Serpentard en lançant un regard noir au jeune Serdaigle. Il s'agit de Rita Skeeter.

- Pourquoi ?

- Tu n'as pas lu les derniers articles me concernant ?

- Si, bien sûr, Black et sa chasse à l'homme, ce n'est pas passé inaperçu.

- Alors, pourquoi poses-tu la question ?

- Bah… parce que ça commence à dater, maintenant, non ?

Le regard noir que lui lança Andromeda le dissuada d'en dire plus et il se tassa dans sa chaise, évitant de lever les yeux vers la Serpentard.

- C'est sûr, ça date plus d'hier cette histoire, renchérit Matthews, mais cette garce de Skeeter lui en a fait baver, à notre chère Black. Et puis, il faut bien que quelqu'un remette cette Serdaigle à sa place une fois de temps en temps, ou bien elle risque fort de se croire toute puissante.

- Et pour ça, Malfoy suffit, renchérit Myriam.

Les deux Serdaigles se regardèrent un instant puis se tournèrent vers leurs aînés en souriant.

- On marche, dit Ackerley.

Les quatre sixièmes années sourirent. Ils n'en attendaient pas moins d'eux. Les Serdaigles en avaient assez de la réputation que leur faisait Rita Skeeter, donc cela ne les étonnait guère que les deux jeunes garçons acceptaient de participer à leur plan. De plus, si les autres élèves craignaient que certaines information tombaient entre les oreilles de Skeeter, il en était pire pour ceux faisant parti de sa maison.

- Bien, déclara Andromeda. Dans ce cas, voilà ce qu'on attend de vous. Vous connaissez Bertha Jorkins ?

- Oui, elle est à Gryffondor, répondit Norman.

- Elle est l'une des mouchards de Skeeter.

- J'en étais sûr, marmonna Ackerley. Elle et sa grande… !

- Tu-tu-tu-tut. Pas de vulgarité, mon petit, l'interrompit Myriam, tandis qu'Andromeda continuait.

- Vous allez devoir discuter d'un sujet de la plus haute importance devant elle.

- Devant elle ? ça risquerait pas d'attirer un peu trop la suspicion ? tout le monde parmi les premières années évitent de discuter potins lorsqu'elle est à proximité.

- Melvil a raison, dit Norman pour approuver les dires de son ami.

- C'est pour ça qu'on a mis au point une petite scène, rétorqua Myriam. Ne nous prenez pas pour des imbéciles, les jeunes. Vu le sujet dont vous allez parler, il est bien évident qu'il va falloir faire comme si c'était un immense secret, et donc, en discuter discrètement.

- Mais dans ce cas, comment vous voulez qu'on mette Jorkins au courant ? questionna Norman, confus.

- Qu'est-ce que tu fous à Serdaigle, toi ? heureusement que ton copain est là pour remonter le niveau.

- Hales, t'es pas obligée de lui parler comme ça. Il faut avouer que tes explications ne sont pas des plus éclairantes.

- C'est sûr que si son cerveau est aussi lent que le tien, Matthews, on n'a pas fini de galérer.

- Bon, vous deux, vous n'allez pas recommencer, s'impatienta Tonks. Nous ne sommes pas ici pour assister à une de vos nombreuses batailles verbales.

- Tonks a raison, approuva Andromeda en lançant un regard noir à Myriam. Norman, Ackerley, il va falloir attirer Jorkins dans un coin. Pour cela, on a pensé à que l'un d'entre vous annonce à l'autre qu'il a vu quelque chose d'incroyable, avant de se rétracter en observant autour de lui, et d'emmener son ami dans un coin isolé pour le lui raconter.

- Vous pensez que Jorkins mordra à l'hameçon ? les interrogea Tonks par mesure de précaution.

Le regard que lui lança Ackerley ne signifiait qu'une chose : le garçon se demandait bien de quoi le Poufsouffle parlait. Et vu les regards des autres, il n'était pas le seul. Norman quant à lui eut un grand sourire.

- Bien sûr. La connaissant, elle va vouloir savoir de quoi on parle et venir nous espionner.

- Nous aussi, on aimerait bien savoir de quoi vous parlez, rétorqua Matthews. Ted, c'est quoi cette histoire de mordre à un hameçon ?

