Bonne année à tous !

Merci pour vos reviens.


J'ouvre la porte vers l'extérieur et le soleil me fait fermer les yeux. Il faudrait que je me trouve des lunettes de soleil.

- Vos vacances se passent bien miss Swan ?

- Madame le maire, quelle surprise ! Vous vous préparez aux prochaines élections ?

Ignorant ma question elle enchaîne :

- C'est curieux mais on ne trouve pas trace de vous et ce dans aucune des villes. D'où venez-vous exactement ? On pourrait vous inculper pour faux papiers. Profitez de l'auberge, les lits ne sont pas très luxueux mais ils sont mieux qu'en prison.

- Est-ce une menace ?

- Nous verrons bien.

Elle entre dans la salle restaurant et je la suis.

- Nous pourrions diner ensemble et apprendre à nous connaître. Ainsi j'éclaircirais quelques malentendus.

- Je n'ai pas le temps d'écouter vos mensonges, voyez vous j'ai une ville à tenir.

Régina prends son café et sort. Encore une fois je suis sur ses talons. Je franchi la porte juste pour lui lancer :

- N'oublies pas que je sais qui tu es !

Elle continue sa route sans un regard en arrière. Elle m'a entendu mais ne semble pas se soucier du sous-entendu.

Il fait beau, je décide de profiter du soleil. Je marche jusqu'au bord de mer. J'aime marcher dans le sable. J'arrive jusqu'à un tas de bois d'où une tête brune sort.

- Bonjour gamin.

- Bonjour.

- Que fais-tu ?

- Je lis quelques contes.

- Tu n'as pas peur de tomber de ce tas de bois.

- Je viens souvent dans ce château, il est solide.

- Un château ?

Je regarde le tas de bois ressemblant effectivement à un château pour gamin. Je regarde son livre. Il semble contenir les contes connus : il est sur une page de blanche-neige.

- Tu aime blanche-neige ? Ce n'est pas une histoire pour les petites filles ?

- Ces histoires ne sont pas exactement les classiques connus.

- Une version améliorée ?

- Disons... plus réelle.

Devant mon regard interrogateur il interrompt la conversation et part en courant en me criant « je suis en retard ma mère va s'inquiéter ».

Je reviens vers l'auberge quand une voix familière me stoppe.

- Cette ville est décidément plus intéressante qu'elle en a l'air.

- Belle, je ne m'attendais pas à te voir ici.

- Surtout en plein soleil tu veux dire. Quand j'ai vu que tu ne rentrais pas je me suis demandé ce que tu avais bien pu trouver de si intéressant.

- Comment tu as su pour le soleil ?

- J'imagine que j'ai fais les mêmes déductions que toi. Je te rappelle que j'étais déjà venue mais hier soir quand j'ai voulu sortir mes crocs je n'ai pas réussi. J'ai fait quelques tests puis je me suis demandé s'il y avait des bons côté pour vouloir rester dans un endroit pareil. Aujourd'hui je dirais qu'il y en a au moins un. Je ne me souviens plus la dernière fois que j'ai pu regarder le soleil sans brûlure mortelle.

- Moi non plus.

- Tu devrais songer à rentrer. Seulement deux jours que tu n'es pas apparue au repère et Killian cherche déjà à te remplacer.

- Je fais confiance à Neal, il ne le laissera pas prendre le pouvoir si facilement.

- Il y en a de plus en plus qui sont derrière Killian. Le clan se divise en deux. Si tu tardes trop ce sera Neal contre Killian et Killian a plus de soutient en ce moment.

- On règlera les problèmes politiques à mon retour. Mais ne t'inquiète pas, je ne vais pas tarder à rentrer. Je ne peux rien faire de plus ici de toute façon. Cette ville est une parenthèse dans mon immortalité. Je me demande si je ne vais pas finir par prendre des rides à rester ici.

- Tu penses être redevenue entièrement humaine ?

- Je sens les goûts, j'ai un cœur qui bat, des émotions submergent mon cerveau et m'empêche de réfléchir comme il se doit, je dors.

Je prends un coquillage cassé qui traîne à mes pieds et m'entaille la main. Une douleur vive me fait lâcher le coquillage et je porte ma main à ma bouche.

- Et je saigne ! J'ai juste un truc à éclaircir puis je reviens. Je te revois au repère, à moins que tu ne veuilles rester ici.

- Non. Je te laisse la mortalité, pour ma part je l'ai déjà été trop longtemps.

