Bonsoir,
Nous arrivons presque à la fin de cette croisière dont il reste deux paysages à visiter. Pour l'heure, le circuit vous propose en ce samedi, une excursion à travers ce jour nouveau qui explore un ensemble de faits vécus inédits, l'esprit du mentaliste revenant dessus ou un, sur le point de se produire dans quelques temps, avec bonheur, le contenu du songe s'en mêlant qui annonce bel et bien le message que porte son titre de baptême.
Bonne soirée et agréable tour ici.
Un nouveau jour
Dans une grande bâtisse, au bord d'un lac, la nôtre, celle-ci isolée, à l'étage, je me vois découper des planches de bois à l'aide d'une scie tandis que ma légitime observe à travers la fenêtre de ce qui sera, à première vue, une chambre, vraisemblablement d'enfant. Une lumière étincelante s'immisce à travers le vitrage, celui-ci divisée par des petits bois, sous cadres apparents, n'éclairant cependant qu'une faible partie de la pièce à coucher, dirigé en direction du coin de travail de bricolage où je me situe. Je peux remarquer visiblement que l'intérieur est en bois, également, ressemblant à un chalet rustique, classique. Je constate dans ce songe, aussi, que je suis adroit de mes mains expérimentées en travaux de rénovation, transformation, conservant le caractère de ce style chaleureux de chalet à la montagne, ayant l'impression que nous y sommes bel et bien, la suite le confirmant. Dans la réalité, je pourrais aussi me traiter de bien piètre entrepreneur qui accumule quelques erreurs majeures. On ne peut être doué en tout, ma foi ! La chevelure brune épaisse de ma déesse, non plus au pas de ma porte, étant entrée par-là, déjà, se présente, tombante sur ses épaules, me faisant dos, celle-ci ondulée partiellement, reflets brillants, masse capillaire qui respire la splendeur de mon épouse. Occupé à découper, toutefois les planches, je réalise peu après, en tournant la tête à nouveau, qu'un escalier extérieur, toujours, fabriqué de bois, est apparu, à proximité de la fenêtre, à quelques minimes distances néanmoins de là, s'attenant à une école, je pense. Mes rêves sont de plus en plus étranges en matière de décor. Des enfants dont l'âge varie d ans seulement, d'après mon avis oculaire, déboulent inopinément, montant, pressés, les marches de cet escalier, gorges enroulées de leur écharpe bleu ciel, rouge vermillon, tricolore, bonnets par vingtaine, défilant sur les têtes de ces élèves, oui, comprenant que la porte en bois, encore, qui est ouverte par un garçon, chef de file, donne sur une classe. Cela me poursuit ! Gants, moufles sont retirés au fur et à mesure que les petits écoliers s'approchent de l'entrée, la neige tombant à gros flocons, avec abondance. Je délaisse alors ma besogne de bricolage, marche en direction de ma moitié, mes bras enlacent sa taille, mains posées sur son ventre rebondi, habitude réelle qui se reproduit dans cette séquence onirique. Ah ! Futur papa ! D'un geste souple de la main droite, elle s'enfonce dans l'épaisse, magnifique parure chatoyante, la secoue sans m'éborgner l'œil avec l'une des mèches. Jouer le rôle d'un pirate serait un double emploi qui ajouterait à ma réincarnation imaginée, mise en scène par le capitaine du bateau. Pourquoi ne pas rejouer Titanic tant que l'on y est ? La rivière émeraude de ma ravissante, irradiante prochaine maman, fixe attentivement la fenêtre, me posant cette question. La ronde des interrogations n'en finit pas de tourner, la sienne représentant un intérêt d'importante valeur due à la sensibilité de l'homme que je suis.
-Tu crois que je serai une bonne mère ?
Ma bouche s'esquisse doucement, pudique à demi, lui répondant avec un évident optimisme.
-Oui. Tu en seras, une, merveilleuse.
