Bonsoir,
Le bateau vous emmène aujourd'hui, vers ce chapitre 3, au sens, contexte un peu décalé, également, les rêves pouvant parfois, souvent se montrer déroutant en effet, étant le but, un tantinet abracadabrant, Jane le reconnaissant aussi. Ces tranches qui suivront à la vitesse, pour l'instant, non prévisible, d'un noeud par semaine, avaient été prévues pour des fanfictions classiques, classées dans le genre, crime/suspense, dont j'avais eu l'idée, non écrites pour cause d'arrêt définitif, les ayant alors remanié en conservant un peu l'idée, quant à elle de départ. Voilà pour l'anecdote. Par ailleurs, j'espère, chers passagers, que la croisière entière pourra vous plaire. Dans le cas contraire, rassurez-vous, vous serez remboursés en abrégeant, annulant celle-ci, si ces escales ne seraient pas susceptibles de vous emballer, vous en désintéressant. Si par hasard, parmi vous, certains pourraient souhaiter de la continuer, si ce cas de figure se présenterait, vous aurez la possibilité d'embarquer à nouveau en vous rendant à l'adresse de mon blog, inscrit sur mon profil. Ceci n'est aucunement une publicité mais simplement une éventuelle invitation, au cas où. Le capitaine a tenu à vous en informer. Ne vous inquiétez pas, en cas d'urgence, des canots de sauvetage sont à votre disposition. J'espère que ça ne vous poussera pas à vous jeter du paquebot, quand même. Hahahah! Mais on ne peut jamais savoir. N'est-ce pas? Au mieux, je vous laisse à présent visiter ce paradis sombre, partiellement, cependant.
P.S: bulle-de-bo, merci d'avoir eu la bonté de laisser une empreinte de ton passage. Concernant, l'aération des paragraphes, je vais voir. Je l'avoue, on arrive sans doute à être dérouté. Merci tout de même pour le commentaire.
Note du 20/02/2016: J'oubliais, en fin de compte il y aura onze chapitres, le dernier étant intervenu par le biais d'un rêve il y a trois jours, réellement. Comme quoi! Si votre curiosité parvient à tenir jusqu'à la fin, à moins que la croisière ne fasse naufrage avant, vous découvrirez ce dernier songe, la fin l'ayant imaginé, quant à elle, concluant une éventuelle, virtuelle finale de saison 8 si celle-ci avait été pensée ainsi d'une manière alternative.
Paradis Sombre
Je me réveille dans une chambre spacieuse qui ressemble à un boudoir de maison close, me redressant lentement, assommé encore par la fatigue,tentant d'émerger. Le lit sur lequel j'étais, à l'instant recroquevillé, en position de fœtus, est de forme ronde aux bordures capitonnées de couleur framboise, jeté assorti, légèrement froissé par le poids de mon corps qui a également dû, bougrement, se tourner, se retourner. Une moustiquaire rouge encadre le meuble à dormir, coquet, ou plus particulièrement pour s'adonner à une activité plus remuante encore que celle d'un sommeil agité. Vivante, énergique, à laquelle, dans ce genre d'endroit, nous n'y venons pas en cure de repos mais essentiellement pour exécuter des sauts de cabri ou réaliser les positions acrobatiques du Kâma-Sûtra qui illustre ouvertement ces prouesses techniques voire très, de l'amour physique. Une bonne pratique, cependant, du yoga est conseillée avant de pouvoir vous lancer dans la reproduction des figures qui réclament une grande souplesse afin que vos membres ne se retrouvent pas réincarnés en pattes d'araignée, vous retrouvant contraint, malheureusement, à ne vous déplacer que de cette façon. Difficile de faire alors comprendre aux gens qui vous observent, l'expression ahurie, que vous n'êtes aucunement un fou, venant fraîchement de vous enfuir d'un hôpital psychiatrique pour malades mentaux à la santé psychique irrécupérable. La camisole suit certainement.
« -Et vous, le cinglé ! Revenez ! »
« -Trop tard ! Vous ne me rattraperez pas ! Je ne suis pas fou mais je sauve ma peau ! »
Pauvre, innocente, curieuse bête de foire, de la nature punitive malgré elle ! La différence se cultive parfois maladroitement, amputée par l'incompréhension des terriens, que nous sommes, non habitués à la vision d'étranges créatures, comme celle-ci.
