Bonjour,

L'onirisme espère que vous avez apprécié cette croisière de deux mois et sept jours à son bord, souhaitant que les tranches qu'ils vous ont été servies n'ont provoqué aucune indigestion, les trouvant mangeables quand même. Hahaha! La dernière étape de cette traversée s'achève au quai, prénommé, une nouvelle ère. Je vous invite à la découvrir, vous avertissant que le départ du paquebot lèvera définitivement les voiles juste après votre balade visuelle. La boucle se boucle vous disant au revoir. Merci aux commentaires reçus de la part de prolixius5 et surtout de ta part, bulle-de-bo pour avoir continué à en poster.

Récapitulatif des chapitres:

1/Bienvenue à bord, celui que je poste.

2/A votre écoute

3/Paradis sombre

4/Confidences du ciel

5/Le Bachelor

6/Pop-Sous protection!

7/Au nom de la foi

8/La Tentatrice

9/Profession:Professeur/Remplaçant*

10/Un nouveau jour

11/Mauvaise Rencontre

12/Une nouvelle ère.

Ces promenades parcourues progressivement, à un rythme raisonnable, tirent leur révérence, vous remerciant également pour les vues obtenues.

Bonne journée à tous.

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A bulle-de-bo: Concernant le chapitre, mauvaise rencontre, la téléportation dans ce contexte était un passage moins chaleureux que le précédent, mettant en avant cette communication virtuelle qui peut paraître froide, justement, parfois. Les rencontres de ce type, mettent en garde et sacrément. Ha! Ce n'est pas grave que cette tranche est eu moins d'attrait. On a toujours ses préférences de toute façon. Merci encore d'avoir commenté cependant.

*Dernier chapitre édité aujourd'hui, le 14/04/2016 en raison d'un remaniement de dernière minute, rajoutant quelques lignes supplémentaires à propos de l'accouchement de Lisbon, hier. J'y avais furtivement pensé, me passant d'idée ensuite, puis je me suis dis que finalement c'en serait une non négligeable. Vous voilà informé.


Une nouvelle ère

Après ce saut dans cet acte final, ce qui se présente à l'encontre de mon rôle de spectateur, refait resurgir ces craintes, cette longue scène me déplaisant au point de me faire asseoir dans l'inconfort, une sensation de mal être. Je n'aime pas du tout ce début. Capitaine, où m'emmenez-vous exactement ? Ce chemin de promenade ne me convient nullement et vous devriez pourtant le savoir. Peste soit votre choix péniblement supportable à suivre !

Ma tendre, précieuse moitié a été enlevée, amenée dans une maison, une sorte de centre pour réfugiées féminines, ne visualisant que deux ou trois femmes. Contre ou pas de leur gré ? Aucun indice à ce propos, nageant la brasse dans cet océan où de minimes vagues d'interrogations effleurent mon estomac. Je supposerais néanmoins, au début sans doute, que l'adaptation s'est sûrement faite au fur et à mesure de leurs années passées ici, moins de dix en tout cas ? Simple hypothèse également. Certainement des mères célibataires paumées, ayant par le passé, été légèrement addictives à la drogue, sevrées, à mon avis, à présent, enrôlées par contre, quelque peu, par deux des tenanciers, si on peut définir ainsi, de cette maison, gardant un œil constant, de très près, sur leurs locataires. Quand je dis paumées, est par l'attitude, l'état d'esprit et non pas par ce statut de mère célibataire. Ne nous méprenons pas. Se servent-ils de ces femmes pour servir leurs intérêts professionnels qui consisteraient à les mêler à leurs trafics en tout genre ? Je raisonnerais que oui.

