Chapitre 6

Bonjour,

L'histoire et les personnages de divergente ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété de Veronica Roth. Je ne fais que m'amuser avec ses personnages.

Me voila avec un nouveau chapitre. On a eu quelques précisions sur la sœur de Megan, et on peut voir qu'Eric n'a pas encore fait le rapprochement. Mais pour combien de temps ? Dans ce chapitre, certaines choses vont s'accélérer, notamment sur la traque des divergents, nous amenant un peu plus vers le prologue. Je n'en dis pas plus, bonne lecture.

S'il vous plait, review ^^

Réponses aux reviews :

Melissa : Merci beaucoup pour ta review. Effectivement, il faut que je m'améliore. C'est ma première fic et je pense que ça viendra au fur et à mesure des chapitres car c'est vrai que par moment ça doit un peu être saccadé. Mais tant mieux si tu l'aimes bien, et voila la suite !

Courtney Ackles : Oui, en effet il va en falloir du temps. Après tout il n'est pas habitué à ressentir ce genre de sentiment. D'autant plus, qu'ils vont avoir de nombreux bâtons dans les roues par la suite.

Nanao34410 : Oui beaucoup de rebondissement mais encore peu d'explications. Il y a du vrai dans tes suppositions mais je n'en dit pas plus. Tu vas très vite voir si tu as raison ou pas.

Pour ce qui concerne Quatre, je suis contente d'avoir pu faire ressortir cette relation comme je le voulais car ça va être extrêmement important par la suite.

Quand à Lydia et Megan, oui elles vont se revoir, très vite d'ailleurs, mais je n'en dit pas plus.

Oooooooooo

POV Megan

Je retrouve les autres dans le réfectoire, qui à peine me suis-je assise me bombarde de question.

« Mais ou étais-tu Megan, on t'a cherché partout ! » me reproche Johanna.

« Oui, elle a raison. Tu as disparu dans la soirée, et on ne t'a plus revu avant d'aller se coucher. Tu étais là endormie, tu aurais pu nous prévenir que tu rentrais. On s'est inquiété ! Et là, ce matin, plus de Megan. Peux-tu nous expliquer ce que tu pouvais bien foutre bordel ?! » Surenchérit Liam.

« Hum, bonjour à tous les deux. Bien dormis ? » Tentais-je piteusement.

« Oh non, jeune fille tu ne vas pas t'en tirer à s'y bon compte. Alors c'était qui ? » Me dit Johanna d'un air conspiratrice.

« Comment ça c'était qui ? » dis-je perdu.

« Oh je t'en prie Megan, tu n'étais pas altruiste à ce que je sache ! Mais bon, je vais essayer d'être plus claire. Qui est l'heureux élu ? Jimmy ? J'ai remarqué un léger rapprochement entre vous d'eux hier soir, et il avait disparu lui aussi. Alors ? J'ai raison ? » Me répond t'elle d'une traite sans me laisser le temps de répondre.

« Putain de merde, t'as couché avec Jimmy ? » s'exclame Liam, un grand sourire aux lèvres.

« La ferme » lui dis-je furieuse, en remarquant plusieurs audacieux se tourner vers nous, « et non, il ne s'est rien passé entre Jimmy et moi. Si vous voulez tout savoir, j'étais juste mal avec tout l'alcool que l'on a bu et je suis rentrée. Seule. Et ce matin, je me suis juste réveillée avant vous, et je n'avais tout simplement pas le courage de rester dans le lit, de peur de vomir » leur répondis-je, un pincement au cœur à l'idée de leur mentir. Décidément, je suis de plus en plus doué pour ça, depuis que je suis partie de chez les sincères. Mais je ne suis pas sure d'apprécier ce constat.

« Ah bon » dit Johanna d'un air déçue. Apparemment elle aurait bien voulu des détails croustillants.

« Mais il ne s'est rien passé alors ? » demande Sarah, intervenant pour la première fois dans la discussion.

« Non, rien du tout. Et vous alors ? La fin de la soirée » bottais-je en touche.

« Et bien, il y a eu quelques petits rebondissements » lance Liam avec un sourire carnassier, les yeux rivés sur Sarah. Je remarque qu'elle se met à rougir violemment, et voyant ça, je m'empresse de lui demander ce qu'il s'est passé.

« Et bien en faite, tu vas rire, il y a eu, euh tu vois ce que je veux dire ? » dit-elle piteusement.

