Chapitre 5

Bonjour,

L'histoire et les personnages de divergente ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété de Veronica Roth. Je ne fais que m'amuser avec ses personnages.

Me voila avec un nouveau chapitre. Vous verrez, il y aura quelques petits indices concernant le prologue, et la fameuse raison pour laquelle Megan intrigue Eric. Ainsi qu'un lemon, encore plus avancé que les autres. Vous êtes prévenus :-p

S'il vous plait, review ^^

Réponses aux reviews :

Nanao34410 : Merci beaucoup pour ta review et ta fidélité ! Je sais que je suis méchante, niark, c'est justement le but :p . Non, plus sérieusement, si Megan ne s'est pas servi de Jimmy c'est pour une bonne raison. Elle l'apprécie, donc elle ne se servira jamais de lui pour ça. Ensuite, pourquoi Jimmy n'a pas affronté Eric, et bah … tu vas le découvrir maintenant :-) ! En espérant que la suite te plaise toujours autant !

oooooooo

POV Megan

Cachée derrière Eric, je me remets difficilement de mes émotions. Mes pensées sont embrouillées et la seule chose à laquelle je pense c'est que j'ai eu mon premier orgasme. Et quel orgasme ! Je ne comprends toujours pas comment on en est arrivés là, ni comment cela à pu se produire alors que j'allais embrasser Jimmy. Oh mon dieu Jimmy. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ? Est-ce qu'il me cherche ? J'espère sincèrement que non, car je ne suis pas en état de lui parler maintenant. En parlant de parler, Eric me regarde d'un air impatient. Ah, il à la bouche ouverte, ce qui signifie qu'il a surement du me dire quelque chose. Mais de la à savoir quoi…

« Bon dieu Megan, est-ce que tu m'écoutes ? » me demande-t-il durement.

« Euh non. Désolée » lui dis-je contrite.

Il se passe une main sur le visage, las et son visage s'adoucit quand ile me regarde.

« Je veux que tu retournes au dortoir immédiatement. Ne reste pas dans les couloirs et ne sors pas seule »

« Mais, et mes amis ? Ils doivent me chercher. Il faut que je les prévienne »

« Non, je t'ai dit de retourner dans le dortoir. Ne discute pas »

« Tu n'as pas à me donner des ordres ! » me hérissais-je le faisant soupirer.

« Peter, tu la raccompagne. Et je te préviens, si j'apprends que vous avez le moindre détour, c'est toi qui morflera. C'est clair ? » Demande t-il à Peter. Ordonne t-il plutôt. Ce mec à un sérieux problème avec son besoin de toujours contrôler.

Avec un dernier regard, il s'élance dans la foule, certainement pour venir en aide à ses hommes. Mon dieu, ses hommes. Peter a dit, qu'il y avait eu une attaque de sans-factions. En imaginant Eric, au milieu d'une bataille de sans-factions, mon cœur se serre.

« Bon, on y va la sincère. Contrairement à toi, j'ai pas toute la nuit »

« Je ne t'ai rien demandé à ce que je sache ! »

« Toi peut être, mais je te rappelle que ton plan baise – et accessoirement le leader de cette faction- me l'a demandé » dit il narquois en me guidant au milieu de la foule.

Alors qu'il s'apprête à sortir de la fosse, je m'arrête essayant d'apercevoir mes amis dans la foule. Peine perdue, il y a beaucoup trop de monde et de toute manière, Peter –qui s'est aperçu que je ne le suivais pas- me force à avancer en direction des dortoirs. Nous marchons en silence, et je remarque qu'il me jette fréquemment des regards interloqués.

« Tu veux ma photo ou quoi ? »

« Non, pas besoin. Avec ce que j'ai vu tout à l'heure » se moque t-il.

Je sens mon sang bouillir dans mes veines et lui lance mon poing au visage. Vu son expression, il ne l'avait pas vu venir celle là.

« Je t'interdis de parler de ça » lui crachais-je en m'approchant de lui. Trop près apparemment, puisqu'il me projette contre le mur, me faisant pousser un long gémissement de douleur, et agrippe ma gorge de sa main.

« Fais gaffe salope. Pour l'instant tu as peut être obtenu les faveurs de notre leader, mais viens un moment ou il se lassera. Et la crois moi, plus rien ne m'empêchera de te refaire le portrait. Et pourquoi pas profiter de tes atouts au passage » sourit-il d'un air malsain.

« Lâche-la Peter » hurle Jimmy de l'autre bout du couloir. Eh merde, moi qui avais espéré ne pas le voir tout de suite. Raté.

« Tout doux Jimmy, on ne faisait que discuter. Pas vrai la sincère » rit il en lissant ma robe.

« Dégages tes mains de là » dis-je en poussant sa main.