L'intérieur de la maison se dévoile spacieuse, modeste, un mélange d'esprit, là, bizarrement familial ainsi que de squatter, toutefois ordonné. Grâce aux femmes surtout. Contradictoire. Pourquoi mon rôle, à ce moment, est en train de fureter dans ce type de foyer ? L'évidence même, bien sûr, commandant ! Je recherche Teresa. Téléporté ensuite dans une rue piétonnière, dans laquelle je l'aperçois, la reconnaissant de dos, distinctement, vision de lynx à nouveau. Mon aimée ne se retourne pas alors que je crie son prénom, m'entendant l'interpeller avec intelligibilité. J'échoue pourtant, endossant une nouvelle fois, cette peau de spectateur qui observe, impuissant, la scène suivante. Ma courageuse est assise dans un rocking-chair, ses bras tenant une petit fille brune aux yeux marrons, âgée de cinq, six mois ou un peu plus peut-être, le regard craintive de ma légitime que mon pouvoir à détailler, remarque, celle-ci s'efforçant de ne rien transparaître. La manifestation d'une voix masculine se fait, cette fois-ci, entendre, non la mienne bien sûr.

-Elles n'ont pas l'air d'avoir des traits similaires.

Je comprends immédiatement que cette tonalité mystère, d'une trempe peu recommandable, suspecte mon épouse et ce boutchou ne soient pas du même sang. Cependant, vu l'expression de Teresa, affichant son assurance convaincante due à son métier d'agent, madame tente de lui démontrer le contraire en surélevant la poupée vivante en toute sécurité jusqu'à son visage afin de convaincre, donc, à propos de similitudes faciales qui parvient, avec chance, de ne pas trop faire douter cet homme, celui conservant l'anonymat. Comment va-t-elle s'en sortir ? Subitement, je suis propulsé vers une intervention ; Merci capitaine ! Me permettant le champ libre, facile d'accès. Je réalise que mon épouse a été droguée, rendue partiellement amnésique, cet état causé par le déroulement que je n'ai pas eu l'autorisation de visionner, m'est finalement révélé, furtivement à travers une séquence qui s'impose afin de me fournir cette explication. La voici.

Mon amour est assis dans un lit king-size, tête de lit en bois sculptée, casque de baladeur sur ses oreilles, l'air stone, en effet, hilare, en compagnie d'un homme. Celui au ton mystère, qui sait ? Torse nu, n'effectuant aucun geste déplacé à son égard, maintenant ses mains immobiles, la contemplant seulement ainsi que mes yeux qui vise sa tenue : Celle-ci composée d'une unique chemise à carreaux, large. Cette situation onirique me provoque un malaise, n'aimant vraiment pas la voir dans ce type d'état, retenue en captivité, sans en prendre conscience par rapport à la drogue qu'on lui a certainement fait ingurgiter ou injectée. Je connais maintenant, en partie, les rêves étant ainsi faits parfois, la raison de sa présence forcée au sein de cet endroit malsain pour ce qui s'en dégage. Et je me retrouve propulsé, soudainement, ballotté de nouveau, en catimini dans une chambre, l'attitrée de Teresa d'après mon ressenti, sa présence matérialisée qui l'occupe. Le dénouement de cette tournure s'avère un tantinet coquin, une seconde fois censurée, pudeur dominante, relégué quant à moi, encore, au statut de spectateur, mon rôle d'acteur principal également, préservé. Double emploi qui m'a été restitué. Ah ! Commandant ! Je redeviens comblé grâce à votre bonté. Je vous salue bien, amicalement à vous ! Je le vis, j'y assiste, comme toujours en tant que voyeur sain, empreint de discrétion. Derrière la porte entrebâillée, mon œil perçant se tient attentif au commencement de l'action tandis que ma participation réapparaît, ne vous perdez pas, devant moi-même suivre le rythme, procédant à un acte radical, une méthode du tout commune afin que la mémoire lui revienne complètement. Quelle, peu, apparemment, rude mission que j'ai à remplir délicieusement. Oooh ! Mes yeux !

Sur le lit, drap, jeté rabattu, ma jolie épouse saisie aussitôt l'initiative qui va être entreprise. Torse nu à mon tour, pantalon conservé, Teresa dégrafe son soutien-gorge noir, me rapprochant alors d'elle, en m'avançant sur les genoux. Derrière cette porte, rôle restitué, là, du spectateur, voyeur, ce drôle de pouvoir du dédoublement, la vue que j'en ai, est celle d'un dos féminin, tonique, à la cambrure délicate. J'observe, le vis en même temps, celui à ce moment, du retrait de ce haut de lingerie. Son fessier est partiellement caché par son peignoir bleu acier dont madame se dégage, découvrant le très mignon, ferme, postérieur, mis en valeur par un string d'identique couleur, une parure assortie assez affriolante. N'est-ce pas un peu impudent, capitaine ?