« -Quelle idée, aussi, de vouloir jouer les insectes invertébrées, enfin ! Vous n'êtes pas entraîner pour, voyons ! »
« -Vous avez raison. Je laisse ma place à quelqu'un, n'ayant le choix. Je n'étais finalement pas prêt. »
Mise en garde pour avertis ! Parenthèse qui ne s'inclut pas dans le songe. Mon activité cérébrale ne peut s'en empêcher. Suite des aventures…
La conception de ce lit le prouve, donc, et sans honte. Mes poignets, par ailleurs, sont quelque peu endoloris, rougis par ? les frottant avec mes mains, pensant, étrangement, qu'elles peuvent posséder un don particulier pour le magnétisme afin de réussir à apaiser la douleur quitte à faire, magiquement, disparaître ce rougissement. Debout, au pied du meuble à dormir, mes noeils-noeils remarquent sur le jeté, étalée, distinctement en évidence, une paire de menottes ouvertes. Mon regard s'écarquille de stupéfaction. C'est l'effarement ! Je m'interroge immédiatement à la vue de cet accessoire qui a pourtant idéalement sa place ici ou au F.B.I. Mon esprit déductif relie les preuves directes entre. Qu'est-ce que je peux bien incarner ? Un esclave, suspect menotté ou victime retenue en otage dans ce lieu de luxure ? Subitement, la pièce se revête d'une obscurité totale, provoquant une éclipse dans la chambre de jeux qui me plonge dans le noir, entendant, cette fois, d'une manière audible, une voix de femme complètement inconnue, charmeuse, envoûtante, grain vocal chaleureux.
-Paradis sombre.
La lumière se rallume, des accessoires nouveaux, apparaissent, alignés parfaitement comme des objets d'exposition, abrités derrière la vitrine d'un musé, d'une galerie, au thème très spécial. Le bondage sadomasochiste. Au secours ! Suis-je enfermé dans une pièce de torture à la cinquante nuances de Grey, réservé pour le consultant désobéissant que je représente ? Entendu succinctement parlé mais jamais lu. Pitié, pitié ! Ne me fouettez pas ! Vous vous trompez de personnage, là ! L'écoute de ma supplication m'est également distincte. Vais-je me retrouver en captivité telle que dans une cabane en bois comme dans celle, le refuge de Lazar ? Je souhaite pour que je ne sois doté d'une quelconque médiumnité. Cela signifierait finalement que je me suis moi-même trompé ? Jeu de mots, encore ! J'en suis protégé néanmoins, écarté car le songe tire le rideau. Une courte immersion suffisante pour le visiteur non intéressé, adepte de ce genre de pratique que je suis. Communément pas un appréciateur du tout, également pas acquisiteur amateur de ces joujoux. Merci commandant de ne pas m'imposer davantage ce supplice, n'étant un collectionneur adorateur de ces accessoires tortueux.J'ai eu ma dose de torture dans la vie. Mon plaisir Etre transféré dans un décor à l'opposé. Changement donc de décor, de contexte bien évidemment, environnemental que représente ce lieu présent, encore, sous mes yeux. Au suivant, on enchaîne ! Avant que le rideau ne se baisse, que je sois hissé comme un mat, attaché aux sangles, le contre poids en sens inverse, l'envol de la pratique partielle, éphémère de l'esclavage non consenti qui se fait alors désirer, la scène onirique se met à s'approfondir inopinément. Je m'en serais bien dispensé.
-Oh ! Mon petit prince des bois. Reviens t'allonger près de moi. timbre aguicheur, chaleureux, séducteur.
