Chapitre 2
Bonjour,
Les personnages ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété de Veronica Roth.
Je poste le deuxième chapitre de cette histoire. Avant tout, je m'excuse pour les fautes d'orthographe et les éventuelles répétitions. Je n'ai pas encore de Beta et j'espère en trouver une rapidement (bien que j'ai encore un peu de mal avec le fonctionnement du site) pour que se soit plus agréable à lire pour vous.
Mes chapitres vont s'allonger. Pour l'instant, je pose un peu le contexte mais je vais distiller ça et là des petites informations pour vous aider à comprendre le prologue.
Réponses aux reviews :
Courtney Ackles : Merci pour ta review. Oui ne t'inquiète pas mes chapitres vont s'allonger au fur et à mesure de l'histoire pour devenir de plus en plus long. J'espère que la suite te plaira.
Nanao34410 : Merci pour ta review. Le prologue est volontairement court. En fait, j'ai mis plusieurs jours à l'écriture et je me suis rendue compte que j'en disais trop à chaque fois, ce qui cassait un peu l'intérêt de l'histoire. J'ai donc décidé d'en dire le moins possible mais en essayant de donner quand même l'envie de venir lire l'histoire. J'espère que mon histoire t'intriguera toujours autant par la suite alors
POV Eric
Alors que je suis sous la douche, j'entends quelqu'un tambouriner à la porte. Je coupe l'eau, entoure mes hanches d'une serviette et me dirige vers la porte afin de voir qui est celui ou celle qui a décidé de venir me faire chier de bon matin.
« Quoi » aboyais-je en ouvrant brusquement la porte.
« Tu es en retard. Les novices vont pas tarder à arriver ». Quatre. Il n'y a que lui pour oser venir me déranger directement chez moi. On a une relation particulière lui et moi. Anciennement ennemi, il m'a sauvé la vie, il y a un an alors que l'on était attaqué par des sans factions. Trop occupé à empêcher une audacieuse de basculer dans le vide, je n'ai pas vu ce semblant d'homme essayer de me poignarder. Si Quatre n'était pas intervenu je serais certainement mort. Oh ne croyez pas que je lui suis tombé dans les bras. Il ne manquerait plus que ça. Non, au contraire ma haine envers lui n'a été que plus forte. Lui devoir la vie était quelque chose d'insupportable pour moi. Puis, petit à petit la haine c'est transformer en indifférence, et l'indifférence en respect. C'est ce qui ressemble le plus à un ami maintenant. Enfin ami, c'est vite dit …
J'ai tout juste le temps de me positionner debout sur le rebord de l'entrée du siège des audacieux avant de voir arriver à vive allure le train qui amène les novices. Alors que je les observe descendre du train, je constate que Jimmy, un natif audacieux prometteur tient la main d'une fille brune pour l'aider à ne pas se fracasser contre le sol. Un échec d'ailleurs d'après ce que je vois. Je ne peux m'empêcher de m'approcher d'elle et de lui faire une remarque de mon cru. Quand je vois ses yeux s'écarquiller en se posant sur moi, je ne peux retenir un élan d'égo. Je vois à ses yeux qu'elle me trouve à son gout. Mais dommage pour elle, je ne touche pas aux novices et encore moins aux novices transferts.
Elle me surprend par sa réponse. Elle a du courage la petite. Sauf que je ne supporte pas les grandes gueules. Enfin, au vue de son petit gabarit je ne pense pas qu'elle passera la première étape de toute manière.
Je retourne m'installer sur le rebord et commence l'habituel discours que je leur réserve à chaque fois. Bien évidemment quand viens le moment de sauter, comme toujours, je lis la peur dans leurs regards. Pitoyable. Et ça veut devenir audacieux.
La sincère – grande gueule – me surprend une nouvelle fois en se désignant première. Je ne peux m'empêcher de lui faire une remarque sarcastique à laquelle elle répond d'une manière assez hautaine qui me déplait considérablement. Très bien, je crois qu'il va falloir que j'aie une petite discussion avec elle et que je la remette rapidement à sa place. Je ne vais pas supporter longtemps son insolence. Je souris tout seul d'un air mauvais en m'imaginant lui faire la frayeur de sa vie.
Quand je vois les transferts rejoindre Quatre pour visiter les lieux et aller aux dortoirs, je me dis que c'est le moment propice pour avoir une petite discussion avec grande gueule. J'agrippe alors fermement son bras – je dois sans doute lui faire mal, et c'est tant mieux – et je la projette contre le mur, profitant de son inattention pour parcourir son corps des yeux. Menue, brune, elle a une belle poitrine bien dessinée. On aperçoit d'ailleurs son soutien gorge –noir à dentelle ... agréable – qui dépasse de son chemisier.
