Note de l'auteur : Voilà le chapitre trois, corrigé et reformulé. Je suis vraiment content de ma progression plutôt rapide. Je le suis tellement que j'aimerais que les autres chapitre s'écrivent dans un rythme similaire ! Mdr.

Mais bon, les premiers chapitres étaient déjà écrit, il fallait juste les corriger, les restructurer et reformuler certaines phrases.. C'est pour ça qu'ils sont aussi vite sorti !

Bref, je vais arrêter de parler -ou plutôt d'écrire- et vous laissez lire ce chapitre réécrit !

Sasu-Chan3.


CHAPITRE 3, Cauchemar sur cauchemar.

... Il faisait sombre et froid ce soir, ce début de printemps était vraiment rude... Je supportais bien mon pull bleu nuit et ma veste. C'était comme ci l'hiver voulait revenir en force, nous prendre dans ces bras et nous embrasser... Je suis bien content d'être enfin en week-end, même si, d'un autre côté, je ne le suis pas.

Pas que mes amis soient chiants, mais presque. Suigetsu et Karin n'ont pas arrêté de se prendre la tête toute la semaine, pour un oui ou pour un non. C'était encore pire que d'habitude.

Mais ce qui me dérangeait le plus, c'est que ce soir encore, mon père avait été invité à une des soirées que sa boite organisait. Et qui disait soirée, disait qu'on était tous invités sans échappatoire possible... À mon plus grand désarroi, ces soirées étaient peuplées de personnes toutes aussi riches les unes que les autres.

Quoi de plus normal quand soi-même on faisait partie de ce rand ?

Mais je les détestais, car elles étaient ennuyantes, bruyantes et je ne devais cesser de faire l'hypocrite.

Le pire c'était de l'être devant toutes les filles que j'avais le malheur de croiser. Je ne trouvais rien d'attirant en elles, ma vue exposée à leur poitrine naissante me laissait indifférent, et leurs cris incessants me perforaient les tympans. Car oui, elles étaient intéressées par moi que pour ma beauté et mon nom de famille.

Qui ne rêvait pas de devenir un Uchiwa !?

Je pouvais sentir le regard de toutes ces saintes ni touche sur mon dos caché par mon pull bleu nuit ainsi que sur mes fesses délicieusement galbées par mon pantalon noir qui enserrait mes cuisses amoureusement. La pire atrocité c'était d'aller voir ces « charmantes » demoiselles en chaleur pour les draguer. Car en plus de devoir venir, je devais aussi les « courtiser ». Même si cela ne m'enchantait pas plus que ça, j'étais obligé, tout simplement car c'était dans ces soirées que je devais rencontrer ma « future épouse »... Après avoir, pour mon plus grand bonheur, salué quelques jeunes demoiselles, proche de la centaine, je fis savoir à ma mère que j'en avais marre et que je voulais partir...

[...]

Le son de la télévision coupait l'audition d'une respiration qui commença à se hacher. Une pellicule de sueur prit possession du corps, encore mou de l'homme, qui après quelques secondes se tendit.

Au même moment, la porte s'ouvrit sur une seconde silhouette qui s'empressa d'accourir vers le lit, apeurée.

[...]

La fuite, il fallait que je prenne la fuite !

La peur me collait à la peau et le vent claquait mon visage rougi. Je courrais de mon mieux, faisant abstraction aux hurlements de terreur et de douleur qui retentissaient dans mon dos. Des perles salées menaçaient à chaque instant de s'écouler de la commissure de mes yeux.

Le vent brisait de plus en plus mon visage neutre, je sentais ma coquille qui se fissurait de part en part.

Mes oreilles bourdonnaient, plus moyens d'entendre se qui m'entourais, la peur m'assaillait le ventre et mes jambes se mouvaient toujours plus vite à chaque foulée... Le bruit assourdissant me fait encore sursauter, le craquement d'os se répercute encore et toujours dans ma boite crânienne, sans possibilité de sortir. Je ne sais pas ce qui se passe dans mon dos et je ne veux pas le savoir. Mon cœur me crie de me retourner, mais, ma raison et mon corps ne veulent pas. Un rire se répercute dans la froidure de cette interminable soirée et l'entente un mot me fait changer d'avis, ma tête se tourne avec lenteur et l'image devant moi s'imprime dans ma mémoire.

Elle tourne en boucle et défile comme un film sans fin. Mon corps bascule doucement et me fait rencontrer le sol dur et fort me ramenant à la dure réalité.

Deux corps gisaient devants moi, entourés de sangs, beaucoup de sang.

Un sourire se superposa sur le liquide, un bruit retenti, suivit d'une douleur. Mon corps ne bouge plus, je suis encore et toujours là, à la merci de ce sourire qui s'agrandit à chaque seconde. J'hurle désespérément mais c'est comme si aucun sons ne voulaient sortir de ma gorge.

