Chapitre 12, le voilà.

J'ai franchement pas grand chose à dire dessus, je vous laisse juger. Le début du chapitre est basé sur la chanson Big Freeze, puisque ça se passe fin 2012, donc sortie de The Second Law. Puis... Voilà.

Pour les reviews:

Encore merci à Mar RKO By Metal pour sa review toute gentille!

amazonepotter: Je suis pas sûre d'avoir dit que une seule review c'était moins bien parce que je connaissais pas la personne. Au contraire, j'ai souvent eu une review par chapitre, sauf que la personne qui laissait des reviews, je la connais. Et pas qu'un peu. C'est pour ça que j'ai dit que c'était pas super cool, d'avoir une seule review de quelqu'un que je connais et qui à déjà lu toute la fiction... Parce que ça me donne pas d'autres avis sur mon histoire, ça m'aide pas à savoir si ce que j'écris, c'est cool, ou pas. De plus si j'avais 5 reviews putain, ça serait extraordinaire. C'est le fait de pas avoir de review de personnes inconnues qui me désespérait un peu. Ecrire une histoire et la poster sur internet, pour moi, c'était un moyen de me rendre compte si mes histoires étaient intéressantes. Et, le truc, c'est que je recevais pas de reviews.

Bien sur que le plus important c'est d'avoir des commentaires, même s'il y en a qu'un! C'est ce que je me tue à dire depuis quelques chapitres... Une personne citée plus haut m'a laissé des reviews ces derniers jours, et résultat j'ai posté deux chapitres en l'espace d'une semaine, je crois. Et ce n'était qu'une personne. Une seule. Mon but n'est pas d'obtenir 10 reviews par chapitre. Une review par chapitre, de quelqu'un qui n'a jamais lu mon histoire, et qui a donc un avis objectif, c'est déjà tellement. La preuve: ça m'a vraiment motivé ces derniers jours de recevoir les reviews de cette personne citée plus haut.

C'est pourquoi j'ai insisté pour recevoir des reviews. J'ai insisté, parce que ne pas en recevoir ne me motivait absolument pas. A quoi ça servait d'écrire si je n'étais même pas certaine que quelqu'un lisait? Mais juste une personne, c'est juste génial. J'ai jamais dit que j'abandonnerais si j'avais seulement 5 reviews... Si j'avais 5 reviews, au contraire, ça me pousserait tellement à continuer cette histoire! Or jusque là j'ai jamais eu 5 reviews par chapitre. Je ne me plains absolument pas d'en recevoir qu'une! Une review c'est déjà amplement suffisant pour moi.

Je te remercie tout de même de lire mon histoire, j'espère que la suite te plaira toujours autant.

Bref. Je croyais avoir été claire quant aux sujet des reviews.

Ceci dit, j'espère que tout est clair maintenant. Je ne compte pas recevoir des milliers de reviews... Je voudrais juste avoir les avis de ceux qui lisent. C'est simplement ça.

Breeeef, bonne lecture!


Chapitre 12 : We destroyed something beautiful

Fin 2012.

Dominic marchait. Il marchait pour oublier. Pour tout oublier. Il marchait pour l'oublier. Il marchait pour oublier sa voix, son sourire, son rire, ses yeux bleus océans, ses paroles, ses gestes. Il marchait pour oublier les chansons. Pour oublier les paroles. Il marchait pour oublier le passé et ses promesses, ses erreurs, ses souvenirs. Il marchait droit devant lui, pour oublier qui il était, pour oublier sa vie, pour oublier ses regrets. Il marchait pour oublier la douleur. Il marchait pour oublier les pleurs, les sourires faux, les regards qui le trahissaient. Il marchait pour l'oublier, lui, sa compagne et son enfant. Il marchait.

Mais rien ne fonctionnait. Rien de ce qu'il faisait pour oublier ne fonctionnait.

Are you fine? Have you found a way to escape ?

Non, il n'allait pas bien. Et non, il n'avait pas trouvé de moyen pour s'échapper. Parce qu'il ne pouvait pas s'échapper. Il était coincé, prisonnier de ses sentiments. Prisonnier de cet amour qui le rendait fou. Prisonnier d'un petit homme brun aux yeux bleus.

Are you here, just because I need you ?

Il n'était pas là parce que Matthew avait besoin de lui. Il était là parce qu'il avait besoin de Matthew. Il avait besoin de le voir, de le sentir à ses côtés, de lui parler, de rire avec lui. Il avait besoin de lui comme on a besoin de boire pour vivre.