Arrivée à notre hauteur, Jimmy me regarde dans les yeux et les reproches que j'y vois ne me plaisent pas. Je sens une boule prendre possession de mon ventre et je détourne le regard. Je n'arrive pas à le regarder dans les yeux après Eric. Non, ne pense surtout pas à ça, pensais-je, le rouge me montant aux joues.

« Je te cherche partout depuis plus d'une heure ».

« Oh, euh désolée, j'étais occupée » bafouillais-je.

« Ça pour être occupé… » Ricane Peter alors que je le fusille du regard. Décidément, je ne l'aime pas du tout celui la.

« Je te raccompagne ? » me propose Jimmy.

« Pas la peine, je vais la raccompagner moi » interviens Peter, m'évitant de répondre.

« Non. Je la raccompagne. Donc pas la peine de rester planté là » crache Jimmy en me prenant la main. Apparemment, il y a de la tension entre les deux. Je me demande vaguement pourquoi, alors que je suis littéralement trainée dans le couloir. Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à vouloir se la jouer homme des cavernes ?!

« Jimmy, ralentis, s'il te plait » le suppliais-je.

Je le vois soupirer, alors qu'il s'arrête en plein milieu et se tourne vers moi. Mon cœur rate un battement en voyant son air blessé.

« Euh Jimmy … tout vas bien ? » hésitais-je.

« C'est plutôt à toi que je devrais poser cette question, non ? T'étais ou ? »

« Euh, bah en faite, je … euh … j'étais …» m'embrouillais-je.

« Oui ? Tu étais … ? »

« Et bien … ». Rien à faire, je ne trouve pas d'excuse valable. Et il semble sans rendre compte puisqu'il lève la main pour me stopper, alors que je m'apprête de nouveau à ouvrir la bouche.

« Ne te fatigue pas, Megan, je sais déjà ».

« Tu sais ? Euh comment ça tu sais ? » Lui demandais-je perdu.

« Et bien vois tu ma petite Megan, il se trouve que mon cousin travaille au centre de contrôle. J'ai donc pris l'habitude d'y aller depuis que je suis tout petit. Et personne ne trouve à y redire. Donc, quand je t'ai perdu de vue tout à l'heure, et que je ne t'ai pas retrouvé, je me suis inquiété. Je suis donc allé à la salle de contrôle… » Susurre t'il.

Une sueur froide me parcoure. A la salle de contrôle. Alors il a vu …

« Si tu te demande si je t'ai vu te faire baiser dans un recoin par Eric, la réponse est oui » me dit-il durement.

« Jimmy, je … »

« Tu imagine quelle a été ma surprise quand j'ai reconnu Eric ? Je ne savais pas qui nous avait bousculé, mais je suppose qu'au vue de ce que j'ai vu, j'ai ma réponse »

« Écoute, Jimmy … »

« Non, tais-toi. Dis-moi, quand comptais tu me dire que tu te tapais notre leader ? Avant ou après m'avoir embrassé ? Qu'est-ce que tu t'es dit au juste ? Que pendant qu'Eric était pas là, tu pouvais t'amuser avec … »

« La ferme ! » le coupais-je, maintenant hors de moi. « Tu ne sais rien d'Eric et moi. On ne peut pas dire qu'il y ait quelque chose de toute manière. C'est compliqué. Eh non je ne jouais pas avec toi. Je ne pensais pas du tout qu'il se passerait ça, surtout après ce qu'il m'a dit la dernière fois. Alors oui j'ai failli t'embrasser mais j'étais sincère à ce moment là. Tu te permets de me faire une crise de jalousie alors que justement on a failli s'embrasser. Ça n'est pas arrivé. On n'est pas ensemble Jimmy. Alors épargne-moi tes leçons de morales ».

« Oui, tu as raison. On n'est pas ensemble. Et heureusement au final, car je n'aime pas les filles faciles ». La gifle partit toute seule à ces mots. Ça faisait mal. Car effectivement, je me faisais l'impression d'une fille facile. Se laisser toucher par un homme qui quelques heures plus tôt m'avait rabaissé plus bas que terre, n'étais-ce pas la définition même de fille facile ? Les larmes me montent aux yeux alors que je ne sais définitivement plus ou j'en suis. A peine deux jours que je suis chez les audacieux, et j'ai pourtant l'impression que ça fait une éternité.

« Meg, excuse moi je ne voulais pas dire ça. Tu as raison, je ne sais rien de ce qu'il se passe entre vous, et on n'est pas ensemble alors pardonne moi. Tu me plais, et j'avoue que ça m'a blessé de te voir avec Eric, mais je suis désolée. Vraiment » me dit Jimmy, radouci.

