Chapitre 3
Bonjour,
Les personnages ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété de Veronica Roth.
J'espère que le début de l'histoire vous donne envie de lire la suite. J'essaie encore de m'améliorer. D'ailleurs, s'il y a une bêta qui serait intéressée pour corriger l'histoire, c'est avec grand plaisir ^^
Je passe l'histoire en rating M à partir de maintenant.
Merci à tous ceux qui lisent mon histoire, même s'il n'y a pas de review. Je ne m'attendais pas à ca. Mais n'hésitez pas à me laisser des reviews, même si c'est des critiques, c'est ce qui me permettra de m'améliorer. Et si vous avez des idées, ou des demandes, je suis preneuse. J'ai la trame en tête mais rien n'est figé
Réponses aux reviews :
Courtney Ackles : Merci pour ta review. Des confrontations, il y en aura bien d'autres encore. D'autant plus que Megan n'est pas du genre à se laisser faire.
Nanao34410 : Merci pour ta review. Tu as mis le doigt sur quelque chose effectivement, mais je t'en dis pas plus -)
POV Megan
Je me réveille en sursaut au son atroce d'une casserole tapant sur une barre métallique. Je me relève péniblement pour voir Quatre avec un énorme sourire aux lèvres et une casserole à la main. J'aperçois Johanna par-dessus Liam se frotter les yeux d'un air complètement endormi. Je ne suis apparemment pas la seule à avoir du mal à me lever le matin.
Je me focalise sur Quatre qui nous explique comment va se passer la journée.
« Aujourd'hui je vais évaluer votre endurance physique et votre force. Ce matin, nous commencerons par un entrainement au combat puis nous nous entrainerons au lancée de couteau. Vous avez 30 minutes à partir de maintenant pour vous préparer et mangez avant de venir me rejoindre dans la salle d'entrainement. Celui ou celle qui aura ne serait-ce qu'une minute de retard, commencera par me faire 100 pompes. Vous êtes prévenus ».
« Bon, bah je crois qu'il va falloir qu'on se bouge alors » nous dit Liam avec un grand sourire.
« Qui prend la douche en premier ? Ah non c'est vrai, on se douche tous ensemble. Ils doivent avoir un sérieux problème avec l'exhibitionnisme » rouspète Johanna. Définitivement pas du matin donc.
« Oh allez, jojo, tu es chez les audacieux ! »
« Tu peux m'expliquer comment tu peux être d'aussi bonne humeur à 7h du matin Liam ? » soupirais-je.
« Ça ma vieille, c'est un secret ».
Je me dirige d'un pas rapide vers les douches sentant une certaine appréhension à l'idée de me dénuder devant les autres. Je ne suis certes pas particulièrement pudique, mais bon, il y a une limite quand même. En entrant dans la pièce, je constate avec horreur que Marc et Patrick sont entrain de se laver. Heureusement, on ne voit rien de particulier car les baignoires sont assez hautes. On aperçoit juste le haut des épaules et la tête.
Pourtant je ne peux m'empêcher de rougir ce qui a l'air de fortement amuser cet abruti de Marc.
« Bah alors, la sincère, peur de voir des hommes ? » ricane Marc
« Tu m'étonnes qu'elle doit avoir peur, elle en avait pas des comme ça chez elle »
« Non, vous avez entièrement raison. Chez moi, j'en avais des VRAIS. Pas des déchets comme vous » leur répondis-je, retrouvant toute ma morgue d'un coup.
J'entends un véritable éclat de rire derrière moi et en me retournant je vois Johanna, Liam et Sébastien plié en deux. Je les rejoints, étant de bien meilleur humeur d'un coup.
Johanna et moi nous arrangeons pour nous déshabiller sans que l'on nous voit et plongeons avec délice dans l'eau …froide. L'eau est froide. Pas chaude, pas tiède, froide. En fait je crois que je viens de comprendre. Ils cherchent à nous tuer. C'est ça. C'est une faction de psychopathe en puissance. Rien d'étonnant à ca, quand on y pense, en voyant le leader qu'ils ont.
Totalement obnubilé par mes pensées, je ne vois pas Marc approcher ce qui me fait littéralement faire un bon en sentant deux mains ce poser sur mes épaules. Je pousse un cri, digne d'une folle hystérique et commence à l'incendier.