Je sens ses lèvres qui s'étirent de soulagement, par ma certitude verbale. La cause de ce doute est en observant tous ces enfants, craignant de ne pas correctement remplir son rôle maternel, la poussant alors à me le demander. Je rajoute un complément appréciatif d'une sincérité profonde.
-Tu en seras une formidable.
L'expérience passée d'une sœur aînée qui endossa ce rôle après la tragique mort de sa mère malgré son jeune âge. Surmonter également l'épreuve d'un père dont sa consolatrice portait le nom de bibine, trouvant son réconfort au fond des bouteilles et subir une maltraitance affective, dissimulant, enfouissant ces souffrances physiques pour ne pas égratigner la transparence, appelée aussi, le cache misère psychique, peut entraîner une incertitude. Des points communs visibles entre nous, aux réactions, cependant qui différaient mais plus ou moins contenir par moments nos blessures émotionnelles, nous unissaient déjà même différemment. Nous formons un tout à présent.
Une proposition, malgré que celle-ci ait eu lieu depuis, fait son retour sur scène dans ce rêve envers lequel, lorsque je me réveillerai, je garderai une sensation, sans aucun doute, qui sera m'habiter d'une manière divine, m'offrant une *munificence, accueillie avec bonheur, éperdument. Des événements de notre monde s'en mêlent, de nouveau, sans lassitude.
-Je connais le sexe de notre enfant. Tu veux le savoir ou pas ?
Impatient, comme je l'ai été, réjoui, également, de cette nouvelle, je réponds positivement, le sourire joyeux.
-Oui, je le veux.
Souvenir, d'échange de vœux, scellant notre amour dans les liens sacrés du mariage sous la bénédiction de paroles sacramentelles, unis par ses, nos consentements, au nom de la loi. Quelle vibrante émotion vécue à l'autel ! Sublime bouleversement !
-C'est un garçon.
Mon esprit de dormeur, conscient, se remémore ce jour où il me fut annoncé d'une manière hésitante sans que la nature de cette nouvelle ne le soit, le sexe, justement, de notre future progéniture, voulant peut-être tester ma réaction d'homme, inévitablement, émerveillé.
« -Je crois que c'est un garçon. » l'échographie le confirmant.
Je l'avais accompagné mais par nervosité, trac, anxiété, peur, j'avais préféré l'attendre en salle d'attente, patientant calmement jusqu'à ce que ce type de souvenir, datant de quelques années, ne vienne me rendre visite au moment opportun. Cela aurait pu importuner mon état émotionnel, ce que j'avoue, un peu, mais ce genre de rendez-vous que moi et Angela avions expérimenté pour la première fois lors de sa grossesse, lui serrant la main par la suite, après avoir visionné ensemble l'écran sur lequel Charlotte s'exposait, au cinquième mois, plus nettement, farceuse déjà, comme son père, raviva, en effet, mes émotions, avec une positivité timide et pudique. Je n'avais pas eu assez le courage, je pense, de franchir le pas, à nouveau, dans le cabinet du docteur Susan Lukes gynécologue, obstétricienne, du moins pour la première visite, outrepassant mon angoisse pour la seconde venue au Houston Methodist Hospital, situé sur Fannin Street, durant la 14ème à 26ème semaine, la deuxième donc puis de la 27ème à la 39ème, troisième et dernier. Je confesse, de nouveau, avoir été ému, chamboulé intérieurement, lorsque mes yeux attentifs fixèrent ce tout petit bonhomme qui gigotait un tantinet lors de ce contrôle de routine gynécologique, qui nous fit esquisser entre un doux, sensible sourire accentué pour moi, davantage expressif pour celui de Teresa, empreint de joie non mélancolique contrairement au mien. On n'oublie jamais, non. Croyez-moi ! Mon aimée dirigeant son aimant regard en ma direction et s'apercevant de l'émotion scintillante centrée sur mes pupilles, une caresse de sa main gauche se posa sur mes cheveux, provoquant le pivotement de mon cou vers elle. Joue bénéficiant ensuite de ce geste rempli de douceur, étirant, là, au maximum, mes lèvres de chanceux avant de focaliser notre attention une nouvelle fois sur le petit homme bien constitué. Tu me connais tant ! Ma joie ne se contient pas dans la suite de ce songe.