- Vous ne savez pas ce que ça veut dire ?

- Bien sûr que si, Tonks, c'est pour ça qu'on fait tous cette tête d'ahuris, répliqua Myriam.

- C'est ce qu'on utilise à la pêche. C'est une sorte de crochet métallique que l'on accroche au bout d'un fil pour…

- On sait ce qu'un hameçon est, l'interrompit-elle. Mais qu'est-ce que Jorkins vient faire dans cette histoire de pêche ? demanda-t-elle.

- C'est une expression moldue. Ça signifie qu'elle va tomber dans le panneau.

- Ça aussi, c'est une expression moldue… ? interrogea à son tour Ackerley, soudain peu convaincu de la bonne santé mentale des Moldus.

- Oui, répondit Norman. En gros, Tonks nous demandait si on pensait que Jorkins allait marcher dans notre plan et se faire avoir.

- Elle n'est pas moldue, cette expression, nous aussi, on l'utilise parfois, répliqua Andromeda, vexée et légèrement outrée.

Ses amis lui lancèrent un regard moqueur et elle se mit à rougir légèrement. Il n'était pas aussi facile de se débarrasser de ses anciens préjugés… heureusement qu'aucun d'entre eux ne lui en tenait rigueur.

- Désolé, dit Tonks. C'est tellement naturel pour moi d'utiliser ces expressions que je n'avais même pas pensé que vous pouviez ne pas les connaître.

- Oui, j'ai aussi ce problème, dit un Norman enthousiaste, visiblement heureux de voir qu'il n'était pas le seul cas. Je dis des trucs faisant référence à des objets moldus ou autre, mais…

- Dites, c'est pas que vos histoires ne sont pas intéressantes… en fait, si, mais je suis polie alors je ne le dis pas, néanmoins on pourrait peut-être revenir à notre sujet de base, non ?

- Hales polie, j'aurais tout entendu.

- Matthews intelligent, je pourrais enfin croire au père Noël.

- A qui ? interrogea Ackerley.

- Oh, tu connais le Père Noël ?

- Il n'existe pas Norman, j'espère que tu es au courant.

- Bien sûr ! je suis plus un gamin, ça fait longtemps que mes parents me l'ont dit !

- Ouf, tant mieux, me voilà quelque peu rassurée sur tes capacités mentales.

- C'est quoi, ça, le Père Noël ? demanda Andromeda.

- C'est un personnage inventé par les Moldus, expliqua Tonks. Les parents racontent à leurs enfants que c'est lui qui apporte les cadeaux de Noël.

- Pourquoi ils ont eu besoin d'inventer un personnage pour donner leurs cadeaux ? C'est complètement ridicule.

- Pas tant que ça, c'est juste pour donner un côté magique à cette fête.

- C'est donc pour ça qu'il n'y pas de Père Noël chez nous.

- Tu savais, Andromeda, qu'à la base, la fête de Noël était une fête moldue ?

Andromeda écarquilla les yeux. Non, elle l'ignorait. Elle savait que les Moldus fêtaient eux aussi Noël, mais dans sa tête, c'était juste une tradition similaire. D'ailleurs, d'après ses parents, les Moldus avaient sûrement copié les sorciers à l'époque où ils vivaient encore tous ensembles.

- Noël est une fête religieuse, dit Tonks. C'est pour célébrer la naissance de Jésus Christ, à Bethléem, dans l'actuelle Palestine. Jésus Christ est le fils de Dieu et est devenu le Messie.

- Le quoi ?

- Le messager de Dieu, si tu préfères. Il est le créateur d'une nouvelle religion, le Christianisme. Aujourd'hui, dans le christianisme, on trouve différentes branches religieuses, mais la base, c'est lui qui l'a apporté.

- Et on fête Noël pour l'en remercier ?

- Euh… en quelque sorte.

- Mais pourquoi on fête ça, nous aussi ? questionna Ackerley, apparemment abasourdi.

- Dites, on peut revenir à l'affaire Skeeter, maintenant ?

- Dis donc, Hales, c'est quoi qui as amené le sujet Père Noël sur le tapis, je te signale.

- Et c'est moi qui le renvoie dans le placard. Alors, nous en étions où ?

- J'avais demandé à Norman et Ackerley s'ils pensaient que Skeeter tomberait dans le panneau, et ils avaient répondu que oui.