« Ne me touches pas espèce de bâtard ! »
« Joli sein sincère. Un vrai régal pour les yeux. Je me demande d'ailleurs quel effet ça me ferait de les toucher » dit il en approchant sa main de mes seins.
« Dégages de la Marc, et ne t'avises pas de la toucher » crie Liam en s'avançant d'un air menaçant vers lui seulement vêtu d'une serviette. Ils ont globalement la même carrure, je me demande donc lequel aurait le dessus sur l'autre. Mais je m'arrête très vite en repensant aux propos de Marc.
« Je sais en tout cas ce que ça me ferait à moi : un profond dégout et une envie de vomir ».
« Il faudrait se dépêcher sinon on va être au retard » intervient timidement Raph. Décidément, il se croit toujours chez les fraternelles à vouloir éviter à tous prix les conflits.
« Allez viens Patrick, on se casse il n'y a plus rien à voir ici » rigole l'autre connard.
« Ça va Meg ? » s'inquiète Liam.
« Oui. Merci d'être intervenu »
« T'inquiète, même si je pense que tu n'as pas besoin de moi, on se serre les coudes ».
« Je suis entièrement d'accord » répondis-je.
On se regard alors, Johanna, Liam et moi d'un air complice. Je pense que je viens de définitivement trouver deux alliés précieux en eux.
On arrive à la salle essoufflé, car on a du courir pour être à l'heure. Quatre nous lance un regard noir, encore 30 secondes et on était bon pour faire des pompes.
La salle est immense. Elle est composée en son centre d'un grand ring, destiné à accueillir les combattants avec autour, des sacs de boxes, des bancs de musculation, tapis de course et bien d'autres appareils. Clairement une salle de torture pour quelqu'un de pas sportif.
A 7h30 pile, Quatre nous explique comment va se dérouler la séance. On va apparemment devoir s'entrainer sur les sacs, afin d'apprendre à nous positionner et à donner de puissants coups. Mais avant, il nous demande de faire 15 tours de salle en courant afin de tester notre cardio et notre souffle.
On se met donc tous en route, et je commence les tours par de petite foulée. Au bout du 4 tours, je commence déjà à sentir mes muscles se crisper sous l'effort, et mon souffle devenir erratique. Au 6ème je vois Sarah en nage, qui peine visiblement à tenir la distance. J'aimerais pouvoir l'aider mais je suis dans l'incapacité totale de parler. Johanna est à coté de moi, et je sens qu'elle est dans le même état. Elle a le visage crispé par l'effort, mais me fait un petit sourire quand elle voit que je l'observe. Liam, Sébastien et Raph nous ont distancés et cours plus loin devant nous. Ils n'ont pas l'air plus que ça fatigué bien que je pense que Raph ne va plus tenir longtemps. J'accélère l'allure, après un ordre impérieux de Quatre et prie silencieusement pour trouver mon second souffle. La pression, le challenge et la fatigue ne m'aide pas à retrouver la plénitude que j'ai habituellement quand je cours.
11ème tour. Mes jambes tremblent, mon cœur bat à mille à l'heure, j'ai la gorge sèche et j'ai l'impression d'être passé dans une essoreuse. Je sens mes cheveux se coller à mon visage et une goutte dégouline le long de mon dos. 12ème. J'ai mal. Je veux mourir mais je continue tout en accélérant encore l'allure. Je commence à creuser un écart avec Johanna qui avance de plus en plus lentement. Sarah a abandonnée. Elle marche plus qu'elle ne courre. Marc et Patrick sont en tête avec Liam et Sébastien. Marc et Liam semblent toutefois avoir plus de facilité que les deux autres. Je suis déçue. J'aurais aimé voir Marc galérer. Je sais que je suis méchante, mais je ne peux pas m'empêcher de le haïr depuis l'épisode de ce matin. Autant avant je ne l'aimais pas, autant maintenant je le déteste carrément. 13ème tour. Je souris en constatant que j'ai moins de difficulté à courir. J'ai trouvé mon second souffle. Par contre, pour ce qui est des jambes, j'ai réellement l'impression qu'elles vont soit lâchés, soit se détacher de mon corps. 14ème. Quatre nous demande de finir les deux derniers tours en sprintant. J'aperçois Eric qui entre dans la salle et cela me donne la motivation nécessaire pour finir les tours. Je courre comme je n'ai jamais couru avant, à deux doigts de m'écrouler, mais m'interdisant de le faire devant lui. D'autant plus que je sens son regard me bruler depuis qu'il est entré dans la salle. Hors de question que je lui donne une occasion de me rabaisser. Plutôt crever.