L'expression de mon visage s'épanouit d'allégresse, mes bras la font tourner face à moi afin de l'embrasser, ses mains se posant à cet instant sur ma figure, maintient l'étreinte, ne la rompant. Je me retrouve ensuite remis à ma place d'origine, celle du charpentier, debout, derrière la grande table d'appoint, mains vides, bras ballants, regardant mon amour d'épouse qui me sourit, confiante. De l'endroit de la pièce où je me tiens immobile, mes yeux distinguent la chute de neige qui me fait ressentir un sentiment de sérénité, annonçant l'heureux présage, celui d'un avenir enveloppé de plénitude. Quelle vie paisible ! Cette habitation en cours de travaux de rénovation, transformation, redouble de chaleur, un foyer dans lequel j'aurais plaisir à demeurer.
J'aime Teresa, n'aimant qu'elle…
Je ressens toujours cette identique sensation, celle d'une durée, encore, plus longue que prévu scientifiquement. Mon sommeil toutefois s'interrompt brièvement, regarde l'heure qui indique 4h31 du matin. Le centre d'intérêt de cette croisière, dort, dos tourné, revenant me coller contre, me rendormant rapidement. Une minime halte a lieu avant de rembarquer sur le navire de l'onirisme, sirène sonnant le départ. Qu'est-ce que le commandant de bord va bien pouvoir me faire explorer comme promenade sous ce ciel éternellement bleuté aux centaines d'étoiles qui clignent de leurs yeux discrètement ?Coucou, vous ! Je vogue sur cet imminent océan à perte de vue, apercevant cet horizon lointain. J'intègre immédiatement la terre ferme, sans que ma pensée ne puisse s'attarder sur la précédente situation enchanteresse dont je me suis délecté, celle d'un contexte à l'atmosphère très familière qui ne fait que me poursuivre, celui de policier, excepté la première scène que mon esprit apprécie amoureusement. Soupir de bienheureux. Aaaaah ! Apparition comme divine de madame Jane, encerclée dans une lumière éblouissante, adoucie. Suis-je au paradis ? On m'accueille, je m'avance à ta rencontre, mon amour. Cette lumière éclatante se tamise légèrement, lentement telle une action naturelle qui serait filmée au ralenti, y assistant véritablement. Elle se présente sur un pont, sa ravissante bouche s'élargit doucement. Sa main se tend en ma direction, la mienne se tend, les deux s'unissent, je souris, touché par la béatitude. Nous nous tournons par la suite face à la balustrade du pont, sculptée de rosas en métal, lattes en bois, élément récurrent qui s'incruste, bien solides sous nos pieds. Nous nous y rapprochons, avant-bras posés dessus, contemplant le paysage d'un parc en fleurs, vue donnant sur un long étang, un peu comparable à celui de notre propriété, sur lequel notre regard se baisse.
-Papa, maman !
Une voix enjouée, dynamique, à la tonalité évidemment, souriante, nous fait tourner la tête vers la gauche, regardant chacun, courir en notre direction, un garçonnet d'environ, l'avis de mon cerveau, 9 ans. Cheveux châtain clair, pantalon à carreaux marron, pull marine, gilet torsadé de couleur noir. L'enfant aux yeux verts bleus, restant dans le groupe proche des nuances de sa maman, mélangé légèrement dans ceux du camp de mon patrimoine génétique, oui, il tient de ses parents, s'élance dans mes bras, nous embrassant affectueusement sur les joues. Un chuchotement s'émet ensuite en vitesse près de mon oreille, provenant de Teresa, assez étrange.
-Surprise.