Ne savant pas quoi répondre, je décide de m'enfuir en courant, pressée de rejoindre mon lit et d'oublier les évènements de la journée.

ooooooo

POV Eric

Je cours, bien vite rejoint par Quatre et les autres –je ne me demande même pas qui les a prévenus- vers les voitures. Le visage de Megan passe en boucle dans mon esprit mais ce n'est pas le moment de penser à ça. Mes hommes ont besoin de moi et la seule chose que je dois faire là, maintenant, c'est prier pour arriver à temps.

Nous montons dans le fourgon, alors qu'une vingtaine d'hommes font pareils.

Armé d'un talkiewalkie, j'aboie mes ordres aux uns et aux autres.

« James, je veux un rapport complet de la situation. Quatre, Zeke, Will et moi on passera par l'entrée principale de l'entrepôt. Greg, Craig, David, Dylan et Andrew, vous passez par le coté droit, Tris, Christina, Uriah, John et Math, vous passez par le coté gauche, le reste par derrière. Je veux des équipes de deux, un qui tire, l'autre qui couvre, personne ne se sépare, on reste groupés. Votre priorité est d'évacuer les blessés. Quand à nous, on arrête le maximum de sans-factions. Je veux savoir ce qu'ils préparent. Cet entrepôt est rempli d'armes, donc s'ils sont venus là, ce n'est pas par hasard. »

« Bien Chef ! »

« James, ton rapport ? »

« Il y a une heure, Elena nous a contacté. C'était elle qui était chargé de la surveillance avec Ben, Chris et Ding. Apparemment, ils n'ont pas eu le temps de faire quoique se soit qu'ils étaient cernés. Ils ont engagés les tirs, et Ben et Ding ont étés touchés. Elena nous a appelés mais on a très vite été coupé. On a déjà envoyé le groupe de l'entrepôt Sud sur place, mais ça fait dix minutes qu'on a plus de nouvelles ».

« Merde ! » criais-je en tapant du poing contre la portière.

« Eric, on y est dans deux minutes » interviens Quatre.

« OK, préparez vous. Si vous n'arrivez pas à capturer des sans-factions, tuez-les » dis-je menaçant.

Notre voiture s'arrête dans un crissement de pneu à environ cinq cents mètres de l'entrée.

« On se déploie ».

J'observe les différents groupes prendre position. Le sang pulse dans mon cœur, l'adrénaline coule dans mes veines. Quand j'entends un sifflement sur ma droite, c'est le signal.

Je défonce la porte d'un coup de pied et ne perds pas de temps à me jeter sur le coté. Quatre me talonne pendant que Zeke et Will sont sur l'autre coté. J'entends des tirs partout autour de moi, et je tente tant bien que mal d'analyser la situation. Mais l'obscurité et la poussière ne m'aide pas.

« La » chuchote Quatre en me désignant une forme inanimée au sol. C'est Elena.

Je me dirige prudemment entre les containers, tuant tous les deux sans factions qui se trouvent sur ma route. J'arrive bien vite à Elena et la retourne. Elle baigne dans son sang. Je tente de trouver un pouls mais n'en sent pas.

« Évacuez là » dis-je à Tris et Christina qui m'ont rejoint. Elles s'emparent de son corps et je les couvre jusqu'à la sortie.

« Ben et Ding sont morts. Craig a évacué Chris, qui devrait s'en sortir ».

« OK, et les renforts ? »

« Y'a six blessés plus ou moins grave et le reste est regroupé devant la porte A. »

« La Porte A ? » demande Quatre.

« Certains des sans-factions s'y sont apparemment barricadés quand ils nous ont entendus arriver» répond Greg.

« OK. Il va falloir être prudent. Il y a trois tonnes de liquides explosifs dedans, un tir loupé et on crève tous dans une magnifique explosion ».

« On fait comment alors ? » questionne Andrew.

« Quatre, Greg, toi et moi on va passer par le toit. Tris, Craig, David et Dylan vous restez devant la porte. On va balancer des fumigènes pour les faire sortir. Je ne veux aucun tir ! Les autres, vous vous occupez de ceux qui ne sont pas dans le local A. Go ! »

On se dirige vers les escaliers, pendant qu'en bas les combats reprennent avec rage. J'entends des cris, mais me force à continuer selon le plan.