Ce même bruit retenti encore... Trois, quatre, cinq fois, je pris pour que tout cela cesse... Six, sept, huit fois, ma tête tourne de plus en plus... Neuf, dix, onze fois, je sens que c'est la fin. Mes yeux se ferment petit à petit et je ressens plus la douleur... Douze, treize fois, c'est le noir...

[...]

Je voyais Sasuke transpirer et gesticuler pendant son sommeil, faisant monter mon angoisse telle une flèche qui atteignait sa cible. Son visage, qui quelques instants auparavant était serein c'était changé pour devenir plus crispé et montrant une certaine douleur. Ma peur s'accentua quand il commença à gémir de façon crescendo. Je tentais de le réveiller mais en vint, ces bras se heurtaient toujours plus à moi pendant mes efforts.

Je voyais le temps défiler sans que je ne puisse faire quelque chose, quand soudain, mon œil fut attiré par un petit bouton à côté du lit de mon cher petit frère. Sans plus de cérémonie, j'appuyai dessus. Au même instant que je touchais le bouton d'appel des infirmières, un bruit strident retentit dans la pièce, ce qui déclencha, comme par automatisme, le réveil précipité de Sasuke accompagné d'un hurlement de terreur.

[...]

Un petit bip brisa les quelques conversations des infirmières et médecins qui se trouvaient à proximité. Tous les regards se posèrent sur l'appel provenant de la chambre 256. Et suite à quelques paroles, un médecin et une infirmière partirent rejoindre à toute allure la chambre en question alors qu'une autre prit la direction opposée.

[...]

« - Tu peux me dire ce qui se passe à la fin !? Criais-je encore en suivant la vieille de près
- Retourne dans mon bureau Naruto ! Criait-elle aussi en accélérant plus le pas
- Non ! Pas tant quand tu ne me diras pas ce qui se passe ! Fis-je en trottinant à ses côtés
- Ça ne te regarde pas, attends-moi dans mon bureau je t'ai dit ! Continuait-t-elle
- Je veux savoir ! Tu devais t'occuper de moi et tu casses comme ça ? Qu'est-ce qui a de plus important ? Continuais-je sans écouter aucune des paroles de la vieille »

Je coursais la vielle et une infirmière.
Ni l'une, ni l'autre ne voulaient me dire ce qui se passait. Tout ce que je voulais moi, c'était que la vieille me soigne ! Mais au lieu de ça, on s'était retrouvé devant une porte où des hurlements retentissaient.

Je me suis arrêté devant cette porte, laissant les deux adultes rentrés à l'intérieur. Je n'étais plus si sûr de vouloir savoir ce qui se passait. Mon regard se focalisa alors sur un homme, assit en face de la porte, la tête dans ces mains. Des cheveux longs et noirs reposaient sur ces épaules, il avait une peau blanche... Très blanche. Il était vraiment pâle. Et surtout, il ressemblait à l'homme qui était dans la salle de rééducation avec la vieille quand je les ai dérangé tout à l'heure.

« - Que... Que se passe-t-il ? Essayais-je, les yeux fixés sur la porte
- ... Je sais pas... Je suis rentré, et mon frère... Enfin... Commença le jeune homme aux cheveux noirs
- Il lui est arrivé quelque chose ? Insistais-je en tournant la tête vers lui
- Il bougeait... Mais je n'arrivais pas à le réveiller... Je ne sais pas ce qu'il c'est passé... Je suis juste parti prendre un jus de fruit... Et je l'ai retrouvé comme ça... Le jeune homme commença à sangloter mais il repris de suite la parole, Je suis pas un bon frère... C'est de ma faute... J'aurais dû être là pour lui... L'entendis-je marmonner dans sa barbe, ne comprenant pas trop ce qu'il voulait dire par là. Malgré tout, je m'accroupi devant lui et lui frictionna le bras droit
- Je... Ce n'est pas ta faute... Tu n'y ai pour rien. Tentais-je de le rassurer
- C'est faux... Je voulais pas... Mais je suis responsable de lui... De ces souffrances... Continua-t-il encore, de manière confuse »

J'ai attendu avec le mec aux cheveux noirs, assit sur une chaise, devants la porte de la chambre. Une demi-heure, une heure... Le temps défilait sans que personnes n'en sortent.

[...]

J'ai ouvert les yeux aussi lentement que je pouvais, je sentais mes membres engourdis et j'avais l'impression que mon cerveau tournait à deux à l'heure.

Après quelques secondes, je distingua deux voix qui me firent tourner la tête, je ne comprends pas trop ce qu'elles se disaient mais je reconnus sans mal la voix mélodieuse d'Itachi, mais l'autre m'était totalement inconnue. Je la discernais comme grave et rauque, masculine tout en étant douce. Mes yeux cherchaient dans la pièce où se trouvaient les deux intrus qui discutaient, quand tout à coup, mon regard tomba dans un océan bleu intense.