Je n'analyserai pas davantage. Nullement la peine ! Je sens alors cette étreinte familiale qui nous lie tous les trois Quel agréable spectacle je visionne, cette fois, aussi ! La seconde scène qui accourt, représentant cette fameuse ambiance policière, déstabilise mon esprit. Une voiture retournée dans un fossé, un léger rayon solaire pointeur sur le ventre de celle-ci, le toit épargné du sol terreux, coloris gris de la carrosserie, couchée sur le côté droit d'une manière bancale, un membre indispensable étalé en évidence, à la visibilité plus que distincte, dépasse de la vitre entièrement baissée, non cassée quitte à se montrer précis, la séquence l'étant. La capacité de l'esprit à détailler ! Je m'en passerais, cela dit. Mes yeux perçants dans ce songe, observe méticuleusement les doigts longs, fins, délicats, se joignant à ce souci du détail, logique esthétique, le majeur, l'annulaire, l'auriculaire de cette main gauche, liés par une ficelle rigide, bien sûr, de couleur taupe, entrecroisée entre les doigts. Visiblement précis ! Macabre spectacle malgré que l'atmosphère ne soit pas pesante. Serais-je possédé par ce monde professionnel du crime sans que je le veuille pour qu'il me pourchasse au cours de ce voyage ? Cela m'habite, également, ma conscience me ménageant en état éveillé. La première fois que j'en rêve autant, non systématique voire plus qu'épisodique. Depuis que mon sommeil se fait davantage réparateur, voilà à quoi je pourrais avoir droit comme escapade nocturne ? Ce qui peut causer après des années d'insomnie. Conséquence provoquée due à mes nombreuses nuits de veilleur telle qu'une chouette. C'était peut-être mieux lorsque j'hululer sur ma branche. Bien que la ficelle soit entremêlée entre, un espace d'un centimètre s'est formée, sciemment ou pas, aucune donnée d'information transmise par le capitaine. Cela laisse apparaître une bague en jade, incrustée d'un minuscule diamant que je peux également contempler, le bijou tourné au verso de l'auriculaire puis un second qui orne l'annulaire, en céramique noir, sur lequel de petites pierres diamantées entrelacent celui-ci, parsemé. Une deuxième bague superposée, blanche, cette fois, en céramique, toujours, dont au milieu, un nœud a été dessiné, diamant incrusté au centre. Cela représenterait-il une union tissée avec robustesse qui a engendré un engagement officiel, dans la solidité de promesses ? Je le crois, oui. Pourquoi aller analyser plus loin, aussi ? Ce que j'en déduis par ailleurs est que cet avant-bras, cette main, évidemment, qui dépasse, inerte, de la vitre de la voiture, est sans vie, corps donc inanimé d'une femme. Morte ? J'espère que non. Je n'en serais pas davantage toutefois, me voyant par ailleurs, grâce à mon pouvoir de doublement, vêtu de mon élégant, fidèle costume bleu foncé rayé ainsi que d'une apparition maritale. Oh ! Mon inséparable coéquipière, tous deux accroupis près de l'auto ! Une légère ironie ne fait pas de mal dû au contexte.
-Elles sont belle ces bagues.
Nous nous retournons, remarquant Cho et Wylie, souriant, yeux orientés vers les bijoux. Teresa et moi acquiesçons avant que nos acolytes ne s'accroupissent à leur tour. L'équipe d'enquêteurs au complet. Notre attention converge par la suite en direction de la main sur laquelle un plan rapproché est réalisé comme pour une séquence d'un film, qui cible les bagues avant de détourner mon regard en vitesse, celui-ci s'orientant à nouveaux vers ma dame, son expression empreinte d'une douceur concentrée, sérieuse tandis que mon visage transparaît un minime affolement.
-J'ai tellement eu peur. J'ai cru que c'était toi.