Dernier tour. Faites que ça s'arrête. Eric me souris sadiquement. Qu'est-ce qu'il a encore celui la.
Je m'arrête dans un dérapage chaotique en hurlant de soulagement. A peine une fraction de seconde après, je sens mes jambes me lâcher et m'écroule sur le sol.
« Bah alors Grande gueule, c'est trop dur pour toi ? » me dis narquoisement Eric.
Trop occupé à tenter de respirer je ne lui réponds pas tout de suite.
« No..No..Non. Tais-toi. J'ai pas la force de me battre avec toi ».
« Tu es faible et pitoyable. Tu termineras sans faction. De toute manière tu ne fais pas le poids. Tu ferais mieux d'abandonner dès maintenant » rugit-il.
Sans comprendre, des larmes d'injustices me montent aux yeux. Ils ne me laissent pas le temps de lui répondre et va rejoindre Quatre qui parle à Lucie et Paul deux autres transferts. Je ne comprends pas sa réaction. Quelques secondes avant, il me provoque pour ensuite me rabaisser plus bas que terre. D'autant plus qu'il ne dit rien à ceux qui sont dans état encore plus lamentable que moi. Hormis les quatre garçons, je suis la seule avec l'autre pouffiasse de Julia à avoir tenu la cadence. Je sens mes joues rougir sous le coup de la colère et me promet de lui faire payer cet affront plus tard.
« Vous avez 15 minutes de pauses, après on commence l'entrainement au sac »
Liam vient s'assoir à coté de moi, avec beaucoup plus de classe que je ne l'ai fait précédemment.
« Tu m'as impressionné. Avec ton petit gabarit, je pensais pas que tu tiendrais si bien »
« Bien ? Non mais tu rigoles, je suis à deux doigts de mourir là »
« Si tu penses vraiment ça, regarde Sarah … ». Je tourne la tête vers Sarah qui semble se réveiller.
« Elle s'est évanouie ? »
« Ouais »
« Mais elle a arrêté de courir à la moitié »
« Je sais… ». Il me dévisage d'un air grave. Je comprends tout de suite à quoi il pense. Sarah n'a pas la carrure ni la volonté pour devenir audacieuse. Elle sera très certainement éliminée. Je ressens un pincement au cœur. Ce n'est pas mon amie, mais elle est douce et discrète et j'adore sa délicatesse. Toutefois, c'est vrai qu'elle est l'antipode d'une audacieuse.
« La pause est terminée. Que chacun se positionnes devant un sac. Je vais vous montrer comment vous devez faire ».
Quatre enchaine alors les coups de pieds et de poings sur les sacs avec une facilité déconcertante. Le sac semble s'envoler à chaque fois qu'il le touche et pourtant l'expression détendue de son visage n'a pas bougé d'un iota.
Quand il termine sa démonstration, on se met tous devant un sac et on commence à cogner dessus. Le sac est rigide. Ca fait mal. J'ai l'impression de taper dans le mur, mais plus doux. Et bien évidemment, le sac se décolle à peine de quelques malheureux centimètres. Sans surprise, Liam et Marc se défendent plutôt bien. Johanna aussi à l'air de bien s'en sortir. En tout cas, ses coups semblent puissants bien qu'elle reste campée sur ses positions. Je me fais la réflexion qu'elle est justement trop statique et que c'est coups seraient certainement encore plus puissant si elle bougeait. Enfin, moi je dis ça, mais j'ai beau bouger, le sac lui se déplace à peine. J'observe Julia au loin qui elle semble s'acharner sur son sac qui décolle de 10 bons centimètres à chaque fois. Elle a un air rageur sur le visage, et je remercie le ciel de ne pas me trouver à la place du sac à ce moment là.
