Salut !

voilà enfin le chapitre 17. Il ne s'y passe pas grand-chose, mais bon. Il faut bien qu'Andromeda et Tonks réapprennent à être ensembles !

Merci à vous tous pour vos reviews (désolée, je ne les énumère pas cette fois, mais je les lis à chaque fois !). Quelques réponses :

Zod'a : Oui, moi non plus je ne pourrais pas l'appeler autrement que Belveder... qu'est-ce qui m'es passé dans la tête quand je l'ai baptisé Terry ? ah oui, je me rappelle... au tout départ, il n'était pas prévu qu'il évolue dans ce sens-là, donc son prénom m'était plus ou moins égal... mais son évolution acteulle me plaît bien plus que ce ne l'était au début. Pour le reste, Rabastan, Loversen et les cousins Black... surprise !

dobbymcl : merci de ta recommendation ! :-) quant à Belveder, ne t'inquiète pas, même s'il ne terminera pas avec Andromeda, je ne le laisserai pas de côté ;-)

kiwoui : oui, oui, ton pseudo ne m'est pas inconnu ! et oui, désolée, je suis lente... surtout en ce moment, où le boulot n'a pas manqué... mais dans tous les cas, je n'abandonnerai pas cette fic, donc prends tout ton temps pour venir la lire plusieurs mois voire un an plus tard, ça ne fait rien :-) Pour Belveder... ouah, toi tu casses vraiment la tête à son sujet, hein ! (rires) je n'en dirais pas grand-chose, tu verras bien plus tard ;-P

Kawaikisa : pour Tonks, c'est juste qu'il avait quand même des sentiments pour Andromeda, alors quelque part, cela ne lui plaît pas de la voir avec quelqu'un d'autre, même si lui est aussi avec une autre fille. Pour Matthews... patience !

Constancia Nott : non, non, ma fic n'est pas en pause, j'ai juste eu beaucoup de boulot ces derniers temps, j'ai aussi eu une période en manque d'inspiration et dans ces situations là je ne me force pas à écrire pour que ça soit quelque chose qui ne me plaise pas. Je n'abandonnerai pas cette fic, je l'ai commencée, je la terminerai ! :-) merci pour ta review

Chapitre 17

Le lendemain, Andromeda découvrit avec surprise Tonks à la bibliothèque, assis à leur ancienne table habituelle. En entendant quelqu'un arriver, le garçon leva les yeux de son livre et sourit en reconnaissant la Serpentard.

- Bonjour.

- Oh, euh… bonjour, Tonks. Que fais-tu ici ?

- Je travaille sur le devoir d'astronomie.

- Ah, mince, je l'avais complètement oublié, ce devoir…

- Tiens, tu n'as qu'à utiliser les bouquins que j'ai trouvé.

- Merci.

Andromeda s'installa en face du Poufsouffle et ne put s'empêcher de sourire. Cela lui semblait des siècles depuis la dernière fois qu'ils s'étaient retrouvés ici ensemble. C'était comme si tout ce qui s'était passé ces derniers temps n'avait pas réellement eu lieu.

Les deux amis retrouvés travaillèrent ainsi en silence pendant un quart d'heure, lorsqu'un jeune Gryffondor de peut-être troisième ou quatrième année s'installa timidement à leur table. Andromeda retint un soupir et se tourna vers Tonks qui la regardait en souriant. La Serpentard sut tout de suite ce qu'il avait en tête et sourit à son tour, avant d'afficher un air méprisant.

- Bon sang, Tonks, arrête d'utiliser les livres que j'ai trouvé.

- On fait le même devoir, et je te ferais remarquer que j'en avais également besoin et que c'était moi qui les avais trouvé en premier.

- Mais bien sûr. Et l'hippogriffe met la citrouille dans la boîte en carton.

- C'est fou ce que j'apprend comme chose avec toi, Black.

Le Gryffondor fronça les sourcils et jeta un regard dégoûté vers la Serpentard.

- Tonks, passe moi ce bouquin, j'en ai besoin.

- Eh bien, tu attendras que je termine avec.

- C'est maintenant que j'en ai besoin.

- Moi aussi.

- Ça, je m'en contre-fiche.

- Pas moi.

- Ce que tu peux être chiant, Tonks.

- Pourquoi t'attends tout simplement pas qu'il termine ? intervint le Gryffondor.

