Chapitre 4
Bonjour,
L'histoire et les personnages de divergente ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété de Veronica Roth. Je ne fais que m'amuser avec ses personnages.
Alors qu'avez-vous pensez du dernier chapitre ? Du comportement d'Eric ? De la scène entre les Meg et lui ? Pas trop osé ?
Revue pleaaase
Réponses aux reviews :
Courtney Ackles : Je pense qu'à ce moment là, Megan n'est pas en capacité de réfléchir au comportement d'Eric. Elle encaisse juste très mal sans se poser de question. Quand à une éventuelle vengeance, ne t'inquiètes pas elle a de la ressource ^^
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POV Megan
« Megan ? » m'appelle quelqu'un.
N'ayant pas la force de ne serait-ce que lever les yeux, je ne réponds pas. Je sens une main se poser délicatement sur mon épaule, et dégager mes cheveux de mon visage.
« Megan, ça va pas ? Qu'est-ce qui se passe ? ». Je décide de relever la tête au son inquiet de la voix qui m'est familière et rencontre le regard de Jimmy, le natif audacieux que j'avais rencontré le premier jour.
« No..non. Tout va bien ». J'aurais pu être plus convaincante si ma voix ne s'était pas cassée à la dernière syllabe et si mon visage n'était pas inondé de larme.
« Waouh. Qu'est-ce que ça doit être quand tu ne vas pas bien alors ! » Me taquine Jimmy. Je souris faiblement en comprenant que c'est justement ce qu'il cherche.
« Allez viens, on va aller manger un morceau ensemble avant de reprendre l'entrainement »
Je lui demande l'heure, en réalisant qu'entre le combat et ce qu'il s'est passé avec Eric, je n'ai aucune idée de l'heure qu'il est.
« Un peu plus de 13h. Je ne t'ai pas vu à la cafétéria alors j'ai demandé aux autres ou tu étais. Ils m'ont dit que tu étais à l'infirmerie après un combat assez violent. Je viens de croiser Eric d'ailleurs. Il avait l'air furieux ».
« Quoi ? Furieux ? Il n'avait pas plutôt un sourire satisfait sur le visage ? » Répliquais-je d'un ton amer.
« Attend il était avec toi ? C'est lui qui t'a mise dans cet état ? Que s'est-il passé au risque de me répéter ? »
« Rien. Rien de bien important ».
« D'accord. Je n'insiste pas. Allez lève toi Meg, on va manger »
« Meg ? » Je le regarde dans les yeux en haussant légèrement un sourcil.
« Bah quoi ? Je suis audacieux pas érudit. Megan c'est trop long »
« Tu as conscience que c'est la pire excuse que j'ai jamais entendue de quelqu'un voulant m'appeler par un surnom ? »
« Peut être. Mais c'est la seule que tu auras » me répondit-il avec un grand sourire.
Son sourire est communicatif, et je sens une chaleur se répandre en moi alors que je le regarde. En quelques minutes il a réussi l'exploit de me changer les idées. C'est pourquoi, alors même que je ressens encore cette douleur cuisante de mon humiliation, je saisis sa main tendu et le suis avec plaisir.
Nous rejoignons Johanna et Liam à la cafeteria qui sont assis à coté d'un garçon que je ne me rappelle pas avoir vu. Il se présente comme Blaise, un natif audacieux et accessoirement meilleur ami de Jimmy. Sa réponse me fait rire et je me sens tout de suite mieux entouré de mes amis. Au loin, j'aperçois Eric rentré dans le réfectoire, une grande blonde pendue à son bras. La morsure de la jalousie me surprend et je me stoppe en plein mouvement, la fourchette comme figé à 5 centimètres de ma bouche. Je fais comme si de rien était, et reprends mon occupation, à savoir, les questionner sur ce que j'ai loupé. Pourtant je sens un regard me brulé le dos pendant tout le repas.
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« Oh faite, ce soir il y a une pure soirée à la fosse, il faut ABSOLUMENT que vous veniez » nous informe Blaise.
« Ah carrément ! Moi je ne sais pas vous, mais je viens »
« J'en aurais pas attendu moins de toi Liam, mais je viens aussi »
« Je ne sais pas » dis-je « je me suis fait mettre KO par Julia ce matin, il faut que je sois en forme demain ».
