Bonjour de nouveau !

Voilà donc le chapitre 1. J'en suis pas très fière à vrai dire. Il n'est pas super bien réussi.

Mais bon. Puisque c'est déjà fait ! Mais comme vous allez me laisser une review je saurais votre avis, ainsi que si ce chapitre a plu ou non ! N'est-ce pas ?

KISS KISS.

Chanson du chapitre : Someone who cares de Three Days Grace

Ave.


Chapitre 1 : Someone who cares

1992.

C'était une nouvelle année dans ce collège, entouré de toutes ces personnes qu'il ne pouvait plus supporter. Dans sa classe, il connaissait tout le monde, tout le monde le connaissait. Sauf un, Dominic Howard, un nouveau. Mais Matthew n'y avait pas prêté attention. Il devait être comme tous les autres. Il l'avait vu parler un peu avec des élèves déjà. Ce ne serait surement pas son nouvel ami. Et puis de toute façon, il s'en fichait, il était seul, il le savait, à quoi bon essayer de changer les choses ? C'était comme ça. Il s'était fait une raison.

Il s'était assis au fond de la classe comme à son habitude, avec pour seul compagnon une chaise vide à ses côtés. Il avait à peine écouté le blabla du professeur principal. Il s'en fichait, c'était toujours pareil. La matinée était passée assez rapidement. Puis une fois que Matthew était plongé dans ses pensées, le temps passait à toute allure.

Il avait mis son sac sur le dos, l'avait ensuite déposé dans le couloir et avait arpenté les couloirs en direction du self, comme tous les autres élèves. Il passait entre eux sans que personne ne l'interpelle ou ne le regarde. Comme invisible. Il avait pris son plateau, mis les premières choses à manger qu'il avait sous la main dessus et s'était assis au fond du self, à une table de 4, seul. Il avait commencé à manger, ne prenant pas attention à ce qui se passait autour de lui. Les autres élèves parlaient entre eux sans se soucier du brun.

« Je peux m'asseoir ? »

Matthew releva sa tête et planta son regard dans celui du blond qui lui faisait face. Il haussa les épaules. L'autre dû prendre ça pour un oui car il s'assit en face du brun.

« C'est Matthew c'est ça ? »

Matt leva ses yeux vers ceux du blond.

« Oui. Dominic ?

- Dom, c'est mieux », dit le blond un sourire aux lèvres. Matt lui rendit son sourire sans trop comprendre ce qui se passait. Puis il baissa les yeux vers son assiette et continua de manger.

« Dis, tu me feras visiter ? J'suis nouveau, j'suis un peu paumé en faite.

- Si tu veux. Tu viens d'où ?

- Exeter. T'es pas si bizarre en faite, les autres m'ont dit ça. »

Matthew avala de travers.

« Tu sais, si t'es juste venu pour vérifier les conneries que disent les autres, tu peux aller te faire foutre.

- C'est pas ce que je… »

Matthew n'entendit pas la fin de la phrase, il s'était levé, avait rangé son plateau et était sorti du self. Il était allé s'asseoir dans la cour et avait branché son mp3. Il n'avait pas le droit d'écouter de la musique dans l'enceinte du collège, mais il s'en foutait. De toute façon, qu'est-ce que cela pouvait bien leur faire ? Qu'il écoute de la musique ou non, ça ne changerait pas grand-chose, rien même. Encore une fois, on était venu le voir juste pour vérifier les dires des autres. A croire que les gens n'ont que ça à faire. Ils sont stupides, jugent sur les apparences et sont bourrés de préjugés. Matthew les déteste tous.

Il avait fermé les yeux, profitant pleinement de la musique à fond dans ses oreilles. Mais il les avait bien vite rouverts en sentant une présence à ses côtés. Le blond, une nouvelle fois. Il retira ses écouteurs et rangea son mp3.

« Qu'est-ce que tu veux ?

- Tu m'as dit que tu me ferais visiter. »

Matthew ne répondit rien, ne le quittant pas des yeux.