- Quelqu'un t'a demandé ton avis, avorton ?

- Si ça vous dérange tellement de travailler ensemble, continua le jeune garçon, imperturbable, vous n'avez qu'à vous séparer.

- Mais tu es stupide ou quoi ? On ne peut pas, puisqu'on utilise les mêmes bouquins.

- Dans ce cas, l'un d'entre vous n'aura qu'à revenir travailler sur ce devoir plus tard.

Andromeda et Tonks se regardèrent. Visiblement, ils n'allaient pas réussir à se débarrasser du Gryffondor aussi facilement.

- Je travaille en premier dessus, déclara soudainement le Poufsouffle en se concentrant sur son devoir.

- Hors de question, protesta immédiatement Andromeda. Je travaillerai la première sur ce devoir. Toi, vas voir ailleurs et fais autre chose.

- Je n'ai rien d'autre à faire en ce moment, Black. En revanche, je suis persuadé que c'est ton cas. Vas donc rejoindre tes camarades Serpentards pour faire ce que tous les Serpentards font normalement.

- Comme quoi ? emmerder les nés-moldus ? ça tombe bien, j'en ai justement un devant moi, à quoi ça servirait que j'aille voir ailleurs ?

- Ce que vous êtes pénibles… se lamenta le Gryffondor en se levant puis quittant les lieux.

Andromeda et Tonks se regardèrent et étouffèrent du mieux qu'ils le pouvaient leur fou rire naissant. Une fois qu'ils furent calmés, Tonks fit remarquer que cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas fait cela, et la jeune fille hocha doucement la tête, encore secouée par son rire silencieux.

- Et à votre place, je n'en serais pas fier.

Les deux compères se tournèrent, surpris, vers le nouveau venu, et virent Loversen se tenir devant leur table avec le jeune Gryffondor derrière lui, visiblement perplexe quant à l'attitude des deux sixièmes années. Le Préfet-en-Chef se tourna alors vers lui et sourit.

- T'inquiète pas, mon grand, ils m'ont fait le même coup l'année dernière.

- Ah… ?

- C'est pour avoir la paix, mais ils ne sont pas méchants.

- Eh bien, fais quelque chose. Je suis allé te chercher parce qu'ils empêchent les autres de travailler correctement.

- Ils n'empêchent pas les autres de travailler, mais ils t'en empêchent toi.

- Si tu veux. Mais si ce n'est pas la première fois qu'ils virent les autres comme ça, alors je ne pense pas que ça ne regarde que moi.

Loversen soupira et se tourna vers la Serpentard et le Poufsouffle.

- Il n'a pas tort. Bien que je sois ravi de vous voir reprendre vos vieilles habitudes, ce n'est pas juste envers les autres élèves qui recherchent une table pour pouvoir travailler.

- Tiens, tu prends tes fonctions bien au sérieux, aujourd'hui, fit remarquer Tonks.

- Il en a probablement assez de se faire taper sur les doigts par Glaystone, suggéra Andromeda.

- Pas Glaystone, rétorqua Loversen. MacGonagall. Elle est pire qu'un fauve en cage.

- Eh, tu parles de la directrice de ma maison, je te signale.

- Et alors, j'ai dit quelque chose d'injustifié ?

Le Gryffondor fit mine de réfléchir, mais s'abstint de tout commentaire.

- Vous pourrez peut-être l'accepter à votre table, pour une fois, reprit Loversen en s'installant. Je suis sûr qu'il tiendra sa langue. Pas vrai… c'est quoi ton nom, déjà ?

Le jeune garçon soupira.

- Clancy Douglas. Quatrième année, Gryffondor.

- Je te demandais juste ton nom, tu sais.

- J'ai préféré préciser, au cas où ta cervelle serait trop atrophiée par les hurlements de Glaystone.

- Finalement, je pense que je n'aurais rien contre le fait qu'il reste, dit Tonks avec un sourire en coin.

- Moi non plus.

- C'est sympa, mais j'ai vachement moins envie de rester avec vous. Pas que j'ai quelque chose de précis contre vous, mais parce que visiblement Loversen a décidé de rester aussi.

- Ça, c'était méchant... machin.

- Douglas. Clancy Douglas.

