Hello tout le monde, on touche à la fin de cette mini fiction. Encore un ou deux chapitres et ce sera finit =)

Bonne Lecture.


- On va s'en sortir

- Arrête de faire ton Scott, Jacks. Je suis foutu.

- Ta gueule.

- On est parti au Nigeria, en Inde, au Brésil et toujours rien. Je suis fatigué, je ne tiens même plus debout ! Et regarde-moi. Regarde-moi Jackson, tu me reconnais ?

Derek avait, en effet, énormément changé. Sa peau était pâle, très pâle. Elle était parsemée de plaques rouges. Ses joues creuses et ses yeux rentrés, accentuaient cet aspect mortuaire. Ne dormant plus, ces yeux étaient encerclés de gros cernes noirs. Ses lèvres avaient perdu en éclat, tout comme ses yeux bleus-verts. Ils exprimaient le vide, le désespoir, une profonde douleur et un certain malaise. Ses cheveux n'étaient plus. Son corps avait perdu en masse musculaire. Derek n'était plus que l'ombre de lui-même.

Jackson, quant à lui , s'efforçait de sourire, de rester motivé, d'espérer et de vivre finalement. Le pauvre remuait ciel et terre pour trouver un remède. Il tentait même de lui prendre de la douleur mais c'était trop douloureux. Derek avait fini par refuser. Il ne tenait pas à ce que son compagnon l'accompagne dans la mort. L'ancien kamina était désabusé, perdu. Il n'avait personne avec qui parler de sa peine, de cette situation. Il était enveloppé d'un épais silence. Il était isolé. La maladie avait même fini par détruire la seule relation qu'il chérissait.

Alors que Derek commençait à sombrer dans le sommeil, car Jackson en était réduit à mettre dans ses plats des somnifères pour que son amant se repose un peu, son téléphone vibra.

- Qui est-ce ?

- Scott. Comment va t-il ?

- Ah parce que tu te soucis maintenant ? Cela va faire plus d'un mois qu'on a pas eu de tes nouvelles.

- Je me suis toujours soucié de vous.

- Oh vraiment ? Comme c'est mignon. Ta pitié, tu te la gardes. Où étais-tu quand on avait besoin de toi ? Où étais-tu quand, la meute et toi, vous nous avait jeté ? Où étais-tu quand j'avais besoin de toi ? Je pensais que ta venue en Italie allait recréer un lien Alpha-Bêta et pourquoi pas amical. J'ai été con de te croire. Tu te fous de nous !

- Je cherchais un remède.

- Ah ouais ? Et tu m'appelles pour me dire qu'il y en a pas ? Scott, je cherchais un putain d'ami ! Mais maintenant, c'est trop tard. Je ne veux plus de personne.

- Jackson. J'ai trouvé un remède.

- Quoi ? Comment est-ce possible ?

- Je l'ai-

- Scott ? Scott ? SCOTT ?!

Bordel. Jackson sentait enfin qu'il sortait la têt de l'eau. Il se sentait revivre mais l'inquiétude s'empara de lui. L'homme qui avait trouvé un remède, ne répondait, actuellement, plus au téléphone. Si c'était un blague, elle n'était définitivement pas drôle. L'appel se termina et puis plus rien

Pendant que son petit-ami dormait, Jackson tentait d'avoir Scott mais rien. Il passa tout l'après-midi partagé entre la joie, le stress et le dégoût. C'est alors qu'il décida de mettre fin à cette torture en appelant une personne qui pensait ne plus jamais avoir à contacter.

- Allô ?

- Stiles ? C'est Jackson.

- Jackson ?! Derek va mieux ? Mais ça ne va pas de disparaître comme ça ?! Et pourquoi vous nous avez abandonné ? Scott est là ?

- Derek ne va pas mieux et VOUS nous avez abandonné ! Je me rappelle de vos propos homophobes !

- Déjà ce n'était pas moi, c'était Malia et Lydia, je crois. De deux, vous nous avez surpris. Enfin pas Scott, apparemment. Il disait que ce n'était qu'une suite logique. Une suite logique à quoi ? Sérieux Jackson et Derek. Derek et Jackson, je n'avais même pas pensé que c'était possible. Rien de méchant hein. J'ai juste été surpris, j'ai paniqué.

- Et les excuses, ça a été crée pour les chiens ?

- Je me suis gêné. J'ai été lâche, ok. Désolé. Je suis sincèrement désolé. Par contre vous, vous n'avez aucune excuse ! Vous auriez, au moins, pu laisser un message non ? On vous aurait aidé, on aurait fait des recherches. Bordel Jackson ! On se connaît depuis qu'on est gosse !

Le jeune Jackson Whitemorre n'avait jamais autant roulé des yeux de toute sa vie. Stiles était fatigant, vraiment fatigant. Mais Stiles, c'est Stiles et bon dieu que cela faisait du bien d'entendre sa voix. Même s'il parlait tout le temps, se perdait dans ses phrases ou dans ses justifications, ça lui suffisait un bien fou. Il pouvait bien parler pour deux.

- Je t'appelais pour savoir si Scott pouvait me rappeler ? Apparemment, il aurait trouvé un remède.

- C'est génial ! Mais il n'est pas à Beacon Hills depuis longtemps. Il est parti chercher le remède qu'il vous fallait. Le problème est, qu'il y a quelques mois, il m'appelait tous les jours. Maintenant, plus rien. J'ai même demandé à Isaac de le chercher. S'il rappelle, dites-lui que Stiles, celui qui lui sert de meilleur ami, aimerait avoir de ses nouvelles.

Après avoir discuté de tout et de rien, il raccrocha. Ils en conclurent que Scott avait sans doute un problème de téléphone. C'était, vraisemblablement, quelque chose de fréquent depuis qu'il était à l'étranger. Et puis Scott est quelqu'un de tête en l'air par moment.

Il sourit bêtement et prépara le dîner. C'est le cœur léger qu'il aida son petit-ami à se nourrir et à le nettoyer. Bientôt tout ce cauchemar allait être derrière eux. Cette nuit, il allait dormir apaisé. Il n'avait encore rien dit à Derek, il voulait lui faire une surprise. De plus, il voulait l'épouser et repartir vivre à Beacon Hills. Plus rien ne justifier de vivre loin de sa terre natale. Il était prêt à de nouveau affronter sa famille, de leur dire les quatre vérités et de laisser tout ça derrière lui. Il n'avait jamais vraiment eu de famille. De plus, les critiques de la meute lui avait fait plus de mal que sa propre famille...

Ils étaient quand même idiots. Ce qui avait éloigné la meute du couple et vise versa, était un manque de communication. Comme quoi, le silence était destructeur.