Arrivé en haut, on rampe vers les velux profitant de la nuit noire pour observer les lieux. Ils sont une quinzaine. Mais contrairement à ce que disait Greg, ils ne sont pas venus là pour se barricader. Non, ils chargent les containers de liquides explosifs dans trois fourgons. Ils avaient prévus leurs coups. Je lève deux doigts en direction de Quatre, et nous balançons les fumigènes par la fenêtre. Des cris nous parviennent et nous nous armons de nos harnais afin de descendre dans le local. Lorsque je pose pied à terre, un violant coup de poing frappe ma tempe et je m'écroule au sol. Un homme se jette sur moi, mais je parviens à me dégager, lui assenant un violent coup de pied dans le ventre, suivant d'un coup de genou sur le nez. Je frappe ensuite durement sa tête sur le sol, et une fois certain qu'il ne se relèvera plus, je cours aider mes hommes. Partout autour de moi, des combats font rage. Mais je remarque tout de suite qu'un truc cliche. Ils ne sont pas censés être entrainés comme ça. Pourtant, ils nous rendent coups pour coups. J'achève deux autres sans factions, et je m'apprête à faire de même avec un troisième quand un cri à glacer le sang me parvient. C'est Andrew. Je courre dans sa direction mais il est trop tard. Il est allongé sur le sol, mort, un poignard dans la gorge. Une rage immense, comme j'en ai rarement connu prend possession de moi, et je m'élance vers un des fourgons qui est entrain de partir. Ma course est stoppée par le bruit d'un tir, suivis d'une sourde explosion qui me projette contre le mur. Je tombe au sol assommé et rampe afin de me protéger des débris qui s'écoulent du plafond. Alors que je relève la tête pour tenter d'apercevoir quelque chose dans la poussière, je vois un homme pointer son arme droit sur ma tête. Au moment ou il s'apprête à tirer, il est poussé par une femme sur le coté.

« Dépêches toi, on bouge. Ce n'est pas la peine de t'occuper de celui la, il ne s'en sortira pas » dit elle à son acolyte. Celui-ci s'élance pendant qu'elle se penche vers moi.

« La dernière fois, tu m'as sauvé. Maintenant c'est mon tour. J'ai payé ma dette » me souffle t'elle à l'oreille « mais si on se revoit, ça finira par la mort de l'un d'entre nous ».

« Par la tienne, chérie, tu ne feras pas le poids face à moi ».

« C'est ce qu'on verra » rit-elle « au fait, je m'appelle Lydia »

« Pourquoi tu me le dis ? » m'étonnais-je

« Pour que tu saches qui tu tueras » dit-elle en s'enfuyant parmi les gravas.

Je me relève, et lui court après, déterminé à la tuer cette fois. Mais ma course s'achève bien vite quand je la vois sauter dans un fourgon qui démarre au quart de tour.

Je ne peux pas leur courir après, déjà de un je ne les rattraperais jamais, et de deux, je dois allez voir comment vont les autres.

« Eric ? Eric ? » Grésille mon talkiewalkie.

« Oui ? »

« Putain, on a cru que t'étais mort. Tout le monde est sorti mec. Mais on a eu aucun sans factions ».

« Meeeeeeerde ! » Rageais-je en prenant la direction de nos voitures.

« Qui sont morts ? » demandais-je à Quatre en voyant son expression.

« Elena, Andrew, Ben, Ding, John et … » sa voix se casse sur le dernier nom.

« Et ? »

« Will. Will a été écrasé par une partie du plafond quand celui-ci s'est écroulé. J'ai essayé de le sauver mais c'était trop tard. Il est mort sur le coup».

« Putain, Christina » soufflais-je. J'ai beau dire que je ne veux pas de leur amitié, elle est pourtant belle et bien là. Will était un chic type et Christina, que je me rappelle avoir balancé par-dessus la passerelle lors de son initiation, une fille loyale. Et très amoureuse. De Will. Qui est mort. Je soupire alors que je sens une pointe de chagrin me traverser le corps et ordonne le repli. Ce n'est pas le moment de penser à Will, ni à Elena, Andrew et les autres. Il faut d'abord ramener les blessés pour qu'ils se fassent soigner. Puis, organiser des recherches pour retrouver la bande de bâtard qui a fait ça. D'autant plus que si je calcule bien, ils sont repartis avec plus de deux tonnes de liquides explosifs. Et l'utilisation qu'ils veulent en faire ne me dit rien qui vaille.

Oooooooooo

Deux heures plus tard, alors que tous les blessés sont à l'infirmerie et que j'ai récupéré le rapport de tout le monde, je me dirige vers mon appartement en faisant un détour vers le dortoir des novices. Megan n'a plus quitté mon esprit depuis que je suis rentrée. Et si elle avait été là ? Ou s'ils avaient été attaqués pendant que moi, justement je n'étais pas là ? Je ne sais pas ce que j'éprouve pour elle, ni même si j'éprouve quoi que se soit, mais là tout de suite j'ai besoin de la voir, et de m'assurer qu'elle est en sécurité dans son lit.

Arrivée au dortoir, je traverse silencieusement la salle, cherchant celle qui hante mes pensées des yeux. Elle est là, paisible dans son lit. Je m'approche doucement d'elle et m'accroupis pour avoir mon visage à sa hauteur. Ma main vient caresser délicatement son cou, et elle soupire dans son sommeil, cherchant à se rapprocher plus près. Quand je la vois comme ça, si fragile et innocente, je prends une décision que je suis certain de regretter demain. Mais là, alors que le poids de la mort de mes hommes, de mes amis prend par de moi, je la prends doucement dans mes bras et me dirige vers chez moi.

