Bonjour tout le monde !

Tout d'abord merci pour vos gentilles reviews :)

Me revoilà donc avec un quatrième chapitre! J'ai mis un peu de temps à l'écrire je l'avoue, mais j'espère qu'il vous plaira quand même.

Bonne lecture :D


Après l'incident du village, toujours fou de chagrin, Salazar était rentré dans sa petite cabane, et avait commencé a emballer ses affaires. Il était hors de question qu'il reste ici sans sa chère Hoela. Il ne possédait que peu de vêtements, et seulement quelques objets de valeurs qu'il souhaitait emporter avec lui. Le reste, il l'abandonnerait ici. Il revêtît rapidement sa longue cape de velours noir, cacha sa baguette dans sa poche intérieure, enfila autour de son cou le beau médaillon qu'il tenait de sa famille, et mis sur son épaule le baluchon qui contenait quelques vêtements, et la petite bague qu'il avait lui même fabriqué et offert a Hoela en gage de leur union. Seul souvenir qu'il lui restait de sa bien aimée.

Fin prêt, il regarda une dernière fois ce qui avait été leur foyer a Hoela et lui, heureux, accueillant a sa manière, puis lança des sortilèges de protection autour, afin que le souvenir de leur vie heureuse ne soit jamais oublié. Il tourna le dos a la petite cabane désormais en ruine, puis appela d'un long sifflement ses deux fidèles serpents.

"Venez mes petits. En route."

Les deux énormes serpents ondulèrent vers lui d'un même mouvement silencieux, et ils commencèrent leur long voyage. Salazar avait une vague idée de l'endroit ou il souhaitait se rendre. Il n'y avait jamais été cependant, et ne savait donc pas quel chemin emprunter pour s'y rendre. Tout ce qu'il connaissait de la lande sauvage était ce que son ami de longue date Godric lui en avait conté dans ses lettres.

Salazar et Godric se connaissaient depuis qu'ils étaient enfants. Venant tous deux de famille de sang pur, ils s'étaient retrouvé a jouer ensemble très tôt, pendant les longs banquets qui réunissaient leurs familles. Très vite, ils étaient devenus très proches, et se racontaient chacune de leurs expériences. Mais petit a petit, chacun grandissant de son côté ils avaient fini par s'éloigner l'un de l'autre et ne correspondaient plus que par hibou. Lorsque Salazar eut dix huit ans, une épidémie étrange envahit le comte de Norfolk, tuant moldus et sorciers. Il n'y avait eut aucun moyen d'y échapper. La peste, comme l'appelait les moldus. Salazar l'avait vu, cette horrible maladie, emporter sa famille. Il s'était finalement retrouvé seul, et avait fui dans les marais, le seul endroit qui lui apportait du réconfort. Les Gryffindor eux n'avaient pas été touchés par la peste. Godric lui envoyait toujours des lettres, touché et attristé par le sort qu'avait subit la famille Slytherin. Il avait même proposer a Salazar de venir vivre chez lui, avec sa famille, mais Salazar avait refusé. Puis c'était a ce moment la qu'il avait rencontré Hoela, l'amour de sa vie. Il avait peu a peu perdu contact avec son ami, et les lettres de Godric s'étaient espacées jusqu'à s'interrompre complètement.

Il soupira à ces souvenirs douloureux, puis accentua son pas. Au bout d'un long moment, il se sentit las et fatigué. Salazar ne voulait cependant pas s'arrêter immédiatement, car il venait à peine de sortir des marais et il avait encore une longue route à faire. Alors il ramassa un long bâton, apparement solide, qui reposait sur le sol et décida de s'y appuyer. Longtemps il marcha à travers champs et forêts sans croiser personne. Même les animaux semblaient les fuir, lui et ses fidèles compagnons. A chaque pas, il entendait sur le côté les bruissements des feuilles, des brins d'herbes, les craquements des petites branches, bruits que faisaient les petits animaux en s'enfuyant à l'approche du danger.

