Yo les gens :D

Voilà le chapitre 4 rien que pour vous. Comment j'suis trop gentille. Truc de fou.

Alors. Que dire dessus. Ce chapitre c'est plus l'évolution de Muse qu'autre chose. Avec, du coup, ça coule de source n'est-ce pas, l'apparition du troisième membre du groupe :D Je vous laisse découvrir tout ça.

J'avoue, que c'est encore un peu heureux et toutes les conneries. M'enfin. Pour ce qu'il vous attend, vous avez bien le droit à quelques chapitres de répit, n'est-ce pas ? BREF.

Pour les reviews : (ou devrais-je dire LA review. Puisque y en a qu'une seule. Désolation, Sacrilège, et tristesse intense. Délaissée de tous, je suis.)

IN DA PLACE : (Et après, c'moi qu'à un pseudo de merde. Bah ouai. AH J'TE JURE HEIN) AH OUAI !? IL A REPRIS LA SUITE DE SON PÈRE ? Nan mais tu sais, c'est toujours la même chose, puisque ça recommence tout le temps. Tu vois. Genre WHAT. Truc de fou ! Mais nan j'l'ai déjà vécu haha ! J'VOIS PAS POURQUOI Y AURAIT UN CLASH SUR NORMAN, ET Y EN AURAIT PAS UN SUR CYPRIEN, LE MONGOLIEN. HEIN CYPRIEN, AVEC TES BLAGUES DE MEEEERDE. RRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRAH ! Et puis voilà, tu peux rigoler, vas-y. Mais on verra bien. Qui aura le dernier mot. On verra bien. Kauman t trau drrraul cé fout jariv pa a i croir vazy ma soeur de Koeur t tèlman fentastyque ke jariv pa a croir ke tu soi maaa soeur !

Chanson du chapitre : Good Life de One Republic

VOILA. ON SE RETROUVE EN BAS LES AMIS.


Chapitre 4 : Good Life

1999.

« She burns like the sun
And I can't look away
And she'll burn our horizons
Make no mistakes »

Matthew s'éclatait sur scène, jouant de sa guitare à s'en défoncer les mains. Dominic tapait sa batterie de tous les côtés, s'épuisant comme jamais, et Christopher était concentré sur sa basse. Leur premier vrai concert, c'était ce qu'ils étaient en train de vivre. Muse, le groupe dont Matthew avait toujours rêvé. Le groupe qu'il voulait réaliser. Mais c'est son rêve qui s'est réalisé. Il avait formé un groupe. Il avait réussi. A l'aide de Dominic, et de Christopher. Christopher, ils l'ont rencontré il y a quelques années. Lors d'un concert. A l'époque Chris jouait de la batterie. Mais Dom et Matt lui ont proposés d'apprendre la basse et de se joindre à leur groupe, ce qu'il a accepté. Ils se sont liés d'amitié, très vite. Parce Chris est quelqu'un de très agréable, peut-être discret par moment, mais depuis le temps qu'ils le connaissent maintenant, Matthew et Dominic savent qu'ils peuvent compter sur le plus jeune. Parce que Christopher à le cœur sur la main, parce qu'il a toujours était là, qu'il est toujours là, et qu'il sera toujours là si l'un de ses amis à un problème. Et maintenant, à eux trois, ils forment un groupe.

Au départ, ils ont eu du mal, à se faire connaître. Ils ont changé plusieurs fois le nom du groupe, comme « Gothic Plague » ou encore les « Rocket Baby Dolls ». Puis après un concours musical à Teignmouth, qu'ils gagnent, ils ont multiplié les concerts dans de petits clubs locaux ou les bars du coin. Petit à petit ils se sont fait connaitre, et ils ont finalement réussi à sortir leur premier album studio, soit Showbiz. Ils sont fiers, d'avoir réussi. Spécialement Matthew d'ailleurs. Parce qu'enfin il va pouvoir montrer à chaque personne qui n'a pas cru en lui, à chaque personne qui l'a regardé de travers, que ce n'était pas qu'un gars bizarre. Que ce n'était pas qu'un simple gars rejeté des autres. Qu'il était plus que ça, et qu'ils ont tous eu tord, de le laisser de côté. Il va enfin pouvoir leur montrer qui il est vraiment, il va enfin pouvoir s'exprimer comme il l'a toujours voulu. Comme il avait toujours espérer le faire. Mais ça y est, tous ses espoirs se concrétisent, tous ses rêves deviennent réalité.

Peut-être que ça ne durera pas longtemps, peut-être qu'après cet album le monde les aura oubliés, ces trois jeunes, Muse. Mais Matthew y croit tellement, Matthew l'a tellement voulu ce groupe, qu'il ne baissera jamais les bras. Que même s'ils tombent dans les oubliettes, il fera tout pour en sortir. Il ne se laissera pas abattre. Il sera fort. Il en a marre, d'avoir toujours été faible, de n'avoir jamais rien fait et d'avoir subit. Il a tellement honte. Il se sent tellement stupide. Mais maintenant il est fort et ne se laissera plus faire. Il se relèvera à chaque chute, et continuera à avancer.