Oooooooooooo

POV Megan

Plongé dans mon sommeil, j'ai l'impression de sentir une main me caresser le visage, et face à la chaleur qui s'en dégage je cherche à me rapprocher d'elle. Je tente d'ouvrir les yeux, alors que je sens qu'on me soulève délicatement, paniqué quand ma joue se pose sur un torse chaud, dont l'odeur est reconnaissable entre tous.

« Eric ? » murmurais-je.

« Chut Bébé, je suis là, tout vas bien » me répond t'il doucement.

Je pense que je me rendors, car quand je rouvre les yeux je suis allongée dans un lit inconnu, alors que le bruit d'une douche me parvient aux oreilles. Rassurée par l'odeur qui émane des draps, je me blottie un peu plus dedans, attendant qu'il me rejoigne afin de m'expliquer ce que je fais là.

Cinq minutes après que l'eau est arrêtée de couler, je vois Eric franchir la porte de ce que je suppose être la salle de bain, seulement vêtu d'un boxer noir. Je ne peux empêcher mes yeux de parcourir son corps, ses muscles saillants, ses tatouages mais aussi et surtout les multiples bleus et coupures qui le parcourent.

« Tu es blessé ? » m'inquiétais-je.

« Ce n'est rien que quelque égratignure » me répond t'il.

« Qu'est-ce que je fais là ? » demandais-je alors que je me blottie dans ses bras.

Il ne me répond pas tout de suite, perdu dans ses pensées, alors que sa main me caresse le dos.

« Eric ? »

« Je sais pas ce que tu fais là. Des gens sont morts aujourd'hui. Et je ne sais pas … je voulais juste m'assurer que tu allais bien. Mais quand je t'ai vue, étendue dans ton lit, j'ai compris que j'avais besoin de t'avoir dans mes bras. »

« Tu veux en parler ? »

« Non » répond t-il en me renversant sur le dos. Alors qu'il s'allonge sur moi, il me murmure désespérément « je ne veux pas parler. Laisse moi juste t'embrasser, te caresser » dit –il en plongeant sa tête dans mon cou. Désarmé par le désespoir que je vois criant dans son regard, je ne cherche pas à le dégager. Ses mouvements sont brusques, emplis de détresse et je comprends alors que c'est ça, son moyen de se protéger des sentiments. Alors je me laisse faire et ferme les yeux pour profiter des sensations, rassurés de le sentir vivant auprès de moi.

Une de ses mains, me tourne le menton, afin qu'il puisse avoir accès à ma bouche. Il m'embrasse fougueusement, me coupant le souffle pendant que son autre main, descend sur mon ventre jusqu'à toucher mon point le plus sensible. Je gémis instantanément et il me répond par un grognement.

« Je te veux, si tu savais comme j'ai envie de toi » chuchote t'il alors que son érection, que je sens contre ma cuisse, ne laisse aucun doute sur la véracité de ces mots.

Mes mains partent à la rencontre de son dos, sa bouche toujours sur la mienne pendant qu'il effectue des roulements avec son pouce.

« Eric, oh oui continue »

Il s'arrête à mes mots, remonte sa main sur ma gorge, qu'il serre, et me dit durement :

« Tu es à moi. Je veux te l'entendre dire »

« Je, je suis à toi Eric »

Satisfait, il me lâche et se jette sur ma bouche. Dans d'autres circonstances, je me serais certainement rebellé, mais je sens au plus profond de moi, qu'il en a besoin à cet instant pour ne pas chuter dans le précipice.

Alors que je suis perdue dans les sensations qu'il me procure, je sens sa bouche descendre le long de ma mâchoire, de ma gorge et continuer sa route vers mes seins. D'une main experte, il me débarrasse de mon haut et prend directement possession de mon bouton rosé, qu'il lèche comme un assoiffé. Je crie, surprise, et fourre ma main dans ses cheveux. Je le sens gémir sur ma peau et je rejette la tête en arrière, enivré par les frissons de plaisir qui coulent dans mes veines.

« Je vais te faire crier bébé, comme tu n'as jamais crié ».

Sa tête continue sa descente alors qu'il me titille le nombril de sa langue. Arrivé à la barrière de ma culotte, je tente de lui relever la tête, gêné par ce qu'il s'apprête à faire.