Ce que j'extériorise, cet air l'accompagnant, est certainement dû à des craintes d'imprudence redoutées de ma part, sachant impertinemment pourtant que mon agent préféré ne courrait cette imprudence. Traquer, même enceinte, un tueur en série, il en pleut, i peine deux mois, qui avait semer la terreur à Sacramento, très étrange en effet, s'expatriant au Texas, nous retrouvant sur un terrain vague, terre, je m'en souviens, de teinte sienne, où en altitude, les talus formaient de montagnes russes, forces d'intervention déployées, nous F.B.I, logiquement, compris dans le lot, indispensable, lancés à la poursuite de ce détraqué notoire, me tenant derrière Teresa, veillant à ce qu'aucun accident ne lui arrive. Capturé, enfermé après une traque ayant duré un mois, ayant pour nom, Lewis Japper, alias le chasseur, âgé de 48 ans, en paraissant dix de moins, jouant en sa faveur, lui permettant ainsi de mentir à ce propos à ses victimes, celles-ci attirées par homme mûre, au physique ténébreux, mèches tombantes sur les yeux, ceux-ci de couleur brun, genre masculin à la côte qui ne connaît pas la dégringolade, 1m78, élancé, style chic ou décontracté, suivant le type de jeune femme accosté, signe distinctif inexistant qui le concernait.
« - Un chasseur sachant chasser ses proies, doit ne savoir que les chasser sans s'arrêter. »
Exercice pour parfaire son articulation sans que la langue ne fourche de zozotement, du moins, essayer, à la phrase remaniée, exprimée avec mon infatigable insolence et désinvolture lors d'une petite réunion pour prise de renseignements à propos du malfaisant. Ma réflexion en rime a déconcerté, comme toujours, les regards habitués habituels, emplis d'éloquence à mon égard. Je reste le même ! Le surnom de ce tueur était concis, un prêt-à-tuer confectionné sur mesure. Non mystérieux comme John Le Rouge, davantage énigmatique mais sachant, cependant, à qui nous avions, plus clairement, affaire.
« - Un usurpateur de charmeur qui porte bien son nom, ne faisant pas dans la dentelle. »
Teresa l'avait correctement résumé en portrait psychologique, même succinctement, acquiesçant à l'écoute de sa remarque émise qui ne provoqua aucune décontenance. Je suis le seul perturbateur à ce bord. Ça me rend fier, oui. Ah, ah !
« - J'aime ces idées non préconçues. »
De l'autre côté de la large table de réunion, mon aimée d'agent m'adressa un sourire esquissé de bon entendeur, en échangeant, de ma part, un expressif, au soulignement espiègle. La communication complice de la bouche !
Le passé revient narguer quand un élément est lié à un endroit où vous avez exterminé l'existence d'une infâme bête à deux cornes, traquée également pour des raisons vindicatives, personnelles. Avoir fui, après son extinction, vers l'exil, fut un tournant décisif qui me ramena finalement en direction des miens, afin de me bâtir, sans pressentiment, une vie neuve qui ne croulerait plus sous les décombres. Ces deux années ont été finalement bénéfiques quand j'y repense, me conduisant à me reconstruire autre part, mon vécu rompu par ce qui m'a détruit, émergeant enfin de ses profondeurs obscures. D'où, sans doute, cette traversée onirique qui m'y fait prendre conscience même en dormant. Mon cerveau s'en occupe à ma place, étant le digne successeur d'un poste de *vigie. Cela tombe à pic, n'est-ce pas ? Revenant à cette pourchasse, la présence de nos alliés, dans cette scène, a sans doute un lien avec l'affaire classée de ce dégénéré plus du tout en liberté, qui sévissait, d'après le rapport qui nous était parvenu, depuis trois ans. Mode opératoire; S'attaquer à des jeunes femmes de 18 à 23 ans seulement, chacun son vice de monstruosité, brunes, blondes, cheveux longs, les séduisant dans des speed dating. Ramenées par la suite chez lui, domicile non fixe, changeant pour sa sécurité d'activité extra-inhumaine, rapports sexuels consentis avant de les assommer en utilisant une dose massive de somnifères, indécelable mélange au goût de l'alcool, concrétisant sa motivation finale de déséquilibrer, celle de les séquestrer en les enfermant au sous-sol, durant une semaine, leur faisant subir des sévices corporels plus qu'insupportables, photographies à l'appui qui en attestaient, avant de les tuer et d'abandonner leur corps sans vie dans des poubelles, comme on y dépose ses ordures. Quelle *scélératesse! Découverte abominablement traumatisante, oui pour des citoyens à la bonne santé psychique. Quand une identité diabolique est suspectée par un voisin curieux qui habite en face d'un être maléfique, trouvant ses habitudes de séducteur anormales, quand on ne revoit surtout plus ressortir les conquêtes de celui-ci, que fait-on ? On en réfère à la police. Les voyeuristes au fondement de moralité sainement enraciné peuvent servir dans ces cas-là, pouvant remercier l'inculcation de ses préceptes. Malheureusement, si le démon repère, il s'exporte dans un état différent, éloigné. Le Texas ? Le hasard simplement, croyant passé inaperçu. Quelle illusion ! Explication longue qui conclut que lorsque son aimée continue son activité de représentant de la loi en début de grossesse, l'époux que je suis, s'inquiète toujours. Les rêves me font rappeler cette crainte constante même si il n'y pas lieu. Que voulez-vous !