Je me retourne, apercevant sur le lit rond, une femme pulpeuse, comme on les appelle une entraîneuse, devenant bien souvent une péripatéticienne, en langage noble, respectueux, pudique surtout. Guêpière rouge à laçage noir factice, entrecroisé devant, dos caché, porte-jarretelles soutenant des bas transparents noirs, jolies jambes cependant, repliées vers le bord, coude droit appuyé sur le meuble à chevaucher les clients consentants. Plus âgée que moi, brune, longueur de la chevelure à mi- épaules, avec frange bombée, lèvres seulement maquillées d'un rouge, également, qui signifie, là Je te veux ! Etant le cas. Le physique d'une pin-up rétro, un genre de modèle à poser pour des photos de cette nature, sans vulgarité toutefois. Simplement sexy. Ça, oui ! Malheureusement, aucunement ma tasse de thé.
-Non, merci.
-Tu ressembles au petit prince de Saint-Exupéry.
Son sourire esquissé ressemble quant à lui à celui d'une prédatrice sexuelle, n'ayons pas peur des mots, la chambre s'y prêtant de toute façon. Alors…. Par ailleurs, je ne crois pas qu'elle puisse attendre du tout de ma part que je prenne l'initiative de lui dessiner un mouton mais plutôt que je lui demande d'être apprivoisé. J'aimerais bien que vous me fassiez évader maintenant, cher commandant ! Je préfère rester sauvage, ne possédant le tempérament à me comporter d'une manière familière. Bien sûr, c'est une exception. Je ne réponds néanmoins pas à ce compliment.
-Vous n'étiez pas présente quand je me suis levé.
J'entends que mon ton s'en soucie, voyant que mon regard s'interroge. Il y a de quoi ! C'est au tour de la femme de ne pas répondre. Donnant, donnant ! Celle-ci me sourit uniquement, tapant de la paume sur le lit, une invitation gestuelle qui me fait comprendre de la rejoindre. Madame se montre bien insistante ! Soudainement, de l'autre main, la paire de menottes, toujours ouvertes, est brandie, comprenant aussi que la pin-up est responsable du menottage douloureux de mes pauvres poignets malmenés par ce bijou à double utilisation.
-Lorsque je te les ai emprisonné, tu étais si mignon, les paupières fermées tel un ange, monsieur Jane.
-Vous connaissez mon nom ? m'en stupéfiant.
Sa tête apporte confirmation par son hochement, sa bouche rubis conservant sa généreuse amabilité.
-Comment ?
Je me sens intrigué, curieux, inquiet. Très inquiet.
-Votre épouse me l'a dit.
-Teresa ?
La méfiance s'insinue dans mon esprit suspicieux à cet instant.
-Oui.
-Ça m'étonnerait. Jamais elle ne me laisserait dans un tel endroit.
-Mais elle est venue. Vous étiez ensemble.
-Elle est repartie ?
-Non. Regarde.
Je ne sais où positionner mes yeux car aucune direction ne m'est indiquée du doigt. Ça se complique !
-Où ?
Mon cerveau a la présence heureusement de le demander.
-Là.
Le regard de l'entraîneuse s'oriente vers sa droite, tournant le mien sur ma gauche, coin dans lequel a été aménagée, par les décorateurs du songe, cette fameuse vitrine d'exposition et où, mon épouse adorée, qui ne m'aurait sûrement pas abandonné ici, je n'en doutais point, apparaît à son tour, tenue vestimentaire dissimulée dans une obscurité opaque.
-Je t'ai apporté cette pommade pour les poignets. Masse-les.
Le tube m'est tendu, trouvant, sa préoccupation portée envers eux, seulement, très étrange. C'est tout ? J'obéis puis lui restitue par la suite. Vraiment bizarre !Très bizarre !
-Tu as moins mal ?
-Oui.
Si vite est impossible mais dans un rêve rien ne l'est. La preuve !
Teresa prend ensuite ma main, se dégage de cette obscurité, détaillant furtivement une robe fuchsia que son corps a revêtu, un peu comparable à celle que je lui avais offerte avant son départ avorté pour Washington, provoqué par mes soins plus qu'audacieux, risqués, lors de ce qui devait être notre dernière enquête menée, ensemble, saisissant ma dernière, à ce moment, ultime chance. Heureusement ! Comme tu es ravissante, mon amour !
-C'est elle que tu dois menotter à présent.
Je ne discute pas et exécute son ordre, conseil ? Mon intuition ne serait le définir. Ceci déplaît rapidement, fortement à la pin-up en guêpière, qui se redresse sur le lit, restant cependant assise, réagissant avec véhémence.
