Bonsoir !
Je suis vraiment vraiment désolée pour ce retard ! Pour ma défense, je travaille tous les jours toute la journée et je n'ai qu'un seul jour de repos par semaine.
Promis j'essaie d'écrire plus souvent et plus rapidement surtout.
Je n'aime pas trop trop ce chapitre, mais il était nécessaire. J'espère que vous l'apprécierez quand même un peu.
J'arrête de vous embêter,
Bonne lecture :D
Une heure plus tard, Rowena tremblait de la tête au pied. Elle était assise sur l'un des grands fauteuils du salon principal, emmitouflée dans une épaisse couverture. Findlay lui frottait énergiquement les épaules pour la réchauffer tout en murmurant désespérément des bout de phrases concernant sa jeune maîtresse et son caractère obstiné.
« Mademoiselle Rowena vous êtes incorrigible ! Si seulement vous n'étiez pas sortie par ce temps… Merlin seul sait ce qu'il peut vous arriver. Vous avez sans doute pris froid. » gémissait-il. « Oh la la mademoiselle Rowena mais qu'avez vous fait ?… Vous allez être clouée au lit pendant des semaines… Et Monsieur et Madame vos parents, j'ai été obligé de les prévenir. Ils vont être tellement en colère… Oh la la… »
Rowena sourit aux parole du vieux sorcier, il s'occupait si bien d'elle. Toujours grelottant, elle se leva du fauteuil et tout en se débarrassant de la couverture qui l'encombrait, s'adressa au majordome.
« Fin, laisse Merlin où il est. » dit-elle en riant. « Je vais merveilleusement bien. C'est vrai qu'il fait un temps épouvantable dehors, mais tu vas me préparer de la Pimentine comme tu sais si bien le faire » lui lança-t-elle avec un clin d'oeil complice.
« Mais… »
Rowena ne lui laissa pas le temps d'argumenter, elle se dirigea d'un pas rapide vers la porte et ajouta :
« Quant à moi, je file à la bibliothèque, j'ai découvert un tas de choses intéressantes aujourd'hui et je compte bien me rens… »
Elle fut interrompue par le bruit assourdissant de la porte qui s'ouvrit avec fracas. Deux individus entrèrent précipitamment dans la pièce et, reconnaissant ses parents, Rowena recula d'un pas, grimaçant.
L'homme qui venait de pénétrer dans la salle était grand, et ses yeux bleus d'acier la scrutaient avec colère. Carron Ravenclaw avait toujours été un peu sévère, mais jamais il n'avait paru aussi en colère qu'aujourd'hui. Derrière lui, se tenait une femme plus petite, fine, d'une grande beauté, avec une longue chevelure corbeau et des yeux couleur chocolat qui, d'ordinaire, vous réchauffaient le coeur dès que vous croisiez son regard. Mais aujourd'hui, même dans les yeux de sa mère, Rowena n'aurait pu trouver de réconfort. Ils étincelaient la peur.
Son père parut remarquer qu'elle s'apprêtait à quitter la pièce et lui lança d'un ton sévère :
« Pas si vite jeune fille »
Rowena soupira, puis décida de ne pas résister. Après tout, elle avait désobéi. Elle devait assumer les conséquences de ses actes. Elle retourna donc s'assoir sur le grand fauteuil et attendit que tombe la sentence.
« Oh Rowena ! Tu nous a fais si peur ! »
En un tourbillon de soie, sa mère se retrouva auprès d'elle, la serrant dans ses bras. Dans la chaleur de la douce étreinte de sa mère, Rowena se sentit mieux. Elle ne grelottait plus, et sembla retrouver son assurance habituelle. Cependant, elle ne savait que trop bien ce qui arrivait lorsque son père était contrarié. Les sourcils froncé, Carron s'avança, et contre toute attente, s'affaissa de tout son poids dans l'un des fauteuils, l'air complètement accablé. Il se prit la tête dans les mains, et pendant de longues minutes resta ainsi. Lorsqu'il releva la tête, l'air presque apeuré que son visage affichait stupéfia Rowena. Restant silencieuse, elle attendit que son père s'exprime enfin. Ce qu'il fit après un long soupir :
« Ecoute Rowena, ce que tu as fait aujourd'hui est… intolérable. »
Rowena fronça les sourcils, indignée. Qu'elle ait fait une bêtise, soit. Mais que son acte fut intolérable comme le disait son père, était un peu gros. Elle ouvrit la bouche prête a répliquer.