-Manœuvre activée de mon amendement. Je me rachète pour cette ligne droite finale.

Je l'entends clairement rectifier son tir de bonté, indemnisant ma précédente incommodité émotionnelle. Je l'embrasse, ses bras s'enroulent autour de mon cou, la bascule lentement en douceur sur le lit, entraînant une étreinte exquise tandis que la responsabilité de mon autre statut de spectateur referme la porte méthodiquement, nous laissant en privé, dans la lumière tamisée.

-Patrick.

Mon prénom est reconnu, prononcé à voix très basse, la mémoire retrouvée de notre amour, également. Oh ! Teresa. Quelles retrouvailles entre nous ! Grand merci, capitaine ! Je devine un ; De rien ! Je vous ai offert un épilogue heureux. Le tempérament valeureux de la femme, de l'agent qui s'invite au cœur de cette première partie de ce bientôt dernier songe, je le sens, renforce cette sécurité que je dois davantage apprivoiser. Si je compte sur toi, compte sur moi pour améliorer cette confiance, encore un petit peu frileuse ! Second saut périlleux avant dans une nouvelle tranche onirique. Hop là ! Quelle agilité de gymnaste !

L'équipe ancienne se reforme. Rigsby, Van pelt, Cho, Lisbon-Jane et moi, réunis pour des nouvelles enquêtes ? Ah !

Grace se tient sur le seuil de la porte d'entrée d'une maison élevée en légère altitude, représentant, je pense, l'élévation personnelle ou/ et professionnelle, les concernant. Si mon analyse d'apprenti onirologue pourrait s'avérer juste ; Quel bonheur pour eux deux ! Cervelle toujours en activité. Cette demeure peinte de blanc, semble bel et bien être leur foyer avec Wayne, Van Pelt pensant d'un coup à leur fille, Maddie.

-Tiens ! Il faudrait que je téléphone afin de savoir si tout va bien.

Inquiétude maternelle accentuée, injustifiée heureusement, d'une mère. Toutefois, suite aux mots rassurants de son époux, son avis se modifie, partant ensuite, tous, en voiture, celle-ci garée près du portail de l'habitat. A l'intérieur du véhicule non de fonction mais banalisé, plus tard, je ne me vois qu'assis qu'à côté de Rigsby, sur le siège passager de devant, roulant sur un long boulevard avant de remarquer des constructions immobilières terminées, flambants neuves, américaines, bien sûr, entendant cette chanson qu'interprétait l'acteur Gene Kelly dans ce film légendaire ; Singing In The Rain. Mélodie joyeusement significative, comprenant le sens de ce décor qui est dressé dans ce paysage qui défile.


I'm singin' in the rain

Je chante sous la pluie

Just singin' in the rain

Chante simplement sous la pluie

What a glorious feeling

Quelle sensation magnifique !

I'm happy again.

Je suis heureux de nouveau.

I'm laughing at clouds

Je me moque des nuages

So dark up above

Si sombres là-haut

Cause the sun's in my heart

Car le soleil brille dans mon coeur

And i'm ready for love

Et je suis enfin prêt pour l'amour

Let the stromy clouds chase

Laissons les vilains nuages disparaître

Everyone from the place

Que tous les gens de la place,

Come on with the rain

Viennent sous la pluie

I've a smile on my face

J'ai le sourire aux lèvres

I walk down the lane

Je me promène dans la ruelle

With a happy refrain

En fredonnant un gai refrain

Cause I'm singin'

Car je chante

Just singin' in the rain

Chante simplement sous la pluie


Le message est plus que limpide, réalisant ses pas de claquettes dotés de ce talent à l'éloquence inouïe. Au fil de la route, une réflexion personnelle s'émet de ma langue.

-Je sens un embellissement.