« Euh, pas vraiment non ».

« Raph et Sarah se sont embrassés » couine Johanna excitée.

« Quoi ? Raph et toi ? Merde alors, quand je pense que j'ai raté ça ! ». Et oui, ma vieille pendant ce temps là, toi tu étais occupée à faire autre chose que seulement embrasser Eric. Non, non non, ne penses surtout pas à ça.

« Et ouais, fallait pas te prendre pour un homme et descendre tout ces cyclones » se moque Liam.

« Ah, ah, ah. Et toi alors, ça avance » lui dis-je en jetant un regard à Johanna. Tiens prend toi ça Liam.

« Quoi, euh, je vois pas du tout de quoi tu parles » dit il en rougissant légèrement.

« Liam qui rougis, j'aurais tout vu » lui dis-je vicieuse.

« La ferme ! ». Il me fusille du regard. Oh, oh, j'ai touché un point sensible.

« Salut » nous dit Raph, rougissant devant Sarah, rouge également. Putain, c'est quoi cette fâcheuse manie qu'on à tous de rougir ?! On est des audacieux non de dieu.

« Euh, bonjour » murmure Sarah, alors que nous, on est beaucoup moins discret.

« Vous ne vous embrassez pas ? » demande Johanna, avec toute la délicatesse dont elle sait faire preuve. A savoir : aucune.

« Laisse-les » lui dis-je, prenant pitié de mes amis.

« Ça va, ça va, je demandais juste. Bon, faut qu'on bouge, on va être en retard sinon » me répond t'elle en se levant, pas le moins du monde gêné d'avoir mis les pieds dans le plats.

On lui emboite le pas, nous dirigeant vers la salle d'entrainement, pressé de savoir ce que l'on va bien pouvoir faire aujourd'hui.

« Au fait, si les autres sont dupes, ce n'est pas mon cas » me chuchote t'elle à l'oreille avec un sourire en coin, « il va falloir qu'on ait une petite discussion entre filles, toutes les deux ». Merde.

Je ne lui réponds pas, accélérant juste le pas afin d'avoir à éviter de lui répondre. Il va falloir que je trouve un truc, et vite, sinon s'en est fini de notre petit secret à Eric et moi.

Alors que nous pénétrons dans la salle, je remarque que nous sommes les derniers arrivé. Quatre nous lance un regard réprobateur et s'attarde sur moi. Ah oui c'est vrai. Eric est allé le voir. Pour moi. Je suppose qu'il doit reconnaitre les fringues de sa copine que je porte. Faites qu'un trou apparaisse pour que je puisse disparaitre…

« Bon, les novices, ce matin on va aller s'entrainer aux tirs sur le toit, et cette après midi, on commence les combats. J'espère donc que vous êtes en forme » nous dit-il, son regard s'arrêtant sur moi une nouvelle fois. Je veux mourir. Oh mon dieu, il sait ce qu'il s'est passé entre Eric et moi. Je vais tuer Eric. Je sais que je me répète, mais sincèrement, je vais vraiment finir par le tuer.

Alors que je passe devant Quatre, pour grimper l'échelle, celui-ci me retient par le bras.

« Oui ? » lui demandais-je.

« Ne me regarde pas avec ces yeux innocents Megan, tu sais très bien de quoi je veux parler. Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Premièrement tu es novice, donc pas encore totalement audacieuse. Il faut donc que tu te concentres. Deuxièmement, les relations novices/instructeurs sont interdites – fait de notre cher leader, et troisièmement tu joues à un jeu dangereux avec Eric. Fais attention à toi, Eric est sombre, dangereux et surtout pas près à faire face à ses sentiments. » Me dit-il d'un air grave.

« Sentiments ? Tu crois qu'il a des sentiments pour moi ? » Lui demandais-je sentant les rythmes de mon cœur s'accélérer.

« C'est tout ce que tu as retenu de ce que je viens de te dire ? » soupire t-il. « Écoute Megan, il se passe des choses en ce moment, qui risque de changer notre monde, de la manière dont on le voit. Soit juste prudente d'accord ? Je ne voudrais pas qu'il te brise le cœur ».

« Qu'est-ce que tu veux dire ? Ça à un rapport avec les sans factions et ce qu'il s'est passé hier ? » M'inquiétais-je.

« Comment es-tu au courant ?"

«Euh, je »

«OK, c'est bon j'ai compris. Monte. Les autres nous attendent » me dit-il, ne me répondant pas.