« Alleeeez Meg, avec les sérums qui existent, le lendemain de fête ne sont pas si difficile que ça tu sais »
« Euh je te rappelle que lesdits sérums coutent une fortune, et que nous n'avons pour l'instant ni argent ni boulot »
« Oui mais vois-tu ma petite Meg » susurre t'il en passant son bras sur mes épaules « tu as, non seulement le mec le plus canon devant toi, mais aussi le neveu de l'infirmière en chef des audacieux. Donc croit moi quand je te dis que je pourrais facilement nous procurer du … »
« Je vous dérange peut être ? Auriez-vous oublié que l'entrainement commence dans 3 minutes ? Ou peut être vous sentez vous tellement doués que vous pouvez vous en passez ? » Coupe Eric avec un regard glacial. « Quand à toi, Jimmy, tu ferais mieux de garder tes distances avec les transferts. Après tout, qui sait s'ils seront encore la demain. N'est-ce pas Megan ? »
« Oui effectivement. Surtout si on a des instructeurs qui, plutôt que de nous montrer comment faire, préfère nous voir nous entretuer tout simplement car ils ont un gros problème psychologique leur donnant le besoin impérieux de rabaisser les autres. Mais bon, heureusement que notre cher leader instructeur n'est pas comme ça n'est-ce pas ? » Sifflais-je.
Un lourd silence s'installe dans le groupe suite à ma petite tirade. Je suis tellement occupée à fusiller Eric du regard que je ne vois pas les regards en coin de mes amis.
« Bon, bah euh, on devrait peut être y aller non ? » murmure Blaise.
« Oui tu as raison, allons y. A ce soir Meg ? On se retrouve vers 21h à la fosse ? » Demande Jimmy interrompant le combat silencieux de regard entre Eric et moi.
« Oui avec plaisir » lui répondis-je avec un grand sourire.
Je commence à me diriger vers la sortie, suivant mes camarades, quand une main que je commence à bien connaitre se pose sur mon bras.
« Fais attention à toi Megan, tu t'attaques à plus fort que toi » me menace Eric.
« C'est ce qu'on verra ».
Je me dégage violemment de sa poigne et pars en trottinant pour rattraper les autres. J'arrive avec cinq minutes de retard et vois au loin Johanna et Liam faire une série de pompe. Ils ont du arriver à pein minutes avant moi. Je m'apprête donc à les rejoindre pour commencer les miennes, quand je suis stoppé par Quatre qui m'annonce qu'au vue de mes blessures de ce matin, je suis exempté pour cette fois, mais que ce sera la seule et unique. Je suis mitigée. D'un coté je suis contente, car soyons franc faire des pompes, n'est pas l'activité la plus enthousiasmante qui soit mais d'un autre coté, ne pas en faire me rappelle cruellement l'échec de ce matin et ce qui a suivis.
Prenant une profonde inspiration, je m'avance vers un sac de sable libre, me positionne en face et commence à frapper. Mes coups sont plus forts que ce matin mais désordonnés. Je frappe avec rage, m'imaginant la tête d'Eric. Quand je repense à ce qu'il m'a fait, à la manière dont il s'est comporté, une colère froide s'empare de moi. Une haine immense m'habite, et à ce moment, je ne pense qu'à une seule chose, réduire sa face en bouilli. Pendant que je continue à donner des coups, je repense inlassablement à ses mots. Mes bras s'engourdissent, mes mains me font mal mais je continue. Encore et encore. Toujours plus fort, toujours plus vite. Je repense alors à Li', ma sœur, et je me rappelle d'un soir, alors que j'avais une dizaine d'année, et qu'un jeune sincère s'était moqué de moi. On était à l'école, dans la cour de récréation, et alors que je jouais avec une copine, il m'avait fait un croche pate. J'étais tombé par terre le genou écorché. Il m'avait alors dit que c'était bien fait pour moi, que de toute façon personne ne m'aimait, et qu'il serait même mieux que je rejoigne les sans factions. J'avais été incapable de répliquer, le comble pour une sincère, et en rentrant chez moi le soir, je m'étais écroulé en larme sur mon lit. Li' était venu me réconforter et m'avait dit de ne pas me fier aux mots des gens mais plutôt à leurs actions. Ironique venant d'une sincère. Sur le moment je n'avais pas compris ce qu'elle voulait dire, puis quelques mois plus tard, ce même petit garçon qui m'avait tellement fait de peine la dernière fois, m'avait demandé d'être son amoureuse. J'avais alors compris qu'il était méchant, car il n'osait pas me dire qu'il m'aimait. Il préférait me taquiner et me tirer les cheveux plutôt que de perdre la face devant ses copains. Ce fut mon premier amoureux.
Et soudain, quand je repense à cette scène, l'image d'Eric s'impose à moi. Maintenant que la colère est retombée, je prends les temps d'analyser ses mots, mais surtout son langage non verbal, chose que je n'avais pas pu faire tout à l'heure. Je revois son souffle erratique, sa mâchoire crispée et ses épaules contractés. Et je prends soudain conscience que son attitude ne colle pas. Pourquoi avoir mis tellement de passion dans ses baisers, si je ne lui plais vraiment pas ? Si c'était seulement pour me punir ? Qu'avait-il à prouver ?