Lui et Dominic, c'est resté comme c'était. D'ailleurs, c'est la première chose que Christopher à remarquer. « Mais vous êtes ensemble en fait ? » c'est ce qu'il leur a demandé le jour d'après leur rencontre. Discrets, ils l'étaient, mais il faut dire que rien n'échappait à Chris.

Dominic a vu Matthew un peu plus souriant chaque jour, un peu plus confiant chaque jour. Il l'a vu se battre mentalement pour ce groupe, et ne pas baisser les bras. Il l'a vu faire tout ce qu'il pouvait pour y arriver, et Dominic est tellement fier de son Matthew, tellement fier de voir qu'il a réussi, que tous ses efforts ont mené à quelque chose. Et Matthew le mérite tellement. Oui, il le mérite, vraiment. Et Dominic a été là, chaque fois que le brun n'y arrivait plus, chaque fois qu'il en avait marre d'essayer, chaque fois qu'il s'écrasait contre cette réalité qui voulait le persuader qu'il n'y arriverait pas. Chaque fois il a été là pour l'écouter et pour le rassurer. Chaque fois il a été là pour lui dire de ne pas baisser les bras. Chaque fois il a été là pour lui, pour Matthew. Parce qu'il l'aime tellement. Et parce qu'il ferait tout pour lui.

Maintenant ils y étaient, sur cette scène dont ils avaient tant rêvé, devant ces gens en délire. Les spectateurs n'étaient pas très nombreux encore, c'est vrai, et ce n'était qu'une petite salle, mais c'était déjà tellement pour eux. Ça représentait déjà tellement. Et même si ce n'était que leur début, déjà les gens étaient à fond dans leur musique, déjà ils sautaient et connaissaient presque toutes les paroles par cœur. Matthew n'y croyait pas, Matthew se croyait dans un rêve. C'était magique. Tout simplement magique. Encore une fois depuis le début du concert, il se tourna vers Dominic et lui offrit un magnifique sourire, les yeux pétillants. Et en retour Dominic lui rendit son sourire. Et Matthew tourna ensuite la tête et regarda Christopher qui lui aussi, souriait. C'était fou, c'était complètement malade. C'était beau et ce serait surement inoubliable. Leur premier concert, leur premier vrai concert.

Ils venaient de finir, et après avoir remercié tout le monde ils étaient partis dans les coulisses. Tous les trois ils s'étaient regardés, sans rien dire, sans ne savoir quoi dire. Alors ils étaient restés plantés là, à se regarder, un éternel sourire sur les lèvres.

Des mois étaient passés depuis, et faire des concerts était presque devenu quelque chose de commun. Tout était allé très vite. Au départ on en parlait juste, et le nom de « Muse » arrivait à à peu près toutes les oreilles, puis au fur et à mesure « Muse » sortait de presque toutes les bouches et les discussions se créaient. Les gens parlaient de ce nouveau groupe, disant qu'il était génial et qu'il fallait absolument écouter. Et petit à petit les gens aimèrent, ou pas d'ailleurs. Les places de concerts s'épuisaient de plus en plus rapidement, et la foule était à chaque fois plus grande au fil des concerts. Doucement, mais surement. Ils avaient réussi, et ça ils pouvaient le dire. Muse attirait le regard de plus en plus de personnes.

Angleterre, Allemagne, France, Etats-Unis, Japon, Australie, Irlande, Finlande, Norvège, Suède, Danemark, Suisse, Espagne, Italie, Autriche, Hollande, Belgique, ils allaient partout, découvraient tellement de pays et donnaient des concerts à chaque fois. Le succès grandissait, un peu plus chaque jour. Mais en France c'était encore plus gros, et ils le disaient. Ils vendaient 5 fois plus de CDs qu'en Angleterre, le public était plus grand, les gens étaient encore plus fous et sautaient pendant tout le concert. Et ils garderont la France dans leur cœur pour cet accueil tellement plus grand que dans les autres pays. Mais partout c'était tellement extraordinaire, tellement magique. C'était incroyable.