- Peu importe. Bref, on dirait que tout est arrangé. Qu'on ne dise pas après que Vic Loversen est un bien mauvais Préfet-en-Chef qui ne fait pas son boulot correctement.

- Vic Loversen est un mauvais Préfet-en-Chef qui…

- Oui, ça va, merci, Andromeda, on a compris l'idée.

Tonks et Douglas ricanèrent, puis le Gryffondor leur fit un signe de la main et s'éloigna, laissant ses trois aînés seuls. Andromeda le regarda partir, subitement inquiète quant au fait qu'il soit au courant de leur secret.

- Il ne dira rien, la rassura Loversen. C'est le meilleur ami de Kingsley Shackelbolt. Je suppose que ce dernier lui avait déjà révélé que tu étais différente de tes sœurs.

- Toi, tu te fais un plaisir de me répéter ça alors que tu sais que j'en ai horreur, pas vrai ?

Le Serpentard lui fit un grand sourire, ce qui fit soupirer la jeune fille.

- En tout cas, ça explique pourquoi il n'avait pas l'air étonné, murmura Tonks. En fait, tu as l'air de bien le connaître.

- Qui ? demanda Loversen.

- Bah… Douglas.

- Ah, lui ! Pas vraiment. Il fait juste parti des rares Gryffondors qui discutent avec moi quand je m'assois à leur table… enfin, mis à part ceux de mon année.

- Tu t'entends bien avec les Gryffondors de ta promotion ? interrogea Tonks, curieux d'en savoir plus sur le Préfet-en-Chef.

- Plus ou moins… disons qu'ils ne me traitent pas comme les autres Serpentards. Ils me tolèrent et lorsque l'on s'adresse la parole, on ne s'insulte pas.

- C'est déjà pas mal, remarqua Andromeda. Nous, les Gryffondors ont tendance à nous regarder de haut et dès qu'ils ouvrent la bouche, c'est pour nous faire comprendre à quel point on est haïssable.

- Tu sais, je pense que les Serpentards sont responsables de ce comportement, fit remarquer Loversen. Mon père m'a raconté qu'à l'époque où il est arrivé à Poudlard, certes il y avait déjà une grande rivalité entre Gryffondor et Serpentard, mais les élèves ne se montraient pas aussi hostiles les uns envers les autres.

- C'est aussi peut-être parce les mentalités envers les nés-moldus ont changé, suggéra sombrement Tonks. Avant, j'imagine qu'il n'y avait pas autant de sorciers qui prenaient notre défense comme c'est le cas aujourd'hui.

- Tu as sûrement raison, approuva le vert et argent. Auparavant, même les Gryffondors avaient tendance à se montrer assez méprisant envers les nés-moldus. Les mentalités ont effectivement changé.

La discussion fut clause et les amis reprirent leur travail jusqu'à l'arrivée d'une Myriam énervée. Elle jeta son sac par terre et pesta pendant au moins dix minutes contre le professeur Lawkins. Loversen lui demanda ce qui s'était passé et la jeune fille leur raconta qu'elle l'avait rencontré dans le couloir et qu'une fois encore il avait fait une remarque désobligeante à son égard. Andromeda eut envie de lui dire que c'était sûrement parce qu'elle lui avait dit quelque chose avant ou qu'elle l'avait regardé de travers, mais elle préféra se taire. Ce n'était pas le bon moment pour s'attirer les foudres de Myriam Hales.

Soudain, les plaintes se turent et la jolie blonde se tourna vivement vers Tonks.

- Tiens, mais que fais-tu là, toi ?

Le Poufsouffle sourit, mais ne répondit pas. Myriam ne s'attendait de toute façon pas à une réponse de sa part et elle se détourna de lui aussi vite qu'elle avait réalisé sa présence pour parler avec Loversen. Andromeda s'étonna que son amie ne s'intéressa même pas de savoir ce que faisait Matthews et s'il allait lui aussi reprendre l'habitude de venir les rejoindre à la bibliothèque. Mais en même temps, elle devait se douter de la réponse…

Le lendemain, Andromeda se pressa de quitter la salle de divination pour se rendre à la bibliothèque où elle espérait y croiser Tonks. le Poufsouffle s'y trouvait en effet, mais pas seul.

- Bonjour, Black.

- Bonjour, O'Reilly, répondit la Serpentard en se forçant à sourire.