« Megan, je peux savoir ce que tu fais immobile devant ton sac ? Quelle est le mot qui t'échappe dans vous devez vous entrainer ? »
Je sursaute, tellement prise dans mes pensées que je n'avais pas vu Quatre s'approcher.
« Euh pardon, je réfléchissais »
« Bah arrête et recommence l'entrainement »
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Une heure ou deux plus tard, Quatre nous demande de le suivre. Il nous amène dans une autre salle, plus petite, ou des cibles humaines sont dessinées sur tout un pan de mur. En face, sont disposés plusieurs tables munis de couteaux.
« Bien, écoutez moi tous. Maintenant vous allez vous entrainer aux lancées de couteaux. Le but étant de toucher les organes vitaux. Je vais vous montrer comment faire puis vous viendrez chacun prendre place en face d'une cible ». Quatre se dirige vers une table au centre, prend un couteau et sans même réfléchir l'envoi droit sur une cible, en plein dans le cœur.
J'avoue que je suis impressionnée. Le couteau est parti tellement vite, qu'il s'est planté profondément dans la cible.
Je m'installe à coté de Sarh et Liam pendant que Johanna prend place à coté de lui. Je ne sais même pas s'ils se rendent compte qu'ils gravitent toujours l'un autour de l'autre. Leur attirance est tellement visible que s'en est presque risible qu'eux même ne le voient pas.
Coupant court à mes pensées, j'essaie de faire le vide en moi, visualise l'endroit ou je veux que le couteau aille se planter et le lance. Il se retrouve à quelques centimètres de la hanche droite alors que je visais à la base le cœur. Bon, ce n'est pas si mal pour une première fois. J'ai réussi à le planter. Quand je regarde les autres, je vois que peu y sont parvenus. Seulement Liam, Marc, Patrick et Raph. Johanna éclate de rire et je constate qu'elle a réussi l'exploit de planter son couteau dans la cible de quelqu'un d'autre alors que celui de Sarah est au sol. Celle-ci me regarde d'un air totalement dépité.
« T'inquiète Sarah, ce n'est que ton premier lancé » la rassurais-je.
Je continue à m'entrainer, lançant les couteaux encore et encore et je remarque que j'y arrive de plus en plus facilement. Bon, certes ils n'atteignent jamais précisément l'endroit que je vise, mais il se retrouve toutefois toujours dans la cible.
« Pas mal Megan, mais pour être plus efficace, il faut que tu visualise la trajectoire du couteau. Visualiser l'endroit où tu veux le lancer ne suffit pas. Il faut que tu prennes en compte l'air, ta force et la position de tes jambes » me dit Quatre en me décalant légèrement sur le coté et en armant mon bras.
« Comme ça » ajoute-t-il alors que le couteau vient se visser au dans le cœur.
« D'accord. Je crois que j'ai compris. Merci » lui souris-je.
On continue à s'exercer quelques heures et lorsque Quatre nous donne quartier libre pour la soirée, je suis plutôt satisfaite de moi. A la fin, un couteau sur deux finissaient la ou je le voulais.
« Waouh c'était génial » s'exclame Liam.
« Parle pour toi, moi je n'ai pas touché une seule fois l'endroit ou je visais » rouspète Johanna.
« Oui mais tu as quand même réussi à atteindre la cible à chaque fois. Y compris quand c'était la cible de Raph » me moquais-je
« Ahah moque toi Madame la sincère mais en attendant, ce n'est pas moi qui me suis faite dérouillé ce matin » me taquine t'elle en réponse.
« Ok, un point par tout balle au centre » rit Liam.
« Au moins, vous vous l'avez tous atteins. Pas un seul de mes tirs s'est retrouvé sur la cible » nous dit Sarah d'un air anxieux.
« Ne t'inquiète pas, ça va venir. Il faut juste que tu t'entraines » la rassure Raph qui nous a rejoints.
« Oui surement. J'espère juste m'améliorer à temps ».
« Bon c'est pas tout, mais nous il faut qu'on aille se préparer les filles. Histoires de faire tourner la tête des audacieux les plus mignons » susurre Johanna en regardant droit dans les yeux Liam. Ah. Autant pour moi. Au moins une qui n'est pas aveugle sur elle-même.
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« Mais je te dis que tu dois absolument mettre ça ! » s'exaspère Jo
« Non et non Johanna. C'est beaucoup trop vulgaire » grognais-je
« Mais n'importe quoi. Tu es une audacieuse maintenant non ? » Lance t-elle en me fourrant d'office dans les mains, la robe qu'elle a choisi.