Le bonheur d'abord, c'est ce qu'ils vivaient, peut-être que la vie était trop occupé ailleurs pour venir casser leur gloire. Ou peut-être qu'elle les laissait s'amuser un peu plus longtemps, pour que leur chute soit encore plus dure. Elle aimait ça, la vie, de voir tout ses gens profiter pour ensuite les faire souffrir. Elle contrôlait leur destin, leur peine et toutes ces choses qu'on peut vivre. Comme une chose tapis dans l'ombre, qui contrôlait tout un tas de pantins. Et elle leur faisait faire ce qu'elle voulait. Elle les regardait du coin de l'œil, imaginant déjà les terribles choses qu'elle allait leur faire vivre. Puis parfois elle épargnait certaines personnes, parfois elle ne faisait pas ce qu'elle avait prévu et dans un élan de bonté elle les laissait s'aimer, se détruire, sourire et pleurer sans qu'elle n'intervienne. Elle ne faisait plus rien et regardait où tout cela menait quand elle ne les contrôlait plus. Puis quand le bonheur se faisait trop présent elle rajoutait de la tristesse par-ci par là, pour égaliser les choses.

Matthew Dominic et Christopher étaient bourrés de bonheur pour le moment, vivant leur rêve le plus cher. Et ça leur suffisait. Même malgré la fatigue de devoir tout faire du mieux qu'ils pouvaient, même malgré la lassitude de devoir être tous les jours au top, ils étaient heureux.

Peut-être que c'était trop beau pour être vrai, peut-être que le fait que tout se passe si bien était un peu trop gros, mais ils s'en fichaient, ils n'y faisaient pas attention. Tout allait bien pour eux, alors à quoi bon se créer des ennuis ? Autant profiter le plus qu'ils pouvaient. Mais le problème, c'est que quand vous ne pensez plus à vos actes, quand vous faites tout ce que vous voulez, vous oubliez les conséquences, les représailles et toutes les emmerdes derrière… C'était beau mais c'était triste, c'était bien mais c'était mal. C'était eux, jeunes et cons.

« Les gars ! Kelly est à l'hôpital elle va accoucher !

- Whaaaaat ?

- Déjà ! Bon… Aller bouge toi Chris, on file à l'hôpital ! »

Dom poussa Chris jusqu'à la porte qui était complètement traumatisé. Matthew était sous le choc et se contentait de les suivre. Ils étaient dans le taxi, tous les trois, Chris particulièrement angoissé.

« Je vais être papa putain

- Ouai en effet

- Je vais être papa.

- …

- Putain les mecs je vais être papa ! »

Dominic et Matthew échangèrent un sourire. Christopher avait l'air heureux mais nerveux, et ses deux amis ne trouvaient rien à dire. Christopher allait devenir père. C'était fou.

Alfie était né, Christopher le portait dans ses bras, souriant, submergé par le bonheur qu'il éprouvait à l'instant même. Dominic et Matthew le regardait, un sourire sur les lèvres eux aussi. Kelly et Christopher, ils étaient déjà en couple lorsque Chris avait rencontré les deux autres. Et ça se voyait tellement que Christopher crevait d'amour pour elle. Ils étaient fous amoureux l'un de l'autre, et ça ne faisait que commencer. Christopher était persuadé d'avoir trouvé la bonne personne. Et il ne se trompait pas. Il avait eu de la chance, car tout était allé très vite, et il n'avait jamais eu d'échecs par rapport à ça. Kelly était la première et surement la dernière.

« Félicitations, mon vieux », avait lancé Dominic.

Christopher lui avait lancé un grand sourire et avait reposé son regard sur ce petit bonhomme au creux de ses grand bras. Le petit homme agitait ses membres dans tout les sens et regardait ce grand brun au dessus de lui avec de gros yeux. Puis il finit par lui sourire et Christopher se sentit fondre de bonheur. Il posa son doigt sur le nez d'Alfie et celui-ci ria un peu. Puis Christopher le replaça dans les bras de sa mère et s'approcha de ses deux amis. Matthew le prit dans ses bras.

« Et beh, t'auras pas traîné toi, déjà papa putain.

- C'est un truc de malade, j'y crois pas Matt !

- Pourtant c'est bien l'tien il est pas tombé du ciel ce gosse ! »

Christopher le tapa gentiment sur la tête et retourna auprès de Kelly.