La discussion qu'elle avait eue avec la Poufsouffle lui revint soudainement à la mémoire, et elle se dit que la jeune fille avait probablement voulu accompagner son petit-ami en sachant très bien avec qui il allait être. Elle fit comme si cela ne la gênait pas. Après tout, ils avaient décidé de redevenir amis, ni plus ni moins. Il était tout à fait normal qu'O'Reilly soit avec eux.

Cependant, même si elle pensait cela, Andromeda était tout de même déçue et en voulait à Tonks d'avoir accepté que sa petite amie l'accompagne. Elle attrapa son livre de Potions et se plongea immédiatement dedans afin de ne plus penser à tout cela.

- Il y a quelque chose à faire en Potions ? lui demanda Tonks.

- Non, répondit Andromeda sans lever les yeux de son bouquin. Je veux juste me renseigner sur la Potion que l'on va faire la prochaine fois. Il paraît qu'elle est compliquée.

- Ah oui…

- Je suis bien contente d'avoir arrêter cette matière, marmonna O'Reilly.

- Tu n'aimais pas ? questionna Andromeda, décidant que vu que la Poufsouffle se montrait cordiale avec elle, elle devait également en faire de même, et que cela commençait pas lui faire la discussion.

- Disons que j'étais vraiment nulle…

La Serpentard ne put s'empêcher de sourire.

- Tu sais, Black n'y est pas vraiment douée non plus.

- Eh !

- Arrête, Ted, elle a quand même pu continuer cette matière, c'est donc qu'elle n'y est pas si nulle que ça.

- Ah, tu vois ?

- Mouais, disons qu'elle a toujours eu beaucoup de chance. Elle a beau se tromper dans les ingrédients, elle arrive toujours à avoir une potion potable à la fin.

- Ce n'est pas vrai.

- Quoi, que tes potions sont potable ?

- Oui… Enfin, non ! mes potions sont généralement réussies, ce qui est faux c'est que je me trompe dans les ingrédients…

- Vraiment ?

- Bon, d'accord, j'avoue que ça m'arrive. Mais ne dis pas ça comme si c'était à chaque fois le cas.

- C'est vrai, j'ai légèrement exagéré les faits.

- Pas que légèrement, je pense, rétorqua O'Reilly. Tu sais, Black, que Ted a toujours été nul en Botanique ?

- Ah non, je l'ignorais.

- Maggie, tais toi s'il te plaît.

- Il n'a vraiment pas la main verte. Il n'arrivait jamais à reconnaître les plantes ! Il se trompait toujours, et Kenny devait à chaque fois récupérer ses erreurs. C'est d'ailleurs pour ça qu'il est aujourd'hui très bon dans cette matière. Probablement la seule, en fait.

Tonks rougit légèrement, tandis que les deux jeunes filles s'esclaffaient. O'Reilly continua à raconter à Andromeda toutes les erreurs que le Poufsouffle avait pu faire sous les protestations de son petit ami, lorsqu'elle fut interrompue par l'arrivée de Myriam et Loversen. La blonde regarda la Poufsouffle avec méchanceté.

- Qu'est-ce qu'elle fout là, elle ?

O'Reilly se raidit, de même que Tonks qui semblait sur la défensive.

- Elle m'apprend pas mal de choses intéressantes au sujet de Tonks.

Andromeda savait pertinemment qu'en disant cela, elle attiserait la curiosité de Myriam qui ne perdait jamais une occasion de se moquer de ses amis. Et effectivement, à peine avait-elle dit cela que sa camarade sourit en lançant un regard vers le pauvre Poufsouffle.

- Vraiment ? voilà qui est intéressant, dit-elle tout en s'installant.

Elle se tourna ensuite vers O'Reilly et la pressa d'en dire plus, le regard pétillant de malice cette fois-ci, ce qui détendit la jeune fille. Tonks essaya désespérément de demander de l'aide auprès de Loversen, malheureusement pour lui, le Préfet-en-Chef prit également un malin plaisir à prendre part aux moqueries.

- J'ai entendu dire que Ted parlait pendant son sommeil.

- Ah bon ? parce que tu ne l'as pas encore expérimenté toi-même ?

- Myriam… protesta Andromeda, devenue aussi rouge que Tonks.

- Si c'est le cas, il vaut mieux ne rien dire devant moi, dit Loversen avec sérieux.