« Chut bébé, laisse toi faire. Crois moi tu vas aimer » dit il en dégageant ma main. Et alors que je la repose doucement, je ne peux empêcher le hurlement qui passe mes lèvres. Sa bouche s'est posé sur mon sexe, et il commence de lent va et viens sur mon clitoris. Je gesticule, étourdie par ce que je ressens, mais bien vite, il m'immobilise de ses grandes mains posées sur mes hanches. Je sens sa langue me titiller et je ne retiens définitivement plus mes gémissements et mes suppliques. C'est tellement bon. Tellement intense. Des papillons me parcourent le ventre, et mes hanches bougent à sa rencontre, afin d'intensifier le plaisir. Bientôt, je sens deux doigts me pénétrer pendant que sa langue continue son véritable supplice. Encouragé par mes petits cris, il accélère la cadence, alors que je me cambre sur le lit.

« Oh mon dieu, Eric, pitié »

« Quoi, qu'est-ce que tu veux bébé ? Dis-moi ? » Susurre t'il, sa bouche toujours posé sur mon sexe.

« Toi, c'est toi que je veux » soufflais-je.

« Tes désirs sont des ordres » dit il en revenant vers moi et en m'embrassant à pleine bouche. Ses mains m'écartent les jambes, pendant qu'il vient se positionner à mon entrée.

« Tu es tellement humide, bébé » dit il en s'enfonçant d'un coup. Je ne peux retenir un hurlement de douleur, alors que je sens mon hymen se déchirer. Ca fait mal. Affreusement mal. Des larmes coulent sur mon visage alors que j'enfonce ma tête dans l'oreiller.

« Putain, t'es si serré. Chut bébé, ça va aller. Respire, le plus dur est passé » me rassure t'il alors qu'il s'immobilise. Je sens à son souffle erratique et à ses muscles crispés combien il se retient pour ne pas reprendre ses mouvements et pour me laisser m'habituer à son intrusion. Une étrange chaleur me parcoure à cette pensée.

Au bout de quelques minutes, alors que la sensation d'inconfort commence à disparaitre, je sens un besoin montée en moi. Instinctivement je bouge mes hanches à sa rencontre, et un son rauque me parvient.

« Doucement bébé, je ne veux pas te faire mal » me dit il en m'embrassant. Son baiser est différent, plus léger, plus doux, presque tendre.

« Bouge s'il te plait »

« Tu es sure ? » me demande t-il. Mais il ne me laisse pas le temps de finir, pressé d'obtenir son plaisir, ou tout simplement rassuré par la certitude de mon regard, qu'il commence un lent mouvement de va et vient. La sensation d'inconfort est toujours présente, bien que plus ténue, mais une autre commence à se faire sentir. Des piques de plaisirs me traversent, alors qu'il continue inlassablement ses mouvements doux, sa langue sur mon sein.

« Je vais plus pouvoir me retenir bébé » me préviens t-il, tout son corps crispé par l'effort.

« Alors ne te retiens plus » lui souris-je.

Il me regarde un instant dans les yeux, afin de vérifier mes dires, et fond sur ma bouche alors qu'il s'enfonce d'un mouvement brusque, me faisant crier.

Ses mouvements sont beaucoup plus profonds que tout à l'heure, plus brusque et je sens le plaisir montée de plus en plus.

« Plus vite » lui di-je le souffle coupé.

Il accède à ma demande, et accélère la cadence, remontant mes jambes sur ses épaules, approfondissant les pénétrations.

Nous poussons tous les deux des gémissements, de plus en plus aigus pour moi, de plus en plus rauques pour lui, alors que je sens que la délivrance est proche.

Il me relève, me portant dans ses bras et me plaque contre le mur, accélérant encore plus ses mouvements – je ne pensais pas que c'était possible – une de ses mains me maintenant les bras au dessus de ma tête pendant que l'autre est posé sur ma cuisse, supportant mon poids.

« Putain bébé, je vais venir. Jouis pour moi bébé, jouis pour moi maintenant » me dit-il en posant sa main sur mon clitoris et exerçant une friction rapide dessus. La combinaison de son sexe à l'intérieur de moi et de sa main, me font littéralement exploser, et je pousse un véritable hurlement en sentant un puissant orgasme me traverser. Il ne tarde pas à me rejoindre, après quelques pénétrations supplémentaires, poussant un grognement animal et me mordant à l'épaule.

Quelques secondes plus tard, alors que nous peinons à retrouver nos souffles, il me porte jusqu'à la salle de bain, ou il me fait glisser dans la douche. Il me rejoint, faisant couler un jet d'eau chaude sur nous, et pose sa tête sur mon front.

« Merci.» me dit-il simplement.

Je comprends tout de suite ce qu'il veut dire. Merci de lui avoir permis de sortir de ses sombres pensées, d'avoir été là, et de lui avoir offert ma virginité.

Touché, je pose mes mains sur son visage et l'embrasse doucement.

« Merci à toi. C'était exceptionnel »

« Je ne t'ai pas fait mal ? Je suis désolée d'avoir été si brusque » s'inquiète t'il.

« Tu rigole, c'était génial » le rassurais-je.