C'est une robe moulante noire bustier, arrivant à mi cuisse et ayant deux bandes de tissus en croix au niveau de la poitrine. Ainsi, on aperçoit une partie de mes cotes et le haut de mon dos. Je l'enfile à contrecœur, histoire de bien lui montrer que je désapprouve. De toute manière, face à son obstination, je n'ai pas vraiment le choix.
Une fois habillé, alors que je me tourne vers le miroir pour me voir, Johanna m'agrippe le bras, et me force à m'assoir sur une chaise.
« Je vais te maquiller et te coiffer. Donc tiens-toi tranquille pour une fois » sourit elle.
« Attends, attends, qu'est-ce que tu vas faire ? » dis-je d'un ton inquiet.
« Tais toi et laisse faire la pro ».
Alors qu'elle me pouponne, je pense à la soirée que nous allons passer. La première soirée en tant qu'audacieuse. Enfin novice audacieuse. J'avoue que je suis un peu inquiète. Même si je suis assez bonne aux couteaux, je me suis littéralement fait mettre KO par Julia. Si je me retrouve de nouveau face à elle, je risque de perdre des points à la vitesse de la lumière.
« Eeeeeeeeeeeeet finis ! Tu peux te regarder ! ».
Je me lève et m'approche avec anxiété du miroir. Et la le choc. C'est moi mais en même temps pas moi. En fait, la glace me revoit une version de moi plus sauvage et surtout affreusement sexy. Mes yeux verts sont mis en valeur par un fin trait d'eyeliner noir et du mascara, rendant mon regard beaucoup plus profond et charbonneux. Un rouge à lèvre rouge carmin complète le maquillage rendant mes lèvres encore plus pulpeuses qu'elles ne le sont déjà. Quand à ma coiffure, elle a décidé de me faire un chignon, avec des mèches ondulés encadrants mon visage, me donnant un aspect sauvage.
Toutefois, je remarque qu'elle est quand même restée sobre. Hormis le rouge à lèvre et le trait fin sur mes yeux, je n'ai rien d'autre. Et je dois avouer qu'elle a vraiment fait du bon travail. Avec ma robe, on dirait une femme fatale.
« Merci. Vraiment merci » soufflais-je en enlaçant Johanna. Si celle-ci parut surprise de mon élan d'affection elle ne dit rien.
Alors que je me dégage d'elle, j'observe sa tenue. Un pantalon en simili cuir, un haut dévoilant son ventre complété d'une veste en cuir et de bottes de motarde, elle est sublime. Je la complimente chaudement et me retourne pour voir ou en est Sarah. Elle a réussie à échapper à la démoniaque Johanna. Elle porte une simple tenue, composée d'un jean noir, d'un débardeur beige et d'un gilet à manche longue, noir également. Elle a aussi enfilé de simples bottes plates. Les cheveux lisses encadrant son visage, elle est la parfaite image de la jeune femme douce que nous connaissons. Pourtant, ça lui va très bien.
« Tu es très jolie toi aussi Sarah ».
« Merci. Toi tu es superbe ».
« Oh oui. Elle va en faire tourner des têtes notre petite sincère ! » Se vante Johanna.
Je mets des boots noirs à talons que me donne Johanna et nous décidons de rejoindre les garçons, qui comme convenu doivent nous attendre à la fosse.
Sur notre passage, je remarque que plusieurs audacieux nous dévisagent Johanna et moi. J'en aperçois même un qui sort sa langue et la passe sensuellement sur ses lèvres en me dévisageant. On dirait qu'il veut me manger. C'est dégoutant. Je détourne le regard, et suit mes amies, dans le dédale de couloirs.
Au fur et à mesure que nous approchons, une musique assourdissante nous parvient et je sens un pic d'adrénaline montée en moi. Je réalise que ça y'est. Je suis une audacieuse. Cette pensée me rend euphorique et un large sourire prend place sur mon visage.
Au moment de franchir le seuil, je regarde Johanna les yeux brillants d'excitation et crie :
« Que la fête commence ! »
« Ouaaaaaaaaaaiiiiiissss » renchérit elle.
Nous traversons une foule de gens entrain de danser sur la piste de danse, certains de manières plus énergique que d'autres et rejoignons les garçons au bar.
« Enfin vous êtes là. Vous en avez mis du temps » nous dit Liam.
« Waouh, putain les filles vous êtes carrément sex !» hurle Blaise. Johanna et moi sourions, tandis que Sarah devient rouge pivoine.
« C'est vrai que vous ressemblez à de vrais bombes »
« Merci Blaise, Liam. Vous êtes pas mal vêtu non plus » dis-je en admirant leur tenu. Tous les trois en jeans, Liam porte un haut bleu turquoise faisant ressortir le bleu de ses yeux, Blaise un tee-shirt jaune, faisant ressortir sa peau métissé et enfin Liam, portant un simple tee-shirt blanc qui laisse peu de place à l'imagination. Ses tablettes de chocolat ressorte délicieusement et je ne peux m'empêcher de rougir quand je vois le sourire en coin il arbore. Ok, cramé en plein matage. Bien joué ma vieille.