Je ne sais pas quoi penser de tout ça. J'ai bien vu que quelque chose de grave s'était passé hier, grâce aux comportements d'Eric, mais si je me fie à ce que vient de dire Quatre, c'est plus grave encore qu'un simple pillage qui aurait mal tourné.

Je suis coupé par Quatre, qui nous explique comment manier nos armes, et nous placer face à la cible. On commence par démonter et remonter l'arme, et je me rends compte que je suis très forte à cet exercice. Je suis même la plus rapide, si j'en crois le compliment de notre instructeur.

Une fois avoir bien pris en main notre arme, et à en avoir compris le mécanisme, il nous demande de nous positionner face à une cible, et de commencer l'entrainement.

Ma première balle vient se ficher à quelques centimètres de la tête de la cible, endroit que je visais. Pas mal pour un premier essai. Plus facile que les couteaux en tout cas.

On continue à s'exercer pendant plus de trois heures, et à la fin, pas un seul de mes tirs ne rate la cible. Bon, après, c'est une cible immobile donc à mon avis, ce ne sera pas si facile devant des cibles mouvantes. Pas que j'espère devoir tirer sur quelqu'un pour de vrai, mais quand même.

Quatre nous autorise une pause de quinze minutes avant de devoir redescendre pour s'entrainer sur les sacs.

« Waouh Megan, t'es vraiment forte ! » me dit Liam d'un air surpris.

« Quoi, tu t'attendais à ce que je sois nulle ? » lui demandais-je, vexée.

« Non, pas après les lancées de couteaux, mais je ne m'attendais pas à ce que tu sois si forte » me rassure t-il.

« Oh merci ».

« Oui, c'est vrai, il va falloir que tu m'entraines Meg. Ma moyenne est d'un tir sur trois sur la cible, ce qui n'est franchement pas beaucoup » s'inquiète Johanna.

« Ne t'en fait pas, ça va aller ».

« Oui, enfin, ils ne prennent que les meilleurs. Je ne m'en sors pas trop mal pour les couteaux, bien qu'il va falloir que je m'améliore, et je suis très moyenne sur le tir. Espérons que je sois meilleure en combat rapproché » répond t-elle, tendue.

« Mais oui, Johanna, et puis s'il le faut, je t'entrainerais » lui dit Liam en passant un bras sur son épaule. Chose qu'elle a l'air de beaucoup apprécié si j'en crois son petit sourire.

« Pas qu'à moi. Il faut entrainer Sarah aussi. Elle n'a ni réussi les couteaux, ni les armes » répond t-elle, posant sa main sur celle de Liam.

« Je me demande ce qu'elle fait chez les audacieux » me demandais-je.

« Moi aussi. Je l'apprécie mais c'est vrai qu'elle n'a pas du tout l'air d'une audacieuse » enchérit Johanna.

« Oui, mais elle pourrait nous surprendre. Elle a bien embrassé Raph après tout » rit Liam.

« Espérons. Car je ne veux surtout pas qu'elle soit éliminée » dis-je pour conclure la discussion.

Oooooooooo

POV Eric.

Je suis énervé. Vraiment vraiment énervé. La réunion ne s'est pas du tout passée comme je l'espérais. J'ai eu la désagréable surprise de voir Jeannine, présente au coté de Max, qui assiste fréquemment à nos réunions depuis sa démission, surtout lorsqu'elles sont importante comme celle-ci.

Flash Back

Je rentrais dans la salle, pressé de pouvoir parler avec Max et les autres de la nouvelle puissance des sans factions, quand je me suis arrêté net. Qu'est-ce que la leader des érudits faisait ici ?

« Bonjour Eric. Ravie de vous revoir. Si ça ne vous dérange pas, j'aimerais assister à la réunion. Je pense que nous avons des choses à nous dire» me dit-elle.

« Je suppose que je n'ai pas trop le choix, vu que vous êtes déjà la » lui répondis-je brusquement. Je déteste ne pas avoir le contrôle de la situation. Et que Jeanine soit ici, veux justement dire que je n'ai pas le contrôle.

« Bon, on est tous réunis pour parler des sans factions. Avez-vous appris des choses ? Et je vous conseille vivement de ne pas me répondre non » lançais-je en prenant place dans mon fauteuil.

