Univers : One Piece
Auteur : Drawinshe
Rating : K~T (M à venir)
Disclaimer : Les personnes ne m'appartiennent pas.
Note de l'auteur : Hellooo voici la deuxième partie de "You Don't Have To Try" (vous comprendrez pourquoi ce titre plus tard). En effet, ce chapitre est assez court mais boooon heiiiiiiin voilà x)
Chapitre 2
Sur le navire, les dires fusèrent.
Tout le monde s'était installé autour de la table de la cuisine, et chacun donnait son avis à tort et travers. Certains disaient de foncer sans réfléchir à la trace de leurs nakamas, d'autres proposaient plutôt de rester en retrait en préparant un plan.
« Mais comment on peut prévoir quelque chose si on ne sait rien de leur situation ?
- Chopper a SUUUUPA' raison sur ce coup.
- Oui mais c'est déjà plus intelligent que de foncer tête baissée ! N'est-ce pas Robin ?
- Je ne sais pas, navigatrice-san.
- Et toi Luffy, tu proposerais quoi ? tenta Usopp, mais le capitaine ne répondit pas.
- Luffy… ? »
Le garçon au chapeau de paille était resté silencieux depuis le début de la discussion. Il s'était assis dans un coin et regardait dans le vide, les bras croisés.
« Luffy, tu es le capitaine, on a besoin de toi là ! »
Mais aucun geste de la part de celui-ci, il semblait plongé dans ses plus profondes pensées. Ne recevant aucune réaction, les autres décidèrent de repartir dans leur débat.
Sanji commençait sérieusement à avoir faim. Il ne savait pas combien de temps cela faisait depuis qu'il avait avalé quelque chose, mais sa salive ne lui suffisait plus. Son ventre gargouilla une énième fois, lorsque son compagnon de cellule décida de parler.
« J'en ai marre.
- Quelle remarque constructive.
- Tu pourrais pas te montrer un peu plus concerné ?
- Non, j'ai faim là.
- J'avais remarqué… Attends, je crois que quelqu'un arrive. »
Le bretteur avait bel et bien raison, car le même homme que tout à l'heure fit son apparition, seul cette fois.
« Bien, je crois savoir pourquoi vous êtes là, messieurs.
- Ça te gênerait de nous expliquer ? On aimerait bien savoir, nous aussi.
- En fait, blagueur-san, c'est simplement que quelques-uns de nos soldats pensaient que ça me ferait plaisir d'avoir de la visite… Et ils avaient raison.
- Comment ça, 'de la visite' ? questionna Sanji, sentant le mauvais coup venir.
- Oh, tu comprendras bien assez tôt, mon petit blond… »
Alors qu'il était à la porte du cachot –pour ainsi dire-, le chef se retourna légèrement et précisa qu'il leur avait apporté à manger, avant de les laisser complètement seul.
En effet, pile entre le vert et le blond se trouvait une sorte de plateau, avec deux bouts de pain, une salade plus que douteuse, et un verre d'eau.
Comment avait-il fait pour l'amener si discrètement ?
« Je suis pas sûr que ce soit une bonne idée de manger ce qu'il nous donne... »
Que nenni, Zoro ! Sanji avait déjà commencé à engloutir son plat au milieu de sa phrase.
Les Mugiwaras s'étaient décidés à attendre le lendemain matin pour mettre le plan à exécution. Celui-ci était comme suit : improvisation. Ils chercheraient leurs compagnons, et verraient sur le moment. Combat en vue ? Pas de soucis, ils étaient prêts. Recherches à faire ? Ils avaient Robin. Besoin de réparation ? Usopp et Franky étaient là. Blessés ? Chopper ferait son boulot. Ils étaient prêts à secourir leurs amis, même s'ils n'avaient pas la moindre idée de leur situation.
Zoro n'arrivait pas à dormir. Étonnant, n'est-ce pas ? Lui-même en était choqué. La raison ? Il s'inquiétait pour Sanji. Sa blessure avait l'air d'empirer, et il haletait tellement fort que cela ne pouvait passer inaperçu.
Il avait besoin de soin, et ça devenait de plus en plus urgent à chaque seconde. Sanji avait déchiré sa veste, n'ayant plus qu'une chemise, pour essayer de se la nouer plus ou moins bien. Ne sachant pas précisément ce qu'il avait, et étant dans le noir, c'était dur de faire plus qu'un bandage avec les manches sur tout son haut de corps. Zoro ne lui avait aucunement proposé son aide, même si au fond, il l'aurait fait avec plaisir, ils étaient nakamas après tout. Mais le problème était le suivant, ils étaient aussi de très grands rivaux, et il savait très bien que le cook ne l'aurait jamais laissé le seconder, que ce soit une question de vie ou de mort importait peu, et le bretteur pensait pareillement de son côté. C'est pour cela qu'il le laissa se débrouiller. Ils avaient chacun leur fierté à préserver.
Malgré tout ça, cela n'arrangeait pas le problème du blond. Il souffrait de plus en plus, et il commençait à avoir la nausée.
« Tout va bien ? » Simple question, pourtant tout ce qu'il reçut en réponse fut un grognement.
Il avait déjà décidé d'abandonner toute conversation, lorsque l'homme aux yeux gris fit son apparition. Il leur demanda s'ils allaient bien sur un ton assez ironique, et remarqua le blessé.
« Ça ne va pas si bien que ça apparemment… »
Sanji n'eut pas la force de répondre, il se sentait déjà partir. Il fermait doucement les yeux, lorsqu'une voix s'éleva.
« Love Cook ? Oh, Love Cook! »
Mais rien n'y fit : Sanji s'était déjà évanoui.
Quand il se réveilla, le blond se trouvait dans une grande pièce. Celle-ci faisait presque la taille d'un appartement; de grandes fenêtres se trouvait sur le côté gauche, ornées de rideaux rougeâtres rattachés sur eux-mêmes par des ficelles couleur or, le sol était en bois uni sombre -presque noir-, il y avait quelques tableaux sur les murs pâles, deux portes se trouvait dans deux des murs, et enfin un lit à baldaquin de deux mètres de largeur, où se trouvait Sanji.
Il essaya de se relever, lorsqu'il fut soudainement bloqué dans son geste : ses bras étaient rattachés au lit. Râlant, il fit de son mieux pour s'asseoir confortablement.
Quand il trouva une bonne position, il fit le point. La dernière chose dont il se souvenait était marimo gueulant un de ses surnoms. Il découvrit aussi son torse bien mieux bandé que ce qu'il pensait avoir fait. En effet, c'était un vrai bandage médical qui faisait le tour de sa poitrine, et non plus les manches de son veston. Étonné, il se questionna sur le pourquoi on l'aurait proprement soigné. Effectivement, le blond ne voyait aucune raison pour laquelle on aurait pris le temps de le traiter. N'ayant pas le courage de réfléchir plus longtemps à ce sujet, il continua sa synthèse de lui-même. Donc, Sanji ne souffrait plus, on lui avait sûrement fait une anesthésie locale le temps de s'occuper de sa blessure. Cependant, sa tête le lançait toujours un petit peu. Malgré tout, il était heureux de ne plus avoir affaire avec la douleur insupportable.
Une seule question subsistait : où se trouvait-il, et pour quelle raison?
Faisant tourner cette interrogation encore et encore dans sa tête, il entendit un cliquetis venant de la porte se trouvant à droite de lui.