-Ah ! Non ! Je ne suis pas d'accord ! Je ne suis pas une esclave ! C'est moi qui mène ce jeu ! Pas vous deux !
-Si, c'est nous. je réponds, suivant le mouvement, uniquement, pondéré.
Ça m'arrive pour déséquilibrer l'attitude assurée d'un suspect ou et juste pour tenter d'atténuer la méprise hautaine de l'intouchable, qu'il ou elle soit, si certain(e) de sa précieuse petite personne, souvent inhumaine, pédant d'arrogance mal employée. La mienne a l'art et la manière contrairement.
-Présomptueux !
« -Ah ! Certes ! »
La voix mystère moralisatrice, me critique de nouveau, lui répondant mentalement. Si vous saviez ! Insolent, oui, je sais. C'est pour mieux pour vous provoquer, ma sainteté !
Aucune donnée d'information transmise encore concernant ce déroulement mais je m'adapte, le jouant avec conviction. J'en ai l'habitude ! N'est-ce pas ?
Les poignets féminins sont emprisonnés immédiatement, étant traité de tortionnaire, ma voix n'émettant aucun son, muet.
-C'est bien fait. réagit à son tour Teresa, d'une manière posée, calme.
C'est déstabilisant surtout pour la péripatéticienne dont le regard s'exorbite comme si celle-ci avait été maltraitée verbalement. Victime de sa profession, la plus ancienne de ce monde.
-Il est caché sous le lit.
? Mon esprit perd le fil de l'action.
Nous nous accroupissons, moi et ma femme, genoux à terre, buste chacun penché en avant, yeux dirigés sous le lit à fornication, découvrant un homme recroquevillé, comme je l'étais il n'y a si longtemps, habillé très légèrement d'un caleçon blanc en coton, ficelé tel un rôti du dimanche midi cuisiné pour un repas traditionnel, en famille. A l'aide de mon puissant bras droit musclé, je ramène la pauvre petite chose fragilisée, traumatisée, vers moi, le déficelant à vingt doigts adroits, sa peau ne laissant aucune marque de son ligotage. Debout, se remettant vite, le monsieur au teint blanc, couleur de cheveux assortie, nous livre sa déposition oral, au ton serein.
-Cette dame m'a enficelé, la désignant d'un mouvement de menton, car je n'ai pas bien appris ma leçon de grammaire.
Un jeu de rôle, comme souvent entrepris, celui de la maîtresse et de l'élève ? A chaque erreur son coup de fouet. Il semble sérieux pourtant. Décidément, je nage dans l'absurde ! Abracadabrant !
-C'est votre faute aussi ! m'houspille-t-il. Avec votre ressemblance avec ce petit prince de Saint-Exupéry, elle n'a pas voulu me menotter.
Ooh, là ! La bizarrerie progresse. Je m'égare.
-Vous n'aviez qu'à vous menotter tout seul.
Un drôle de conseil, toujours calmement, que lui soumet Teresa. Les ampoules dans les recoins des cerveaux doivent clignoter à mon avis. Les camisoles ne sont pas loin, oui. Elles courent, elles courent, les vestes, les jolies vestes pour les malades au grand grain de folie ! Je peux chanter à mes minutes de profond ennui.
La tête de l'esclave consent s'abaisse, l'expression contrite que je devine, acquiesçant.
-Je ne suis qu'un perverti, aimant la souffrance physique, les paradis artificiels, me vautrant dans leur atmosphère sombre, malsaine. J'aime son danger. Vous n'auriez pas une corde à sauter en cuir pour que je la rajoute à ma collection ?
Son regard converge en direction de la vitrine, comprenant que ces objets de domination exposés lui appartiennent. Sortez-moi d'ici ! S'il vous plaît ! Je me tiendrai sage comme une image. Un cinglé qui vole au-dessus de son nid de coucou. Dommage que le capitaine n'est pas permis la prolongation de ce ficelage. Ça aurait été bien fait, oui, pour lui !
-On va vous enfermer tous les deux. avertit d'un ton davantage autoritaire mon cher agent Lisbon.