- Donc, maintenant, on va pouvoir passer à l'étape supérieure ? demanda Matthews.

- Quelle étape supérieure ?

Tous sursautèrent et se tournèrent vers le Préfet-en-Chef. Certains sourirent, d'autres soupirèrent tandis que les derniers se sentirent brusquement mal à l'aise.

- Tiens, Vic, tu tombes bien, dit Myriam.

- Tu trouves, toi ?

- Chut, Kenny, chuchota Tonks en donnant un léger coup de coude à son camarade qui se renfrogna.

Andromeda vit Myriam sourire légèrement devant la réaction du Poufsouffle, et la Serpentard se retint de lever les yeux au ciel. Elle espérait sincèrement que son amie savait ce qu'elle faisait.

- Alors, qu'est-ce que c'est que cette réunion inter-maison entre sixièmes et premières années ?

- Eh bien, tu vois… commença Myriam.

- Euh, Hales, l'interrompit Ackerley, je crois pas que c'est une bonne idée de lui dire.

- Pourquoi ça ?

- Eh bien, il est Préfet-en-Chef, non ?

- Peut-être, mais ça reste Loversen.

Matthews haussa un sourcil à l'usage du nom de famille, alors que la Serpentard appelait toujours le garçon par son prénom depuis qu'ils sortaient ensemble. Andromeda le remarqua et se dit que les choses allaient peut-être devenir plus compliquées pour son amie.

- Hales a raison, c'est Loversen, alors, aucun risque, continua Tonks.

- Mais quand même…

- On veut se venger de Skeeter, le coupa Myriam.

- Bon, okay, mais je pense pas qu'il va vouloir participer…

- Je marche avec vous.

- Okay, j'ai rien dit…

- Peut-être qu'Ackerley n'a pas tort, dit soudainement Andromeda.

- Pourquoi ? demanda Myriam.

- Oh, moi, j'en vois plein, de raisons…

- Kenny…

- Parce qu'il est déjà en disgrâce à cause du pari sur Glaystone. McGonagall le surveille de près.

- Au diable, McGonagall, protesta Loversen en faisant un mouvement de la main montrant à quel point cela le préoccupait.

- Donc te faire enlever le badge de Préfet-en-Chef t'est complètement égal ?

- Black, si je faisais attention à tout ce que les professeurs, et McGo en particulier, me reprochaient, je ne pourrais plus mener une vie insouciante et profiter de ma jeunesse.

- Et comment tu as fait pour être Préfet-en-Chef en menant cette vie insouciante ?

- Ça, Matthews, c'est à Dumbledore qu'il faut le demander.

- Un jour, je vais réellement aller lui poser la question. Je deviens de plus en plus curieux.

- Je dois avouer que moi aussi, murmura Tonks.

- Euh, dites…

Tous se tournèrent vers Norman qui s'agitait légèrement sur sa chaise. Il semblait extrêmement mal à l'aise à présent, jouant avec ses mains et souriant nerveusement.

- Quoi ? demanda sèchement Myriam.

- Eh bien… on est en train de rater tout le repas…

- Et alors ?

- On pourrait… peut-être se voir plus tard, pour tout ça ?

- Hors de question, répliqua Andromeda. Il faut que tout ça soit réglé dès maintenant.

- Mais…

- Vous avez cours avec les Gryffondors cette après-midi, je crois, non ? interrogea Tonks.

- Oui, on a Botanique, répondit Ackerley.

- Dans ce cas, il faut que le plan soit prêt pour cette après-midi, déclara Andromeda.

- Mais le repas… tenta à nouveau Norman.

- Aucun problème, le rassura Loversen. Nous n'aurons qu'à aller aux cuisines.

Les deux jeunes Serdaigles le regardèrent avec effroi.

- Aux cuisines… ? murmura Norman.

- Vous n'y êtes jamais allés ? c'est l'occasion parfaite, alors.

- Bien, maintenant, discutons du plan sérieusement, ordonna Andromeda.