« Il semble avoir intensifié leurs actions » commence Greg, « on a constaté beaucoup de mouvement vers les entrepôts Est et Ouest, comme on a pu le constater hier pour l'est. Chose bizarre, ils sont également plus nombreux. Et surentrainés. Avant, ils avaient plus l'habitude de se déplacer en petits nombres, principalement pour chercher des habits et de la nourriture ».

« Et tu ne m'apprends rien en me disant ça Greg » lui répondis-je mauvais.

« Je sais. Mai ce n'est pas là que je veux en venir. Je ne sais pas si vous avez tous remarqués les armes qu'ils avaient hier, mais c'était de la haute technologie. Le dernier cri en matière d'arme. J'ai pu en récupérer une hier, et j'ai fait des tests dessus. Il s'agit d'une arme, provenant de la nouvelle cargaison que nous avons reçue il y a quelques mois. Le numéro de série correspond. J'ai donc demandé à Peter de faire un inventaire, et il m'a appris qu'il manquait plus d'une trentaine d'arme » rajoute t-il.

« Mais comment est-ce possible ? » demande Max pendant que je boue intérieurement à l'idée de n'avoir rien vu.

« On a un traite » dis-je d'un air grave, « et je veux qu'on me le trouve et qu'on me le ramène. Il va voir ce qu'on réserve aux traites ».

« Bien chef », me dit Greg.

« Quoi d'autres ? »

« Il y a autres choses qui cloche. On a pu observer différent signal, en langage codé aux différents points stratégiques. Sièges des érudits, hangar nord et sud. Ce ne sont pas des signaux qui proviennent de chez nous. Il semble être émis sur une fréquence qui nous est inconnu. On est entrain d'essayer de trouver leur source, avec l'aide des érudits » ajoute Craig.

« Ok, trouvez-moi tout ce que vous pouvez dessus. S'ils émettent des signaux de ces points là, c'est qu'ils ont des hommes dans la place. Demandez à tous les leaders des autres factions de faire un recensement des leurs. S'il y en a qui ne devraient pas y être, on les trouvera. Mais soyez discrets. Je ne veux pas que ça se saches. »

« D'accord ».

« Bien ! Jeannine. Qu'avez-vous à nous apprendre ? Ou à nous demander ? Puisque c'est bien pour cela que vous êtes là non ? » Demandais-je froidement à Jeanine.

« Oh mon cher Eric, toujours à voir le mal partout » susurre t'elle. Pourtant je vois son regard calculateur me scruter.

« Jeannine a des choses à nous apprendre sur les divergents » interviens Max.

« Merci Max » dit Jeannine en se tournant vers lui. « Effectivement, nous avons des choses à vous apprendre. Nous avons réussis à capturer deux d'entre eux, ce qui n'a pas été bien difficile puisque c'était des érudits. Nous avons commencé des tests sur eux, afin de comprendre le phénomène. C'est extrêmement intéressant, de voir leur manière de …. »

« Venez en au fait, Jeannine » la coupais-je.

« Oui, vous avez raison. Nous sommes actuellement entrain de réaliser des simulations, afin de comprendre avec précision comment leur esprit fonctionne. Nous avons également mis au point un nouveau moyen de savoir s'ils sont divergents. C'est une espèce de capteur, capable de lire leurs ADN et donc de voir, s'il y a quelque chose qui cloche. Beaucoup plus précis que les simulations que nous leurs faisons passer lors de leurs initiations. Je vais vous en donner et charge à vous, d'organiser une équipe afin de tester toute la population sans la moindre distinction. »

« Je n'aime pas qu'on me donne des ordres, Jeannine, vous devriez pourtant le savoir » lui répondis-je en serrant les poings.

« Loin de moi cette idée Eric, je sais juste que vous êtes les plus qualifiés pour cela » dit-elle mielleuse.

« Très bien, Greg monte une équipe et aller tester les autres factions. Je me charge de tester la notre » ordonnais-je.

« Bien chef ».

« Autres choses Jeannine ? »

« Oui, en effet. Mais j'aimerais que nous soyons seuls pour discuter si vous voulez bien » me dit-elle d'un regard appuyé.

« Tout le monde, dehors ! »

Quelques secondes plus tard, il ne reste plus que Max, Jeannine et moi.

« C'est à propos des altruistes ? » lui demandais-je faisant référence à une conversation que nous avions eu une fois.