Aurait-il un lien évident avec ma vie conjugale et prochainement paternelle ? L'hésitation n'est plus permise à l'orée de ce stade. Des craintes bientôt débarrassées… . Wayne sourit uniquement, acquiesçant. Si lui aussi s'y met, aucune raison de ne pas le sentir comme une solide confirmation. Nous nous arrêtons par la suite, à proximité de l'entrée d'un parc d'attraction qui ne paye pas de mine, modeste, installé dans un bois, où l'on peut apercevoir depuis la voiture, des autos-tamponneuses ainsi que Teresa, assise à une table en bois, de pique-nique, ne la voyant, à nouveau, seulement de dos, contemplant sa belle épaisse chevelure qui retombent sur sa veste marron. En attente ? Vraisemblablement ! Je propose ensuite à Rigsby d'aller nous divertir, amenant une autre petite fille de 10 ans, blonde, cheveux bouclés, me faisant penser à Charlotte. Un rappel divin, à tout jamais, à son souvenir ? Je suis en droit de répondre ; Très certainement ! Toujours à mes côtés. Par ailleurs, le scénario marque une différence. Cette fillette a perdu sa maman. Où peut-elle bien se trouver ? Nous n'en savons rien. En route pour le parc, cela dit ! A peine, mon pas a pénétré à l'intérieur, que je suis catapulté dans une autre séquence, comme si la bobine d'une pellicule d'un long métrage avait sauté en cours de projection. Je suis de nouveau cachoter, me retrouvant assis en face de l'enfant, dans le hall d'une sorte de tribunal, décor en surplus ajouté, intégré, divisé, reconstituant celui d'un parloir. Les rêves sont généreux en matière d'aménagement que l'on jugerait dans la réalité de chargé. Tout est possible, épisodiquement critiqué quand un commandant de bord remplit des pièces qui accueillent ses colocataires prénommés tous, environnements variés. J'ai été vêtu d'un parka esquimau, visage souriant, m'adaptant à toutes ces diversités de situations. Ton posé, mains exposées sur la table, regardant la fillette, qui comme moi, le percevant ainsi, ne sommes du tout soucieux, patientant simplement….

La signification qui m'est envoyée, alors, me fait comprendre que tout ira pour le mieux malgré mes inquiétudes taraudeuses, en général, mais surtout envers Teresa. Sa profession à risque principalement depuis qu'elle est enceinte, revenant là-dessus, cette peur qui puisse lui arriver quoique ce soit, comprenant que je ne dois réellement pas. Nous sommes protégés. Que je me l'ancre ! Ce qui est curieux est que dans ce dernier songe, l'équipe, ancienne, nouvelle, se retrouve affectée au sein d'une unité nouvelle, le F.B.I ayant été fermé comme lorsque le bureau californien d'investigation avait été liquidé par ce bureau fédéral. Un donnant, donnant punitif onirique, uniquement ? Le capitaine sévit, incluant un retour de manivelle. Un rappel nostalgique, aussi, avec le passé, quand cela s'est produit ? Et oui ! Le nom d'Abbott n'est qu'émis, toutefois.

-Dennis Abbott n'est plus votre patron. Nous allons vous envoyer ailleurs. Il ne peut plus rien faire pour vous.

C'est sûr, ayant déjà démissionné vraiment, pour aller rejoindre son épouse à Washington. Notre univers mêlé à une situation très réaliste, je n'aime pas tellement, mais on s'y habitue. Faire comprendre que rien n'est acquis et que de mauvaises surprises peuvent surgir ? Ou que ce statut professionnel qu'a acquis, Cho, peut s'annoncer ardu ? Dans les deux cas, l'on saura rebondir, nos liens indéfectibles, étant notre force. Nous y avons été maintes et maintes fois confrontés, affrontant et plus sérieusement avant mon exil. Nous savons nous relever. Debout, toujours !