Les sept élèves discutèrent alors du piège pendant une demi-heure, Loversen apportant quelques touches personnelles à la rumeur qu'ils allaient faire circuler. Myriam et Andromeda se sourirent, sachant parfaitement que le garçon en profitait pour se venger de son ex-petite amie. Ackerley et Norman semblaient à présent pris dans le jeu et ne montraient plus aucune trace de malaise quant au fait d'être entouré d'élèves plus âgés.

Une fois que le plan fut parfait, Loversen conduisit la troupe jusqu'à un tableau sur lequel était présenté une coupe de fruits. Il chatouilla la poire, ce qui fit rigoler les deux jeunes Serdaigles, cependant leur rire se tut lorsque l'entrée aux cuisines fut ouverte. Le Préfet-en-Chef leur sourit de façon moqueuse et entra, suivi par Myriam, Andromeda, Tonks et Matthews, tandis que les deux jeunes élèves se remettaient de leur surprise. La bande s'installa autour d'une table et les Elfes de Maison commencèrent à s'agiter autour d'eux afin de savoir ce qu'ils désiraient. Norman observait les créatures avec inquiétude et curiosité, et Andromeda se souvint qu'après tout, il était né-moldu donc n'avait probablement jamais vu d'Elfes domestiques.

Elle lui expliqua alors ce qu'étaient ces créatures et le jeune Serdaigle demanda à la cantonade qui en possédait chez lui. Bien qu'il semblait quelque peu révolté par l'esclavage de ces créatures, il n'en était pas moins intrigué. Ackerley lui demanda pourquoi il était aussi surpris devant la servitude des Elfes et Tonks expliqua que chez les Moldus, du moins dans la plupart des pays, toute forme d'esclavage était interdit et puni par la loi.

- Les Elfes sont pas des humains, contra Matthews.

- Ce sont des êtres vivants, quand même, protesta Norman.

Tonks raconta brièvement l'histoire de l'esclavage chez les Moldus. Andromeda écoutait attentivement, fascinée. Ainsi, même si les sorciers avaient aboli l'esclavage des êtres humains bien avant les Moldus, ils n'avaient tout de même que peu évolué, puisqu'ils possédaient encore des esclaves ce qui n'était pas le cas chez leurs voisins. Il est vrai que les Moldus ne connaissaient pas l'existence des êtres magiques, néanmoins ils ne lui semblaient plus aussi primitifs que ce qu'on avait bien voulu lui faire croire.

Ackerley, Myriam et Loversen posèrent mile questions sur les Moldus auxquelles Tonks et Norman tentaient de répondre avec précision. Ils parlèrent ainsi d'appareils électro-ménagers, d'électricité, de système scolaire, de religion et bien d'autres sujets encore. Bientôt, Andromeda se mit elle-aussi à poser plusieurs questions, intriguée par la façon de vivre des Moldus. Pendant longtemps, elle avait entendu toutes sortes de critiques péjoratives sur le monde moldu, et à présent elle apprenait toutes sortes de choses invraisemblables. Plus elle en découvrait, plus elle se disait que décidément sa famille ne connaissait rien sur ces gens qu'elle méprisait tellement. Et voilà qu'elle se demandait : « mais comment peut-on autant haïr et mépriser des gens dont on ignore absolument tout ? »

Norman posa lui aussi plusieurs questions sur le monde sorcier, sur la culture sorcière et la façon de vivre des familles complètement sorcières. Andromeda sourit en se disant que finalement, il avait sa place à Serdaigle, tant il était curieux et avide de connaître tout ce qu'il y avait à savoir sur un monde dont il ignorait encore beaucoup. Tonks lui raconta ses propres expériences au sein de la communauté sorcière. Ses amis Serpentards rirent en apprenant qu'il avait fait une recherche pour savoir si les Elfes comme ceux que l'on trouvait dans les livres de Tolkien existaient, seulement pour découvrir les Elfes de Maison, ce qui bien évidemment était à des années lumières de ce qu'il avait d'abord imaginé.

Tout allait bien jusqu'à ce que Norman posa une question qui semblait lui tenir à cœur.

- Black… pourquoi tu es… sympa avec nous ?

Andromeda le regarda, légèrement interloquée par la question. Elle n'aimait pas qu'on lui pose ce genre de choses, et l'ambiance se tendit légèrement.

- Tout le monde m'a dit de me méfier des Serpentards, continua le Serdaigle comme pour s'expliquer. En particulier des Blacks… mais toi, t'es pas… euh… comme ce qu'on m'avait dit sur ta famille.