« Oui. Comme vous le savez, je ne fait pas confiance aux altruistes. J'ai eu la preuve de leur trahison pas plus tard qu'hier »

« C'est-à-dire ? » fronçais-je les sourcils.

« J'ai découvert une boite, chez les Prior qui peut définitivement détruire notre système si elles tombent entre de mauvaises mains. A savoir les sans factions ».

« Qu'il y a-t-il dedans ? »

« Un procédé censé permettre aux divergents de gagner beaucoup de pouvoir. C'est trop compliqué à expliquer et les tests ne sont pas finis » répond t-elle. Je sens qu'elle ne me dit pas tout, mais étant donné que c'est une maniaque du contrôle –encore plus que moi- et qu'elle ne me fait pas confiance, je suppose que je ferais pareil à sa place. Il n'en reste pas moins que ça ne me plait pas.

« Et que voulez vous qu'on fasse ? Car c'est pour ça que vous êtes là » lui dis-je sur de moi.

« Nous voulons détruire la faction des altruistes » interviens Max, pour la première fois.

« Je te demande pardon ? » lui dis-je mes yeux s'écarquillant.

« Cela fait des années que nous remarquons qu'ils ne sont plus aptes à détenir le pouvoir. Outre le fait qu'ils volent très certainement de la nourriture, j'ai la certitude qu'ils cachent également des divergents et qu'ils aident les sans factions. »

« Comment ? » l'interrogeais-je, de plus en plus intéressé par la tournure de la discussion.

« J'ai des preuves, comme quoi certains des altruistes, comme la famille Prior, ont des contacts réguliers avec des sans factions. Je suis également persuadé que c'est eux qui ont donnés les positions de nos bases stratégiques. Après tout, étant donné le pouvoir qu'ils détiennent, ils ont accès à ces informations. De plus, qui d'autres que les altruistes ont des contacts fréquents avec les sans factions ? » Ajoute t-elle un sourcil haussé.

Ca ne m'étonne guère. Je n'ai jamais aimé les altruistes. Pour moi, il est inconcevable pour un être de s'oublier à l'égard des autres. De plus, il ne m'inspire que pitié. Et leur manie de toujours vouloir venir en aide aux autres, corrobore la déduction de Jeannine.

« Nous avons mis au point une simulation nous permettant de détruire totalement cette faction, mais je vais avoir besoin de vous pour cela » ajoute t-elle. J'hausse un sourcil, et d'un mouvement de tête je l'invite à continuer.

« Vous allez injecter ce sérum, à vos audacieux, qui vont les plonger dans une simulation. Ils auront pour ordre de se rendre aux quartiers des altruistes et de les abattre un par un. Pour ne pas qu'ils soient considérés comme des criminels, je monterais une histoire, comme quoi, c'est le fait des divergents. Je vais rendre publique l'arrestation des deux divergents érudits afin d'appuyer notre histoire ».

« Quand vous dites, tuez tous les altruistes, vous parlez également des enfants ? » demandais-je.

« Oui. Ils ont malheureusement été élevés dans les idéaux de leurs parents, et ils représentent donc une menace ».

« Hors de question ! » tapais-je du poing sur la table. « Mes hommes ne tueront pas des enfants, et ce n'est pas négociable. Si vous voulez notre aide, trouvez une solution. Enfermez les, bannissez les chez les sans factions, je m'en fou, mais nous les tuerons pas ! » Ordonnais-je avec rage.

« Max avait raison, vous vous adoucissez ».

« Que voulez vous dire ? » demandais-je, regardant Max dans les yeux.

« Si tu espérais être discret concernant ta petite aventure avec la novice, c'est raté » me répondit-il.

« Qui ? » dis-je pressé de connaitre le nom de celui qui avait parlé, et de le tuer.

« Peu importe. Il n'en reste pas moins que tu dois arrêter ça tout de suite Eric ! »

« Je ne vois pas en quoi mes histoires de cul te regarde Max. De plus, je n'ai pas d'ordre à recevoir de toi. Tu n'es plus le leader à ce que je sache » aboyais-je.

« Ca me regarde quand tes parties de jambes en l'air menace la vie de nos hommes. Dois-je te rappeler les noms de ceux qui sont morts hier soir, alors que tu étais trop occupé à lui écarter les cuisses ? » Me dit-il durement. A ces mots, je reçu un coup en plein dans l'estomac. Et s'il avait raison ? Si je n'étais pas si obnubilé par Megan, aurais-je pu éviter la mort de nos hommes ?