Il passe une main sur ma taille et me chuchote à l'oreille :
« T'es magnifique Megan ».
« Merci » rougis-je encore plus vivement ce qui a pour seul effet de le faire rire.
« Bon ce n'est pas tout, mais moi j'ai soif » dit Johanna.
« Ah, si la demoiselle à soif alors ! Qu'est-ce que vous prenez les jeunes » nous dit un magnifique homme noir avec un large sourire.
« Se sera Cyclone pour moi Uriah » répond Jimmy.
« Qu'est-ce que c'est » demandais-je
« Une boisson d'homme » répond Blaise
« Alors un cyclone pour moi » répondis-je.
Le dénommé Uriah hausse un sourcil.
« Tu es sur de toi ? »
« Pourquoi, j'en ai pas l'air ? » répliquais-je déterminé.
« Alors ça en fera un pour moi aussi » rajoute Blaise, Raph, Sébastien et Liam.
« Pour moi, ce sera la boisson jaune vif la bas » demande Johanna
« Très bon choix ! » répond Uriah.
« Et toi jeune fille ? »
« Euh je sais pas trop. Je veux pas quelque chose de fort » répond Sarah.
« J'ai ce qu'il te faut alors » souris Uriah en lui tendant un gobelet rempli d'un liquide rose pale.
Il nous tend ensuite nos verres, avec un alcool vert vif. Euh ok.
On trinque et buvons nos verres cul sec sauf Sarah qui le sirote tranquillement. Je manque de m'étouffer à la première gorgé mais encouragé par les autres, je finis mon verre.
« Oh mon dieu, ça arrache ce truc »
« Je t'avais prévenu que ce n'était pas une boisson de fille » me provoque Blaise.
« Un autre » lançais-je à Uriah qui rit.
« Vos désirs sont des ordres ! Pour vous aussi les gars ? »
« Ouais ».
Après trois verres j'ai la tête qui tourne, mais j'ai oublié tous les soucis de la journée, y compris Eric.
« Allez, on va danser » crie Johanna encore plus atteinte que moi.
On se dirige tous sur la piste de danse – y compris Sarah- et commençons à nous déhancher au rythme de la musique. Nous formons très vite un cercle et organisons des sortes de battles en sont centre.
Liam commence à nous faire une démonstration de break dance (euh il n'était pas censé être érudit lui ?) et est vite rejoint par Blaise qui se déhanche d'une manière totalement ridicule nous faisant rire. Jimmy entre dans le cercle et commence à onduler son corps comme s'il avait fait ça toute sa vie. Soudain, il me regarde, un sourire n'annonçant rien qui vaille et me prend la main pour me tirer vers lui. Je rigole et pose mes mains sur ses épaules pour bouger au rythme qu'il m'impose. Très vite on se rapproche, grisé par l'alcool qui coule dans nos veines et l'ambiance incroyable qui règne. On commence à danser serré l'un à l'autre de manière plutôt sensuelle et derrière son épaule je constate que Liam et Johanne font pareil, alors que Raph et Sarah dansent avec cinq bons centimètres entre eux.
« Alors tu t'amuses Meg ? »
« Graaaaaave » ris-je.
On échange de partenaires et je me retrouve dans les bras de Blaise qui me fait faire des pirouettes dans tous les sens. On doit avoir l'air ridicule pourtant je ne me rappelle pas avoir rit autant de toute ma vie. A cet instant, je me sens enfin pleinement libre et je profite de ces moments à fonds avec eux. Les garçons retournent chercher à boire pendant que nous continuons à danser entre fille. Plusieurs mecs tentent des approches, plus ou moins discrète mais nous les repoussons tous, trop occupé à nous amuser entre nous.
A la fin du quatrième verre, je tangue réellement et manque m'écrouler quand Jimmy, avec qui je dansais de nouveau me lâche.
« Oh oh tout doux Meg »
« Ca va t'inquiètes paaaaaaaaaas » hurle-je, « tu connais comment Uriah ? »
« Lui et Zeke sont mes cousins »
« Ah d'accord. Et ta des frères et sœurs toi ? »
« Non, pourquoi, ça t'aurait intéressé sinon » répond t-il avec un clin d'œil.
« Non c'était juste pour savoir ».
« Très bien. J'aurais été jaloux sinon » susurre t'il à mon oreille en se rapprochant de moi. Je rougis et plonge mon regard dans le sien. La, tout de suite j'ai envie de l'embrasser. Il a été tellement gentil et drôle que je me rends compte qu'il me plait et pas que physiquement. Alors que nous nous rapprochons l'un de l'autre, jusqu'à ce que nos lèvres se frôlent, je suis brutalement séparés de lui, alors qu'une main m'agrippe fermement et m'amène dans un recoin.
