Bonsoir tout le monde !
Alors tout d'abord, je tiens à m'excuser de l'énoooorme retard pour la publication de ce chapitre. Je sais que ce n'est pas agréable d'attendre des mois et des mois pour avoir une suite. Alors voilà, je suis désolée, désolée, désolée..! J'ai eu quelques petits soucis personnel, et puis j'était très prise par mes études, les allers-retours chez moi/Paris ect, ect. J'ai aussi eu un gros passage à vide concernant l'inspiration, d'où ce temps d'attente. J'essaierai d'écrire plus régulièrement, je vous le promet !
En attendant, j'espère tout de même que cette petite suite vous plaira. Les chapitres commencent à s'allonger, tout comme l'intrigue commence à se développer.
Voilà voilà,
Bonne soirée (ou bonne journée), et bonne lecture !
Le bruit de sa lame percutant avec violence celle de son adversaire, donnait à Godric Gryffindor un sentiment de puissance. Depuis tout petit, il aimait le combat, affectionnant plus particulièrement celui où les épées étaient de mise. Ce n'était pas un homme belliqueux au contraire, Godric était quelqu'un de généreux et bon, mais il avait l'esprit fin d'un stratège, la force d'un titan et une volonté féroce de réussir ce qu'il entreprenait, qui lui permettaient de gagner la plupart du temps, les jeux de combats auxquels il participait. Et justement aujourd'hui, un de ces jeux se déroulait tout près de chez lui. Il avait tout de suite accepté de participer. Sa bravoure, nettement reconnue par les siens, et sa réputation n'étant plus à faire, il recevait donc régulièrement des invitations à participer à ce genre de tournoi. Et il en ressortait toujours vainqueur.
Les combattants s'exerçaient sur une grande piste de sable, entourée de gradins de bois permettant ainsi a ceux qui le souhaitait, d'admirer de près ces participants aguerris.
Godric se mouvait avec une souplesse et une habileté surprenante au vu de sa taille, et tout autour de lui le sable volait, l'entourant à la manière d'un nuage. Son épée virevoltait. Clang! Elle paraît un assaut ici. Cling! Elle attaquait par là. Évidement, il remporta le combat haut la main.
Occupé à saluer la foule avec suffisance, il ne remarqua pas tout de suite l'homme à la longue cape noire, appuyé sur la rambarde de bois qui le regardait fixement. Lorsqu'enfin son regard se posa sur l'individu, il fut d'abord surpris puis intrigué, et quand il le reconnu enfin, son visage s'éclaira, reflet d'une joie immense, et se précipita vers lui.
« Salazar ! Par Merlin ! C'est bien toi ! » rugit Godric, enlaçant son ami d'enfance.
Salazar, surprit de cet accueil si chaleureux après ces longues années de silence, mis un moment à lui rendre son étreinte. Lorsqu'il le relâcha enfin, le jeune homme lui adressa un sourire timide.
« Ca alors, ce que je suis heureux de te revoir ! » continuait Godric. « C'est fou ce que tu as changé. Qu'est ce qui à bien pu te pousser à quitter tes précieux marais ? »
A l'entente des dernières paroles de son ami, son sourire se fana, et il sentit ses entrailles le brûler, comme si une main invisible cherchait à les broyer. Godric, voyant le visage de son compagnon se décomposer, s'empressa de s'excuser et de lui demander s'il pouvait faire quelque chose pour lui. Salazar décida finalement de lui raconter tout l'histoire, et à l'entente de ce récit horrible, Godric, qui d'ordinaire ne voyait aucun inconvénient à fréquenter des moldus, proféra toute une flopée d'injures à l'encontre de prévôt et de ses imbéciles de sbires. Il lui proposa ensuite de l'héberger chez lui pendant un temps, et de lui faire visiter les terres qu'il avait hérité de sa famille. Le jeune Gryffindor parlait avec animation et enthousiaste, une fois le choc du récit de son ami passé, en agitant les bras, et Salazar sourit franchement.
« Allez viens, allons nous restaurer à l'auberge. » dit soudainement Godric. « Tu as fait un long voyage, tu dois être affamé et épuisé. Parler me donne soif et ils servent une nouveauté, de l'hydromel aux épices. J'ai bien envie d'y goûter ! » ajouta-il malicieusement.