J'ai pas tout de suite compris ce qui se passait autour de moi. C'est seulement quand je sentis un poids qui m'enserra la gorge que je commençais enfin à réalisé où je me trouvais.

Itachi pleurait à torrent dans mon cou et essayait de m'étouffer, à l'aide de ces bras. C'est le rire du mec aux yeux bleus qui fit revenir mon frère à la réalité. Il me laissa reprendre mon souffle et s'excusa de plein de truc dont je ne comprenais même pas la signification tellement j'étais dans les vapes.

« - Nii-san, je sais pas ce que tu me dis là mais c'est pas grave, ok ? Tentais-je, la voix dans le pâté. Mon frère se rejetta une fois de plus sur moi et me serra encore dans ces bras d'une manière étouffante
- Sasuke tu sais pas à quel point tu m'as fait peur ! J'ai cru te perdre pour toujours ! Ne refais plus jamais ça compris ? Si tu n'étais plus là, je ne sais pas ce que j'aurais fais ! Me cria-t-il tout d'un coup, me jetant encore plus dans l'incompréhension
- Euh... D'accord, je ne le referais plus... Répondis-je un peu perdu »

Mon regard passa alors d'Itachi à l'autre homme que je ne connaissais pas. Mais son visage et son air d'imbécile me rappelait étrangement quelqu'un... L'inconnu posa subitement son regard sur moi et d'un coup, il prit l'a parole avec un énorme sourire collé au visage.

« - Salut ! Tu te souviens de moi ? On s'est vu à midi, tu sais, je suis celui qui a ouvert la porte de la salle de rééducation ! Commença le mec »

Maintenant ça me reviens ! C'est celui qui m'a fais tomber pendant ma séance ! Le vaurien ! Mes nerfs de nouveau piqué à vif, je ne pu que rectifier ces paroles de taré.

« - Porte que tu as défoncé ouais. »

Le mec me regarda surprit, puis il sourit encore plus que tout à l'heure.

« - Mais non elle va très bien ! Sasuke c'est ça ? Moi s'est Naruto. Uzumaki Naruto, ravi de te rencontrer ! Redit-il en me tendant sa main, que j'ignora royalement
- Ouais, pas moi. Terminais-je froidement, voulant couper court à la conversation. Nii-san, tu peux me ramener à boire ?
- Un thé ou du café ? Me demande mon frère en prenant son porte-monnaie
- Thé.
- Ok, je reviens, en n'attendant pas de bêtise ! Naruto, tu peux surveiller mon petit frère adoré ? Continua mon frère en se retournant vers le blond
- Ouais il y a pas de problème ! S'exclama le blond, m'effrayant presque, j'ai bien dis presque, parce qu'un Uchiwa n'a jamais peur de rien !
- Quoi !? Mais je suis assez... M'étranglais-je avant que la porte se referme, mais c'était trop tard
- Bien parlons un peu tu veux ? Commença le blond qui s'assit sur la chaise à mes côtés
- Non, je veux pas.
- J'ai appris que tu avais 17 ans, moi aussi c'est cool hein ? Continuait-il sans se soucier de moi
- Magnifique.
- Tu es aussi au lycée Hashimara Senju ? Continuait-il encore, même sous mes réponse cinglantes
- Hn.
- C'est super, on est dans le même lycée alors ! Tu fais partie d'un club ? Je ne t'ai jamais vu avant... Recommença-t-il, pour le malheur de mes oreilles
- Non.
- Pourquoi ?
- Pas envie.
- En tout cas, tu ne parles pas beaucoup...
- Sans blague. »

Ce Naruto reprit la parole sans m'inclure dans son dialogue. Moi, je le regardais se faire la conversation tout seul, comme une andouille. Je me pris même à le détailler. Il avait une peau halée et des petites cicatrices sur ces joues. Des cheveux blonds en bataillent ornaient le haut de son crâne et ces grands yeux bleu clair expressifs me fixaient.

Je détournai mon regard pour loucher sur un point imaginaire devant moi. Son regard était hypnotisant. Un petit blanc s'est formé avant que mon frère ne revienne. C'est quand je me retrouvais avec mon gobelet fumant dans les mains que le blond se leva puis me sortit d'un ton tellement naturel « Je viens te revoir dans deux semaines ! À plus Sas'ke ! » Avant de quitter la pièce.

Pardon ?
Je crois que je n'ai pas très bien entendu ? Il reviens me voir ? Non mais il c'est prit pour quoi cet hurluberlu ?
Je ne veux pas le revoir ! Surtout après ce qu'il m'a fais !

Quand il est sorti, une veine est apparue sur mon front.


À suivre : Chapitre 4, Retour au monde réel