« J'ai pas dit ça pour être méchant tout à l'heure. Je constatais juste que les autres étaient cons, c'est tout. Alors tu me fais visiter ou pas ?

Matthew soupira et se leva, Dom à sa suite.

« C'est pas interdit, d'écouter de la musique ici ?

- Bien sur que si. Mais qu'est-ce que ça peut bien faire de toute façon. »

Dom haussa les épaules et suivit Matt dans les couloirs, qui essayait de lui montrer le plus important, en essayant de rien oublier.

« Voilà, bienvenue dans ce collège absolument génial, Dom », ironisa Matt. Dom lui lança un petit sourire et la sonnerie annonça la fin de la pause. Ils avaient longés les couloirs pour finalement reprendre leur sac et était rentrés dans la salle de cours à la suite des autres élèves. Dominic avait suivi Matthew au fond de la classe et s'était assis à côté du brun. Un petit rien qui avait fortement étonné Matthew, mais qui n'en était pas si mécontent. Le professeur leur avait jeté un coup d'œil. Professeur d'histoire, soit la seule matière que Matt aimait assez. Ou plutôt parce que le professeur était le seul qu'il appréciait. Parce que quand Matthew a commencé à être solitaire, à rester seul, rejeté des autres, les professeurs s'étaient inquiétés. Mais Matthew s'en foutait de leur inquiétude, il se foutait qu'on se soucie de lui. Il ne voulait pas de leur pitié. Plusieurs professeurs, tous en fait, avaient essayé de lui parler. En vain, Matthew était froid et ne les écoutait pas. « Je vais bien, je préfère rester seul que d'être avec les… Autres » avait-il souvent dit. Les Autres, il ne les aimait pas, et eux ne l'aimaient pas non plus. Il n'avait pas envie de traîner avec eux, il n'avait pas envie. Souvent, il avait été agressif envers les professeurs, même si au départ ils n'avaient qu'une bonne intention, eux, ça énervait Matt. Son professeur d'histoire, il n'avait rien dit, rien demandé. Il l'avait observé c'est vrai, et même s'il savait pertinemment qu'aujourd'hui, tout était une histoire d'apparence, que les autres le jugeaient sans le connaître, il ne supportait pas de voir que les jeunes pouvaient être à ce point méchants. Car c'était le mot. Alors il n'avait rien dit, se doutant que ce n'était pas la meilleure chose à faire. Mais il s'en souciait quand même. C'est pour ça que Matthew l'appréciait, parce qu'au moins, lui n'était pas venu le voir avec cette pitié qu'il ne supportait pas.

Voilà pourquoi le professeur avait jeté un coup d'œil au deux garçons assis l'un à côté de l'autre au fond de la classe. C'était la première fois depuis longtemps que quelqu'un s'asseyait à côté de Matt et lui adressait la parole. Le professeur s'en réjouit. Puis il fit son cours, laissant de côté ses pensées.

Matt avait changé, il souriait, de plus en plus, il riait comme il ne l'avait pas fait depuis longtemps, il s'était même surpris à avoir hâte d'arriver au collège. La raison, il le savait. Dom. En quelques semaines, ils étaient devenus amis, tellement proches, comme s'ils se connaissaient depuis toujours. Les autres élèves ne disaient rien, ils regardaient le spectacle discrètement, parlant à voix basse du nouvel élève qui avait sympathisé avec le gars bizarre. Puis les chuchotements avaient cessés, pour tout le monde voir Dominic Howard et Matthew Bellamy ensemble était devenu commun. On ne s'y intéressait plus.

Matt s'était coupé les cheveux, après une remarque de Dom disant qu'ils étaient trop longs. Si bien que tous les regards s'étaient tournés vers lui le lendemain. « Ça lui va mieux, les cheveux courts » avaient dit les uns « Il essaie d'arranger sa face, l'autre » avaient dit les autres. Puis plus aucuns commentaires n'avaient été fait sur sa coiffure.