Salazar eut un petit rire. Il avait l'impression d'avoir à nouveau dix ans, et d'échafauder avec Godric un des plans dont ils avaient le secret pour dérober aux cuisines toutes les délicieuses nouveautés que confectionnait avec talent Mahaut, la cuisinière. Ils se dirigèrent tout deux vers un petit établissement reculé invisible aux yeux des moldus, à l'air miteux depuis l'extérieur. Lorsqu'ils poussèrent la porte, aussitôt un agréable fumet vint leur chatouiller l'odorat. L'endroit était bondé, un groupe de sorciers se partageaient une grande marmite d'où dépassait un étrange mélange bouillonnant tout en discutant bruyamment et joyeusement dans une langue qui était étrangère aux deux jeunes compagnons, une vieille sorcière emmitouflée dans une cape de voyage marmonnait toute seule en mangeant ce qui semblait être le foie d'un animal, du moins l'espérait-il. L'auberge était chaleureuse et Salazar s'y sentit aussitôt à son aise. Derrière le comptoir, un feu brûlait dans une immense cheminée, et quatre chaudron bouillonnants y étaient pendu.
Les deux amis dénichèrent, non sans mal, une petite table au fond de l'établissement et s'y rendirent au prix de nombreux mouvements de gymnastique, se glissant entre les différents convives rassemblés autour des tables. Presque tout de suite après qu'ils se furent installés, la tenancière, une grande sorcière rondouillarde à l'air débonnaire, vint prendre leur commande.
« Alors messieurs, qu'est ce que je vous sers ? Comment vont les combats Godric ? »
« Oh comme d'habitude, je gagne à tous les coups. » répondit le jeune homme avec fierté. « Pour moi ce sera du pâté en croûte et un quignon de pain, avec deux pintes d'hydromel aux épices, s'il te plaît Ida. » continua Godric, apparement habitué des lieux.
« Aha ! J'étais sûre que tu voudrais goûter ça ! C'est un client venu d'Orient qui m'a rapporté la recette et les épices. » répondit la tenancière. « Et toi mon petit, qu'est ce qui te ferait plaisir ? » dit-elle en se tournant vers Salazar qui observait les lieux avec curiosité.
« Juste une tisane d'ortie, je vous prie. » répondit doucement Salazar en comptant les quelques pièces qu'il avait sortit de sa bourse.
« Allons, allons, tu ne vas tout de même pas te priver d'une si bonne cuisine ! C'est moi qui régale ! Tiens Ida, donne lui une de tes fameuses tourtes aux champignons et aux herbes, avec de la purée de pois, et une chope d'hydromel aux épices » énuméra Godric, sourd aux protestations de son ami, gêné qu'il débourse pour lui.
« Très bien, je vous apporte ça les jeunes. » répondit Ida d'un ton malicieux.
Lorsque que l'aubergiste se fut éloignée vers la cheminée afin de vérifier la cuisson de ses chaudrons, se pencha vers son ami l'air complice.
« Tu verras, elle cuisine presque aussi bien que Mahaut. »
Au fur et à mesure de la discussion, ils se remémoraient les souvenirs de leur enfance, et, pour la première fois depuis l'exécution de sa chère Hoela, Salazar se sentit heureux et apaisé. Et lorsqu'Ida leur apporta leur mets, il se rendit compte qu'il était affamé. Les petits animaux partagés avec ses fidèles serpents tout au long du voyage n'avaient pas suffit à le rassasier. Il se promit de leur garder un bout de tourte, pour lorsqu'ils rentreraient de leur chasse. Pour le moment, Salazar les avait laissé vagabonder à leur gré. Ils se retrouveraient plus tard. Ils se retrouvaient toujours.
« Alors! » commença Ida. « La tourte forestière et l'écrasé de pois pour monsieur » dit-elle en déposant un énorme plat rempli à ras bord devant Salazar. « Et le pâté en croute et le pain pour toi Godric. Ah et voilà vos trois pintes d'hydromel. » ajouta-t-elle en déposant le reste sur la toute petite table désormais remplie de nourriture et de boissons.
« Merci beaucoup. » répondirent les deux jeunes hommes.
Godric farfouilla dans ses poches, et en sortit quelques pièces qu'il tendit à Ida.
« N'hésitez pas à m'appeler si vous voulez autre chose mes petits. Mangez bien. »
Ils commencèrent par dévorer les plats qui étaient à leur disposition, et quand ils eurent vidé la moitié de leur assiette et recommandé plusieurs pintes d'hydromel aux épices qui s'était révélé excellent, il se mirent à discuter.
« Alors, quels sont tes projets ? » entama Salazar, qui s'intéressait à son ami.
« Oh, pour l'instant je n'en ai pas vraiment. Surtout continuer à faire prospérer mes terres, à l'abri des moldus bien sûr. » répondit Godric. « J'aimerais aussi pouvoir faire quelque chose d'utile pour la communauté magique, mais je ne sais pas encore quoi.
