Note de L'auteur : Je ne vais pas vous mentir, voici la réécriture du premier chapitre de Dépendant des autres, qui est nettement mieux rédigé que celui d'avant. Il est aussi plus long et beaucoup plus structuré. J'espère que vous allez l'aimer ! si oui, dites-le dans les commentaires !
Je vous remercie aussi pour vos reviews, elles me fond très plaisir et me permettent de me donner à fond dans ce que je fais. Vraiment. Et toutes ces views me touchent aussi énormément et me donnent courage pour la suite !

Sur-ce, je laisse la place au chapitre un.


CHAPITRE 1, Écœuré de soi.

Je ne me supporte pas.

Je me dégoûte et me répugne. Mon corps me dégoûte et me fait pitié. Il est horrible, effrayant. C'est insupportable de me savoir dans un état aussi pitoyable que celui-là. Je suis maigre et moche, j'ai la peau tellement pâle qu'on pourrait me comparer à un mort, mes veines ressortent tellement que cela en devient même écœurant. Je ne peux pas me regarder, car tout en moi m'inspire la pitié.

Mon corps tout entier me fait pitié.

Comment en suis-je arrivé là ? Franchement, je me le demande...

Je me déteste.

Je suis en colère, je sais que c'est de ma faute, c'est moi qui ai tout détruit. Je le sais, c'est ma faute.

Si je n'avais rien dit ce jour-là, on serait resté un peu plus longtemps et rien de tout ça ne serait arrivé. Mais j'ai fais le con et voilà où j'en suis à présent. Couché dans un lit d'hôpital, avec en guise de pied gauche, un plâtre et un joli moignon au genou droit, montrant un magnifique mollet inexistant. Franchement quoi dire de mieux ?
Alors j'évite les miroirs. J'évite aussi de me toucher, qu'on me touche et le plus important de me regarder.

Car je suis immonde.

Car maintenant, je suis un infirme. Car je suis un putain d'assister. J'ai besoin de gens autour de moi pour qu'on s'occupe de moi. Alors qu'auparavant, je n'avais pas besoin de ce traitement de faveur. Je ne faisais pas parti de ce rang-là. Celui des handicapés. Je pouvais marcher, courir, sauter... Alors que maintenant ça met impossible...

- Oh monsieur Uchiwa, vous êtes réveillé ? C'est super, comment vous sentez-vous aujourd'hui ? S'exclama l'infirmière personnel du brun, Vous savez, on dit que demain est un autre jour, et puis le soleil est au rendez-vous, pourquoi ne pas faire une petite promenade ? Continua-t-elle sans attendre de réponse du garçon. Après tout, c' était toujours comme ça avec lui. Ça vous fera du bien, vous savez ! L'air frais est toujours meilleur que de rester enfermé dans cette chambre, en plus je me demande comment vous faites pour y rester constamment... Constata-t-elle tout en continuant son récit.

Elle avait l'habitude que le jeune brun ne réponde pas quand elle lui parlait, mais c'était toujours mieux de parler avec un patient que de s'occuper de lui sans un mot. Quitte à faire la conversation toute seule. Et même s'il ne répondait pas, elle savait qu'il l'écoutait.

- Hn.

Le garçon poussa un pauvre petit bruit depuis le tout début de la conversation avec la jeune demoiselle. Même si ce n'était pas grand chose, elle fut ravie de voir un peu l'entrain du jeune patient.

- Bien, je constate que tout va pour le mieux. Avez-vous mal quelques parts monsieur Uchiwa ? Demanda la jeune infirmière en espérant que le jeune homme continu à lui parler. Ce n'est pas tous les jours qu'il participe à une conversation, et quand il émet, même un minuscule petit bruit, il fallait le prendre ne compte comme s'il demandait quelque chose ou bien comme s'il parlait. À son plus grand malheur, le brun remua juste la tête de droite à gauche en signe de négation. Tant pis, la prochaine fois, elle va y arriver !

- Tant mieux alors ! C'est une très bon signe ! Cela veut dire que vous serez de nouveau sur pied !

L'homme couché dans le lit d'hôpital se crispa à la phrase de la petite infirmière inconsciente de l'ampleur de ces paroles. Mort de rire. Comment il peut être "sur pied" comme elle le disait si bien, alors qu'il lui manque des membres !? Malgré la colère du brun envers l'infirmière, il ne fit rien et elle continua son monologue tout en s'occupant de lui. Elle passa de l'autre côté du lit et remis les draps correctement sur le brun.