« Baisse tes bras quand tu donnes des coups » explique Quatre en repositionnant mes bras. « Voila c'est mieux. Garde le dos bien droit tu te courbe trop. Par contre, tu as une bonne mobilité et tu es rapide. Joue la dessus. Il faut absolument que tu … »
« C'est bon je m'en occupe Quatre » l'interromps Eric. Oh merde, pas lui. Quatre me regarde d'un air désolée et va rejoindre les autres. Merci Quatre, très rassurant.
« Alors la sincère, t'as les bras tous mou ? » se moque le leader.
« Moi au moins ce ne sont que mes bras qui sont mous… ».
Un grand silence se fait. J'écarquille les yeux face à ce que je viens de dire. De crier plutôt. Je vois tous les autres me regarder, certains avec des sourires malveillants, d'autres avec des sourires dépités. Je réalise alors pleinement ce que je viens de sous entendre. Que notre leader Eric est un impuissant. Et au vue de son visage, je sens que je vais amèrement le regretter.
« Julia, la sincère, sur le ring » dit-il d'une voix glacial.
« Eric, elles ne sont pas prête, elle commence à peine l'entrainement » répond Quatre.
« J'ai dit sur le ring »
Johanna me lance un regard paniqué et Liam lui, bah lui semble ne pas se remettre de ma petite tirade. J'avance, tremblante pour m'installer dans le ring alors que Julia monte dessus avec un sourire mauvais. Ok. On connait d'avance l'issue de ce combat.
A peine ais-je fini de poser le pied sur le tapis, que Julia m'envoi un coup de poing dans la pommette. J'étouffe un gémissement de douleur au moment même ou elle balance son pied dans mon ventre. Je me plie en deux, la respiration coupé et ait à peine le temps de m'écarter pour éviter un autre coup. Bon, ok. Si je ne veux pas me faire tuer, il va falloir que j'agisse et vite. J'esquisse de nouveau un coup en feintant vers la droite et profite de son mouvement raté pour lui balancer mon point dans la figue. En plein sur le nez. Elle crie de rage et se jette littéralement sur moi en me faisant tomber au sol. Je sens des coups pleuvoir sur moi, tête, bras, jambe et tente tant bien que mal de me redresser. En désespoir de cause, je lui tire les cheveux, en en profite pour tordre son bras droit contre son dos. Je m'éloigne cherchant à me relever mais un coup de pied m'atteint dans le dos. Là ça fait mal. Vraiment mal. Je m'écroule de nouveau.
« Ok c'est bon. Julia tu as gagné »
« Non Quatre. Ce n'est pas fini. Le combat s'arrêtera quand l'une de vous sera KO. »
J'écarquille les yeux. Ok, je veux bien admettre que je suis allez trop loin, mais la faut pas abuser. Julia me saute dessus et nous roulons l'une sur l'autre. Je me retrouve sur elle, et commence à la ruer de coups, mais je sens qu'ils sont légers par rapport au sien. La fatigue et notre différence de gabarit joue contre moi. Je me prends un nouveau coup, plus dure que les autres dans les cotes et je sens une douleur se propager dans tout mon corps. Je crois qu'elle vient de me péter une côte. Je lui lance mon pied dans le ventre, pour la faire reculer et j'en profite pour me mettre à genou. Alors que je commence à me relever et que je sens l'espoir revenir, je prends un violent coup à la tête qui me fait perdre connaissance.
POV Eric
Quand je vois la sincère s'effondrer, un rictus déforme mes lèvres. Pourtant je ne suis toujours pas calmé. Qu'elle ait osé s'en prendre à ma fierté masculine m'a mis dans une rage noire. Comment ose-t-elle, cette sale petite conne ? A la base, quand je suis venue là je n'étais pas censé intervenir. Je voulais juste l'observer afin de découvrir ce qui m'interpelle tant chez elle. Bien sur, je n'ai pas pu m'empêcher de la descendre, bien qu'au fond de moi, j'ai été agréablement surpris de sa performance. Mais là, je suis dans une rage t'elle que j'ai eu besoin de la voir se briser. J'ai donc décidé de son combat avec la grosse brute de Julia. Mais en la voyant au sol, inconsciente, je ne ressens pas la satisfaction habituelle à l'idée de briser quelqu'un. J'ai même un petit picotement désagréable dans le cœur, comme un semblant de culpabilité. Et je crois que c'est ça qui me met dans une colère encore plus noir. J'aboie sur les novices, leur demandant de se remettre au travail, s'ils ne voulaient pas subir le même sort, pendant que Liam et un autre novice dont je n'ai pas retenu le nom- allonge grande gueule sur un brancard.