- Pourquoi ? demanda Myriam. Tu n'es quand même pas aussi prude qu'Andro ?

- Hey, je suis toujours là !

- Ce n'est pas ça. Mais je suis quand même le Préfet-en-Chef.

- Tu n'es le Préfet-en-Chef que quand ça t'arrange.

- Ce n'est pas vrai. Arrêtez de me faire passer pour un mauvais Préfet-en-Chef.

- Mais tu es un mauvais Préfet-en-Chef.

- Tonks, je te rappelle que je peux retirer des points, et même donner des heures de colle.

- Eh bien vas-y, fais le, dit Myriam. De toute manière, on peut toujours aller voir McGonagall pour lui dire que tu utilises abusivement tes pouvoirs en tant que…

- Ça va, j'ai compris, pas de points en moins, ni de punitions pour vous.

- Elle a quand même du bon, McGonagall, plaisanta la blonde.

- Alors, c'est vrai, murmura O'Reilly. La seule personne qui arrive à se faire écouter par Loversen, c'est McGonagall.

- Faudrait quand même pas exagérer, protesta le concerné.

- C'est tout à fait vrai, rétorqua Andromeda en souriant. Il a peur d'elle.

- Objection. Je n'ai pas peur d'elle, je préfère juste éviter toute interaction avec elle.

- Je ne vois pas la différence.

Les autres acquiescèrent. Les cinq jeunes sorciers continuèrent à discuter et plaisanter ainsi pendant presqu'une demi-heure lorsque Matthews arriva. Surpris de voir les trois Serpentards, il évita de se faire voir et remarqua alors la présence de Tonks et d'O'Reilly. Ces deux derniers semblaient bien s'amuser et le Poufsouffle eut un pincement au cœur. Il se sentait quelque part trahi, et préféra s'éloigner. Tonks l'aperçut néanmoins, mais ne se leva pas pour le rejoindre. Il décida qu'il était plus avisé d'attendre d'être seul avec lui pour lui parler.

Cependant, Tonks ne fut pas le seul à le voir partir. Myriam le vit aussi. Elle perdit son sourire et ignora dès lors les plaisanteries. Son changement de comportement ne passa pas inaperçu, mais personne n'osa faire la moindre remarque.

Une heure plus tard, ils se séparèrent et se rendirent dans la grande salle pour le repas. Andromeda et Myriam virent Tonks s'avancer vers Matthews mais celui-ci restait visiblement silencieux. La jeune Black se tourna vers son ami, intriguée, mais la blonde ne fit aucun commentaire. Elle se contenta d'hausser les épaules et de se servir du poulet. Andromeda ne put cependant pas s'empêcher d'observer la table des Poufsouffles. Elle vit Tonks et O'Reilly essayer de parler avec Matthews, apparemment sans succès. Elle n'avait pas beau être très maligne, elle avait bien deviné ce qui se passait. D'une manière ou d'une autre, Matthews savait que Tonks était redevenu ami avec elle et Myriam, et qu'à présent, O'Reilly l'était également. Enfin… peut-être pas encore, mais la jeune Black devait avouer qu'elle appréciait beaucoup la jeune fille et qu'elle pouvait voir que c'était aussi le cas de Myriam, puisqu'elle ne l'avait ni ignorée ni envoyée promener dès qu'elle ouvrait la bouche. Andromeda soupira discrètement. Ce serait tellement bien si Matthews pouvait leur pardonner. Elle imaginait déjà les bons moments qu'ils passeraient tous ensembles… Et Myriam serait bien plus heureuse ainsi.

Andromeda reposa sa fourchette, pensive. Et si pour une fois, c'était elle qui essayait d'arranger les choses ? Et si elle tentait d'aider son amie ? Myriam avait déjà beaucoup fait pour elle, c'était la moindre des choses. Sa décision était prise. Elle devait tout faire pour arranger la relation entre Myriam et Matthews. Ainsi, à l'approche de la fin du repas, elle surveilla la table des Poufsouffles et lorsque Matthews se leva, elle prétexta une envie d'aller aux toilettes pour suivre le garçon. Elle le rejoignit rapidement et attrapa brusquement sa main pour l'entraîner à l'écart, espérant que personne n'allait la voir. Le Poufsouffle fut tellement surpris qu'il ne pensa même pas faire la moindre remarque et se contenta de regarder la Serpentard reprendre son souffle.