« Bon, pas que votre conversation ne m'intéresse pas, mais je suis pressée. Puis-je compter sur vous Eric ? » Nous coupe Jeannine.

« Oui ! » répondis-je, une nouvelle détermination m'habitant. J'allais devoir revoir mes priorités et vite. Il est hors de question que l'on remette en cause mes capacités de leader, j'ai travaillé trop durement pour cela. De plus, les divergents sont une plait qu'il faut cicatriser tout de suite avant qu'elle ne s'affecte.

« Il est évident que notre conversation doit demeurer secrète » ajoute t-elle.

Je ne lui réponds pas, trop occupé dans mes pensées pour le faire. J'aperçois vaguement Max, la ramener vers la porte et ordonner à un audacieux de la reconduire.

« Eric ? Puis-je compter sur toi ? Ai-je l'assurance que toute cette petite histoire avec la gamine va prendre fin ? » Me demande Max, me regardant dans les yeux.

« Oui, je te le garantis ». Megan doit disparaitre de ma vie, elle est trop dangereuse. J'oublie ma position et mon devoir quand je suis auprès d'elle, et ça, je ne peux pas me le permettre.

« Bien. Jeannine se charge de nous faire livrer le sérum, ils devraient arriver dans trois semaines, le temps d'en faire une quantité nécessaire. Ca arrivera en même temps que la fin de l'initiation, on se servira donc de ce moment pour injecter le sérum à tous les audacieux, prétextant une façon de garantir leur sécurité ».

« C'est moi le chef Max »

« Et je ne remets pas ça en question » me dit-il simplement, me laissant seul.

Sortant de mes pensées, je me dirige vers la salle d'entrainement afin de me défouler. Les novices se sont entrainés aux tirs aujourd'hui, je me demande comme ça s'est passé pour Megan. Stop, je ne dois plus penser à elle. A partir de maintenant, je dois reprendre ma position de leader face à elle, et la traiter comme n'importe quel novice. Même si l'image de son corps offert à mes caresses et le son de ses gémissements me parviennent. Je dois la voir comme une bonne partie de jambe en l'air et basta. Il faut que je me la sorte de la tête. J'irais trouver une audacieuse ce soir, afin de la mettre dans mon lit. Après tout, Megan n'est rien pour moi, juste une petite distraction qui sera vite oublié.

Ooooooooooooooo

POV Megan

Ça fait une heure que je m'entraine à taper sur ce sac et je suis épuisée. Le peu de sommeil et l'alcool dont j'ai abusé hier se font cruellement ressentir. Je ne toucherais plus une goutte d'alcool à partir de maintenant.

« Venez ici » nous appelle Quatre. Je m'empresse de le rejoindre, soulagée de pouvoir faire une pause.

« Sur le tableau derrière moi, vous pouvez voir le classement provisoire. A partir de maintenant, il évoluera à chaque demi journée. Si vous vous trouvez sous la ligne à la fin de la première étape, vous dégagez.

1- Marc

2- Liam

3- Patrick

4- Julia

5- Meryl

6- Sébastien

7- Megan

8- Raph

9- Paul

10- Johanna

11- Nicolas

11- Lucie

12- Sarah

Ouf, je suis soulagée. Je ne suis pas sous la ligne. Par contre Johanna et Sarah oui. Une vive inquiétude me traverse en pensant à elle deux. Surtout à Johanna. Sarah ce n'est pas une réelle surprise, mais je pensais que Johanna serait mieux classée. Après tout, c'est une vraie audacieuse, aucun doute la dessus. Liam est deuxième, je m'y attendais, il s'est révélé être vraiment bon.

« Alors la sincère, tu es septième ? Moi qui pensais que tu allais vite dégager. Par contre, ça semble être le cas pour tes copines. Hum, dommage »

« Ta gueule Marc car je te jure que je vais te refaire le portrait » m'emportais-je.

« Ah oui ? Essaye donc pour voir. Je meure d'impatience à l'idée de me retrouver au sol, toi sans défense sous moi » me dit-il d'un air pervers.

« Un problème ? » nous interrompt Quatre, me voyant le poing à moitié levé.

« Non aucun » lui répond Marc d'un air fayot.

« Très bien, allez manger à l'ordre, vous avez intérêt à être d'attaque ».

Alors qu'on se dirige vers le réfectoire, Quatre me retiens.

« Tu es sur que ça va, Megan » me demande t-il d'un air inquiet.