Chaque matin il s'approchait de Dom et lui faisait une tape amicale. Durant chaque cours ils étaient assis l'un à côté de l'autre. A chaque pause ils traînaient ensemble. Chaque midi ils mangeaient ensemble. Et chaque soir ils marchaient ensemble, jusqu'au croisement ou Dominic prenait à gauche et Matthew prenait à droite. Et chaque fois ils tournaient tout deux la tête une fois, se croisant du regard et échangeant un sourire. Et ils continuaient leur route chacun de leur côté.

La mère de Matthew le voyait revenir un sourire un peu plus grand sur les lèvres chaque soir, et comme une maladie contagieuse, sur son visage un beau sourire s'était installé aussi. Parce que depuis sa séparation avec son mari, Marilyn était fatiguée d'essayer de s'en sortir, d'essayer de tout faire du mieux qu'elle pouvait, d'essayer de donner le meilleur pour ses deux enfants, et quand elle voyait l'état pitoyable de Matthew, et les disputes si fréquentes entre ses deux fils, elle désespérait. Alors quand elle avait vu Matthew retrouver le sourire, une vague de bonheur l'avait submergée, ayant l'impression qu'enfin tous ses efforts portaient ses fruits. Enfin elle s'endormait soulagée et apaisée le soir, n'imaginant plus son fils malheureux. Elle n'avait jamais vu ce Dominic, mais déjà elle était pleine de reconnaissance pour lui.

George Bellamy était encore loin de tout ça, loin de Marilyn, loin de ses deux fils dans ce train qui l'amenait pourtant vers eux. Parfois, il regrettait d'être parti, de ne pas être avec eux, de ne pas voir ses deux fils, de ne pas les voir grandir et de ne pas leur parler. Il avait souvent essayé de les appeler, mais aucun de deux ne décrochait. Et chaque fois il écoutait les tonalités défiler, pour finalement tomber sur la messagerie, alors il décollait son portable de son oreille et le rangeait dans sa poche, les yeux pleins de tristesse, de regret et de peur. Peur de ne plus jamais pouvoir leur parler. Mais il n'abandonnait pas, et la semaine d'après il rappelait, espérant inlassablement entendre le son de la voix d'un de ses fils. Mais cette fois s'en était trop, il avait acheté un billet de train, avait fait ses valises et était parti en direction de Teignmouth. Mais il appréhendait de les voir, et il savait que ce ne serait pas facile. Une voix annonça l'arrivé en gare de Teignmouth, alors George se leva, prit ses valises et attendit l'arrêt du train, nerveux.

« Tu nous as laissés tout seul, tu as laissé maman toute seule. »

George était assis sur une chaise dans la chambre de son fils, un air désolé sur le visage. Depuis 1 an il ne l'avait pas vu, Matthew. Et maintenant il en payait les conséquences, ses deux fils lui en voulaient énormément, et sa femme ne lui adressait presque plus la parole.

« Je sais. Je suis désolé Matthew. Mais avec la tournée du groupe et… Ta mère, c'était difficile de venir te voir.

- J'm'en fous au pire, ça change rien, si tu le voulais vraiment tu serais venu.

- Matthew…

- T'es parti, comme ça, tu nous as laissé dans la merde, moi au collège, et maman seule, je l'ai jamais vu aussi fatiguée, tout ça par ta faute ! »

Matthew avait les larmes au bord des yeux, il essayait tant bien que mal de les retenir, parce qu'il ne voulait pas paraître faible devant son père, il voulait juste lui montrer qu'il était en colère contre lui. Mais déjà une larme coulait sur sa joue, suivit d'une dizaine d'autre. George le prit dans ses bras, honteux de voir ce qu'il avait causé. Et déjà la culpabilité se faisait sentir.

« Je suis désolé Matthew, je suis tellement désolé… »

Matthew avait abandonné toute tentative de résistance et il avait serré son père, fort.

« Tu m'as manqué putain »

George resserra son étreinte en entendant les paroles de son fils. Finalement il le lâcha, le regarda droit dans les yeux et lui sourit, content d'avoir renoué avec son fils.