Dominic avait peur. Il n'avait pas cru à l'amour, jamais. Il avait pensé que l'amour, c'était un truc que les gens avaient inventé pour se rassurer, pour ne pas être seul et vivre une vie à deux. Il avait pensé qu'au final, c'était juste un gros mensonge qu'on avait raconté à tout le monde, et que tout le monde avait cru. Alors le monde s'était mis en quête de l'amour, le cherchant inlassablement, puis certains disaient l'avoir trouver : « C'est l'amour de ma vie », qu'ils disaient. Dominic n'y croyait pas. Ils s'imaginaient l'avoir trouvé, tous ces gens, mais peut-être que finalement, c'était juste psychologique. Peut-être qu'ils avaient tous tout faux. Et que l'amour, ça n'existait pas. Mais Dominic était tombé de haut, quand il avait vu Matthew et qu'il avait appris à le connaître. Il n'avait pas compris au départ, ce sentiment bizarre, parce qu'il ne le connaissait pas. Puis il avait enfin compris, que l'amour ce n'était pas qu'une invention. Dominic s'était amusé, jusqu'au jour où il était tombé sur lui, où il avait trébuché sur Matthew, jusqu'au jour où il avait posé son regard un peu plus longtemps sur le brun. Et ce Matthew était devenu comme une nécessité pour Dominic, comme son oxygène. Et alors, et alors il avait peur, maintenant. Peur de ce sentiment trop grand. Peur de ce besoin d'être à ses côté, tout le temps. Peur de ces sourires et de ces promesses. Peur de ce rire et de ces yeux bleus. Peur de ces cheveux bruns mal coiffés et de cette voix si douce. Peur de ce Matthew dont il était devenu complètement dépendant. Il avait peur. Et si jamais ça ne durait pas ? Et si jamais un jour il ne suffirait plus pour Matthew ? Si jamais le brun le laissait tomber ? Que ferait-il alors ? Et si Matthew trouvait quelqu'un d'autre ? Et si, et si… Trop de questions, Dominic espérait seulement que ce n'était pas qu'un amour éphémère. Parce que maintenant qu'il croyait à l'amour, il savait qu'il était piégé pour de bon.

Au final, ça avait été tellement facile. Peut-être trop facile. Mais ils avaient oublié que, derrière ce décor trop beau se cachait la vraie vie avec ses compagnes qu'on appelle emmerdes. Un coup cette vicieuse elle vous sourit et vous fait croire qu'elle est belle, puis le lendemain elle toque à votre porte et vous offre un cadeau empoisonné. Ils avaient rêvé de liberté et de succès, et ça y est, ils avaient obtenu ce qu'ils voulaient. Mais ce n'était pas fini. C'était loin d'être fini, et ce rêve qu'ils vivaient les yeux ouverts, ils ne savaient pas que ce n'était qu'une face de la célébrité. Il ne savait pas que de l'autre côté se cachaient les critiques, la peur et le stress, les pleurs la fatigue et la déception. Le bonheur est éphémère, et ils ne semblaient pas l'avoir compris. Il arrive d'un coup et s'installe dans vos vies, puis quand les soucis arrivent il s'enfuit comme un lâche et vous laisse-vous démerder. Vous avez pensé qu'être célèbre c'était la vraie vie ? C'était ce qui pouvait vous arrivez de mieux ? Mais vous n'avez pas compris, vous n'avez pas vu. La seule chose que vous avez vu, c'est ce côté magique de la célébrité. Celui qu'on essaye de vous montrer, tout le temps. Mais le côté sombre vous ne l'avez pas vu, peut-être même que vous n'en connaissez même pas l'existence. Parce que les gens n'ont plus de respect pour vous, pour votre vie privée. Les paparazzis vous collent à la peau et vous espionnent, vous ne pouvez plus sortir dans la rue sans vous faire accoster par un fan, ou au contraire, par des gens qui vous déteste. Et on vous crache des insultes à la gueule. On vous dit que vous êtes nul, que votre groupe c'est de la merde et que votre musique tue les tympans. On vous regarde avec mépris, quelque fois même avec haine. On vous critique et on invente des choses stupides sur vous. Les rumeurs circulent sans que vous n'ayez rien dit. Et celle-ci sont des fois complètement fausses. Et si vous faites une seule erreur tout le monde le sait. On vous aime un jour puis le jour d'après on vous range dans un tiroir. C'est la célébrité, la vraie. Au départ vous êtes modestes, puis petit à petit le succès vous monte à la tête et vous perdez les pédales. La prétention vous gagne et l'égoïsme vous ronge. A eux deux ils vous détruisent. Et si personne n'est là pour vous ramener les pieds sur terre, vous pouvez être sur de ne pas en sortir indemne. Mais pourtant elle est parfois si belle cette célébrité. Vous pouvez faire ce que vous voulez, quand vous voulez. On vous acclame et on vous aime. On vous admire et on rêve de vous rencontrer. C'est magique mais un peu perturbant. Les gens collent vos têtes sur les murs de leur chambre, ils connaissent toute votre page wikipédia par cœur, ils ont vu chaque vidéo que vous avez postée sur youtube et écrivent votre nom sur tout ce qu'ils trouvent. Pourtant vous n'êtes pas si différent, pourtant vous êtes comme les autres. La seule chose qui change c'est que vous êtes célèbre.

La célébrité. Mélange de bonheur intense, de stress et de haine.

A consommer avec modération.


Voilàààà. J'attends vos reviews.

Et pour finir, une petite blagounette : C'est l'histoire d'un gars, il s'appelle Christophe, et il a toujours l'heure. On l'appelle Christophe-heure. (Et là vous êtes censé rire. Si si.)

Ave.