Bonjour tout le monde.

Voici un nouveau chapitre. On m'a dit que ma fiction n'était pas simple à lire, je comprends. Mais j'espère que vous l'appréciez quand même.

Merci à ceux qui la lisent. Bisous et bonne lecture =)


Le vent était doux, le soleil était à son point le plus haut, le bruit de l'eau faisait un bien fou à Derek. Il repensait à ces écrivains du XIXème qui se rendait au bord de mer afin de soigner leurs maux. Il allait peut-être rester quelques temps ici. Il aurait aimé venir à Venise dans d'autres circonstances mais on ne choisit pas son destin. Alors qu'une pointe d'amertume l'envahissait, il sentit des doigts attraper les siens et le calme chassa l'amertume. Heureusement que Jackson était là. Qu'aurait-il fait sans lui ? Sans doute qu'il aurait abrégé ses souffrances.

- Signore, siete arrivati.

Derek donna l'argent au gondolier et ils rejoignirent la terre ferme. Une voiture ainsi qu'un chauffeur les attendaient :

- Wow. Tu as sorti le grand jeu. Dit Jackson impressionné.

- Tu mérites le meilleur.

C'est ainsi qu'ils arrivèrent au Belmond Hotel Cipriani. L'hôtel de luxe par excellence. Le raffinement, la discrétisation et la tranquillité étaient les mots d'ordre. Au loin, ils pouvaient voir le palais des Doges. Tout était magnifique, tout était parfait jusqu'au moment où Derek toussa fortement rappelant Jackson à revenir sur Terre. Il prit Derek dans ses bras et l'entoura de ses bras musclés. Ce soir, il devait rendre visite à une très vieille connaissance.

- Bonsoir, bienvenus au Belmond Hotel Cipriani. Je m'appelle Alberto Benini et je suis le maître d'hôtel. Je vais vous accompagner à votre suite.

- Bonjour. On vous suit. Dit Derek.

Ils ne tardèrent pas à arriver dans leur suite :

Voici la suite Palladio qui offre une vue de 180 degrés comme vous pouvez le constater. Sur la terrasse, il y a une piscine et un jacuzzi. Vous avez aussi un bateau à moteur privé. De plus, vous pouvez commander un menu gastronomique qui vous sera servi dans votre suite.

- Oh... Magnifique. Tu es complètement fou Derek.

- Je voulais te faire plaisir.

- C'est réussi.

Le maître d'hôtel quitta les lieux après une présentation des lieux et des services proposés. Derek s'allongea sur le lit alors que son petit-ami s'affala sur le canapé.

- C'est magnifique. Comment as-tu fait pour la réserver ? J'ai toujours essayé de l'avoir et c'est impossible.

- J'ai dit que j'étais le neveu de Peter Hale. Il est très connu à Venise.

- Ah bon ?

- Avant l'incendie, Peter était un artiste.

- Vraiment ? On dirait pas.

- Il a beaucoup changé.

Derek toussa, enleva sa veste et ferma les yeux mais Jackson remarqua quelque chose.

- Qu'est ce que c'est que ça ?

- Hein ?

- Ça ?

- Des plaques rouges. Ce n'est rien.

- Non bien sûr, tu es juste en train de mourir mais ce n'est qu'un détail pour toi apparemment.

- Jacks.

- Non Der. Réveilles-toi, arrêtes de subir comme si de rien était. Ça me met hors de moi !

- Jackson ! On est à Venise. Profites de la ville.

- Seul ?

- Je suis trop fatigué. J'ai besoin de repos.

- Ok, à ce soir.

-Oui oui.

Jackson enfila sa veste et quitta l'hôtel pour se rendre dans le centre de Venise. Il devait voir un vieil ami.

Après une dizaine minutes, il finit par arriver devant une vieille maison, située dans une ruelle étroite. La porte s'ouvrit sur un vieil homme.

- Quelle surprise. Jackson. Entre voyons.

Jackson sourit et entra. Il ferma les yeux et se remémora ses moments passés dans cette maison. Que de merveilleux souvenirs.

- Ça ne va pas fiston ?

- Si, enfin non. J'ai un problème.

- Je t'écoute.

- C'est mon amoureux, c'est aussi un loup-garou, un Hale et il est malade. Il a le SIDA.

- Un Hale ? Peter ?

- Non. Derek.

- Il est vivant...Merveilleux. Tu es sûr que c'est le SIDA ?

- On est parti voir le médecin.