J'émerge une peu plus tard, ne consulte le cadran du réveil cette fois-ci, me raccrochant à notre monde, celui que je vis, préfère, étrangement, malgré ces atrocités qu'il abrite, les subissant ainsi que ses résidents internationaux. Résister contre l'adversité. Une devise non négligeable à garder précieusement en soi. Les changements actuels intervenus dernièrement, dans ma vie intime, me conviennent parfaitement, n'ne réclamant pas davantage. Heureux, c'est ce qui compte. Quel long voyage j'ai parcouru, arrivant à bonne destination ! Mon bras droit enlace de nouveau la taille de ma femme, au matin, la regarde, referme les paupières, sensation de confiance, m'enfonçant dans mon bien-être, mon bonheur. Je t'aime, je vous aime. Mon chemin se poursuit en direction d'une nouvelle aventure, ma profession de consultant, également, ayant profondément assimilé que telle est ma vie à présent, l'acceptant avec une pleine réjouissance. J'aime…

Quatre mois et demi plus tard, le divin enfant naissait, un petit garçon de 3, 750 kg, mesurant 54 cm, que je pris dans mes bras dans ce même hôpital, au Houston Methodist Hospital, accouchement de Teresa auquel ma bravoure me poussa à y assister sans m'évanouir, qui fut pris, là, en main, sens propre, par l'obstétricienne, docteur Susan Lukes. Nos yeux de jeunes parents furent emplis d'émotion, de joie, le réalisant réciproquement, à moitié. Une partie de nous deux, en bonne santé, enfantée. Emerveillement, pensée très émue, me remémorant la naissance de Charlotte, pesant un peu moins, 3,425 kg, mesurant quant à elle, 52 cm, une belle taille aussi, auquel j'avais été aussi présent. Ce souvenir enchanteur du passé, s'emmêla à celui du présent, se superposant d'une façon indivisible, unit l'un à l'autre comme des jumeaux, exactement, deux mères qui accueillaient, les lèvres dessinaient d' une extase suprême, leur progéniture sacrée, ceux d'un père s'y joignant, l'expression follement enjouée. Imaginez ces ravissements semblables. Je l'ai revécu avec similitude. Pupilles miroitantes de cette émotion vive, sensation de serrement du cœur. Angela, mon unique fille, éternellement à vous, éternellement à moi. Amour impérissable. Tous les cinq, maintenant, inextinguible.

Lorsque les contractions avaient débutées, perdant les eaux, mon adorée m'avait alerté en téléphonant au bureau fédéral, appel réceptionné par Wylie, dont celui-ci m'avait remis le combiné après m'avoir averti de ce coup de fil. A l'annonce du travail qui commençait, elle avait eu la lucidité d'appeler d'abord un taxi, vu la distance qui séparait la maison, habitable depuis, chaleureuse telle que je l'avais quelque peu rêvée, plus qu'embellie, et le F.B.I, me donnant rendez-vous à l'hôpital. Je m'empressais comme un fou, mettant au courant, Wylie, donc, qui avait bravé ses appréhensions de passable homme de terrain, pour le rejoindre finalement. Grade de courage ! Puis Cho, évidemment, passant telle une flèche dans son bureau pour l'en informer, s'en étonnant durant un quart de seconde, ne voyant le temps défilé depuis l'acquisition de ses nouvelles fonctions.

« -Déjà ? »

« -Et oui ! Désolé mais je dois filer sans te réclamer la permission. Pas le temps !»

« -Fonce, tu as ma permission. »

« -Merci ! » me montrant enjoué, tout excité.

« -Tiens-nous au courant. »

« -Compte sur moi. Ça, oui ! »

Je repartis comme une bourrasque en un éclair, devinant, encore, derrière la porte qui se refermait du patron, que notre ami esquissait un trait amical en largesse, content, très, concernant cet événement qui allait éclore dans quelques heures, imminent, si je peux dire, madame n'accouchant qu'au bout de 12h40 minutes. Pour Angela, la durée avait été de 14h00 environ. Cela replonge dans les détails du temps écoulé du passé. Comment ne pas y repenser ? Je ne peux pas. Par ailleurs, faisant le lien, l'attente est une torture pour les nerfs ainsi que la douleur qui fut supportée sans péridural comme Angela. Résistance d'acier dont a fait preuve mon agent préféré. La peau dure ! Heureusement, aucune poignée de mes cheveux ne fut arrachée, y tenant précieusement. Quand il fallut pousser bien plus tard, ma main tenait la sienne, dans la salle de travail, dont celle-ci me serra fortement sans pour autant me la broyer, plus qu'importante également pour son utilité quotidienne. Moment très intense, éprouvant émotionnellement, surtout lorsque le petit être fut extirpé de l'utérus, ramené ensuite sur le tissu de la blouse que portait Teresa, au niveau du ventre, comblés mutuellement, au bord des larmes, je l'avoue, qui coulèrent sur les joues de la jeune maman, un baiser doux adressé sur sa bouche, souriant tous les deux de cet immense bonheur reçu en héritage. Le choix d'un prénom à nous, s'était imposait auparavant, nous mettant dans une position d'hésitation, néanmoins.

