Bonjour,

La suite.

Bonne lecture.


C'est à l'aide d'une bouteille d'eau jetée en pleine figure que je reprends mes esprits. J'ouvres les yeux. Le soleil me réchauffe la peau du visage. C'est plaisant. Depuis ma transformation j'ai toujours froid. Le froid et le noir sont mon existence. Et là, je me tiens debout dans la lumière. Un sourire niais maquille mon visage.

- Tu vois tu es toujours là... malheureusement pour moi. Je vais finalement devoir remplir la paperasse.

Mme Mills entre dans le commissariat au même moment.

- Shérif puis je vous parler un instant ?

- Bien sûr.

Ils sortent de la pièce et me laisse seule avec ma stupeur. Je suis vivante. Et pas qu'au sens littéral. J'entends les pulsations de mon cœur. C'est comme si la machine se remettait en route. L'espace d'un instant je sens un vertige. Je me sens mal, je vais m'évanouir. Soudain un réflexe humain se faufile en moi et remonte dans ma mémoire. J'inspire. J'expire. Ça va mieux.

Les vampires n'ont pas besoin de respirer mais tout être vivant oui. Heureusement mon corps a un instinct de survie qui lui est propre.
Pendant ce temps le shérif raconte de manière plus au moins détaillé les événements de la nuit à notre chère mairesse.

- Elle a déliré toute la nuit en pensant être un vampire. Elle vous a même prise pour une sorcière.

En prononçant ces derniers mots le shérif sourit à cette idée. Mais se ravise en voyant la tête du maire. Celle-ci en reste bouche bée plus de temps que nécessaire.

Régina est pensive. Comment une étrangère pourrait-elle connaître son secret. Connaît-elle toute l'histoire ? Il faut qu'elle le découvre.

- Qui est-elle ?

- Je ne sais pas elle a refusé de me le dire.

- Questionnez la ! Je veux tout savoir sur elle.

La mairesse fait trois pas vers la sortie lorsque le shérif l'interpelle.

- Je dois la relâcher si vous ne déposez pas plainte.

Régina fait demi-tour et entre dans la pièce où se trouve la prisonnière. Elle la regarde droit dans les yeux.

- Vous avez passé une bonne nuit ?

- Vous avez pensé à moi comme c'est gentil. Renchérie la prisonnière.

- Le shérif m'a dit que vous me preniez pour une sorcière. Puis je savoir pourquoi ?

- Vous êtes à l'origine de ma venue ici ?

- Vraiment ? Vous êtes venue dans cette ville dans l'unique but de me rencontrer ? Pourquoi ?

- Non. Je veux dire vous êtes à l'origine de ma venue dans cette cellule. C'est pour ça que j'ai du vous traiter de sorcière une ou deux fois. Écoutez j'ai sûrement été droguée. Je ne suis pas du genre à semer la panique. Le shérif a du également vous raconter que je me prenais pour un vampire.

En évoquant ce fait la prisonnière a un rire embarrassé. Elle veut juste sortir et même s'il faut se faire passer pour une imbécile elle le fera. Elle s'extasie d'avance en pensant à ce qu'elle pourra vivre dans cette ville. Toutes les sensations oubliées auxquelles elle pensait parfois avec nostalgie pourrait se renouveler. Mais Régina la sort de ses pensées :

- Vous n'êtes pas du genre à vous faire droguer.

- Vous pensez connaître mon genre ?

Devant le froncement de sourcil de la mairesse elle continue après un soupir de désespoir :

- Vous avez raison. Je me suis droguée de plein gré. J'ai eu une semaine difficile. Pour commencer j'ai perdu mon emploi et puis... ho et puis je ne vais pas vous raconter ma vie. Vous comptez me garder ici encore longtemps ?

- Non. Vous êtes libre. Shérif !

Le shérif qui se tient jusqu'à présent dans l'entrebâillement de la porte ne perds rien de la conversation et s'exécute en ouvrant la porte de la cellule. Il dit :

- Avant que vous ne partiez il me faut votre nom et votre domicile.

- Je n'ai pas de domicile. Du moins plus pour le moment. Vous avez une auberge dans la région ?

- Vous comptez rester ? S'inquiète Régina.

- Oui. Je compte rester un peu dans le coin.

- Vous avez l'auberge Mère-Grand pas loin d'ici. Je vous y accompagne si vous le souhaitez.

- Laissez shérif je vais m'en charger. Réplique Régina.

- Ne vous battez pas pour moi. Pas déjà, on vient juste de se rencontrer. Puis je vous assure qu'il y a assez pour deux.

- Continuez vos insinuations et vous retournez dans cette cellule.

- Et de quel droit me garderez vous ?

- Je suis le maire de cette ville et je ne vous laisserez pas y commettre le moindre faux pas.

- Le maire n'est pas au dessus des lois. Enfin, pour revenir à nos moutons. Avec quelques indications je devrai pouvoir m'y rendre de moi même.

- Mais avant de partir il me faut votre nom.

- Swan. Emma Swan.

Puis en s'adressant à Régina.

- Quant à votre question de genre. Sachez que vous êtes exactement mon genre.

- Je n'ai jamais poser cette question.

- Je sais.

Emma sort du commissariat avec un sourire aux lèvres. Elle ne sait pas si sa dernière réplique a outrée cette chère madame le maire où si elle l'a juste surprise. Elle se met à penser : « En tout cas, même si elle joue les effarouchées ses cils ont battu dans mon sens. Je pense qu'une partie de trappe-trappe commence et j'aime beaucoup le jeu du chat et de la souris surtout lorsque je suis le chat ».