Ils discutèrent encore plusieurs heures des différents évènement qui s'étaient produits ces derniers mois et dont ils avaient eu vent aux gros de leurs voyages et de leur rencontre. Ainsi, ils parlèrent de ce dragon, qu'avaient aperçu des moldus dans les plaines de l'ouest. Puis de cette petite bataille entre les trolls et les géants dans les montagnes du nord, qui avaient provoqué plusieurs avalanches et des tremblements de terre. Au fil de la discussion, il apparu que Salazar n'avait pas de projet imminent concernant son avenir, et n'avait même aucune idée de quoi faire dans les jours à venir.
« Tiens, dans quelques jours je dois rendre visite à une grande amie de mes parents. Poufsouffle qu'elle s'appelle. » expliqua Godric. « Il paraît qu'elle est plutôt connue dans le monde des sorciers. Je ne sais pas si tu t'en souviens, mais elle était venue nous voir quand on avait une dizaine d'année. Elle avait même une petite fille haute comme trois pommes qui la suivait partout. En tout cas, je dois lui apporter des herbes, pour ses potions. Tu veux m'accompagner ? » proposa-t-il à son ami.
N'ayant rien d'autre à faire, Salazar ne put qu'accepter la proposition. Il écoutait en souriant Godric qui parlait désormais avec enthousiastes de ses derniers combats, qu'il avait, de toute évidence, remporté haut la main. Il se qualifiait lui même de prédateur, « tel un fauve entrant dans l'arène pour mener son combat » disait-il. Et en effet, depuis qu'il connaissait Godric, le jeune Serpentard ne pouvait s'empêcher de trouver à son ami une ressemblance avec un lion. Les cheveux épais, tantôt bonds, tantôt roux, dressés en bataille tout autour de son visage, sa voix forte, si semblable à un rugissement, sa force titanesque.
Salazar soupira. Cela faisait près de trois heure qu'ils étaient dans l'auberge, et Godric ne cessait de parler. Le jeune serpentard aimait la compagnie de son ami bien sûr, mais il préférait tout de même être seul, loin des humains, avec ses fidèles compagnons. D'ailleurs, il se languissait d'aller les retrouver.
Lorsqu'enfin ils se levèrent pour quitter la taverne, le soleil était entrain de se coucher. Godric, qui avait repris trois fois de son plat et avait descendu plus de cinq chopes d'hydromel, commençait à somnoler légèrement, et était entrain de se dire qu'une bonne nuit de sommeil ne serait pas de trop. Salazar quand à lui était occupé à appeler ses serpents. Il les vit enfin onduler vers lui, sifflant joyeusement. Apparement, il avaient apprécier leur journée de liberté et avaient pu chasser à leur guise.
Soudain, alors que les deux amis s'apprêtait à s'en retourner à la demeure de Godric, ils virent arriver en courant ne jeune femme, portant dans ses bras un petit garçon, et suivie par un petite fille qui avait avoir près de 11 ans. La jeune femme semblait horrifiée, et lorsqu'elle vit les deux homme, elle se précipita vers eux et implora leur aide. De grosses larmes coulaient sur ses joues et elle avait des difficultés à parler.
« S'il vous plait messieurs… Aidez-moi… Je vous en prie » sanglotait-elle, désormais à genoux, les suppliant. « Ils arrivent… Ma petite fille… Les moldus, ils veulent l'emmener… La brûler… Je les ai entendus ! Je vous en supplie, aidez-moi, aidez-nous ! »
Il n'en fallut pas plus à Salazar pour que la colère revienne. Il était véritablement outré que ces imbéciles de moldus puissent s'en prendre à une gamine. Godric s'était également ressaisit et s'occupa d'emmener la jeune femme et son petit garçon à l'abri dans l'auberge, pendant que Salazar cachait la petite dans les buissons. Ses deux serpents suivirent, sifflant bruyamment, sentant la colère de leur maître. Il se tourna vers l'enfant.
« Comment tu t'appelles ? »
La petite fille regardait les serpents qui ondulaient autour d'elle, effrayée. Et ne répondit pas tout de suite.
« Ne t'inquiète pas, ils ne te feront pas de mal. Ils sont gentils, si tu es gentille avec eux. »
La petite hocha vivement la tête, déglutit et répondit, la voix tremblotante.
« Edith.. Je m'appelle Edith. »
« Qu'est ce qu'il s'est passé exactement ? » lui demanda-il doucement.
« Je.. Je ne sais pas.. On était au marché avec maman et Ethan, et puis il y a eu ce monsieur qui criait après maman, alors j'ai voulu aider, et les pommes de terres se sont jetées sur lui. » expliquait la petite Edith « Et puis tous ces moldus se sont mis à nous courir après, on avait très peur. Je n'ai pas fais exprès pour les pommes de terre, je vous le promet ! » ajouta-t-elle, visiblement paniquée.