« Lâchez-moi » hurlais-je en tentant vainement de me dégager. Mes avec l'alcool, mes mouvements sont lents et désordonnés.
« Chut, ce n'est que moi » répond l'inconnu pas si inconnu que ça en me collant à lui.
« Tu es magnifique » chuchote Eric en m'embrassant le cou.
Je gémis et tente de m'écarter de lui, mais je ne sais pas si c'est l'alcool qui réduit ma force ou si inconsciemment je ne veux pas, mais il ne bouge pas d'un centimètre.
Il relève doucement son visage du mien, et commence à approcher ses lèvres des miennes. Cette fois c'est moi qui fait le premier pas et qui plonge d'un air affamé sur sa bouche. Je le sens sourire contre mes lèvres, mais je n'y prête pas attention. En ce moment, alors que je suis dans ses bras, j'occulte totalement le fait qu'il m'a humilié tout à l'heure tout comme j'occulte le fait que j'étais à deux doigts d'embrasser un autre garçon.
Il plaque ses mains sur mes cuisses, me remonte contre le mur de sorte que mes jambes entourent sa taille et fourre sa main dans mes cheveux, détruisant mon chignon au passage.
« Depuis que je t'ai vu, je ne pense qu'à ça » grogne t'il en reprenant sauvagement mes lèvres.
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POV Eric
Alors que je rejoins Quatre, Zeke, Will, Christina et la pète sec à la fosse, je ne cesse de repenser à ce matin. Je ne fais que ça d'ailleurs. Je revois encore le visage dévasté de Megan alors que je lui assénais durement ses paroles au visage. Sur le moment, je ne cherchais qu'à me venger tellement j'étais en colère face à ce qu'elle m'avait dit. Encore plus face à sa défaite cuisante face à l'autre conne de Julia. Si j'avais pu, je lui aurais refait le portrait mais comment expliquer ça après ? Non, rien c'est juste que je ne supportais pas de voir cette grosse pute frappé la sincère. Très logique en effet.
Toujours est-il que bien que j'avais envie de me venger, je ne pensais pas du tout à l'embrasser sur le moment. C'est juste qu'en sortant de l'infirmerie, quand je l'ai vu, s'empêtrer dans ses excuses, j'ai eu une furieuse envie de l'embrasser. Pire encore, si je n'avais pas repris mes esprits à temps, je l'aurais baisé la contre le mur sans la moindre once d'hésitation. Depuis, non seulement je me tape une gaule d'enfer, que trois douches froides n'ont pas réussis à enlever, mais en plus je ressens une pointe de culpabilité depuis. Et ça, c'est inconcevable. Comment moi, Eric, leader des audacieux, puis-je ressentir de la culpabilité vis-à-vis d'une novice ? Vis-à-vis de qui que se soit d'ailleurs. Je suis le chef. Les autres ne sont que des sous fifres dont je me sers pour parvenir à mes fins. Bien sur, j'éprouve un certain respect pour certains d'entres eux, comme ceux que je vais rejoindre – pas la pète sec, Tris, faut pas exagérer non plus- mais globalement je me fous royalement des autres.
Alors ressortir ça face à une gamine de 16 ans me met hors de moi. J'ai 6 de plus qu'elle en plus. Si je la baise, on pourrait presque considérer ça comme du viol. Bon, remarquez, avec la réaction qu'elle a eue, et la manière dont elle a répondu à mes avances, on peut considérer qu'elle était consentante. Plus que consentante d'ailleurs. Je suis même certain, que si je ne l'avais pas repoussé, elle m'aurait laissé la baiser. Je sens mon sexe tressauter à cette pensée. Bordel, qu'est-ce qu'elle m'a fait ? Ce n'est qu'une gamine. Un nombre incalculable de filles sont passés dans mon lit, toutes plus belles les unes que les autres, et pourtant, je me comporte comme un pré pubère incapable de me retenir face à Megan. Et surtout, je ne me rappelle pas avoir un jour bandé aussi fort.
Je prends une profonde inspiration dans le but de me caler alors que j'approche d'une table ou se trouve mes amis. Enfin, ceux que je tolère le plus du moins.
« Eh, salut Eric. Tu bois comme d'habitude ? » Me dit Zeke avec un sourire. Toujours à sourire celui la, tout comme son frère. Mais bon, ils sont supportables. Je dirais même appréciables, si je n'avais pas l'habitude de faire preuve de mauvaise foi.