« Oui, oui tout vas bien » lui répondis-je d'une petite voix, l'image de Johanna et Sarah s'imposant à moi.

« Ne te laisse pas faire. Des mecs comme Marc, j'en ai vu passer des dizaines. Mais fait quand même attention à toi. Ils peuvent être dangereux »

« Bien sur. Je peux y aller maintenant ? » Pressé dans finir avec cette discussion. La sollicitude de Quatre me touche, mais me met mal à l'aise en même temps. Je n'ai pas l'impression qu'il agit comme ça avec les autres. Surement parce qu'il sait ce qu'il se passe entre Eric et moi. En parlant du loup, il vient de franchir le seuil de la porte. Oh oh, au vue de son visage, il a l'air très énervé.

« Oui, vas-y » soupire t-il.

Changeant de direction, je décide de m'approcher d'Eric.

« Tout va bien Eric ? »

« Qu'est-ce que tu veux la novice » me demande t-il d'un air indifférant. Ça fait mal. Mais bon, il a l'air d'être énervé, c'est peut être pas contre moi.

« J'ai fait quelque chose de mal ? » questionnais-je d'une petite voix.

« Putain, tu m'fais chier avec tes questions. Qu'est-ce que tu me veux bordel » rugit il ?

Je jette un œil aux alentours, mais il n'y a personne, mis à part Quatre qui nous observe depuis l'entrée.

« Mais enfin, qu'est-ce qu'il t'arrive bon dieu ? » lui demandais-je la moutarde me montant au nez.

« Putain ! Viens » dit-il en m'emmenant vers un coin tranquille. Me trainant plutôt.

« Écoute moi bien novice car je ne me répèterais pas. Ce qu'il s'est passé entre nous n'était rien d'autre qu'une partie de jambe en l'air. J'avais besoin de me changer les idées, et tu étais là, alors je t'ai baisé. Rien d'autre. Maintenant tu ferais bien mieux de retourner à ta place et d'arrêter de me casser les couilles c'est clair ?! Putain, si j'avais su que baiser une vierge aurait ses conséqu… » M'assène t-il durement avant que je lui foute une claque en pleine gueule, l'interrompant.

« Tu n'es vraiment qu'un pauvre connard Eric. Tu te caches derrière ta façade de machos du dimanche, mais il n'en est rien. Tu as beau dire, mais je n'étais pas simplement là, comme tu le dis si bien, c'est toi qui est venu me chercher avec cet air pitoyable sur le visage » lui crachais-je.

Au moment ou les mots franchirent mes lèvres, je sus que j'étais allé trop loin. Il me tordit le bras dans le dos, m'arrachant un gémissement de douleur et me plaqua violemment contre le mur, me causant certainement de futurs bleus.

« Sale petite conne » dit-il en m'étranglant « je ne suis pas d'humeur à tolérer tes crises d'adolescentes aujourd'hui ».

« E…Eric » tentais-je suffoquant.

« Maintenant, je vais te dire une derrière chose. Ose encore me traiter de pitoyable et tu le regretteras. Me suis-je bien fait comprendre » hurle t-il, m'étranglant plus fort et me maintenant toujours le bras coincé. Incapable de lui répondre face à la force qu'il exerce sur ma trachée je commence à paniquer. J'essaie de me débattre mais chaque mouvement m'arrache un élancement de douleur dans le bras. Si je continue à bouger, il va me le péter. Sauf qu'à ce rythme, il va me tuer. Pour la première fois je prends vraiment conscience du pourquoi les gens le disent dangereux. Je comprends également qu'il serait bien capable de me tuer, là maintenant, aveuglé par une rage que je ne comprends pas. Alors que des larmes roulent librement sur mes joues, et que ma vision se teinte de tache noire, je me demande comment j'ai pu être à ce point stupide. Comment j'ai pu me laisser aveugler par des sentiments, que je suis apparemment la seule à éprouver ? Comment j'ai pu tomber si bas alors que ça fait seulement trois jours que je suis la ? Et surtout comment ais-je pu tomber si vite dans les bras d'un monstre sans cœur ?

Alors que je suis perdu dans mes pensées, et que je sens la vie me quitter peu à peu, Eric relâche brusquement sa poigne et je m'écroule au sol.

« Mais t'es complètement malade » hurle quelqu'un dont je ne reconnais pas la voix.