- Je suis désolée… j'ai dû te faire peur…

- Pas vraiment. Qu'est-ce que tu veux, Black ?

- Euh… te parler… de…

Andromeda s'empourpra légèrement. Comment pouvait-elle aborder ce sujet ? Elle se trouva vraiment idiote. Elle aurait du y réfléchir avant d'agir !

Matthews soupira et vint à son secours.

- Tu veux me parler de Hales, c'est ça ?

- Oui… enfin, pas tout à fait, mais bon…

Le Poufsouffle s'appuya contre le mur, le regard perdu vers le sol. Un léger sourire prit naissance sur ses lèvres.

- Vraiment… il n'y a même pas un an, je n'aurais jamais cru que tu étais le genre de fille qui fait tout pour aider ses amis. En fait, à bien y réfléchir, je ne pensais même pas que tu avais réellement des amis.

- Ah, bredouilla Andromeda, peu sûre de comment elle devait le prendre.

Ils se turent encore pendant quelques secondes, puis Matthews s'agenouilla brusquement et enfouit sa tête dans ses bras.

- Je me sens vraiment idiot, murmura-t-il.

- Pourquoi ?

- Parce que… Ted a été cruellement blessé par tes mots, et pourtant… apparemment, il a su te pardonner…

- Je ne suis pas venue te voir pour parler de moi ou de Tonks, protesta Andromeda en rougissant.

- Je sais… ce que je veux dire, c'est que… ce que tu as fait à Ted, c'est quand même bien pire que ce que Hales m'a fait… et pourtant…

Il releva la tête et inspira profondément.

- Je n'arrive même plus à la regarder en face… dit-il en cachant à nouveau son visage dans ses bras.

Andromeda se sentit vraiment gênée. Que pouvait-elle lui dire ? Que pouvait-elle faire ? Consoler les autres n'étaient pas sa tasse de thé, qu'était-elle donc censée faire ?

Matthews releva la tête vers la jeune fille.

- Dis moi, Black… Est-ce que Hales et Loversen…

- Ils ne sortent pas ensemble. Certes, ils sont proches, mais ça s'arrête là.

- Ouf… je me serais senti encore plus mal s'ils s'étaient mis réellement à sortir ensemble…

- Mais je pense que tu devrais te dépêcher… Tu sais, Loversen, malgré tous ses défauts, c'est quelqu'un avec qui on ne se prend pas la tête… du moins, Myriam n'en a pas l'air, donc je suppose que… Bref. Tu m'as comprise.

Matthews ricana et se releva lentement.

- Vraiment, tu n'as pas besoin de faire des compliments sur lui.

- Ce n'était pas vraiment mon intention… Je me suis juste embrouillée.

Le Poufsouffle lui sourit, puis abaissa son regard au sol. Andromeda attendit qu'il reparle, mais lorsqu'il lui parut évident qu'il ne le ferait pas, elle décida de rompre elle-même le silence.

- Alors… qu'est-ce que tu vas faire ?

- Je l'ignore… Je n'arrive pas à ne plus lui en vouloir. J'ai vraiment l'impression d'avoir été pris pour un imbécile, et… c'est blessant. Vraiment. Les Poufsouffles ne sont peut-être pas réputés pour être rancuniers ou fiers, mais moi, je le suis…

- Il faut de tout pour faire un monde.

- Même des nés-moldus.

Andromeda sourit à son tour.

- Dis à Hales que… j'ai juste besoin de temps. Mais que j'ignore combien exactement, et si… je la verrais toujours de la même manière.

- Très bien. Je lui ferai passer le message.

- Merci.

Matthews lui fit un signe de la main et s'éloigna. Andromeda le regarda partir jusqu'à ce qu'il soit hors de portée de vue, puis elle se tourna pour partir vers les donjons.

- Joli petit discours.

Elle sursauta et vit Terry appuyé contre le mur un peu plus loin.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- Je vois ma petite amie partir à la suite d'un autre garçon, alors j'ai préféré suivre.

Andromeda soupira et tenta de continuer son chemin, mais en passant à côté du garçon, celui-ci attrapa son bras.

- Attends ! La raison pour laquelle je t'ai suivie, c'est pour te parler de quelque chose.