« Ah ouais ? Tant mieux alors » dit il en se collant à moi « parce que je suis plutôt vigoureux dans ces moments là. Et là, j'ai preuve d'une certaine délicatesse » rit-il.

« Ah ? Oh. »

Il éclate de rire, devant ma mine désappointée, et je constate que c'est la première fois que je le vois rire. J'ai un tout autre Eric devant moi. Plus humain, plus accessible.

« Ne te moque pas. »

« Mais je ne me moque pas bébé » chuchote t-il en faisant passer sa main sur mon clitoris, me faisant gémir.

« A…arrête. Si tu continue je vais m'écrouler »

« Mais non, je serais là pour te rattraper » me répond t-il alors que nous entamons un second round.

Oooooooooo

Le lendemain, je me réveille, les rayons du soleil me caressant agréablement le visage.

« Bonjour toi » susurre une voix à mon oreille.

« Huuumm, bonjour. Quelle heure est-il ? »

« Il est 7h. Il faut que tu lèves, tu commences l'entrainement dans une demi heure ».

« Quoi ? Oh mon dieu » paniquais-je en me levant d'un bon « vite, pousse toi, il faut que je me dépêche » dis-je en me levant d'un bon.

« Eh, tout doux bébé, je te rappelle que tu es déjà lavé » me dit-il avec un sourire carnassier. « Tu as juste à t'habiller et déjeuner ».

« Oui, mais dis moi Monsieur Je sais tout, comment vais-je bien pouvoir m'habiller alors que toutes mes affaires sont dans le dortoir ? Et comment vais-je bien pouvoir faire pour passer inaperçu, seulement vêtu d'un haut et de ma culotte ? Et que vont bien pouvoir se dire les autres, en voyant que je n'ai pas dormi dans mon lit, alors que c'est une chose interdite pour les novices – au passage c'est une règle venant de toi – hein ? Alors ? »

« Merde. Putain merde. » Grogne t-il en se passant la main sur le visage.

« Oui, comme tu dis : merde » soufflais-je désespéré par la situation.

« OK, attends-moi là »

« Quoi, mais attends tu vas ou ? » lui demandais-je en le voyant se lever et s'habiller à la va vite.

« Fais moi confiance, je reviens dans cinq minutes » me rassure t-il en m'embrassant.

Je soupire en m'effondrant sur le lit et en repensant à la situation. Je suis agréablement surprise. Moi qui m'attendais à moitié à être jeter dehors, je suis encore là, dans son lit, alors qu'il cherche vraisemblablement à me tirer d'affaire. Pas de silence, ni de regard gêné. Pas de reproche. Un immense sourire parcoure mon visage très vite remplacé par une légère grimace quand je ressens les courbatures dans mes muscles. Ouais, bon OK, avec la nuit que j'ai passé c'est sans doute normal que j'ai des courbatures. D'autant plus qu'on la fait deux fois. Je rougis en repensant à l'épisode de la douche. C'était … épique. Et diablement excitant Non, Meg, ne penses pas à ça, me dis-je à moi-même sentant une excitation à présent familière se répandre en moi. Décidant de couper court, à toutes pensées importunes, je me dirige vers la salle de bain, pour évaluer les dégâts. J'ai les cheveux ébouriffés, les yeux cernés par le manque de sommeil et l'alcool et, oh putain. Deux grosses taches rouges au creux de l'épaule. Putain, je vais le tuer. L'achever. Le couper en petits morceaux et le balancer aux oiseaux. Le faire bouillir et le donner à manger aux loups. Bon, OK les loups n'existent plus depuis la grande guerre, mais bon ce n'est qu'un détail. Bon bah je vais garder mon idée de le découper en morceaux alors. Dommage, j'aurais bien voulu le voir entrer dans une casserole d'eau bouillante. Avec sa grande carrure. Je pousse un gloussement en l'imaginant courbé, dans une casserole, les pieds et la tête qui dépassent.

« Je peux savoir ce qui te fait glousser comme une idiote ? »

Je pousse un véritable hurlement de frayeur.

« Abruti, tu m'as fait peur ! » lui dis-je en lui lançant un regard noir.

Il lève les yeux au ciel, en me tendant un petit paquet.

« Tiens, ce sont des habits d'entrainement. Ils appartiennent à Tris. Ils seront peut être un peu grand mais ça devrait le faire. Heureusement que toutes les tenues d'entrainements sont identiques. Tu n'auras qu'à dire que n'arrivant plus à dormir – prétexte un mal de tête – tu es partie te promener »

« Tu es allée voir Tris ? » m'exclamais-je.

« Non. Je suis allée voir Quatre qui est allé voir Tris pour me donner les vêtements »

« Qui ? Quatre ? Le Quatre ? Quatre, mon instructeur ? » Criais-je.