Arrivée devant l'auberge, je regarde si Ruby travaille. Ce doit être son jour de congés. Ma curiosité va devoir attendre. Je me dirige chez les Mills. Pas de voiture. Pas étonnant elle doit être au bureau et vis seule avec son fils. Est-il dans la maison ? Il ne semble pas y avoir de mouvement à l'intérieur. Je me faufile derrière un arbre et attend son arrivée.

Lorsqu'elle arrive, un garçon sort de la voiture, claque la portière et se rue vers la maison. Elle sort également en criant le nom du garçon. Apparemment le temps est à l'orage chez les Mills. Ainsi j'ai discuté avec Henry seulement une heure plus tôt. Son fils. Maintenant je sais comment la mener à moi. Je repars vers l'auberge. Sans mes capacités, je vais devoir élaborer un plan. Le temps d'arriver à l'auberge et le plan était déjà prêt à être exécuter. Il ne me restait plus qu'à trouver une voiture, kidnapper le gamin et lui dire où le retrouver.

J'entre dans ma chambre et retrouve une infirmière toute à ma convenance.

- La tenue complète je suis flattée.

- Et encore tu n'as pas vu le dessous, me répond Ruby.

Une demi-heure plus tard, vêtues du seul drap de la chambre je lui pose enfin la question qui me taraude depuis la veille.

- Au fait j'ai trouvé ton petit mot. Mais je ne l'ai pas du tout compris.

Au début elle pense que je blague mais en regardant ma tête elle semble étonnée.

- Mais je pensais que tu venais exprès pour ça.

- Exprès pour quoi ?

Devant son hésitation j'insiste :

- Dis moi, de toute façon tu en as déjà trop dit.

- Oh et puis, c'est pas comme si tu allais nous balancer. Je ne sais pas si tu as remarqué mais tu es la seule à avoir pris une chambre ici.

- Les touristes ne se bousculent pas vraiment dans cette ville je me demande à quoi c'est du, rétorquais-je.

- Tu n'es pas d'ici ?

- Pourquoi je prendrais une chambre dans une auberge si j'étais du coin.

- Ça explique tout ! D'accord, tu es vraiment une étrangère et notre auberge étant la seule de la ville…

Elle part d'un fou rire auquel je ne suis apparemment pas conviée à participer. Ce qui a le don de m'agacer fortement.

- Puis-je savoir ce qui est hilarant ?

- C'est que je ne me souviens pas avoir vu d'étranger ici. Je veux dire, extérieur à la ville. Je m'étonnais de ne pas t'avoir déjà vu dans les parages et je cherchais jusqu'à présent dans quelle rue tu habites mais c'est inutile. Je comprends maintenant pourquoi mon mot ne t'as pas fais tilt.

- Toute la ville connaît cette… heu… initiation ?

- Uniquement ceux qui habite en ville mais qui viennent dormir à l'auberge. C'est un rituel de passage. Lorsque quelqu'un connaît le cercle et veux être initié alors il vient à l'auberge.

- Et tu couches avec tous les futurs initiés ?

- Oui. Ne fait pas cette tête choquée. C'est moi qui choisi qui peut être initié. Si je couche avec c'est que son premier entretien c'est bien passé. Si je donne le mot c'est que son examen final a était validé.

Elle me sourit avec malice et continue.

- L'auberge a un étage secret. Le sous-sol. Il est également composé de chambre mais… disons… plus personnelle si tu vois ce que je veux dire. Viens, je vais te faire visiter.

On s'habille en vitesse. Elle me prend la main et me tire vers cet étage secret. Je la suis sans rien dire plutôt curieuse de voir ce lieu. Au fond du couloir, la porte que je prenais pour un placard à balai est en fait une porte fermée à clé permettant de cacher des escaliers menant vers le sous sol.

- Tous les membres ont une clé. Seule consigne, vérifier que personne ne nous voit ouvrir cette porte et bien sûr ne jamais la laisser ouverte.

Ruby continue sa visite guidée en dévalant les escaliers. J'avoue que je suis un peu déçue en arrivant en bas. Je m'attendais à un cadre plus glamour mais le palier ressemble trait pour trait au premier étage et la porte qui nous observe est identique à celle de ma chambre. Derrière la porte un couloir, également identique à celui du premier étage. A droite trois portes : chambre 1, 3 et 9. A gauche 6 portes : chambre 2, 4, 5, 6, 7 et 8. La porte de la chambre 1 et au même niveau que celle de la chambre 2. Il en est de même pour les portes des chambres 8 et 9. Par contre la chambre 3 à l'air d'être aussi grande que la 1 et 2 et que les chambres 4,5,6,7 réunis au vu de l'entrée. Ruby me regarde et rit en voyant ma tête.