« Ne m'interromps pas Rowena s'il te plait. » dit-il d'un ton sec. « Tu as quasiment révélé notre conditions aux moldus. Les deux paysans qui t'ont aperçue sont en ce moment entrain de rapporter tes actions haut et fort dans tout le village. »
La jeune femme baissa la tête. Elle ne s'était pas rendue compte que descendre au lac et parler au monstre causerait tant de tort à sa famille. Car elle savait pertinemment ce que ça voulait dire. Elle savait pertinemment ce que les moldus pensaient des sorciers. Du moins ceux qu'ils croyaient en être. Une chasse terrible allait s'ensuivre. Son beau château serait sûrement détruit, brûlé. A cette pensée, son estomac se tordit. Sa famille allait devoir partir, se cacher. Ils ne pourraient plus vivre en paix. Tout ça, par sa faute. Avec un peu de chance, ils auraient quelques jours. Ils pourraient lancer des sortilèges de protections sur le château, puis ensuite ils partiraient.
« C'est pourquoi nous avons décidé que tu partirais dès demain matin. A l'aube. »
Rowena releva la tête brusquement.
« Quoi ? Mais… Vous ne pouvez pas… »
« Ce n'est pas une punition Rowena. » l'interrompit sa mère. « Crois moi, ni ton père ni moi ne souhaitons te savoir loin de nous. Mais cependant tu dois t'éloigner, pour ton bien. J'ai une bonne amie, qui vit loin au sud. Je l'ai contactée et elle est d'accord pour te recevoir. Elle a une fille aussi, de ton âge à peu près. Tu seras en sécurité là bas. »
N'osant plus discuter, Rowena baissa simplement la tête, des larmes perlant au coins de ses yeux. Elle pensa à ses belles montagnes qu'elle aimait observer. À la grande bibliothèque qu'elle ne pourrait plus visiter. À ces livres plus passionnants les uns que les autres qu'elle ne pourrait plus lire. À sa famille qu'elle aimait tant et qu'elle n'était définitivement pas prête à quitter. A Blaine qu'elle ne reverrait plus. Mon dieu, elle allait quitter Blaine. Une vague de tristesse la submergea soudain.
Penser a Blaine lui serrait le cœur. Il lui manquerait tellement. Si elle s'était rapidement faite à l'idée de quitter son Écosse natale, Rowena accepta bien moins le fait de quitter Blaine. Jeune moldu du village, il avait été son ami d'enfance, son confident, et désormais leur relation avait évoluée en un point qu'ils leur étaient presque impossible de se quitter. Evidemment, il n'était pas au courant de la condition de la famille Ravenclaw. Mais désormais ils s'aiment d'un amour profond, et ils voulaient se marier. Rowena n'en avait pas encore parlé a ses parents et maintenant qu'elle allait devoir partir elle n'aurait jamais l'occasion de leur dire. Elle eut soudain du mal à respirer et sentant les larmes venir, demanda d'une toute petite voix si elle pouvait se retirer.
"Oui, bien sûr." lui dit sa mère d'une voix apaisante.
"Repose toi. Tu aura une longue route a faire demain matin" ajouta son père.
Étouffant un sanglot elle se dirigea rapidement vers la porte, et une fois qu'elle se fut refermée sur elle, n'y tenant plus, elle se mît a courir, les larmes déferlant sur son visage. La vue brouillée par ses pleurs, elle mit quelques secondes avant de réussir à ouvrir la porte. En entrant dans la pièce, Rowena se jeta sur son lit et pleura de tout son soûl.
Un peu plus tard, la tempête s'était calmée, mais le temps restait sombre. La nuit était entrain de tomber. Rowena s'essuya dignement le visage, alluma une grosse bougie afin d'y voir, et commença à rassembler quelques affaires qu'elle emporterait avec elle. Sa mère avait chargé Findlay de venir la voir et de lui dire de n'emporter que le strict minimum. Un long voyage l'attendait et elle le savait.
Lorsque Findlay, aussi triste de la voir s'éloigner de lui qu'elle l'était de quitter son château natal, vint la voir pour la quatrième fois, elle lui demanda d'aller chercher le hibou de la famille.
« J'ai un dernier message à transmettre. » dit-elle d'une voix éteinte.