« Ouais »
« Alors, Quatre me dit que tu martyrise les nouveaux ? Ou la nouvelle devrais-je plutôt dire » se moque la pète sec. Tris. Elle s'appelle Tris. Il faut vraiment que je le retienne, au moins pour Quatre. D'ailleurs je lance un regard noir à ce dernier, qui ne semble même pas embarrassé. Il hausse même un sourcil en souriant. Putain, qu'est-ce que j'ai fais comme connerie en le laissant entrer dans ma vie celui la. Non content de m'imposer ses amis, il ne fait même plus semblant de me craindre.
« Je teste juste leurs capacités. Dois-je vous rappeler qu'on ne prend que les plus forts ? Qu'on est censés protéger la ville ? »
« Ouais ouais à d'autres » me chuchote Quatre.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? » lui répondis-je sur le même ton.
« Tu l'as regarde de la même manière que je regardais Tris ».
« N'importe quoi. Ne reporte pas tes sentiments fleurs bleus sur moi, tu veux bien ? »
« Je dis ça, je dis rien. Mais dans ce cas, pourquoi regardais-tu Julia comme si tu voulais la tuer quand elles combattaient ? Tu aurais plutôt du être content non ? » Me nargue t'il.
Heureusement, Zeke reviens avec les boissons, m'évitant d'avoir à répondre. Car je ne sais pas du tout ce que j'aurais bien pu répondre.
« Y'a les novices au bar. Jimmy est avec des transferts qui ont l'air plutôt cool. D'ailleurs, il y en a une, elle est vraiment canon ! Une vraie bombe » nous dit Zeke en nous tendant nos verres.
En entendant ça, je ne peux m'empêcher de tendre le cou, afin d'apercevoir la bombe dont il nous parle. J'aperçois alors une véritable créature sortie de tous les fantasmes de dos. Une robe noir moulante, laissant apercevoir le haut de son dos, des fesses bombés et intensément désirable, ainsi qu'une nuque appelant les baisers. Alors que je me lèche les lèvres face à cette vision, elle se retourne et je manque lâcher mon verre en reconnaissant Megan. De loin, je ne parviens pas à distinguer clairement son visage, pourtant il n'y a aucun doute possible. Je la vois alors rire et je n'ai plus qu'une envie, c'est de prendre possession de sa bouche, que j'aperçois rouge carmin, même dans la faible luminosité de la fosse. Les autres parlent mais je ne suis rien de ce qu'ils disent. Je suis tout entier occupé à l'observer et à imaginer toutes sortes de scénarios plus chauds les uns que les autres dans ma tête. Elle contre un mur, le cou offert. Elle de dos à moi, alors que je la pilonne, mes mains agrippant ses fesses. Elle sur le lit, les jambes écartés m'appelant pour la rejoindre. Sa bouche rouge suçant ma queue.
« Eric. Eric. La terre appelle Eric » crie quelqu'un.
Je sors de mes pensées, pour voir cinq paires d'yeux tournés vers moi.
« Quoi ? » aboyais-je
« Rien laisse tomber ».
Je tourne de nouveau mes yeux vers le bar, mais elle a disparut. Je la cherche un bon moment du regard, mais dans la foule impossible de la trouver.
Finalement au bout d'une bonne demi-heure, je la vois, au milieu de la piste collé à Jimmy. Un élan de rage pure me traverse, et ni une ni deux, je fonce dans la foule, bousculant les gens pour la rejoindre. J'arrive au moment même où ils se rapprochent près à s'embrasser. Alors que leurs lèvres ne sont plus qu'à quelques millimètres, je l'agrippe par le bras et la traine vers un coin reculé, à l'abri des regards. Elle se débat mais je sens que ses mouvements sont comme alourdis, comme si elle avait bu. Ce qui au vue de son haleine, est le cas. Putain, elle a pris un cyclone !
« Chut, ce n'est que moi » lui dis-je en me collant à elle.
« Tu es magnifique » lui chuchotais-je en lui embrassant le cou. Mon dieu que son odeur m'enivre.
Elle gémit et tente de m'écarter d'elle mais n'y met aucune force.
Je relève délicatement son visage et alors que nos regards se croisent, elle se jette sur ma bouche. Je souris, définitivement consentante donc.
Je plaque mes mains sur ses cuisses, la remonte contre le mur de sorte que ses jambes entourent ma taille et fourre ma main dans ses cheveux, détruisant son chignon au passage.
« Depuis que je t'ai vu, je ne pense qu'à ça » grognais-je en reprenant sauvagement ses lèvres. J'ai complètement oublié ma colère. La tout de suite, je ne sens plus le vide qui m'accompagne habituellement. Alors que je sens ses cuisses se contracter autour de moi, sa peau si douce, ses seins qui frôlent mon torse, je me sens chez moi.
