Univers : One Piece

Auteur : Drawinshe

Rating : M

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, merci Odaaaa

Note de l'auteur : Rien de spécial à dire, voici la suite!

Chapitre 6

Quand Sanji se réveilla, il se trouvait sur le lit de l'infirmerie du Sunny Go. Il essaya immédiatement de se relever, mais ses membres endoloris l'en empêchèrent. Surpris, il analysa son corps, et vit les blessures évidentes qui le recouvraient. Le blond se demanda ce qu'il s'était passé, lorsqu'une douleur fulgurante au bas des reins fit son apparition. Alors, il se rappela de tout. De tous les détails, de son humiliation, aux raisons pour lesquelles il était couvert de ces traces. Chopper entra alors dans la pièce.

« - Oï Sanji ! Tu as repris conscience ! se réjouit-il, mais il n'obtint aucune réponse, seulement un regard vide. »

La porte ayant été laissée grande ouverte, les membres de l'équipage furent intrigués et apparurent dans la pièce.

« - Sanji ! Tu es réveillé ! Tu vas pouvoir nous faire de la viande ! »

Luffy fit le seul à parler, les autres étant bien conscients de ce qui était arrivé au blond, et ne voulant pas l'oppresser. Celui-ci les regardait un à un, et sans prévenir, des larmes roulèrent sur ses joues. Il ne pipait mot, et se contentait de laisser simplement couler l'eau sur son visage.

« - Sanji… Ça-Ça va ? s'enquit Franky. »

Le blond tenta de répondre, mais tout ce qui sortit de sa bouche fut un bruit étouffé.

« - Ah oui, tu n'auras plus de voix pendant un certain moment. précisa le médecin du bâteau. »

Le cuisiner le questionna du regard, comme pour demander 'pourquoi ?'.

« - À cause de… Tu sais bien… fit le renne, assez gêné. »

Sanji ne sembla pas comprendre, puis tilta. 'Gorge profonde', hein… Son visage se crispa sous la colère, et il décida de se lever, comme pour prouver, aux autres et à lui-même, qu'il allait bien, mais tout ce qui résulta de ce geste fut un blond au sol.

Nami tenta alors de s'approcher du cuisiner, pour l'aider, mais Zoro l'en empêcha. Il savait très bien que le blond ne pourrait supporter de passer pour une 'victime', surtout aux yeux d'une femme, et encore plus ceux de Nami, ou Robin. La rousse jeta alors un regard confus au bretteur, mais le visage de celui-ci lui fit comprendre. Elle se recula, et les membres de l'équipage regardèrent alors Sanji en biais, pour qu'il ne se sente pas trop observer (bien qu'ils n'étaient pas vraiment discrets).

« - Sanji, tu devrais te reposer… conseilla Usopp.

- Reprends d'abord des forces, cook-san.

- C'est vrai, tu ne dois pas être en supa' forme…

- Mais, viande… »

Sanji ne réagit pas. Il se contenta de rester au sol, la tête baissée. Il avait honte de donner cette image de lui à ses nakamas. Ceux-ci remarquèrent alors que le blond tremblotait, malgré le fait qu'il ne semblait plus verser de larmes.

Tout à coup, il se mit sur ses deux jambes, tant bien que mal, et sortit de la pièce. Le blond boîtait, et pas qu'un peu, mais il fit quand même son chemin jusqu'à la rambarde. Il se tint à celle-ci, et vomit ses tripes par-dessus bord. Les Mugiwaras, l'ayant suivi, assistèrent à la scène, et se contentèrent de rester spectateurs, bien qu'ils étaient fortement inquiets pour leur ami.

Le blond continua à expulser tout ce que contenait son estomac, et après quelques minutes, il se releva, et se laissa glisser contre la rambarde. Il fit alors un signe de quelqu'un qui fumait, et ses nakamas tiltèrent immédiatement. Franky fut envoyé pour aller chercher un paquet de cigarettes, et revint quelques secondes plus tard. Il donna ledit paquet, et un briquet au fumeur, avant de s'éloigner.

Sanji s'en alluma une, et inhala profondément la première bouffée. Cela faisait une éternité depuis qu'il avait eu une dose de nicotine, et il était fortement en manque, bien que, vu les événements, il n'avait pas vraiment eu le temps d'y penser.