- De quoi ? répondit la jeune fille en se libérant.

- J'ai décidé… de rencontrer ma grand-tante.

Andromeda écarquilla les yeux, surprise. Pas tant dans le fait que le Serpentard ait pris cette décision, mais surtout parce qu'il venait le lui dire. Le garçon semblait même gêné et évitait obstinément le regard de la jeune fille. Andromeda sourit.

- C'est bien, dit-elle. Je pense que c'est la bonne décision.

Terry fixa alors sa petite amie.

- Ce n'est pas vraiment pour savoir ce que tu en penses que je suis venu t'en parler… mais merci quand même.

- Si ce n'est pas pour ça, alors pourquoi tu me l'as dit ? répliqua Andromeda, vexée.

- Je voulais juste que tu sois au courant. Après tout, ce n'est pas comme si tu étais complètement étrangère à cette histoire.

- Oh… Je suppose que venant de ta part, je devrais être plutôt satisfaite, répondit-elle en prenant un air détaché.

- Hey… Tu es quand même ma petite amie, non ? Il faut bien que je te dise des choses, parfois.

Andromeda écarquilla les yeux, surprise. Terry poussa un profond soupire.

- Quelquefois, j'ai l'impression que tu oublies que l'on est ensemble.

- Ah ? mais… non, non ! tu te fais des idées !

Elle tenta de rire pour donner le change, lorsque brusquement le garçon l'embrassa. Ce fut si soudain qu'elle en oublia de fermer les yeux, et de toute façon, ce fut si bref qu'elle n'en eut pas besoin. Terry lui sourit sarcastiquement.

- Je plaisantais… murmura-t-il.

Il s'écarta et s'éloigna en faisant un bref signe de la main. Andromeda n'eut pas besoin d'avoir un miroir pour savoir qu'elle était aussi rouge qu'une tomate. Pas vraiment à cause de ce qu'il venait de se passer, mais surtout parce qu'elle avait honte d'avouer que Terry n'avait pas réellement tort. Elle avait en effet tendance à oublier qu'elle sortait avec lui… Surtout depuis qu'elle avait renoué avec Tonks. Elle se sentait coupable envers le Serpentard.

Andromeda se rendit dans le dortoir où elle savait que Myriam l'attendait. Elle ne se trompait pas. La jeune fille était installée sur son lit, visiblement furieuse. Lorsque son amie entra dans la pièce, elle lui lança un regard noir qui la fit tressaillir.

- Enfin ! J'ignore si je dois te remercier de m'avoir laissée tomber, ou me contenter de te lancer un sortilège mortel !

- Désolée… J'avais quelque chose d'urgent à faire…

- Comme aller parler à Matthews ?

Andromeda écarquilla les yeux.

- Je t'ai vu le suivre. C'était pas très discret. J'espère que ce que tu vas me rapporter va être assez intéressant pour que je te pardonne.

- N'exagère pas…

- Cet imbécile de Malefoy est venu me faire chier avec ses amis une fois que tu t'es barrée !

- Ah… je comprend mieux…

Myriam soupira et s'allongea sur son lit. Elle incita son amie à lui dire de quoi elle avait parlé avec le Poufsouffle et Andromeda lui rapporta la conversation et surtout le message du garçon. La jeune Black avait craint que son amie ne s'énerve, mais à sa grande surprise, elle demeura silencieuse, pensive. Au bout de quelques secondes, Myriam murmura qu'elle attendrait qu'il revienne de lui-même, et que de toute manière elle ne pensait pas non plus qu'il pouvait finalement se passer quelque chose entre elle et le Poufsouffle. Andromeda trouvait cela dommage, mais elle s'abstint de tout commentaire. Non seulement elle savait que c'était inutile, mais elle se doutait également que son amie lui rappellerait sa propre situation avec Tonks. Chose qu'elle préférait éviter à tout prix.

Andromeda s'allongea à son tour dans son lit et ignora le retour de ses camarades de dortoir qui parurent surprises de voir les deux amies ainsi mais ne dirent rien. Il leur fallut tout de même se relever pour se changer, mais aucune des deux jeunes filles n'ouvrirent la bouche jusqu'à ce que la lumière ne soit éteinte. Cependant, aucune des deux n'en furent gênées. Elles avaient dit l'essentiel.