« Qui d'autre ? »

« Je vais te tuer. Finalement je vais vraiment te tuer. C'est peut être pas possible dans une casserole, mais te découper oui » lui dis-je en m'approchant, menaçante –enfin essayant de l'être- de lui.

« Une casserole ? Quelle casserole ? T'es vraiment tordu en fait » dit-il avec un grand sourire, en me caressant le creux de l'épaule ou apparaissent ses morsures.

« Tu es fier de toi ? »

« Plutôt oui » me répond t-il en parant un coup de poing « allez dépêches toi d'y aller ».

Il m'embrasse puis me pousse vers la porte.

Oooooooo

POV Eric

Je regarde Megan s'en aller, alors que je pousse un profond soupir. Putain, mais qu'est-ce qu'il m'a pris de coucher avec elle, bordel ? Dans quelle merde, me suis-je foutu ? Il n'y a qu'à voir l'air satisfait qu'avait Quatre quand j'ai du lui expliquer, pourquoi j'avais besoin de vêtements de femme. Merde, merde, merde.

Bien que je sois conscient d'avoir fait une grosse, très grosse erreur, je ne peux m'empêcher de sourire en y repensant. Elle m'a offert ce qu'il y a de plus chère pour une fois, et putain, qu'est-ce que c'était bon. Qui aurait cru que coucher avec une vierge, me procurerais autant de plaisir ? Bon, à un moment donné, j'ai bien failli perdre le contrôle mais heureusement je me suis retenu à temps. Pas sur qu'elle aurait apprécié mes petites déviances dominateur pour sa première fois.

Décidant de couper court à mes pensées – après tout, j'aurais bien le temps d'y repenser plus tard- je me prépare pour aller à ma réunion, afin de parler de la montée en puissance des sans factions. Un pincement au cœur me traverse, en songeant à ceux qu'on a perdus hier. Je suis bien décidé à venger leurs morts, et à faire payer le prix double à tous les sans factions qui croiseront mon chemin. Je repense alors à Lydia, cette sans faction, qui m'a sauvé la vie et à qui j'avais épargné la sienne, il y a un an de ça. On avait eu une info, comme quoi des sans factions allaient tenter de piller un local ou est entreposé de la bouffe. Avec une équipe de dix personnes, je m'étais rendu sur place afin de les cueillir. Ça n'aurait pas due être difficile, sauf qu'ils étaient là encore armés. Un combat s'était engagé, et on avait rapidement maitrisé la situation. Au moment de repartir, alors qu'on en avait arrêté quelques uns, j'avais entendu un puissant hurlement provenant de derrière le bâtiment. Ordonnant à mes hommes, de ne pas bouger, j'étais allé voir ce qu'il se passe et ce que j'avais vu m'avait mis dans une rage noire. Un de mes hommes était entrain de tenter de violer une sans factions. Le viol, et la violence physique sur une femme, sont les deux choses que j'arbore le plus. Avant même les divergents, c'est pour dire. Sans hésiter, j'avais foutu la raclée de sa vie à Steven, un petit merdeux que je ne pouvais pas m'encadrer. Malheureusement pour moi, il était doué, j'avais donc du le prendre dans le groupe d'intervention. Maintenant, il est au classement d'archive, défiguré à vie. Au moins, le point positif, c'est que ça aura servi d'exemple.

Je me rappelle alors le regard qu'elle m'avait lancé, incapable d'effectuer le moindre mouvement alors qu'elle aurait tout bien pu s'enfuir, pendant que je m'acharnais sur l'autre déchet.

Un étrange malaise avait pris part de moi, gêné devant la détresse de cette femme qui avait échappé de peu à un viol.

« Lève-toi »

« Non. Laissez-moi partir » tenta t'elle de négocier. Pas si désespéré finalement.

« Je t'ai dit de te lever » la menaçais-je

« Pitié » me supplias t'elle cette fois.

Je ne sais pas ce qui m'a pris sur le moment, mais j'ai décidé de lui laisser une chance.

« Très bien. Mais je te jure que si je te revois je te tue ».

A peine ais-je eu le temps de finir ma phrase, qu'elle s'était enfuie. J'y ai beaucoup repensé depuis ce jour. Et si j'avais laissé partir une criminelle ? Elle était là hier. A-t-elle tué certains de mes hommes ? Elle était bien loin de la pauvre petite chose d'il y a un an. Plus déterminé, plus dur aussi. Elle aurait très bien pu tuer quelqu'un. Cette constatation me laisse un gout amer dans la bouche. J'aurais du la tuer, ou tout au moins l'arrêter. Après tout, elle était avec un groupe surentrainés, et déterminés à nous tuer. A cette pensée, je me promets à moi-même, de ne pas hésiter la prochaine fois, et de la tuer sans y réfléchir à deux fois.