- Et qu'est-ce qu'on t'a dit sur les Blacks ? interrogea Myriam.

- Eh bien… qu'ils étaient particulièrement immonde avec tous les sorciers qui avaient des origines moldues. Bien sûr, ce ne sont pas les seuls, ajouta-t-il précipitamment, mais d'après ce qu'on m'a raconté sur Bellatrix Black…

- Ouais, tu es plutôt content d'être arrivé à Poudlard alors qu'elle s'est barrée, termina Matthews.

- En effet… mais bon, Melvil m'avait dit que je n'avais aucune raison d'être soulagé, parce qu'il restait encore ses deux sœurs à Poudlard.

- Et dans deux ans, il y aura Sirius, dit Myriam.

- Et dans trois ans, Regulus, ajouta Andromeda, un peu plus détendue. Mais bon, d'eux, y'a pas grand-chose à craindre, ils sont loin d'être comme Bellatrix. Regulus est très discipliné et approuve tout ce que la famille dit, mais il n'est pas très expressif concernant tout ça.

- Ouais, comme toi, en quelque sorte… mais en même temps, il n'a que huit ans. Qui sait si, une fois à Poudlard, il va pas changer ? comme toi, mais dans le sens inverse ?

- Il ne sera de toute façon pas un leader comme Bellatrix. Ça, ce serait plutôt le truc de Sirius. Mais Regulus est très influençable, donc je ne dis pas qu'il ne deviendrait pas comme les autres Serpentards.

- Oui, donc il est bien ton portrait craché en version masculine, quoi.

- Et Sirius ? interrogea Tonks, empêchant ainsi la Serpentard de répondre à son amie.

- Oh, lui… il ne ressemble à aucun Black.

Myriam ricana et Andromeda eut un petit sourire énigmatique.

- En quoi il ne ressemble à aucun Black ? questionna Ackerley, un peu perdu.

- Sirius passe son temps à faire enrager sa mère en contrant tout ce qu'elle dit. Il n'a jamais été proche d'elle, et c'est normal : elle refilait tout le travail aux Elfes quand il s'agissait de s'occuper de lui. En plus, Sirius n'a jamais été un enfant facile, il a un sale caractère et il n'a pas la langue dans sa poche.

- Et Sirius, contrairement à tous les autres Blacks, a énormément d'humour, ajouta Myriam.

- Et en ce qui concerne les théories sang-purs ? s'intéressa Tonks.

- Sirius cherche sans cesse à contredire sa mère, même en ce qui concerne les Moldus ou les nés-moldus. Pour l'instant, cependant, ce n'est qu'un jeu. La plupart du temps, il ne pense pas ce qu'il dit.

- Mais ça veut dire que ça peut changer, dit Norman, et ne plus croire tout ce que sa famille dit sur les Moldus.

- S'il ne se retrouve pas à Serpentard, sûrement.

- Il peut très bien se retrouver à Serpentard et changer dans ce sens-là, contra Loversen. Regarde Myriam et moi, par exemple. On n'est pas vraiment l'image que les autres élèves se font des Serpentards.

- C'est vraiment dommage qu'on ne sera plus à Poudlard quand Sirius va y aller la première fois, soupira Myriam. Il va pas être facile à gérer pour les professeurs, et j'adorerais voir comment ça va se passer avec McGonagall.

Andromeda éclata de rire.

- Moi aussi ! le genre autoritaire et pince sans rire, il a horreur de ça !

- Ça lui rappelle trop sa mère, probablement, plaisanta Loversen.

- Eh, Andro, imagine qu'il se retrouve à Gryffondor. Tu vois déjà la réaction de McGo ? déjà qu'elle avait du mal avec ta sœur !

Andromeda cessa de rire à cette pensée et grimaça.

- Moi, je pense surtout à la réaction de ma tante. Elle serait capable de le déshériter rien que pour ça.

Elle sourit.

- Mais c'est vrai que je donnerais cher pour voir la tête de McGonagall si Sirius était envoyé à Gryffondor.

- Un Black à Gryffondor, on aurait tout vu, ricana Matthews.