« Si tu tiens à la vie, ne te mêle pas de ça Quatre ! » répond Eric.

« Pourquoi ? Pour que tu puisses la tuer ? » Rugit Quatre, si j'ai bien compris.

Je perds le file de la conversation, tentant vainement de reprendre ma respiration et sentant une crise d'angoisse arriver.

« Eh, chut, calme toi, tout vas bien, tu es en sécurité maintenant » chuchote une voix féminine en me caressant les cheveux.

« Comment vas t-elle ? » demande Quatre.

« Elle est choquée. Il faut lui laisser le temps de se calmer. Laisse-nous s'il te plait » continue la voix douce.

« Mais Tris, je ... » s'insurge t-il

« S'il te plait Quatre » insiste doucement Tris, puisque c'est elle.

« Très bien. Rejoignez moi des que vous pouvez. Je vais essayer de retrouver Eric ».

J'entends des bruits de pas s'éloigner alors que je tente vainement de ralentir les battements de mon cœur.

« OK, c'est bon. Il est parti. Lâche tout » me dit Tris, me serrant délicatement dans ses bras. Et la seulement, je commence à pousser de bruyant sanglot, réalisant enfin pleinement ce qu'il vient de se passer. Eric a failli me tuer. Bien sur, il n'avait pas l'air dans son état normal, mais le résultat est le même. Je stoppe mes pensées, quand je me rends compte que je lui cherche des excuses. Malgré son coté froid, je n'aurais jamais pensé qu'il puisse me faire ça. J'ai pourtant eu l'impression d'être importante hier, quand j'étais dans ses bras. Mes pleures redoublent en repensant à ces paroles, et à sa main sur mon cou. Je m'en veux tellement. Comme puis-je être aussi conne ? Conne, c'est ce dont il m'a traité. Et il a raison. Je suis conne. Définitivement conne. Je m'accroche à Tris comme à une bouée de sauvetage, priant pour avoir rêver les derniers instants. Je suis en plein cauchemar. J'aimerais tellement que ma sœur soit là, que se soit ses bras qui me réconfortent, sa voix qui me murmure des paroles rassurantes.

Au bout de quelques minutes, mes larmes se tarissent, et je suis enfin en mesure de me redresser.

« Pa…pardon » dis-je à Tris, la gorge encore douloureuse.

« Ce n'est rien. Comment tu te sens ? » Me dit-elle plein de sollicitude.

« Mieux »

« Tu veux en parler ? »

« Je…je... J'ai couché avec lui » lui dis-je me rendant compte qu'elle doit déjà le savoir.

« Je sais »

« Il a failli me tuer. Je ne comprends pas comment on en est arrivés là » ajoutais-je.

« Écoute Megan, je ne dirais pas que je sais ce que tu ressens, se serait faux, mais je connais Eric. Il est sombre, parfois cruel mais il n'a pas un mauvais fond. Attend, laisse moi finir » Me dit-elle voyant que j'allais l'interrompre, « je ne dis pas ça pour prendre sa défense. D'autant plus que ce n'est pas le grand amour entre lui et moi. Mais je pense qu'il s'est passé quelque chose, pour qu'il y est un tel revirement entre ce matin et maintenant. Dans tous les cas, je ne pense pas que cette relation soit saine, et son comportement n'est pas excusable. Mais je ne crois pas que tu dois le haïr pour autant. Après c'est à toi de voir. Mais un conseil, reste loin de lui si tu veux éviter de te bruler les ailes ».

« Je ne comprends pas Tris. A ce que j'ai compris, vous ne vous entendez pas tous les deux. Alors pourquoi me dis tu de ne pas le haïr ?» demandai-je perdue.

« Car je pense que tu es la seule personne qui puisse franchir la carapace dont il s'entoure » répondit-elle en se levant.

oooooooooooo

Et voila la fin pour aujourd'hui.

Une idée de la personne qui est allé balancer à Max ? Et du/de la traitre ?

Nanao34410 : Pas de Jimmy dans ce chapitre, mais il arrive bientôt mouahaha. Comme tu peux le voir, Megan n'a eu aucun mal à mentir, bien qu'effectivement Johanna s'en soit rendu compte. Je veux vraiment casser l'image de sincère car c'est une audacieuse. Son test a été sans détour et je veux bien montrer la différence avec les divergents car c'est important pour la suite. Concernant Peter, tu verras bien s'il prend une place plus importante ... ou pas x)