Je remonte mes mains sur ses fesses, que je presse et je la sens gémir contre ma bouche. Un élan de triomphe me parcoure, alors que j'embrasse sa gorge pour descendre vers ses seins. Je les embrasse par-dessus sa robe, et me rend compte quelle n'a pas de soutien gorge. Ma queue tressaute de plus belle. Je fais glisser le bout de tissu, jusqu'à apercevoir ses seins. Ils sont parfaits. Pleins, ni trop gros ni trop petit. J'approche mes lèvres de son bourgeon et l'aspire dans ma bouche. Elle pousse un petit cri qui récompense ma fierté toute masculine. Je commence à jouer avec ma langue, en léchant, aspirant, mordillant, lui faisant pousser des gémissements de plus en plus aigus. Je passe à l'autre alors qu'elle fourrage sa main dans mes cheveux, les tirants pour rapprocher encore plus ma tête.
« Oh oui, encore » gémis t'elle.
« Tout ce que tu voudras bébé » lui répondis-je reprenant possession des ses seins. Au bout de quelques secondes, je remonte vers son visage pour l'embrasser. C'est sauvage. Un besoin primaire. En voulant plus, je glisse ma main sur sa cuisse la remontant vers son entre jambe. Son souffle s'accélère alors que mes doigts sont à la barrière de son string. Je les glisse à l'intérieur poussant un soupir rauque en rencontrant son sexe si humide. Elle est mouillée. Pour moi. Juste pour moi. Un élan de possessivité me traverse, et sans plus d'hésitation je presse directement ma main, sur son bouton sensible. Elle crie et rejette la tête en arrière me permettant de m'emparer de son cou. Je commence un lent mouvement de va et viens avec ma main, me sentant de plus en plus dur dans mon jean. D'une main, je me débarrasse de ma veste en cuir, et à peine ais-je fini mon mouvement que ses mains partent à la découverte de mon torse. Je la veux. Maintenant. Alors j'enfonce deux doigts à l'intérieur d'elle d'un mouvement brusque alors que mon pouce continue d'effectuer des rotations sur son petit bourgeon. Elle gémit – de douleur cette fois – et pour me faire pardonner je l'embrasse doucement immobilisant ma main. Quand je la sens onduler des hanches, je recommence doucement un mouvement de va et viens à l'intérieur d'elle. Elle est si chaude et si serré. Je grogne à l'image de moi à l'intérieur et de ce que je ressentirais. Je suis plutôt très très bien bâti à ce niveau la, et j'imagine avec délice la sensation de ses parois se resserrant contre mon sexe.
Elle pousse de nouveau un cri.
« Plus vide » me supplie elle.
J'accélère alors mon mouvement, reprenant son sein dans ma bouche, jouant à le titiller avec ma langue. Elle ne se retient plus maintenant et s'empale de plus en plus sur mes doigts. Elle est totalement abandonnée à ses sensations, et je suis la seule maitresse de celle-ci.
« En…encore. Plus profondément. Oui comme ça » crie t'elle alors que j'insère un troisième doigt et que je m'enfonce profondément en elle.
J'accélère considérablement le mouvement, alors que je la vois au bord du précipice, mon pouce frottant son clitoris à chaque pénétration et l'embrasse fougueusement quand je la sens venir. Elle pousse un long gémissement alors qu'un puissant orgasme la traverse et je sens son cœur battre à mille à l'heure contre mon torse. Je suis excitée comme jamais et pourtant de la voir la, abandonné dans mes bras, ayant certainement eu le premier orgasme de toute sa vie, je suis satisfait. Car c'est moi qui la mets dans cet état. C'est moi qui aie encore mes doigts en elle alors que ses parois se resserrent sur moi.
On se regarde alors longuement dans les yeux, alors que j'enlève doucement mes doigts d'elle. Elle pousse un dernier gémissement en rejetant la tête en arrière alors qu'un reste d'orgasme la traverse.
« Eric ? »
On sursaute tous les deux, elle dénudée, les seins offerts à la vue de l'importun, ma main toujours dans sa culotte. Elle pousse un petit cri étouffée et se dandine pour descendre de mes bras alors que je la cache précipitamment avec mon corps. Hors de question qu'un autre la voit. Je suis à deux doigts de commettre un meurtre
« Qu'est-ce que tu veux Peter ?! » aboyais-je menaçant en m'approchant de lui les points serrés.
« Je…je suis désolée, mais … » bégaye t'il.
« Tu as intérêt à avoir une très bonne raison de venir me déranger ». Il jette un coup d'œil à Megan, « mauvais idée Peter » m'énervais-je « viens en fait maintenant ».
« On a besoin de toi. Il y a eu une attaque de sans factions à l'entrepôt Est. Nos gars y sont encore, mais apparemment ils sont cernés ».