Après avoir voyagé deux journées entières et vu défilé de nombreux paysages différents, Salazar sentit le poids de la fatigue l'accabler à nouveau, et il décida de s'arrêter pour la nuit. Quelques lieues plus loin, il apercevait les lueurs tremblotantes et les feux de cheminée d'un village moldu, mais il ne souhaitait pas y dormir. Demander l'hospitalité à des moldus après l'évènement passé lui semblait insupportable. Hoela lui manquait terriblement. Il revoyait sans cesse les images de la jeune femme sur le bûcher dans sa tête, son visage figé dans un expression de souffrance. Alors il marchait jusqu'à l'épuisement. Marcher l'empêchait de penser. Maintenant qu'il s'était arrêté, il craignait de revoir les images horribles de la veille.

Il sortit sa deuxième cape de son baluchon et s'allongea dessus. Il s'improvisa un petit oreiller de fougères et, ses deux serpents enroulé contre lui, il se sentit tout à coup en sécurité.

« Montez la garde. Réveillez moi au moindre danger. »

Il put enfin fermer l'oeil et s'abandonner dans les bras de Morphée. Les deux gros serpents autour de lui, fidèles à leur poste, veillaient. Salazar lui semblait plongé dans un sommeil agité, peuplé de moldus et de bûchers. Une ou deux fois, ils se dressèrent vivement, mais ce n'était rien d'autre que quelques lapins ou écureuils qui s'aventuraient près de leur camp improvisé. Au petit matin, alors que le soleil commençait tout juste à se lever, Salazar ouvrit les yeux, et malgré ses cauchemars dont il ne semblait avoir aucun souvenir, il se sentit parfaitement reposé, prêt à entamer une nouvelle journée de marche. Ses deux serpents revinrent peu de temps après, avec le petit déjeuner et des nouvelles intéressantes pour leur jeune maître.

Les deux compagnons de Salazar avaient pour habitude, lorsqu'ils sortaient longtemps, de chasser et de partager leur butin avec lui. Aujourd'hui ils ramenaient non seulement deux mulots et un lièvre, mais en chemin, ils s'étaient renseignés auprès de la faune reptile locale sur la direction à prendre.

Salazar accueillit avec joie le présent des reptiles, et à l'aide de sa baguette, alluma un petit feu pour le faire rôtir. La viande était toujours bien meilleure cuite. Lorsque chacun eut fini son met, le jeune Slytherin fut informé que pour rejoindre la lande sauvage, il fallait prendre la route du nord, et traverser encore de nombreuses forêts et de nombreux champs.

Salazar se remit en route dès qu'il eut terminer de manger, remerciant chaleureusement ses deux fidèles serpents. Il marchait d'un pas raide et déterminé. Au bout de quelques lieues, il entendit le bruit de l'eau qui coulait. Il eut soudain une envie irrépressible de se mettre à l'eau. Il avait besoin de se laver, pas seulement pour enlever la poussière et la saleté qui s'étaient accumulées sur lui au fur et à mesure des deux précédente journée, mais également pour en finir avec les évènements passé. Il avait l'impression que l'effet de l'eau le laverai de tout souvenir, de toute émotion concernant ce qui s'était passé. Il suivit donc son ouïe et celle-ci le mena bientôt à une petite rivière assez profonde pour immerger complètement un homme de haute taille, à l'eau claire et fraîche. Il s'approcha, courant presque, et se laissant tomber sur les genoux, il plongea ses mains dans le petit cours d'eau et les porta à sa bouche pour se désaltérer. Il se dévêtit complètement, et entra dans la rivière, savourant le contact de l'eau fraîche sur sa peau. Un léger courant agitait l'eau en petites vague autour de son torse, et Salazar continua de s'enfoncer plus profondément dans le ruisseau, jusqu'à s'immerger complètement. Il resta un moment sous l'eau, se sentant bien, presque apaisé. Il remonta finalement et presque à contre coeur, regagna la berge en nageant.