« Si jamais tu ouvre encore ta gueule et me manque de respect, grande gueule, je te jure que je te le ferais regretter, c'est clair ? ». Je la regarde alors dans les yeux –d'un profond vert clair- et quelque chose chez elle m'intrigue. J'ai l'impression de la connaitre, bien que je sache avec certitude que ce n'est pas le cas. Pourtant j'ai la sensation distincte que quelque chose chez elle devrait me faire penser à quelque chose de très important, ou quelqu'un et que je loupe quelque chose de majeur.
M'interrompant dans mon monologue interne en me promettant de découvrir ce qui m'échappe, et voyant qu'elle ne me répond pas, je lui tords le bras et réitère ma question. Elle couine un petit oui oui très clair, et je ressens alors sa peur. Bien, elle semble commencer à comprendre que je ne plaisante pas et que je peux être très dangereux.
Je lui demande alors de rejoindre les autres –sans manquer de la pousser au passage – et c'est là que je remarque son cul, qui bien qu'il soit caché sous un pantalon ample, me semble exquis. Je ne peux alors pas m'empêcher de lui faire une réflexion sur son soutien gorge. Et si j'en crois la réaction très masculine qui se fait ressentir dans la zone sud de mon corps, en voyant ses joues rougis, je pense que je vais fortement apprécier de la voir dans les tenues typiques des audacieuses. Débardeurs et pantalons moulant afin de nous permettre de nous battre plus aisément.
Je décide alors d'aller passer la soirée à la fosse, chose que je fais rarement afin de trouver une jolie audacieuse qui écartera gentiment les cuisses. Et je sens d'avance que c'est deux yeux verts que j'imaginerais pendant que je pénétrerais les cuisses de ma future compagne d'un soir.
POV Megan
Alors que Quatre nous fait visiter les lieux - la fosse lieu de vie des audacieux, le réfectoire, les salles d'entrainement, de contrôle - je fais la connaissance de Liam et Johanna, deux transferts érudits qui semblent avoir la langue bien pendu. En quelques secondes, je sens que je vais bien m'entendre avec eux.
« Tu savais que la probabilité pour qu'une personne tombe dans le gouffre, en comptant le nombre de passage et la largueur de la passerelle est de 0.38% par semaine ? » demande Johanna.
« Tu savais que n'étant plus dans ton ancienne faction, tu n'es plus obligés de parler en probabilité ? » lui répondis-je avec en souriant largement.
« Laisse Megan, c'est normal. Elle ne peut s'empêcher d'étaler sa science » rigole Liam.
« Tu peux parler, tu n'es pas mieux que moi. Qui s'amusait en cours à établir des probabilités sur les actions de telles ou telles personnes ?!»
« Attends, moi ce n'est pas pareil, je le faisais pour … »
« Vous êtes en couple ? » l'interrompis-je
« Quoi ? Non mais ça ne va pas la tête ! En couple avec lui ? »
« En couple avec cette folle ? »
Je rigole devant leur réaction et me promet de suivre l'affaire de près. Car au vue de leur comportement, ils sont définitivement et irrémédiablement attirés l'un par l'autre même s'ils semblent ne pas vouloir l'admettre.
Quatre nous stoppe dans nos pitreries en nous présentant notre dortoir mixte. Fille ET garçon. A tous. Commun.
Ais-je mentionné le fait que c'était Fille ET garçon ?
« Au vue de vos réactions, je sens que vous allez ADORER les douches » nous fait Quatre avec un air qui ne me dit rien qui vaille.
OH MON DIEU. C'est une blague ? Un sketch ? Un genre de bizutage ? Oui, non ?
Je me tourne vers Quatre, m'attendant presque à ce qu'ils nous disent – je vous ai bien eu- mais non, il ne le fait pas. Donc ce n'est pas seulement dortoir Fille ET garçon mais c'est également salle de bain Fille ET garçon avec plusieurs douches communes et WC SANS rideau. Tuez-moi. Maintenant. Je suis toujours vivante ?
Après avoir déposé nos affaires, choisis nos lits – j'ai Liam d'un coté avec Johanna à sa droite et Sébastien -un transfert érudits également – à ma gauche.
« Si tu as peur la nuit, ou tout simplement froid, mon lit est juste à coté » me dit d'ailleurs le fameux Sébastien avec un grand sourire séducteur.
« Hum, oui j'y songerais. Mais ça devrait aller »
« Eh, toi la pète sec tu dégage de là. Tu risques de m'infecter avec tes microbes de futures sans faction » gueule Marc à Sarah, la pète sec en question. Apparemment, elle a choisi un lit près de Marc, ce qui ne semble pas convenir à ce dernier. Quand je le vois pousser Sarah sur son lit, je ne peux m'empêcher d'intervenir entre eux.
« C'est ta faction d'origine qui te rend aussi con ou c'est juste une tare chez toi ? »
« Je peux savoir pour qui tu te prend salope ? »
« Hum non. Mais par contre, ce que tu peux savoir c'est à quel point je t'emmerde profondément ».