We still hope, but our dreams are not the same

Sur ce point, il avait sûrement raison. Ils espéraient, encore et toujours. Mais l'un espérait de garder son meilleur ami, et l'autre espérait d'être aimé comme il aimait.

And I, I lost before I started

Avait-il vraiment perdu avant de commencer ? Dominic ne savait pas vraiment. Peut-être. Mais pourtant, Matthew ne s'en était pas si mal sorti. Il avait Kate, Bingham, il pouvait se payer tout ce qu'il voulait, il avait toujours un meilleur ami, il vivait de sa passion. Mais de quoi parlait-il exactement ?

Hear me

L'écouter ? Il ne faisait que ça. Il passait son temps à boire ses paroles, à l'écouter parler, chanter, rire. Il l'écoutait jouer, s'énerver, crier. Il l'écoutait, tout le temps.

Don't let the sun in your heart decay

S'il parlait de son amour pour lui, il n'avait nul besoin de lui rappeler. Parce que jamais ça n'arriverait. Parce qu'après tout ses essais pour oublier, pour passer à autre chose, il n'avait jamais réussi.

Are you here, just to prove you're winning?

Dominic trouvait cette phrase tellement ironique. Comme s'il avait à prouver quelque chose. Et encore pire, prouver qu'il avait gagné. Mais gagné quoi ? Dominic n'avait rien gagné. Il avait perdu. Mais ce qu'il ne savait pas, c'est que dans la tête de Matthew tout était différent. Parce que pour Matthew, Dominic avait bien gagné. Parce que sans que personne ne le sache, Matthew avait lutté lui aussi, contre ses sentiments. Et c'était eux qui avaient fini par gagner. Parce que Matthew s'en était rendu compte. Parce qu'au fond il l'avait toujours su. Parce que malgré Gaia, Kate, il y avait toujours eu Dom. Toujours.

We destroyed something beautiful

Ils avaient détruit quelque chose de tellement beau. Ils avaient détruit tout leur passé, toutes les heures passées ensemble, tout les regards échangés. Ils avaient détruit chaque souvenir, chaque parole, chaque promesse. Ils s'étaient détruits eux-mêmes.

Don't give up

Bien sur qu'il n'abandonnerait pas. Parce qu'il n'avait jamais abandonné. Et ça continuerait. Il n'avait pas abandonné quand Matthew s'était enfuit, il n'avait pas abandonné quand le brun avait fait son choix, la première fois, il n'avait pas abandonné quand son père avait quitté ce monde, il n'avait pas abandonné quand Matthew l'avait laissé pour Kate. Il n'avait jamais abandonné.

Don't let the magic leave us

Existait-elle vraiment, cette magie ? Dominic avait plutôt l'impression qu'elle avait disparu, comme tout. Comme tout ce qu'ils partageaient.

Et les paroles de Big Freeze continuaient de le hanter.

Il marchait dans les rues de Paris, on avait beau dire, c'était tout de même une très belle ville. Mais Dominic n'aimait plus les capitales, il y avait trop de monde, trop de journalistes, trop de paparazzis. Pourtant, il se devait d'y aller souvent, pour tous les concerts qu'ils avaient à assurer. Il arriva devant ce pont. Ce pont que tout le monde connaissait. Le pont des arts, qu'il s'appelait. Vous le connaissez tous, c'est celui où des milliers de cadenas sont accrochés. Il s'arrêta devant, puis continua sa marche et le traversa. Il regarda les cadenas sur les grilles. Il regarda ceux qui étaient gravés, d'autres simplement marqués au marker. Il y en avait des minuscules, et d'autres énormes. Il laissa échapper un petit sourire ironique. Comment ces gens pouvaient s'imaginer qu'ils avaient trouvé leur « âme-sœur » ? Il remarqua un attroupement de personnes à quelques mètres devant lui. Un couple et certains de leurs amis sans doutes. Ils jetèrent la clé à l'eau et les gens autour d'eux applaudirent. Le couple s'embrassa sous les cris des autres. Dominic avait envie de leur crier que c'était qu'un putain de mensonge. Que l'amour c'était une connerie qui faisait plus de mal que de bien. Que ça ne servait qu'à vous faire souffrir. Il avait envie de détacher chaque cadenas et de les jeter à l'eau. Il fini par se moquer de lui-même. C'était juste lui, le problème. Et rien que lui.

Il traversa le pont, puis retourna à l'hôtel.

Il passa par derrière, évitant ainsi les journalistes qui attendaient devant. Il monta les escaliers, et pour son plus grand malheur, croisa Matt dans les couloirs. Ce n'est pas le fait de le voir qui le dérangeait, c'était le fait qu'il lui poserait des questions sur ce qu'il avait fait de son après-midi.