Alors que le blond remplissait ses poumons sans jeter un regard à ses nakamas, ceux-ci furent demandés de s'éloigner et de retourner à leurs occupations par Chopper, histoire de le laisser respirer.

Sanji resta à la même place pendant plusieurs heures. Il n'avait jeté un regard à aucun de ses amis et se contentait de laisser ses yeux divaguer dans le vide. Son paquet, qui était maintenant vide, avait été lancé quelque part sur le pont. Les membres de l'équipage semblaient continuer leur routine, bien qu'ils s'inquiétaient de plus en plus pour le blond à chaque fois qu'ils remarquaient qu'il n'avait pas bougé.

L'heure du dîner allait arriver dans une bonne heure, mais personne n'avait osé demander au cuisiner de faire son métier. Pourtant, c'est avec surprise que Sanji fit de son mieux pour se mettre sur ses deux jambes, à l'aide de la rambarde, et claudiquer jusqu'à son antre. Franky, Zoro, et les deux filles du navire l'avait suivi des yeux sur son chemin, sans intervenir.

« - Oï… Il ne devrait pas préparer à manger, il est déjà assez mal en point … fit Franky.

- C'est vrai, mais on ne va pas l'empêcher de faire ce qu'il veut. protesta Nami.

- Navigatrice-san a raison, on devrait le laisser agir comme il l'entend.

- Mmh. sortit le marimo.

- Zoro, tu ferais peut-être bien d'aller lui parler.

- Et pourquoi je ferais ça, la sorcière ?

- Parce que tu étais avec lui, lors de votre enlèvement…

- Et ?

- Et je crois que je ne suis pas la seule à penser que tu devrais discuter avec lui. rétorqua la rousse, alors qu'elle regardait ses deux amis qui acquiescèrent intensément.

- Pff… Ero-cook ne voudra jamais. Le seul moyen de communication qu'on a, c'est se battre. Et puis, qu'est-ce que j'irais lui dire ?

- Qu'est-ce que j'en sais moi ? commença à s'énerver Nami.

- Mais eh oh, j'suis pas psy moi ! Tout le monde sait que tout ce que je pourrais faire pour le réconforter, c'est lui donner un peu de mon saké, ou une bagarre en bonne et due forme. Et, à moins que je me trompe, il est en état pour aucun des deux.

- Zoro, vas-y. fit sèchement Nami.

- Non. C'est pas parce que j'étais avec lui alors qu'on était dans le cachot que ça fait de moi la personne idéale pour parler avec lui. Et puis, franchement, vous pensez vraiment qu'il va vouloir m'écouter ? Il va juste me balancer une bouteille d'alcool à la gueule et me jeter dehors. Bien que ça me va aussi… Zoro avait chuchoté la dernière phrase, histoire de ne pas énerver encore plus la sorcière.

- Zoro, tu la fermes et tu y vas ! Je m'en fous de ce que tu lui dis, mais tu vas aller dans cette putain de cuisine, et faire ton boulot.

- D'où c'est mon boulot ?! Vous êtes tous complètement chtarbé, je vous dis et vous redis que c'est inutile que j'y aille ! Vous avez cas y aller vous-même, puisque vous êtes ses si précieuses mellorines !

- Oh, serais-tu jaloux, bretteur-san ?

- Quoi ! MOI, jaloux, pour ce pervers au sourcil handicapé ?! Mais vous avez craqué ! J'vais vous prouver que je suis pas jaloux, j'vais y aller, MOI, lui parler ! Parce que MOI j'ai des couilles ! »

Et Zoro partit en direction de la cuisine. Robin regarda Nami en souriant mesquinement, et la rousse lui rendit le même sourire. Il lui avait fallu d'une phrase pour qu'il pète un câble, et en plus, c'est à peine s'il y avait du sens à ses déblatérations… Toujours aussi naïf, cette algue.

Finalement, il ne restait plus qu'à attendre la suite. Bien entendu, Robin fit apparaître un oeil et une oreille dans la cuisine.

« - Oï, Love-cook. »

Sanji se retourna vers la porte, d'où la voix venait. Il le regarda d'un air de dire 'Qu'-est ce que tu veux encore, marimo ?' Zoro avait entendu son surnom dans les yeux rouges du blond, c'est pour dire. Mais il n'en fit rien, il se contenta d'aller chercher une bouteille de rhum dans la réserve et s'assit sur une des chaises.

« - J'dois t'parler. »