Je décide de les suivre à l'infirmerie afin d'être présent à son réveil. Loin de moi l'envie d'être gentil, mais j'ai des comptes à régler avec elle.
L'infirmière, Gerri demande ce qu'il s'est passé.
« Rien, juste un petit combat habituel »
« Le premier jour ? » dit elle désapprobatrice.
« Il fallait qu'elle apprenne une leçon »
« Et qu'a-t-elle appris comme leçon à part que la faction des audacieux est une faction de brute ? »
« Attention Gerri, je ne suis pas d'humeur à supporter tes crises de bonne femme aigrie. De plus, je te rappelle que je suis ton leader, donc tu devrais revoir la façon dont tu me parles. Mais pour répondre à ta question, le but était de lui apprendre l'obéissance et le respect. Chose qui semble te faire cruellement défaut mais que je me ferais un plaisir de t'apprendre » dis-je en m'approchant d'un air menaçant.
« Vous deux, retournez à l'entrainement, je m'occupe de soigner votre amie » leur dit Gerri.
Environ quatre heures plus tard, alors que Gerri semble en avoir fini avec les soins, je lui demande l'état de la grande gueule.
« Parce que ça t'intéresse maintenant ? » Hausse-t-elle un sourcil.
Un couinement m'empêche de lui répondre. C'est sa patiente qui se réveille. Gerri semble lui avoir donné de puissant somnifère afin qu'elle ne se réveille pas pendant ses soins.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » coasse t'elle.
« Bonjour, je suis Gerri, l'infirmière des audacieux. Tu as fini KO à un combat. Tu avais trois côtes cassées, de multiples contusions et une légère commotion cérébrale. Mais ne t'inquiète pas, avec le sérum que je t'ai injecté tu devrais déjà aller mieux, et d'ici 2-3 jours tu n'auras plus mal. »
« Oh merci »
« Quel est ton nom ? »
«Megan»
« Et bien, Megan, j'espère ne pas te revoir si tôt dans mon infirmerie ».
« Moi aussi, je l'espère … »
« Eric peux tu la raccompagner s'il te plait ? Je ne veux pas qu'elle reste seule ». Je sens à son air qu'elle pense à quelque chose. Je sais également à quoi. C'est bien la première fois qu'elle me voit veiller patient surtout pendant quatre longues heures.
Je fais signe à grande gueule –Megan- de me suivre et me dirige vers la cafeteria afin qu'elle mange un truc. Je la vois triturer ses doigts, preuve qu'elle est gênée.
« Hum hum. Euh Eric, écoute à propos de tout à l'heure, euh … »
« Euuuuh quoi ? »
« Je voudrais m'excuser pour avoir dit que tu, enfin que tu, tu… »
« Je ? » dis-je en m'approchant dangereusement d'elle. Occupée par ses excuses elle ne semble pas remarquer que je la touche presque.
« Que tu étais impuissant ».
« Ah oui, à propos de ça … ». Je ne finis pas ma phrase que j'agrippe fermement sa taille de ma main, et que je la presse violemment contre le mur. Je me colle au plus près d'elle et au moment ou elle ouvre la bouche pour dire une merde, je l'embrasse fougueusement. C'est sauvage. Bestial. Je force l'entrée de sa bouche et ne lui laisse aucun répit. Je veux lui montrer que je domine. Un profond désir me traverse et je n'ai qu'une envie, c'est de la prendre la contre le mur. L'entendre crier de plaisir et gémir mon mot. La pilonner afin de lui montrer qui est le chef. Je fais glisser mes mains le long de son corps, et dévie ma bouche afin de déposer des baisers dans son cou. Je lui mordille le lobe de l'oreille et entend un couinement sortir de sa bouche.