« Dom ! Ca va ? Tu étais où ? »

- Ca va, je me promenais. »

Mais Matthew ne lui posa pas plus de questions, il se contenta de lui sourire puis le laissa-là. Cela faisait maintenant un petit bout de temps que Matthew ne demandait plus rien à Dominic. Qu'il n'essayait plus d'en savoir plus. Tout simplement parce que Dominic finissait par trop se dévoiler, et se dévoiler disait rappeler à Matthew ses sentiments à son égard. Et Matthew ne voulait plus en parler, il ne voulait plus y réfléchir. Parce que cela lui faisait peur. Parce que les sentiments qu'il avait enfouis refaisaient surfaces. Et il n'en voulait pas. Il avait une vie maintenant, une vie dans laquelle Dominic était son meilleur ami. Mais c'est tout. Et cela ne devait pas changer. Il avait une femme et un enfant. Il ne pouvait pas revenir en arrière. Il devait tout faire pour enterrer ces sentiments une fois pour toutes.


L'année passa rapidement. Le groupe avait enchaîné les concerts, sans s'arrêter. Et ils commençaient vraiment à fatiguer. Mais heureusement pour eux, la tournée finissait bientôt.

Matthew avait essayé, il avait vraiment essayé de chasser Dominic de sa tête. Mais il n'y était pas parvenu. Il avait créé un froid entre eux durant quelques semaines, puis il avait laissé tomber. Il avait fini par ne plus y penser, ou du moins, essayer, et faire comme il avait toujours fait. Alors les gestes d'affections étaient revenus, les sourires francs et les longs regards étaient revenus.

Seulement voilà, il devait en payer les conséquences. A force de trop traîner avec son meilleur ami, les sentiments s'étaient faits plus forts. Plus présents. Et d'autres avaient disparus. Ceux qu'il avait pour Kate s'effaçaient.

Entre la tournée de Matthew et les tournages de Kate, le couple s'était éloigné. Les disputes s'étaient faites plus fréquentes. Ils n'avaient rien vu venir. Ils n'y avaient même pas pensé. Mais voilà, ils ne s'aimaient plus comme avant. C'était un fait.

Seulement ils ne voulaient pas l'accepter. Ils ne voulaient pas que cela se passe comme ça. Ils voulaient sauver les meubles. Pour Bingham, surtout. Parce qu'il n'avait pas mérité ça. Il devait avoir deux parents qui s'aimaient. Il devait vivre en famille.

Pourtant faire semblant n'était peut-être pas la meilleure des solutions.

Matthew n'avait pas l'air très bien. Il avait de grand cernes sous les yeux, le visage fatigué, ses yeux bleus d'habitude si joyeux semblaient éteins. Les sourires que lançait Matthew à Dominic étaient différents de ceux qu'il faisait d'habitude. Trop simples, trop tristes. Et le blond l'avait remarqué. Il savait bien que quelque chose n'allait pas, que quelque chose n'allait plus. Et quand les rumeurs sur la séparation proche du chanteur et de l'actrice firent surface, Dominic comprit. Dominic comprit ce qui tiraillait Matthew depuis quelques semaines déjà. Il voulait sauver son couple, et c'était compréhensible. Il voulait le meilleur pour Bingham, et des parents séparés n'étaient pas vraiment une bonne chose.

Matthew était allé voir Kate, sur un coup de tête. Il avait pensé que la revoir après des semaines sans elle les aiderait à surmonter tout ça. Il avait pensé que la distance avait tout foutu en l'air, mais qu'il n'était pas encore trop tard.

Mais il s'était trompé. A peine quelque jours après leur retrouvailles, une dispute avait éclatée, sur quelque chose de tout simple sans vraiment d'importance. Mais ils n'étaient plus d'accord. Plus rien n'allait.

Quand tout fut calmé, Matthew rentra doucement dans la chambre où Kate se trouvait, et alla s'asseoir à ses côtés. Elle avait les yeux rougis d'avoir trop pleuré.

« Il faut qu'on arrête Matthew…

-…

- Il faut qu'on arrête. »

Il n'y avait pas besoin de mots. Tout était dit. Mais Matthew venait de se faire déchirer le cœur.

- J'aurais aimé que ça se passe autrement, Kate… Je…

- Je sais. Je sais Matthew..