Ma moitié me fixe, souriante, me déclarant son épanouissement, sautant du coq à l'âne en matière d'inquiétude, nullement présente à ce moment, dans cette partie de rêve. Je dois me l'ancrer.
-Je ne me suis jamais autant sentie femme de toute ma vie.
Et oui ! Jeu de mots.Heureuse en amour, devenue épouse récemment en se mariant, sens à double voie qui s'associe, troquant avec bonheur son nom de jeune fille contre celui de mariée. Mes lèvres s'étirent lentement, radieuses. Fin de scène.
La deuxième… Entre mari et femme, tendresse non illicite mais légale. Je l'avoue, on ne s'embête pas, contenu seulement déconseillé aux moins de 10 ans, n'étant platonique, bien sûr. Sens mis sagement néanmoins en éveil. Oh !
Couchés dans le lit, madame Lisbon-Jane, allongée à mes côtés, habillée d'un débardeur blanc, se tourne sur la gauche, éteint sa lampe de chevet, émettant cette remarque tant répandue.
-Si c'est ça être femme mariée !
Un reproche ? Ma déduction indécise hausse des épaules. Cela ne va pas m'avancer. Vu l'étendue à demi qui ne dégage aucune coloration de déception sur la bouche, je m'interroge avant de prendre l'initiative de passer à l'action. Serais-je victime, différemment, de taquinerie ?
-Madame s'ennuie ?
Je perçois que mon ton dénote du triomphalisme, grandement enjoué, en tirant de la fierté, je le confesse, par bonheur. Péché d'excès d'enthousiasme ! Mon oreille l'écoute furtivement en rire, mon bras en profitant alors pour enlacer sa taille, dont celui-ci ramène ma légitime près de moi, qui se tourne ensuite en ma direction, formant un face à face souriant avec mesure. Confrontation et…. Passage à l'action en douceur. Ma stature s'abaisse, ma main d'époux remonte le débardeur de nuit avec culot, jusqu' au-dessus du nombril, mon visage se rapproche du ventre plat, non rebondi, ma bouche s'y appose, semant de délicats baisers très doux puis s'achemine vers une élévation. La respiration de Teresa ralentit, son estomac se gonfle, mon intuition affirme que ses paupières se sont closent. Plaisir, plaisir quand tu nous rejoins ! Je vis, j'assiste par dédoublement, encore, toujours, la scène intime. On ne s'embête plus du tout, là !Commandant ! Et bien ! Quelle directive vous me faites prendre ! J'adore !