- Ah oui ! Votre petit déjeuné ! Je vous ai apporté un café noir sans sucre comme vous l'aimé tant. Je me suis aussi permise de vous donnez quelques petits gâteaux et des fruits pour l'accompagner. Dit-elle tout en lui servant son modeste repas sur son plateau roulant. Après votre repas, je vous ferais prendre une douche rapide histoire de vous sentir plus à l'aise, d'accord ? Continua-t-elle

Le patient grogna mais ne refusa pas d'aller à la douche. Le jeune homme détestait être touché et elle le savait. À chaque fois, il faisait des crises, il criait, hurlait et se débattait avec hargne et désespoir pour ne pas à avoir à subir cet indignation, comme il le disait souvent. Elle ne comprenait pas son mal-être, car elle n'était pas comme lui, mais elle savait qu'il souffrait énormément de ce qu'il lui était arrivé. Et elle avait mal pour lui, car c'était une personne gentil qui ne méritait pas se qu'il a subit.

- Je suis contente que vous ne me criiez plus dessus rien quand entendant le mot douche. Vous avez fait un grand pas en avant vous savez ? Et ça aussi c'est formidable !

La jeune infirmière sourit à son patient tandis qu'il buvait son café. Oui, sa journée commençait plutôt bien. Elle annonça qu'elle avait fini de le déranger pour le moment et elle sortit de la pièce avec toutes les affaires qui servait à s'occuper de lui sans oublier de lui souhaiter un bon petit déjeuné. Enfin un bon petit déjeuné était un bien grand mot. Il buvait toujours sa tasse de café avec lenteur, dégustant la saveur excise, mais affreusement amère de la solution. Et puis c'était tout. Il ne touchait plus à rien sur son plateau, jusqu'au repas du midi. Elle le savait puisque tous les jours c'était pareil. Dans le couloir, elle croisa son frère aîné, avec qui elle discuta de l'état croissant du jeune homme malgré son éternel mutisme. Puis elle le laissa rejoindre son frère.

[...]

Trois petit coups se firent entendre et Itachi se présenta devant moi sans même attendre que je l'autorise à rentrer. De toute façon il n'a jamais attendu pour entrer dans ma chambre, je ne vois pas pourquoi il le ferait maintenant. Le silence s'abat dans la pièce alors que je continu a boire mon café.

- Que dirais-tu d'une balade dans le parc de l'hôpital après t'être lavé ? Me demanda Itachi, ça te changera les idées.

J'hausse les épaules et fini mon breuvage d'une traite. Je n'ai même pas le temps de poser ma tasse sur le plateau que la porte s'ouvrit de nouveau pour laisser passer l'infirmière. Eh merde.

- Bien ! J'espère que vous êtes prêt pour votre douche monsieur Uchiwa ! Me dit-t-elle avec un sourire rayonnant.

Depuis le temps qu'elle me lave, elle me connait sous toutes les coutures alors autant ne pas faire de chichi et terminer au plus vite ce qu'elle veut faire pour qu'elle me fiche la paix après. Je soupire et je me mets assis dans mon lit alors qu'elle m'apporte mon fauteuil à côté du lit. Je déteste vraiment la séance douche !

[...]

L'air soufflait doucement sur le jardin de l'hôpital faisant bouger les feuilles et les fleurs. La matinée venait à peine de commencer et peu, voir personne ne se promenait dans l'immense jardin de l'hôpital. Sasuke et Itachi se baladaient, le plus grand poussant le plus jeune. Pas un mot n'avait été échangé depuis la sortie de Sasuke de la salle d'eau. Le silence qui régnait était calme et reposant. Tout était fait pour que le jeune brun se sente mieux. Itachi faisait vraiment tout pour que son petit frère se sente à l'aise et bien dans son corps depuis l'accident. Il s'occupait de lui chaque jour, faisait tout pour qu'il ne se sente pas seul. Il avait pris des congés pour passer du temps avec son petit frère et qu'il se remettre pour le mieux de son traumatisme. Même si c'était dur, Sasuke avançait toujours un peu plus dans la voie de la guérison. Physique, dans un premier temps.

À la moitié du chemin, Itachi avait commencé à parler de tout et de rien, de ce qu'il avait fait au travail avant de prendre ses congés, de comment se passait sa vie de couple avec Konan, sa nouvelle petite amie ou encore que des amis du plus jeune avaient apportés les cours de celui-ci à la maison et en demandant s'il se rétablissait. Il voulait que son frère sache qu'il ne serait pas seul et qu'il avait déjà des amis sur qui compter pour l'aider à avancer.