« A moi aussi tu m'as manqué, fiston »

Ils étaient sortis de la chambre du brun, et avaient croisé Paul dans le couloir. Paul regarda Matthew un instant, gentiment. Paul ne regardait jamais son frère gentiment, il le regardait avec une sorte de défi, avec un éternel regard où il paraissait en vouloir à Matt. Matthew n'avait jamais vraiment compris pourquoi, il n'avait jamais vraiment compris comment ils en étaient arrivés là. Et cette fois, Paul l'avait regardé sans aucune méchanceté dans le regard, Matt ne comprenait pas. George descendit les escaliers et laissa ses deux fils entre eux. Paul rentra dans la chambre de son petit frère et s'assit sur le lit, Matthew l'avait suivi.

« Ecoute Matt, j'suis désolé. »

Matt écarquilla les yeux, sans comprendre pour autant.

« Désolé de quoi ?

- De tout.

- C'est-à-dire ?

- Tu sais, les conneries habituelles. Je le pensais pas vraiment en fait.

- Je comprends pas.

- Essaie pas de rendre les choses plus compliquées tu veux, déjà que c'est un grand effort pour moi de m'excuser, mets-y du tiens un peu.

- Pourquoi tu t'excuses ?

- Matt !

- Quoi !?

- Je le pense vraiment ! J'suis désolé ! J'en ai marre qu'on se prenne la tête !

- T'as tellement était un connard depuis quelques temps que j'y crois plus trop tu vois.

- Matt s'il-te-plait… »

Son frère avait les yeux qui brillaient, mais ne détachaient pas son regard de celui de Matt.

« Ok c'est bon, t'es fou pleure pas ! »

Matthew s'était assis à côté de Paul.

« J'suis vraiment désolé Matthew, je savais que tu vivais quelque chose de pas facile au collège et au lieu de t'aider comme un frère se doit de le faire j'ai juste... Rien fait de ce qu'il fallait.

- C'est bon c'est pas grave »

Matthew lui lança un grand sourire que Paul lui rendit. A vrai dire il n'y comprenait plus grand-chose, c'était une journée étrange, tout le monde venait s'excuser, son père comme son frère, à croire qu'ils s'étaient donnés le mot.

« Aller, viens Baloo !

- Depuis quand tu m'appelles Baloo ?

- Depuis que t'as pris du poids mon pauvre frère ! », Lança Matt en riant. Alors il vit Paul se mettre à courir après lui, et à son tour il courut partout dans la maison, il descendit les escalier suivit de près par Paul. Marilyn les vit descendre et courir dans le salon, riant à pleins poumons. Elle n'y croyait pas ses yeux, qu'elle avait écarquillés d'ailleurs. Tout était en train de s'arranger, petit à petit, et elle avait l'impression d'être dans un rêve. Malgré que sa relation avec George ne se soit pas arranger. Lui était assis dans un fauteuil du salon, un sourire aux lèvres, en voyant ses deux fils se chamailler comme des gamins. Puis la sonnette se fit retentir, Matthew alla ouvrir. Il revint finalement dans le salon.

« Maman, j'avais oublié, je devais aller chez Dom aujourd'hui, à tout à l'heure ! »

Il était reparti, avait pris son blouson et était sorti de la maison, en compagnie de Dom.

« C'était qui ? lança George.

- Dom, répondirent Marilyn et Paul en chœur.

- Un ami à Matt.

- Celui dont il parle tout le temps.

- Il était nouveau cette année, et il a sympathisé avec Matt.

Paul et Marilyn avaient parlés chacun leur tour.

« Ils sont ensemble ? » demanda George. Paul se mit à rire.

« Pas encore ! », répondit-il. Sa mère écarquilla les yeux.

« Maman, ça crève les yeux, tu vois pas comment il en parle ? J'suis sur qu'ils vont finir ensemble, puis j'ai toujours eu un doute sur l'homosexualité de Matt, de toute façon. »

Ses parents le regardèrent sans rien dire.

« Quoi ? »

Et Paul ne savait pas encore, que ce qu'il disait n'était pas totalement faux.