La manière de m'y prendre s'avère assez sensuelle. Le débardeur arrête d'être remonté sous la poitrine, mes lèvres continuent à parsemer ces délicieux, infiniment agréables baisers jusqu'à cette limite. Nous nous regardons avec fugacité, les yeux mutuellement plus que disposés, mes lèvres se reposent au même endroit et…. Coupé au mauvais moment croustillant, par la censure. 12, 15, 17 ans ? Entre les deux premiers âges. Capitaine ! Votre éventuelle pruderie que je ne soupçonnais pas, m'étonne de votre part. Manœuvre frustratoire qui me fait rester sur ma faim. Un nouveau jeu de mots auquel je suis adhérent. Ne m'en veuillez pas pour ces abus ! Les 17, peut-être, me seront diffusés plus tard, lors d'une prochaine traversée, en deuxième partie ? Que nenni ! Ce n'est pas prévu au programme, en étant averti. Tant pis alors ! Ce type de balade ne peut s'explorer davantage. Toutefois, je n'exigerai aucun remboursement, mon regard ayant été comblé. Merci. J'ai vraiment, vraiment aimé.
Mais que vois-je à l'horizon soudainement ? Oh ! Quel beau cadeau vous m'offrez, là ! Surnaturel mais romantique.De toute façon, les rêves sont parfois, souvent, déroutant voire très. Sur ce vaste océan indigo, illuminé par ces pierres précieuses à la source inépuisable d'éclairage, qui se diffuse à longue distance, très longue distance, depuis cette parure nocturne endimanchée, nous tournons. L'immobilisme du bateau s'exécute au milieu de cette résidence marine où l'ancre est jetée. Brise légère, tiède, sensation ressentie d'une manière paranormale dans mon profond, très profond sommeil qui m'effleure la figure ainsi que la chevelure épaisse de ma moitié, amoureusement attachée à moi, enlacée, ma main frôlant sa magnifique vague brune. Son corps est revêtu d'une robe blanche, la tradition, le classicisme d'une tenue de mariée, la sienne, l'unique, un diamant dans le vent, ne voyant ses chaussures, détail insignifiant certainement. ne me dérangeant point, avant de lui chuchoter cette déclaration, tirée d'un film, dans lequel un comte aux dents aiguisées légendaires, vend son âme au diable après le suicide tragique de son amour, réalisé par le parrain du septième art, nommé, Coppola. Celle-ci parcourt jusqu'au sentier de mon esprit, magiquement.
-J'ai traversé des océans d'éternité pour te trouver.
L'échange du vouvoiement contre le tutoiement. Logique !
Je sens ses lèvres en cœur, coquettes à la couleur cerise s'esquisser à même les miennes. Quant à mon costume, celui-ci est de couleur gris crème, port d'une cravate bleu pâle, sans connaître le style de mes chaussures, à mon tour. Quelle importance ? Nous n'en finissons de tourner avec une lenteur majestueuse sous le clair de la lune, entendant subitement une mélodie d'un roi au déhanchement obscène dont l'un de ses enregistrement en vinyle fut brisé à l'antenne télévisuelle, suite à cette indécence générale dans l'Amérique prude des années 50. Monsieur Elvis Presley, voix audible qui chante; Always On My Mind. Non en entier, aucunement grave. Toujours dans mes pensées, exactement ! Comment vous remercier pour cette danse langoureuse, entourée d'une forme auréolée au scintillement opalin. Mille fois merci ! L'excessivité du bonheur, mon amour dans son ultime somptuosité, de sa gloire. Danse de jeunes mariés.
Le navire termine d'achever la promenade plus qu'agréable en majorité, concluant par cette étreinte à l'ambiance céleste transcendante, expression faciale satisfaite, en extase.
-Si nous passions au contact virtuel, à présent monsieur Jane ? me propose le commandant de bord sans que je ne puisse refuser.
Basculons dedans, je vous suis, déjà nostalgique du songe que vous me faites quitter !
Je me cramponne à la barre, me préparant à l'atterrissage rapide.
Connexion sur la toile…
*Grande générosité, largesse. Disposition qui pousse à donner largement aux autres, à aider les gens sans rien attendre en retour. Source internaute.
*Personne chargée d'observer à bord d'un navire. Source internaute.
*Perfidie extrême en atrocité.
