Bonjouuuur !

Alors voici le chapitre 2, sur Serpentard cette fois. Chaque chapitre sera centré sur un des personnages, un peu à la manière de Game of Thrones en fait. Je ne sais pas si ce système vous plaira (n'hésitez pas à me faire par de vos critiques) ^^.

J'avoue que ce chapitre est un peu court, mais bon c'est le début ^^ Promis, j'essaie de faire plus longs pour les prochains.

Bonne lecture et rendez-vous en bas ! :D


Salazar se baladait tranquillement à travers les marais. L'après-midi était à son apogée, mais l'endroit était si sombre sous les bas arbres que l'on aurait pu croire que la nuit était entrain de tomber. Tous boueux, humides et infestés de moustiques qu'ils puissent être, Salazar les aimait, ses marais. « La boue, ça se nettoie. » disait-il. Quant aux moustiques, ils l'évitaient la plupart du temps. L'odeur magique de sa peau et de son sang pur les repoussaient, comme il se plaisait à le penser. Chaque jour, il passait une bonne partie de la journée à les traverser, en compagnie de ses serpents, qui chassaient pour lui.

Aujourd'hui pourtant, la journée serait différente. Salazar l'avait senti dès le matin. Il n'avait cependant pu s'empêcher de sortir pour faire sa promenade habituelle. Un vent froid s'était levé, soulevant violemment ses longs cheveux corbeaux, annonciateur de quelque perturbation. Hoela sa bien aimée était restée dans leur petite cabane. Du moins l'espérait-il. Il avait jeté autour de la maison de nombreux sortilège de protection, afin qu'elle demeure cachée aux yeux de sa famille et de ceux de son village.

Hoela était une jeune moldue qui avait toujours été fasciné par cet homme si mystérieux, à peine plus âgé qu'elle. Elle avait un jour osé s'aventurer jusque chez lui, pleine de défi et d'interrogations. Tous deux avaient été immédiatement séduits l'un par l'autre, et Hoel avait décidé de rester avec lui. Evidemment la nouvelle s'était répandue, les parents d'Hoela avait eu vent de la nouvelle vie de leur fille et ils étaient terrifié à l'idée qu'elle puisse être possédée par ce bizarre sorcier des marécages. Personne n'avait encore osé le dénoncer au prévôt, et le prévôt lui même ne tenait pas vraiment à lui rendre visite, car bien que Salazard soit encore jeune, il inspirait crainte aux villageois.

Si Hoela était sortie se promener et avait dépassé le périmètre des sortilèges de protection, elle serait totalement exposée au danger, quel qu'il pouvait être. D'ailleurs, ces derniers jours Salazar avait aperçut des groupes de villageois, marchant dans les marécages à la lueur de leurs torches, se rapprochant chaque jour d'avantage de son foyer. A chaque fois il avait fait attention à ne pas se faire repérer, il pouvait éviter d'être vu lorsqu'il le désirait. Après tout, les marécages étaient son domaine, il les connaissaient mieux que personne. Cela faisait maintenant un bon moment qu'il n'avait pas mis les pieds au village. Quelle nouvelle avait bien pu faire régir les villageois de la sorte, eux qui d'ordinaire évitaient soigneusement les marécages, il ne le savait pas. Cependant, il avait une petite idée de la raison de ces soudaines battues, et cela l'inquiéta d'autant plus.

Un mauvais pressentiment le pris soudain et plus inquiet que jamais, décida de rentrer à la cabane. Il savait parfaitement ce que l'on pensait de sa chère et tendre au village, et il connaissait également le sort qu'on lui réserverait si jamais elle venait à être capturée. Il était partit le matin tôt, et avait donc une bonne distance à parcourir avant d'atteindre sa maison. A mesure qu'il marchait, l'inquiétude le gagnait, et il se frayait à l'aide de sa baguette un chemin praticable à travers les marais, la boue, les arbres et leurs racines. Il avait envoyé un de ses serpents en éclaireur, et celui-ci revint rapidement lui apporter des nouvelles. Le visage de Salazar se décomposa et il accéléra l'allure. Lorsqu'il arriva enfin, il trouva la cabane vide et froide. Il fit un rapide tour aux endroits où sa compagne aimait se promener et c'est près du puits qu'il trouva ce quel cherchait. De nombreuses empreintes de pas, des traces de luttes, du sang même. On s'était battu.

Sans perdre une seconde, ses deux fidèles serpents sur les talons, il se rua au village. Ses pires craintes furent confirmées lorsque, une fois arrivé, il vit les habitants rassemblés en foule, des flammes dansant au dessus de leur tête.

« Non. » se dit-il en lui même, sentant son coeur tomber dans sa poitrine. « Non. Non. C'est impossible.

Il perçut soudain un murmure, qui grandissait à mesure qu'il s'approchait de la foule.

« Brûle, démon, brûle. Brûle, démon, brûle. »

Salazar avançait toujours, bousculant tout sur son passage.