- Mais… Bingham… Et…

- Ecoute, je sais que tu ne veux pas de ça pour lui, moi non plus Matthew. Mais on ne peut plus continuer. On ne peut pas continuer à faire semblant. Tu vois comme moi que rien ne va plus. Je t'aime Matthew, sincèrement. Mais ça ne marche plus. »

Elle le regarda, les yeux brillants. Il n'osait rien dire. Il n'osait rien faire. Il se contenta de lui prendre la main et de la serrer fort. Elle posa sa tête sur son épaule et laissa échapper quelques larmes. Matthew passa un de ses bras autour de ses épaules, en laissant lui aussi échapper une petite larme, qu'il chassa bien vite de sa main.

Il rentra plus tôt que prévu en Angleterre, n'ayant prévenu ni Chris, ni Dom. Il avait pris le métro, sa capuche sur la tête et ses lunettes de soleil sur le nez, la tête baissé. Il n'avait vraiment pas envie d'être reconnu. C'est devant l'appartement du blond qu'il finit par se trouver. Il y était venu instinctivement. Il entra, ayant un double des clés. Il monta les escaliers et n'eut pas besoin d'utiliser les clés une nouvelle fois pour ouvrir la porte d'entrée de l'appartement numéro 9. Parfois il s'inquiétait du manque de prudence de son meilleur ami. Il ouvrit la porte et Dominic ne fut pas long à arriver, ayant pris peur tout d'abord.

« Matt ? Qu'est-ce que tu fais là ? Tu ne devais pas revenir vendredi ?

-… »

Matthew avait posé son sac sur le sol, regardait Dominic et ne disait rien. Il se mordit la lèvre inférieure en repensant à Kate.

« Matt ? T'es sur que ça va ? »

Matthew s'approcha rapidement et se blottit dans les bras du blond. Dominic ne comprenait pas, il ne comprenait rien. Mais il laissa faire Matthew, et à son tour referma ses bras sur le corps du brun. Finalement, depuis le début, ça avait été comme ça. Même dans l'incompréhension, même quand ils ne voulaient pas en parler, l'autre était là. Toujours. Et s'ils n'avaient pas de réponses à leurs questions, ils laissaient faire. Parce que c'était le rôle d'un meilleur ami. Parce que c'était leur rôle à chacun. Veiller sur l'autre, le protéger, le comprendre, le faire rire, le faire sourire. Toujours. Ils ne se l'étaient jamais vraiment dit, mais putain ce qu'ils tenaient l'un à l'autre.

Durant un long moment, ils restèrent là, sans rien faire, dans les bras l'un de l'autre. Puis Matthew se détacha du blond et le regarda un moment. Il mordit sa lèvre inférieure, une nouvelle fois, et regarda Dominic, sans rien dire. Il lui demandait de l'aide, il lui criait sa peine. Sans mots. Mais Dominic comprenait tout. Alors le blond pris le sac du brun au sol, alla dans sa chambre et le reposa. Il enleva les draps et en mis d'autres, propres. Il mit les anciens sur le canapé du salon et retourna dans la chambre. Matthew y était resté, debout, les bras ballants.

« Matt ? »

Matthew se retourna à l'entente de son prénom.

« Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi tu es revenu si rapidement ?

- Ça ne marche plus. Tout va mal, et... Et maintenant, c'est fini.

- …

- C'est fini. »

Dominic ne savait pas quoi dire. Matthew s'était assis sur le lit et avait joint ses mains sous la forme d'un poing pour les poser sur sa bouche. Il regardait le sol et ne disait plus rien. Il ne pleurait pas, et il ne pleurerait pas. Parce qu'il ne montrerait pas qu'il était faible. Jamais.

« Matt je… J'suis vraiment désolé pour toi… »

Dominic s'était assis à ses côtés, mais n'osait pas tenter un geste affectif. Matthew pouvait être très lunatique par moment. Être triste puis d'un coup en colère. Dominic avait compris depuis longtemps que dans ces moments là, il valait mieux ne rien dire et attendre un geste de sa part. Dominic finit par se lever, mais Matthew le retint par la main. Il se leva à son tour et de nouveau le prit dans ses bras.

« Ça fait mal Dominic, ça fait tellement mal.

- …

- J'suis désolé…

- De quoi ?

- De t'avoir fait ça, deux fois. »

Dominic ne répondit rien. De toute façon, il n'y avait rien à répondre.

« Je ne voulais pas… Bingham il… Il ne l'a pas mérité… Putain j'suis un père merdique.

- Dis pas n'importe quoi Matt. »

Matthew se détacha juste assez pour faire face à Dominic, sans pour autant le lâcher.

« Dom… Me laisse pas, s'il te plaît. Pas toi. »

Matthew le regardait de ses yeux bleus océans, sans ciller.

« Jamais. »


J'espère que ce chapitre vous plait, j'attends vos réactions!

Ave.