Tom, Thomas, Matt, Matthew, Jessie, Michael, Daniel, Christopher, David, Noah, Ryan, Nicholas, Tyler (trop footballer à mon goût, la future maman le reconnaissant un peu.) Aiden, Gabriel, Dylan, aimant beaucoup tous les deux, Mason, Evan, Luke, Austin, trop texan, ou Jacob ? Choix cornélien ! Ne pouvant statuer, indécis, notre choix s'était finalement arrêté sur deux prénoms qui correspondaient, à notre goût mutuel, s'imposant comme une évidence vis-à-vis de la personnalité future de notre enfant. Daniel, prénom français comme pour Charlotte, ayant hésité avec David, un rappel qui me tenait à cœur et Michael, préférence plus prononcée pour Teresa. Toutefois, un troisième fit son apparition, ému à nouveau, regard sensible à l'annonce de ce cadeau auquel je ne soupçonnais pas.

« -Non. Ce sera, Daniel, Michael, Patrick Jane. »

« -Tu veux ? » penché partiellement au-dessus de ma femme, dans cette chambre, localisée au service maternité.

L'émotion tourbillonnait en moi, très sensiblement touché ; Oh, que oui !

La tête de mon aimée hocha doucement un oui, yeux n'ayant désempli de son émotion de jeune mère, aussi. Un tendre baiser adressé à sa bouche, acceptant ce présent symbolique, magnifique.

« -J'en suis si honoré. » déclaration que je lui murmurais, proche de son visage, l'expression de chacun transparaissant nos sentiments à l'intensité incommensurable.

Le beau petit bonhomme aux cheveux fournis, déjà, châtain clair, qu'est notre fils, né à 6h00 du matin, un 20 février 2017 ! Ma fille aurait eu l'âge d'être une jeune femme. Oh ! Seigneur ! Une tristesse mélancolique pointait. Bienvenue à bord de notre paquebot ! C'est pour cette raison que j'avais rêvé à l'équipe du C.B.I au complet, Rigsby, Van Pelt venus exprès, pour la naissance, leur demandant, d'être le parrain et la marraine, les touchant également. La ronde des émotions, cette fois, se montrer interminable, à juste sensation. Mes beaux-frères devaient venir deux jours plus tard, pour admirer leur neveu sous tous les angles de sa bonne constitution physique, heureux d'apprendre, de leur apprendre la naissance du petit gars. Impatients, réjouis. Par ailleurs, nous avions sollicité Cho pour remplir ce rôle de protecteur mais notre autre ami refusa, recommandant Wayne, en le voyant davantage que lui, malgré qu'il en fut, profondément honoré, aussi, différemment, même si son impassibilité dominait. Nous finissons tous par nous connaître au bout de temps d'années. Ma franchise s'était engagée auprès de Rigsby, ne lui cachant que cette demande avait été, d'abord, proposée à Kimball, me répondant avec un léger trait de plaisanterie ; Je suis la dernière roue du carrosse à laquelle tu as pensé. Sourire un tantinet forcé, le sentant un peu vexé. Tape sur son épaule gauche de la part de ma main droite, me rattrapant sincèrement, ce qui le toucha.

« -Nous serions réellement très contents que tu sois le parrain de notre enfant. Je te le jure. »

Embarrassé de cette sensation émotionnelle, la gérant petitement, avec maladresse, ne sachant se montrer flegmatique, je dirais pudique, mauvais acteur concernant la dissimulation de ces sentiments privés, il accepta, le regard partiellement baissé avant de m'étreindre, lui rendant d'une façon solidement amicale. Resté authentique à lui-même ! Abbott était venu également avec sa légitime, Wylie présent par suite, loyalement. F.B.I, C.B.I, réunis, l'essence précise ce que nous sommes, avons été, sommes devenus. Quel(le) aventure, évolution splendide nous avons mené de front, oui, ensemble !