« Brûle, démon, brûle. Brûle, démon, brûle »

Les paroles des villageois, telles de menaces, bourdonnaient à ses oreilles. Il sortit sa baguette, prêt à agir. Personne ne fit attention à lui, ni au bout de bois qu'il tenait entre ses doigts, lorsqu'il fendit la foule avec violence. Chacun était trop occupé à regarder l'immonde spectacle. C'est à ce moment la qu'il la vit. Hoela. Elevée sur un tas de bois grossièrement disposé, au milieu des flammes.

« BRÛLE, DÉMON, BRÛLE ! BRÛLE, DÉMON, BRÛLE ! » scandaient les villageois, haineux.

Elle ne bougeait plus, elle ne criait même plus. Son visage autrefois si beau était crispé et figé dans une expression de douleur intense. C'était trop tard. Dans quelques minutes elle ne serait plus que cendre. Salazar ressenti soudain un immense chagrin. Ses poumons furent oppressés, il ne pouvait plus respirer, et ses jambes ne pouvant plus supporter le poids de son corps, cédèrent et il tomba au sol. Pendant un instant il n'entendit plus rien. Ni le crépitement des flammes, ni les cris des villageois. Il ne sentit plus la chaleur du feu devant lui, ni le souffle du vent dans ses cheveux. Il resta là, le visage dans ses mains. Pleurant de toutes les forces qu'il lui restait. Son médaillon au cou lui parut plus lourd que jamais, et il eût soudain envie de l'arracher et de le jeter au loin.

La présence de Salazar agenouillé devant le bûcher ne resta pas bien longtemps inaperçue. Le prévôt du village, enhardi par l'incinération que ce qu'il croyait être un démon, se mit à hurler des ordres à ses hommes.

« Attrapez-le ! Attrapez-le bon sang ! C'est le bizarre des marais ! Et avec ses serpents en plus. Allons attrapez-le, nous le brûlerons, lui aussi, et nous couperons la tête de ses horribles et perfides compagnons » criait-il à l'intention des foules, avec l'air fou de celui qui vient d'attraper ce qu'il désire depuis longtemps.

« Oui ! Oui ! Brûlons-le aussi ! » répondaient les villageois, encouragés par la folie du prévôt.

« Exactement mes amis. Qu'il brûle, et ainsi, tout mal sera éradiqué de cette bonne terre. »

Il regardait la foule, les bras ouverts, les incitant à croire ses propos.

« Et puis tiens, je clouerais la tête d'un de ces rampants à ma porte. » ajouta-t'il pour lui même en ricanant.

A l'entente de ces paroles, Salazar releva la tête, empreint d'une colère sourde. Ses deux serpents, agités comme jamais, sifflaient, menaçants. Personne n'osa les approcher à moins de deux bons mètres. Il se remit sur pied, vibrant de colère. La main qui tenait sa baguette tremblait. La voix du peuple avait nettement faibli, et on entendait maintenant nettement les paroles du prévôt. Personne n'avait encore jamais réellement vu Salazar Slytherin, moins encore lorsqu'il était en colère, ce qui n'était encore jamais arrivé. Il leva sa baguette, et sans prononcer aucune parole, lança un sort dévastateur. De nombreux villageois gisaient à présent au sol. Le peuple s'était remis à crier, mais de peur à présents. Ils se mirent à courir dans tous les sens, cherchant à tout prix à fuir. Sans plus faire attention à eux, Salazar se dirigeait à présent vers le prévôt, bien décider à lui faire payer le meurtre de sa bien-aimée.

« N..N'approchez pas, vil sorcier ! » begeya le prévot, brandissant devant lui en guise de protection, sa petite croix en bois. « Reculez ! Ou vous subirez les foudres de Dieu ! »

« Les foudres de ton Dieu, vraiment ? » répondit-il d'un ton glacial sans cesser d'avancer. Ses yeux d'ordinaire gris pâle étaient devenus orageux, et la colère y était nettement visible. Ses longs cheveux étaient plus noirs que jamais. « Moi je crois plutôt que les foudres te sont réservées »

Pendant de longues minutes, il lui infligea la pire des tortures. Salazar n'avait jamais été haineux envers les moldus comme certains de son espèce. Certes, il ne les approchait pas, ne leur faisait pas confiance, mais jamais il ne les avait détesté. Il les évitait, tout simplement. Mais aujourd'hui était différent. Il se sentait empli d'une haine féroce envers ceux qui avait scandé la mort de la femme qu'il aimait. Une haine qui jamais plus ne faiblirait.

Il jeta un dernier regard au prévôt, qui gisait à terre, respirant difficilement. Ses hommes, tétanisés, n'avaient osé esquisser un pas pour l'aider ou le défendre. Ils les méprisaient tous. Il s'adressa alors à ses serpents, qui ondulaient autour de lui, sifflant en direction des villageois et des gardes restés sur place, en fourchelang.

« Tuez. »

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J'espère que ça vous à plu. Si vous avez des idées, des questions ou des demandes particulières concernant les personnages ou leur histoire, n'hésitez pas à m'en faire part.

De même si voyez des fautes d'orthographe ou de syntaxe. J'essaie de me relire un maximum, mais on a jamais trop d'yeux pour les dénicher ces petites sournoises ^^

Btw, une petite review avec votre avis fait toujours plaisir ;)

A bientôt pour le chapitre 3