- C'est sûr qu'il y a quand même peu de chance pour que ça arrive, approuva Ackerley. Les Blacks vont toujours à Serpentard. Pour ce genre de famille, le Choixpeau ne prend même plus la peine de réfléchir quant à la répartition. C'est comme la mienne : on est quasiment tous envoyé à Serdaigle.

- Certains ont été envoyé ailleurs ? demanda Norman.

- Oui, j'ai un grand-oncle qui a été envoyé à Poufsouffle, une tante à Gryffondor et j'ai même un arrière-grand-père qui a été à Serpentard.

- Donc c'est tout à fait possible pour un Black d'être envoyé à Gryffondor, non ?

- Ailleurs qu'à Serpentard, oui, répondit Matthews. Mais à Gryffondor…

- Qu'est-ce que tu en penses, Black ? interrogea Tonks. Ton cousin peut-il être envoyé ailleurs qu'à Serpentard ?

Andromeda réfléchit pendant une minute avant de répondre. Elle ne s'était jamais posée la question, pour elle il était tout à fait normal que son cousin aille à Serpentard, comme tous les autres Blacks.

- Eh bien, il est très rusé, donc de ce côté-là, il aurait plutôt sa place à Serpentard. Ambitieux, je ne sais pas trop, il n'a que neuf ans et pour l'instant, sa seule ambition semble être de pouvoir s'amuser le plus possible. Il n'est pas quelqu'un de très sage, et même s'il est curieux, travailler n'est pas sa tasse de thé, donc je ne pense pas qu'il est fait pour Serdaigle. Pour ce qui est de Poufsouffle, j'ignore s'il est loyal, mais cela m'étonnerait beaucoup, il est quand même assez indépendant. Poufsouffle est aussi la maison du travail acharné, et même s'il sait se donner du mal quand il veut quelque chose, on ne peut pas dire que c'est un acharné du travail…

- Je croyais que Poufsouffle était la maison des cancres, s'étonna Norman.

Myriam éclata de rire tandis que Tonks et Matthews protégeait la réputation de leur maison. Ce qu'ils avaient du mal à faire, car après tout, Matthews était effectivement un cancre.

- Et Gryffondor ? demanda ensuite Loversen à Andromeda. Est-ce que tu penses qu'il aurait sa place là-bas ?

Andromeda secoua la tête. Imaginer un membre de sa famille dans la maison des rouges et ors était quasiment impossible pour elle. Elle ignorait si on pouvait qualifier Sirius de courageux, et elle ne voulait de toute façon pas y réfléchir.

- Sirius aime défier l'autorité, dit Myriam. Donc il aurait quand même sa place là-bas.

- Pourquoi, les Gryffondors sont réputés pour ça ?

- Norman, tu ignores encore beaucoup de choses sur Poudlard… oui, les Gryffis, étant de fiers et courageux personnages, n'hésitent pas à défier l'autorité pour lutter contre l'injustice et protéger leur vision du monde parfait.

- Tu exagères, dit Loversen en souriant.

- Moi, je trouve que ça résume bien comment sont les Gryffondors, riposta Matthews en grimaçant.

- Tu n'aimes pas les Gryffondors ? s'étonna le jeune né-moldu.

- Je n'ai rien de particulier contre eux. C'est juste qu'ils ont tendance à regarder les Poufsouffles de haut. A vrai dire, tous les autres élèves regardent les Poufsouffles de haut, ajouta-t-il après une légère hésitation.

Ses amis ne répondirent pas, et Tonks changea de sujet en discutant du dernier devoir de DCFM. Les élèves se mirent alors à parler de leur professeur, les critiquant, les complimentant, râlant contre l'un, insultant l'autre. Andromeda et Myriam passèrent plusieurs minutes à critiquer le professeur de DCFM, et Loversen les fit rire en leur racontant qu'il adorait se comporter comme un imbécile dans ce cours, car Lawkins aimait prendre les Serpentards comme exemple des choses qu'il ne fallait pas faire ou de la façon dont il ne fallait pas être. Evidemment, Loversen étant le seul Serpentard à avoir continué les défenses contre les forces du mal, ses arguments étaient guère convaincants.

La sonnerie indiquant qu'il était temps de se rendre en cours interrompit leur conversation, et après les dernières recommendations aux deux Serdaigles, la petite troupe se sépara à contrecœur.