Angela, Regarde !

Charlotte je te présente ce lien de notre sang.

A jamais à vous tous ! Nous vous aimons.

Rideau ! Rentrée au port définitivement suite à cette inoubliable croisière. N'est-ce pas ? Je suis d'accord. Au revoir ! A la prochaine, qui sait ? Dans un rêve…

Comme a pu le soulever, Rigsby, à propos du fiston ; Il va en faire des tours ! Me fixant.

« -Un affreux jojo. »

J'en plaisantais, gaiement, instant faste pour y répondre après que mes épaules se soient simplement haussés, y souriant au préalable, me disant, que vu les gènes, ça ne serait pas impossible, souhaitant cependant, qu'il ne prenne pas vraiment exemple sur son papa mais maman, surtout. Ma tête se tourna ensuite vers la fenêtre, l'ouïe aux aguets.

-Quel beau bébé ! voix douce de notre marraine, s'extasiant cependant.

J'imaginais Cho, Teresa, tous sans exclusion, chacun à leur tour, acquiescer, dans cette chambre. Mes lèvres étirées, l'attention brièvement figée sur ce ciel bleu vers lequel celle-ci s'orienta durant un fugace moment.

-Quel bel enfant, oui !

Une nouvelle, toute nouvelle ère. Ainsi que pour la récente recrue, nous ayant rejoint il y a trois mois et demi déjà, présenté sous le nom de l'agent Lauren Harshfelt au physique joliment métissé. Mi- hispanique, mi-indienne, que j'avais défini, recevant certitude de sa part, sans familiarité, mutuelle. Un ravissant métissage, je l'avoue. Ce nouveau membre est un mélange de caractère, comme je l'avais prédit, m'en stupéfiant néanmoins, entre l'ex- agent Fischer, stature des deux identiques, excepté la longueur des cheveux, sa couleur. Longs et brune comme ceux de la regrettée, Vega, une mutation génétique véridique. Poigne, intégrité fiable, convenablement intégrée, droite, des points semblables avec notre supérieur, ami, notre cher Cho. Tiens, tiens ! Les contraires ne s'attirent pas forcément. Respect mutuel seulement, pour l'instant, peut-être. A voir ! Sûr de rien mais tout est possible. Agent de terrain compétent, réactif. Infiniment ! Ne pas trop, par contre, vouloir s'amuser à la faire tourner en bourrique. Sinon, gare ! Je sollicite alors la prudence. Toutefois, comme les autres, elle s'acclimate à ma personnalité malgré que celle-ci ne soit pas approuvée. Pas tant le choix ! Moi non plus. Nouvelle équipe reconstituée. La nouvelle ère s'est invitée.

Ce ciel st si bleu ! L'espoir, la renaissance m'ont adopté. Je suis au complet. Un nouveau jour, la naissance de Daniel, Michael, Patrick Jane, trouvant que cette composition de prénoms se marie idéalement. Cela sonne à merveille ! Ma vie d'homme, de consultant qui s'imbrique brillamment, avec épanouissement dans ce monde dans lequel je ne suis plus un survivant mais un vivant qui a connu sa résurrection, y vivant, ayant été apprivoisé. Ma radieuse, seule, belle-famille ! Recevez ce baiser de reconnaissance. Après avoir marché, erré sur cette route sans fin, je suis rentré à la maison, mon reluisant, beau, chaleureux foyer que voici où deux mondes cohabitent aussi avec apaisement qui sont celui de mon passé puis de mon présent. Je n'ai plus peur des fantômes. Home sweet home ! Je ne rêve plus ma tranche onirique, je la vis avec merveilleux. Mes craintes qui s'étaient immiscées en tant que passagers clandestins, ont sauté d'un train en marche afin que je puisse profiter d'une tranquillité qui se fit désirer durant ces années de tortures émotionnelles. Je goûte enfin à ce type de répit. Cela marque.. Le prélude d'une nouvelle aube à notre existence.

Le plus fantastique de mes songes est celui qui me tient en éveil.

Jusqu'à l'immortelle fin.

*Traduction de la chanson chantée par Gene Kelly, sur la cocinnelle net