- Vous êtes au courant que nous sommes des loups-garous et que par conséquent, on ne peut pas avoir le SIDA ?

- Je sais. Cela surprend mais il a vraiment le SIDA. Il a les symptômes.

- Tu as fait le test ?

- Non. Je ne le ferai pas.

- Jackson, es-tu inconscient ?! Dès que tu en aura l'occasion, tu fera un test. Ce n'est pas une suggestion.

Jackson baissa la tête. Il détestait décevoir son vieil ami Luiz. Il s'était rencontré peu après son installation à Londres. Lors de vacances, il avait entreprit de visiter l'Europe. C'est lors d'un soir de pleine lune à Florence qu'il rencontra Luiz. En effet, au lieu de s'énerver, Jackson devenait, lors des pleines lunes, tristes et suicidaires. En ce temps, il ne comprenait pas encore que son compagnon lui manquait cruellement. Luiz, l'avait aidé à se sentir mieux et lui avait fait comprendre ce qui se passait. C'est à ce moment là, qu'il réalisa qu'il ne pouvait vivre sans Derek.

- Je n'ai sincèrement aucune idée de ce qu'il lui arrive. Mais partez à Florence, il y a Dina, la sorcière. Tu te souviens ? Elle aura plus de réponses que moi.

- Merci. Merci pour tout. Sinon comment vas-tu ?

Et ils continuèrent de discuter jusqu'à la tombée de la nuit.

- Au revoir mon fils. Et surtout, tiens bon. Quoiqu'il arrive, tiens bon.

- Oui. Merci Luiz. Au revoir.

Jackson repartit à l'hôtel gonflé à bloc. Son ami avait le don de lui redonner le courage quand il en manquait. Demain, il devait convaincre Derek de partir à Florence.

Il entra doucement dans la chambre. Les lumières étaient éteintes. Derek semblait endormi, il n'avait pas bougé de la journée. Sauf pour se changer. Le plus jeune en fut peiné. Voir son petit-ami si mal en point, lui le cœur en mille morceaux.

Jackson se doucha rapidement et s'installa dans le lit aux côtés de Derek. Alors qu'il s'était mit sur son côté, loin de son amant, comme il était de mise depuis sa maladie, il sentit des mains caresser ses hanches.

- Où étais-tu parti ?

- Je me suis baladé.

- Pourquoi es-tu loin de moi ? Je te dégoûtes ?

Jackson se retourna aussitôt et se rapprocha de son amant.

- Ne redis plus jamais ça.

- J'ai cru que tu étais parti ailleurs.

- Pourquoi voudrai-je de quelqu'un d'autre ?

- Tu sais que je t'aime ?

- Je le sais Der. Et sache que je t'aime aussi. Je ne t'abandonnerai pas, jamais.

- Promis ?

- Promis. Maintenant dors, tu as besoin de sommeil.

- Je suis désolé.

Derek pleurait silencieusement. Jackson se mordait les lèvres afin de ne pas le rejoindre. Il lui fallait être fort pour deux. Il ne pouvait pas craquer. S'il le faisait, il n'était pas sûr de pouvoir se relever un jour.

- Ne le sois pas. Tu es un homme fort chéri. Tu es un homme fort.

- Non. J'ai baissé les bras. Mais, je ne veux plus maintenant. Quand tu es parti toute la journée, j'ai paniqué. Je me suis dis que tu allais m'abandonner, que tu ne voulais plus de moi. Que tu partais voir un autre qui ne serait pas malade.

- Je suis parti voir un vieil ami afin de lui demander s'il avait une solution à ton problème. Derek, je sais que tu m'as demandé de ne rien faire et d'accepter ton choix. Mais c'est de la folie, je ne peux pas, je ne veux pas. Tu ne peux pas mourir alors qu'on est au début de notre vie ensemble.

- C'est parce que tu es têtu que je t'aime. Merci de ne pas avoir abandonné. Je veux me battre.

- C'est vrai ? Ne le fais pas pour moi mais pour toi.

- Je le fais pour nous deux. Qu'as-tu prévu pour trouver un remède ?

- Demain, nous irons à Florence, il y a une sorcière Dina. Elle pourrait nous aider.

- D'accord. Merci.

- Ne me remercie pas. Tu pourra le faire quand tu sera guéri.

Derek afficha un faible sourire.

- Dors mon petit Jacks. Demain, on aura du pain sur la planche.

Et ces dans les bras puissants de son amant que Jackson réussi, enfin, à s'endormir paisiblement.