- Je pense que pour tes examens de fin d'année s'est foutu. Commença le plus vieux de but en blanc

Le petit brun se crispa suite aux mots de son frère. Mais il garda tout de même le silence.

- Il vaudrait même que tu pense à redoubler pour rattraper cette demi année de perdu. Continua-t-il sans vraiment attendre de réponse.
- Oui, mais je pourrais toujours rattraper cette demi année maintenant et passer mes examens cette année, c'est des choses simples qu'on fait de toute façon... Expliqua le jeune qui était assis dans son fauteuil.

Itachi n'insista pas plus sur ce sujet sensible pour Sasuke. Tant pis s'il se vautrait, il repasserait les examens l'année suivante. Un autre silence s'installa entre les deux hommes. Itachi changea de chemin et sorti du parc pour en faire le tour.

- Sasuke, je vais encore te gonfler avec ça mais j'aimerais vraiment que... Recommença Itachi en se faisant interrompre pas son cadet.
- On en a déjà parlé et c'est non, tu le sais alors ne reviens pas dessus. Se braqua le plus jeune. Encore.

Le silence revient à la charge. Mais il était plus pesant que le précédent. C'est pas bon. Mais Il faut bien tenter le coup. Itachi arrête le fauteuil de Sasuke et me mets face à lui. Il active les freins et attend que son cadet le regarde enfin. Quand ce fut fait il répliqua.

- Tu en as besoin Sasuke ! C'est pour ton bien !

Sasuke se rétracta dans sa chaise. Oui il le savait qu'il en avait besoin. Mais il n'avait pas envie de faire une chose aussi dégradante. Sa fierté en prendrait un coup. Et il ne le supporterait jamais.

- Et je sais à quoi tu pense Sasuke, mais tu sais, il en voit tous les jours des gens comme toi, et même des gens dans un état encore pire ! Je ne vois pas où est la honte dans tout ça ! Itachi regarda son petit frère s'énerver contre lui.
- De toute façon je sais marcher alors pourquoi réapprendre ?

Aussi têtu qu'une mule c'est pas possible ! Itachi se masse l'arrêt du nez et soupire de désespoir.

- Tu ne sais pas marcher avec une prothèse, mais si tu ne veux pas ce n'est pas grave, tu resteras en fauteuil toute ta vie. Et tout le monde verra que tu est handicapé. Je pense que ce n'est pas se que tu veux, n'est-ce pas ?

Sasuke, pris au dépourvu, blêmit. Non, bien sûr que ce n'est pas ça qu'il voulait. Il voulait encore être vu comme quelqu'un de normal. Pas comme un handicapé. Alors autant mourir que de rester en fauteuil !

- Je voudrai au moins que tu essaies de faire une séance de rééducation avec ta prothèse d'accord ? Et si tu ne veux vraiment pas en porter, on abandonne, ok ? C'est ta seul solution pour paraître normal. Et je sais que c'est ce que tu veux.

Le cadet soupire, dépité. C'est que son frère avait raison. Il était obligé, en quelque sorte, s'il voulait paraître normal.

- Je t'ai pris une heure cet après-midi pour essayer, d'accord ? Alors tu vas me faire plaisir d'écouter ce que le rééducateur te dira et tu feras se qu'il te demandera, c'est bien compris !?

Sasuke soupira encore une fois mais ne fit rien pour contre dire son aîné. Après cette discussion, les deux frères remontèrent jusqu'à la chambre du plus jeune. Sasuke s'était mis à lire les cours que son frère avait gentiment apportés pour qu'il ne s'ennuie pas trop. Le temps défilait à toute allure pour le brun qui commençait peu à peu à perdre toute concentration sur ses cours, alors qu'il abandonna le projet de voir ce que ces amis avaient fait et il alluma la télévision pour essayer de se détendre, ce qui était peine perdu quand son repas du midi arriva. Il allait bientôt devoir faire ce qu'il redoutait le plus, réapprendre à marcher.

Alors que Sasuke commença a picorer dans son assiette, Itachi rentra dans la chambre qu'il avait quitté un peu plutôt, en compagnie de Tsunade, une grande médecin blonde, à forte poitrine et qui paraissait plus jeune qu'elle ne l'était. Elle lui fit un sourire rassurant et Sasuke déglutit. Il était dans la merde !


A suivre : Chapitre 2, Un effort entraîne toujours un résultat !