POV Megan
Je ne comprends pas ce qu'il se passe. J'ai le corps en feu. Il y a quelques minutes, j'essayais de présenter des excuses à Eric, et la seconde d'après, je me retrouvais projeté contre un mur, mon corps piégé contre le sien, sa bouche écrasant violemment la mienne. C'est intense. Primaire. Je ressens parfaitement son envie de dominer. De me montrer que c'est lui qui a le contrôle. Et trop prise dans les multiples sensations qui me parcourent le corps, je le laisse faire. Une excitation incontrôlable prend part de mon corps, et à ce moment là, je ne pense pas que l'homme collé à moi est Eric, l'homme le plus antipathique que j'ai jamais rencontré et que nous sommes en plein milieu d'un couloir. Je suis toute entière occupé aux sensations qu'il me procure. Je sens ses mains descendre le long de mes hanches pendant que sa bouche descend dans mon cou et picore mon lobe d'oreille. Un couinement se fait entendre, et je réalise avec un train de retard que c'est moi qui est produit ce son. La pression de ses mains et de sa bouche s'accentuent, et je sens mes bras se lever d'eux même pour venir s'enrouler autour de sa nuque. Une de mes mains agrippe ses cheveux pendant que l'autre cherche à le rapprocher encore plus près de moi. Il arrête soudain de m'embrasser le cou et me plaque les mains contre le mur.
« Ne bouge pas » grogne t'il en reprenant d'office ma bouche. Son baiser est exigeant. Je me perds en lui. Alors qu'il coince mes mains dans une de ses large paume, je sens l'autre descendre le long de mon cou jusqu'à serrer ma gorge. Je suffoque. Mais au lieu de prendre peur, je sens une humidité se répandre dans ma culotte et un nouveau gémissement passe mes lèvres. Sa main descend le long de ma gorge et va se poser sur mon sein. Je sens son pouce venir titiller mon bouton rosé et je ne peux empêcher mon dos de se cambrer. Je sens son érection contre mon ventre, alors qu'il commence à se frotter à moi. Ses baisers se font plus impérieux, et plus langoureux et son pouce s'active un peu plus. Je gémis pleinement maintenant, et je n'ai qu'une envie, c'est de le sentir en moi et qu'il me prenne. Il décolle de nouveau sa bouche, pour la diriger vers mon oreille.
« Alors sincère, tu trouves toujours que je suis mou ?» me demande t'il en donnant un coup de bassin sur mon entrejambe. Je crie alors et cherche à recapturer sa bouche.
Puis d'un coup, je sens un frisson glacial me parcourir quand je repense à ses mots.
Je cherche alors violemment à me dégager mais il est bien plus fort que moi.
« Lâche-moi » lui criais-je
« Bah alors qu'est-ce qu'il y a grande gueule ? Il y a deux secondes tu criais comme la plus parfaite des petites salopes. » Me dit-il méchamment.
« Ne me touche pas. Je t'ai dit de me lâcher »
Étonnamment il coopère facilement. Mes bras retombent le long de mon corps mais maintenant qu'il ne me tiens plus, je sens mes jambes trembler de manière incontrôlable.
« T'aurais-je déçu ? Ne me dis pas que tu pensais vraiment me plaire ? Tu n'es qu'une gamine qui veut jouer à la grande. Je devais juste te donner une bonne leçon »
« Ah oui ? Et c'est pour ça que tu bandais si fort ? »
« Mais je ne suis qu'un homme sincère » murmura t'il en se collant de nouveau à moi, « et nous les hommes avons la capacité de bander, même devant la plus laide des filles. Après tout, l'objectif est bien de se vider non ? »
« Oh mais je te fais pleurer. Tu es faible grande gueule. Exactement comme je te le disais tout à l'heure. Maintenant tu m'excuseras mais du travail m'attends. Je n'ai pas le temps pour les adolescentes en chaleur » me dit-il cruellement.
Alors qu'il s'éloigne de moi, je me laisse glisser pitoyablement au sol. Je touche ma joue et sens effectivement de grosses larmes dégouliner de mon visage. Je tremble, j'ai froid. Je ne me suis jamais sentie aussi mal de toute ma vie. Et la seule certitude que j'ai à ce moment, c'est que je ne pourrais plus jamais me retrouver en face de lui, s'en repenser à ses paroles et à la honte cuisante qui à pris possession de moi.