Il s'approche de moi prêt à me frapper, quand Raph et Liam s'interposent entre nous trois.
« OK, ok on se calme. Vous aurez tout le temps de vous cognez dessus plus tard si j'ai bien compris nos instructeurs » soupire Raph, un transfert fraternelle.
Je vois du coin de l'œil Liam emmener Sarah à coté de Johanna afin qu'elle prenne le lit libre à coté d'elle.
« Elle a raison, calme toi Marc. On aura tout l'occasion de lui faire sa fête plus tard à cette pouffiasse » ricane Julia, une transfert érudit elle aussi. Ils viennent tous des érudits ou quoi ? Elle est si pourrie que ça leur faction ?
« Au vue de la façon que tu as de mettre tes seins sous le nez de Marc, je pense que la pouffiasse ici c'est toi ».
« Je vais te tuer sale … » rugit Julia en se jetant sur moi, avant d'être intercepté par Patrick, ENCORE un érudit.
« Arrête Ju', tu vas avoir des ennuis. Attends qu'on soit seul »
« Méfie-toi d'eux » me chuchote à l'oreille Raph.
« Ouais, ils semblent t'avoir pris en grippe. Mais t'inquiètes, on sera là. On ne peut pas les blairer ces trois là avec Liam, donc on se fera un plaisir de t'aider à les rétamer ».
«Merci Johanna, mais je n'ai l'intention de rétamer personne. Et je n'ai pas peur d'eux » lui souris-je.
A la cafétéria, on décide d'aller s'assoir à coté de Quatre et d'une fille blonde au visage avenant.
« Salut. Je m'appelle Tris. Je m'occupe de la sécurité de la ville dans la zone des sans factions».
« Bonjour, moi c'est Megan, lui c'est Liam, elle Johanna, Sarah, Raph et Sébastien. Novices, en cours d'initiation ».
Tris rigole et regarde Quatre, qui bien qu'il ait esquissé un sourire, ne nous regarde pas.
« Merci Megan d'avoir pris ma défense toute à l'heure. Ce n'est pas facile pour moi qui vient de chez les altruistes. Je ne suis pas habitué à ce genre de comportement ».
« Je t'en prie Sarah, mais il va falloir que tu te défendes toute seule après, car on sera pas toujours là. »
« En tout cas, tu peux compter sur moi, car nous chez les fraternels on se sert les coudes ».
« Tu n'es plus chez les fraternels Raph, tu ferais bien de t'en souvenir. C'est pareil pour vous tous. Vous êtes des audacieux maintenant. Je ne veux plus vous entendre parler de vos anciennes factions. La faction avant les liens du sangs » nous coupe brusquement Quatre.
On acquiesce tous, mais je ne peux m'empêcher de ressentir un pincement au cœur en pensant à Li'. Ou est-elle ? Comment va-t-elle ? Pourquoi est-elle partie ? Que cherche t'elle à cacher, car c'est bien ça la vraie raison de son départ, non ?
Nous finissons le repas dans une ambiance bonne enfant et décidons d'aller chez le tatoueur car Liam, Johanna, Sébastien et moi voulons nous faire tatouer.
Je décide de me faire tatouer une plume avec des oiseaux qui s'envolent sur le devant de l'épaule coté torse, au niveau de la proéminence de l'os. Et des espèces de tribales partant de l'aine et remontant sur ma hanche jusqu'au sein. On pourrait presque le confondre avec des flammes, symbole des audacieux.
Liam se fait tatouer une immense flamme dans le dos, Johanna une flamme dans le cou et le symbole des érudits sur son omoplates et Sébastien un grand tribale remontant du dos jusqu'au devant des épaules.
Alors que je vois l'encre dessinée des formes sur ma peau, je ne peux m'empêcher de repenser à Eric, aux tatouages que j'ai entraperçus, et me demande s'il en a d'autres ailleurs. Je me gifle mentalement au moment ou l'image d'un Eric torse nu apparait dans ma tête. C'est un connard. Point. Et de toute manière, même si ce n'était pas le cas, il ne s'intéressera surement pas à une fille de 16 ans, lui qui en a 22 et qui peut avoir toutes les filles dans son lit.
Le tatoueur m'interrompt dans mes pensées – sauvée – et me dit qu'il a terminé.
Enthousiasmés par nos tatouages, nous remontons au dortoir nous coucher, afin d'être assez reposé pour la journée de demain, qui je le sens, sera éprouvante. D'autant plus si Eric est présent, car je ne sais pas pourquoi, mais je sens au fond de moi que je dois absolument garder mes distances avec lui. Je vais donc devoir prendre sur moi et me faire toute petite, mais surtout ne pas répondre à ses provocations. Plus facile à dire qu'à faire ...