Elle dénicha un petit bout de parchemin dans un de ses tiroirs, s'empara d'une plume et commença à écrire.
Mon amour,
Tu le sais sûrement déjà, mais j'ai
fais une énorme bêtise. Je pars pour le sud demain
matin. Je ne reviendrais pas.
Je voudrais te voir une dernière fois.
Viens ce soir après le dernier son de cloche,
je t'attendrais près de la porte, derrière le donjon.
R.
« Tiens, apporte ça à Blaine » murmura-t-elle doucement à la petite chouette en lui caressant délicatement le plumage.
Rowena rassembla dans un coffre quelques robes simples et chaudes, une longue cape, des parchemins et des plumes, et ses livres favoris, ceux dont elle ne pouvait se séparer. Elle comptait garder pour le voyage la robe qu'elle portait sur elle, et elle mis de côté sa belle cape bleu et argent. Sur sa petite coiffeuse étaient disposés les seuls bijoux qui lui étaient précieux et qu'elle emporterait avec elle : la chevalière qu'elle tenait de sa mère et un collier que lui avait offert Blaine.
Une fois ses biens rassemblés, elle vit à travers la petite meurtrière que la nuit était avancée, et descendit a l'entrée cachée du donjon. Son cœur se serra lorsqu'elle vit que Blaine l'y attendait déjà.
Lorsqu'il vit sa silhouette fine se détacher dans la pénombre, Blaine accourut vers elle et après l'avoir embrassé chastement sur les lèvres, il la pressa de questions.
"Comment ça tu t'en vas Wen ? Pourquoi ? Il doit bien y avoir une autre solution non ? On ne peut pas se séparer comme ça tu m'entend ?"
A l'entente du surnom affectueux que lui donnait Blaine souvent, Rowena rougit. Les paroles du jeune homme l'atteignirent en plein cœur et elle le sentit se serrer plus encore si c'était possible.
"C'est impossible Blaine." lui repondit-elle doucement en posant la main sur sa joue.
Une larme roula sur sa joue et ce fut au tour de Blaine de passer sa main sur la joue pâle de la jeune fille, et d'essuyer la perle salée qui descendait vers son cou. Rowena planta son regard bleu dans le sien, et soudainement, le prit par la main et l'entraîna à travers les dédales du château.
"Viens, profitons des dernières heures qui nous sont accordés.
Là, en cette nuit paisible, veille du départ de Rowena, pour la première et la dernière fois, ils se livrèrent à l'amour.
Dès les premières lueurs de l'aube, Blaine était parti et elle s'était rapidement vêtue de sa robe et de la lourde et belle cape. Le temps était froid malgré le soleil qui commençait à pointer timidement son nez. Avisant la température, Rowena rajouta un col de fourrure à son habit, mît ses bijoux et descendit au pied du château ou une escorte l'attendait déjà.
Les adieux avec ses parents furent une effusion d'embrassades rapides mais intenses et ignorant le torrent de larmes qui coulait sur ses joues, elle se hissa sur le chariot, près de son coffre. La troupe se mît en marche et Rowena ne pût quitter des yeux ses parents et son château, et elle se tordit presque le cou en essayant de les apercevoir une dernière fois avant qu'ils ne disparaissent de sa vue au détour d'un chemin.
Le voyage dura plusieurs jours. Rowena resta presque tout le temps silencieuse, plongée dans la lecture de ses grimoires ou dans la contemplation du paysage. Ils ne faisaient halte que lorsque la nuit était déjà bien avancée et repartaient avant le levé du jour. Enfin, a l'aube du quatrième jour, ils touchèrent au but.
"Nous arrivons mademoiselle Rowena." Lança un garde.
La jeune femme leva les yeux, et vit un adorable petit cottage, rien à voir cependant avec sa demeure, son château, qui lui manquait tant. Elle observa les collines autour d'elle, et l'orée du petit bosquet un peu plus loin derrière la maison. Une voix l'arrachage soudain à sa contemplation :
"Tu es le portrait craché de ta mère."
Rowena tourna le regard vers celle qui avait parlé.
"Bienvenue Rowena." ajouta avec un sourire bienveillant la femme qui venait de parler. "Je suis Aneurin, Aneurin Poufsouffle."
En espérant que ça vous ait plu, je vous dis à bientôt pour la suite !
Un review ? :D