En un coup de baguette magique il fut aussi sec que s'il n'avait jamais mis les pieds dans l'eau. Il remit rapidement ses vêtements qu'il avait fait tremper dans la rivière pendant sa baignade et désormais propres, et au moment où il allait se remettre en route, il entendit des voix se rapprocher. Instinctivement, il se cacha derrière le tronc épais d'un arbres, ses deux serpents sur ses talons. A mesures que les voix se rapprochaient, il put entendre ce qu'elles disaient.

« Des paysans, d'après leur parler. » pensa-t'il.

Il remercia sa bonne étoile d'avoir eu le bon sens de lui dire de se cacher. Dieu sait ce qu'il se serait passé si les paysans l'avaient trouvé là, vêtu comme il l'était et avec deux serpents à ses bottes. Ils l'auraient forcément accusé de sorcellerie. Non que ce soit faux. Il ricana ironiquement, mais se reprit bien vite.

« …m'a envoyé chercher de l'eau à la rivière, il veut faire un banquet. » disait l'un des villageois.

« Ah bon ? En quel honneur ? » demandait l'autre.

« Tu sais, cette sorcière qui va brûler, le maître veut célébrer ça. Une sorcière de moins et le monde s'en porte mieux, qu'il dit. Et c'est pas faux je trouve. »

A ces mots, Salazar sentit une colère irrationnelle l'envahir. Comment osaient-ils ? Il dut faire un effort monstre pour ne pas sortir de sa cachette et abattre sur-le-champs l'imbécile qui venait de parler.

« Ouais t'as raison. On se porte mieux sans elles. A quelle heure qu'elle doit cramer celle la ? »

« A midi à c'qu'il parait. Quand l'Angelus sonnera, hop, le maître mettra le feu au bûcher ! » répondait le premier, riant de sa phrase.

Les deux paysans se mirent à rire ensemble, se délectant d'avance du spectacle auquel ils assisteraient ce midi même. Chacun remplit son seau avec l'eau de la rivière, et ils repartirent en direction de leur village.

Derrière son arbre, Salazar tremblait de rage. Stupides moldus. Dans un effort surhumain, il remit sa baguette à l'intérieur de sa cape. Il n'avait pu s'empêcher de la sortir, se demandant quel serait le meilleur sortilège pour les faire hurler de douleur. Mais il s'était ravisé. Après tout, ce n'était plus son combat. Si les moldus s'entretuaient, il n'en avait plus rien à faire, au contraire, cela ferait des idiots de moins sur cette terre. « Même pas capable de reconnaître un vrai sorcier, ces imbéciles » pensa-t'il avec mépris. Il sortit enfin de sa cachette et repris sa route. Les deux serpents, sentant la colère irradiant de leur maître, sifflaient, mécontents eux aussi.

Tout en marchant il se maudissait d'être allé vers cette rivière. Il aurait du se douter qu'il y avait un village moldu non loin, sombre idiot qu'il était. Ce qu'il avait entendu avait ravivé des souvenirs douloureux à propos de ce qu'il s'était passé deux jours auparavant. Une haine viscérale s'empara alors de lui. Haine qui perdurerait longtemps. Il exécrait tout de ce monde d'humain.

Il marcha des jours et des jours, se reposant à peine, ne mangeant et buvant que très peu, ce que lui ou ses serpents trouvaient sur leur chemin. Enfin, il atteignit le comté de Yorkshire dans lequel se trouvait Godric. Il espérait trouver un peu de réconfort auprès de son ami. Le village de celui-ci se trouvait à quelques lieues de la frontière du comté. Il l'atteint rapidement, au début de l'après-midi, sous un soleil de plomb. Arrivé aux portes, il entra discrètement, échappant au contrôle des gardes, et commença à chercher Godric. Soudain, il ressentit une certaine appréhension. Cela faisait des années qu'ils ne s'étaient pas vus. Des années qu'il n'avaient plus communiqué. Godais le reconnaitrait-il ? Aurait il seulement envie de le voir ? L'apercevant soudain dans la foule, s'entrainant au combat à l'épée, Salazar s'avança courageusement.

ᛗᚢᚱᛁᛀ᛫ᚺᛖᛁᚱ


En espérant que ça vous a plu ;)

Une review ? :D