« Je le sais bien, ce n'est pas de ta faute. Ce sont eux qui ont un problème » ajouta-t-il plus bas, pour lui même.
Il reporta son attention vers la route qui passait devant l'auberge. Les voix des poursuivants se rapprochaient dangereusement, et l'on pouvait désormais entendre distinctement à travers le brouhaha, ce que scandait la petite foule de moldus. De derrière le buisson où ils étaient cachés, Salazar apercevait parfaitement le groupe déchaîné et armé de fourches, pelles et autres outils qu'ils prenaient pour des armes. En voyant les visages hostiles des moldus et celui déformé par la peur de la petite Edith, une bouffée de colère l'envahit de nouveau.
« Ecoute moi bien Edith » reprit-il après son observation, « surtout tu ne bouges pas d'ici. Mes serpents te protègeront. Je reviens te chercher. »
Il se tourna vers ses fidèles compagnons et leur demanda de veiller sur a petite et de la protéger si besoin. Il se leva prudemment et sortit sa baguette. Tout doucement il s'approcha de la foule en colère, qui ne s'expliquait pas la soudaine disparition de la petite famille qu'elle poursuivait depuis un moment. Il leva sa baguette, puis ferma les yeux et se concentra. Un jet presque invisible sortit de l'extrémité de la baguette, et grandissant au fur et à mesure qu'il avançait, enveloppa la petite foule. Soudain, tous parurent désorientés et tous se demandèrent ce qu'ils faisaient ce lieu. Puis, la surprise passée, chacun repartit d'ou il était venu, titubant légèrement, questionnant son voisin, mais ayant totalement oublié la petite fille qu'il poursuivait avec acharnement quelques minutes plus tôt.
Lorsqu'il fut sûr que tout danger était écarté, Salazar revint chercher la petite Edith, et la ramena à sa mère qui se confondit en remerciement. Godric lui donna quelques pièces afin que la jeune femme et ses enfants puissent profiter d'un bon repas et d'une bonne nuit de sommeil pour se remettre de leurs émotions, avant de rentrer chez eux.
« Rentrez chez vous demain à la première heure, mais il serait bon de ne pas vous attarder la-bas. Ressemblez vos affaires, et partez vous installer ailleurs, où vous serez en sécurité. » leur dit-il.
« Oh merci, merci ! » répondit la jeune femme, des larmes de gratitude roulant sur ses joues maigres.
« Pauvre famille… » lâcha Godric lorsqu'ils se furent éloignés.
« Oui. Oui, pauvre famille… » murmura Salazar en réponse à son ami, la voix vibrante de colère, les poings serrés à s'en blanchir les jointures.
« Allez viens, rentrons, nous aussi nous avons besoin de sommeil. » dit Godric après un moment de silence.
La nuit était tombée à présent, et les deux amis prirent la route afin de se rendre chez Godric. Le trajet se fit en silence, tous deux étant bien trop perturbés pour bavarder. Les serpents de Salazar glissaient silencieusement à ses côtés, crachant de temps à autre, lorsqu'un animal s'aventurait un peu trop près d'eux.
Pendant les jours qui suivirent, Salazar et Godric préparèrent leur voyage dans le sud. Ils ramassèrent toutes sortes d'herbes dans la forêt avoisinant le domaine de Godric, remplirent les malles de vêtements de change, et chargèrent des sacs de provisions et d'herbes sur la charrette. A l'aube, les deux amis enfourchèrent chacun un cheval et se mirent en route. De meilleure humeur, ils bavardaient gaiement, chevauchant à travers champs et prairies.
« Tu sais, » dit Salazar, « Les évènements d'il y a quelques jours m'ont donné une idée. Les enfants devraient pouvoir être à même de contrôler leur magie, et pour cela, il faudrait le leur apprendre. Dans un endroit sécurisé. A l'abri de la cruauté des moldus. J'y pense depuis quelques temps. »
« Tu veux dire, rassembler tout un tas de jeunes sorciers et leur apprendre à contrôler leur magie ? Comme… Comme une école ? » demanda Godric, qui paraissait enthousiasmé par l'idée.
« C'est ça, oui, même si je ne suis pas sûr d'être véritablement apte à enseigner quoi que ce soit, mais au moins les aider. »
« Oui… Oui, je trouve que c'est vraiment une très bonne idée. »
Salazar sourit à son ami. Ils avaient un projet.
ᛗᚢᚱᛁᛀ᛫ᚺᛖᛁᚱ
Un avis, une review ? :D
(encore désolée du retard...)