Comme je te retrouve enfin ! Ouf ! J'ai eu peur.
-Bonne idée ! ma pensée renchérit. Et bien !
L'homme exécute alors des pas de danse à la Fred Astaire sans pour autant réaliser une pirouette en prenant appui avec la plante des pied, contre le mur, se débrouillant pas mal, je dois admettre. C'est fou ce qu'un songe à le pouvoir de vous faire voir clairement ! Moi et Teresa, spectateurs de ce solo dansant qui ne dure que très brièvement, n'observant que lui.
-Il est doué ! s'exclame la pin-up du boudoir.
La rancune n'est pas tenace chez elle. Mieux vaut ! Mon ouïe ne perçoit seulement la voix de celle-ci, comme si sa présence matériellement onirique avait de nouveau disparu dans une épaisse fumée lors d'un numéro chronométré d'un prestidigitateur. Abracadabra ! Envolé !
-La coupable de mon châtiment s'est échappée ! nous fait subitement remarqué l'ex-ficelé, le chantonnant.
Hurluberlu, non commun, rêve fantasque qui semble tout à fait logique. N'est-ce pas ? L'homme dans sa tenue toujours aérée, a l'air de s'en moquer éperdument maintenant.
Soudainement un éclair de lucidité jaillit dans mon esprit d'analyste. Serait-ce un rapport, en tant que message, à nouveau, vis-à-vis de mon état du passé ?Me libérer de ma prison autour de laquelle j'avais bâti un haut mur inaccessible qui m'isolait totalement, me faisant sombrer dans cette noirceur vengeresse, destructrice et me punir ainsi en m'infligeant cette sanction physique, émotionnelle qui me rouer de coups afin d'aviver une douleur atroce que je me disais de mériter dû à ma culpabilité non infidèle qui m'accompagnait partout, chaque fois grandissante ? Sa croissance permanente, à force, a égalisé ma stature. L'ombre de mon ombre sombre. Jeu de mots peu joyeux, je le reconnais. Un fait vrai ne l'est jamais toutefois.
-Alors ! Tu veux sortir de ce paradis ?
Proposition douce que je ne peux refuser, louper de la part de ma protectrice d'épouse.
« -Oh ! Que oui ! Emmène-moi loin, très loin de là. Le paradis n'est pas un purgatoire car je ne suis plus un maudit. Le mien n'est plus ici mais dans celui de notre vie, oh, ma tendre, ma chérie ! »
Poète amateur à mes heures très perdues, hors des voyages astrales, toutefois déclaré par la sincérité, remarques commentées, vers que je me prépare depuis les tréfonds de mon esprit de dormeur toujours au garde à vous de l'éveil.
Le rideau en vient à se baisser entièrement Ce n'est pas trop tôt ! Laissant le fou chanteur dansant continuer son jeu de jambes en solitaire, main non munie de son fouet en cuir, la chorégraphie du sadomasochiste suspendue voire annulée pour cause de non maîtrise de son outil. N'y voir aucune allusion mal placée…. Voyons ! Les sangles de jumelle matière qui ornent encore mes poignets sont rattachées à une corde solide, serpentant, filant entre, avec une dextérité surréaliste, dont celle-ci me propulse, m'éjecte enfin, vers le haut, seul, tel un espadon harponné par le crochet d'un pêcheur, incarnant un inoffensif Peter Pan des mers vaincu par l'ennemi, le bourlingueur de l'océan, n'étant dans ce cas de mauvaise (més)aventure. J'en respire de soulagement, d'autant que… J'en suis gracié.
« - Adieu dépravation ! Je te salue, ô toi, au-delà de cet horizon ! »
Mais… . Oh, oh ! Ce ciel que j'aperçois ne m'est pas complètement inconnu, conduit en sa direction par le commandant. Que me réserve-t-il ? Si Teresa pouvait me tenir la main.. J'en soupire de manque. Courage ! Le navire se dirige maintenant vers ce chemin, m'amenant à être prêt à la prochaine exploration qui ne tarde pas à m'intégrer dans son paysage. Patientez, vos confidences seront bientôt prises en compte en direct par un de nos experts….