- Ne soit pas si désappointée. Ce qui est intéressant c'est ce qui se passe dans les neuf chambres. J'ai informé les membres de ta visite. La coutume veut que l'initié puisse visiter l'endroit sans rencontrer personne. Enfin, personne à part le guide bien sûr. Donc ne sois pas surprise, d'habitude aucune pièce n'est vide. Le couloir, tout comme les autres pièces de cet étage, est insonorisé. Ainsi, l'atmosphère de chaque pièce est préservée.

Elle ouvre la première chambre. On dirait un salon au temps de Napoléon Bonaparte, et je sais de quoi je parle. La pièce est rouge, or et paraît gigantesque. La tapisserie est rouge, les rideaux sont rouges et brodés autour en couleur or. Les chaises ainsi que la table sont en bois brun foncé et en teinte or sur les contours et leur dossier et assise sont rouges. Je m'avance dans la pièce et m'assoie dans une des chaises, elle est bien molletonnée. Je regarde la table et voit une chose étrange que je ne pouvais voir depuis l'entrée de la pièce. La table de loin parait épaisse mais de près on voit qu'il s'agit en fait d'une table transformée en lit. Le matelas est encastré dans la table et, étant de la même couleur que la table : brun foncé, il ne se voit pas de loin. Deux armoires immenses sont à la droite de la porte. Ruby les ouvre.

- Ici, tu peux trouver des déguisements permettant de cadrer avec le décor.

Je regarde à l'intérieur et trouve effectivement perruque, vêtements et autres accessoires qui auraient pu être portés auprès de Napoléon.

- Je m'attendais presque à trouver une épée. Dis-je ironiquement.

- Malheureusement on a du supprimer cet accessoire suite à un incident regrettable.

Sur ce elle sort de la pièce et m'attend devant la deuxième porte juste en face de la première. La deuxième chambre est aussi grande que la première. C'est une salle de jeu. Les murs sont noirs et l'éclairage en LED de couleur chaude ainsi que les lustres colorés donne une ambiance assez classe. A gauche, il y a quatre billards alignés deux par deux. Le mur en face de l'entrée est occupé par des machines à sous de différente forme et couleur. A droite, deux tables de poker. Derrière les billards, mur de gauche, un bar avec tout ce qu'il faut derrière.

- Tu pourrais me servir un verre.

- Le barman est de repos. Je n'ai pas la clé du bar. Mais on n'y sert pas que des verres.

Elle fait le tour du bar et ouvre le meuble mural. Alors que les bouteilles sont à la vue, les godes et autre joujoux sont indiscutablement à l'abri des regards dans ce meuble. Ruby regarde sa montre et me lance :

- Allez viens on passe à la chambre 3. T'inquiète on essaiera ça plus tard si tu veux.

La chambre 3 est une salle restaurant. Toutes les tables au centre de la pièce sont mises. La vaisselle était en carton. Il y a des tables tout le long des quatre murs. Celles-ci sont vides.

- Les trois pièces que tu viens de voir sont des salles communes. Tout le monde peut entrer et se joindre aux autres.

- Des salles d'orgies ?

- Du plaisir sans gène.

- Ok, c'est noté.

- Les sept autres chambres sont des chambres plus intimes.

Elle me fait visiter les six chambres suivantes qui ressemblaient à des décors de film X. Nous avons vu :

Chambre 4 : le bureau avec bien entendu le déguisement du boss et de la secrétaire à disposition.

Chambre 5 : Le salon classique. Canapé et fauteuil avec télévision reliée à une caméra. J'aperçois même un clap permettant de dire « scène 1 » on tourne. Donc possibilité de se mater en pleine action ou de piocher dans la bibliothèque de film X. Des VHS ce qui me fit sourire. Moi qui les croyais ensevelie sous la technologie et disparues du monde d'aujourd'hui.

Chambre 6 : la chambre « chambre ». Un lit avec un miroir comme plafond. Inutile de faire du chichi dans ce décor bleuté. Pas besoin de déguisement. J'appellerais cette chambre la chambre « venait comme vous êtes ».

Chambre 7 : Chambre blanche, copie parfaite d'un milieu hospitalier. Ici aussi les accessoires et déguisement sont fournis à part les plus marrants : et non pas de scalpel ou autre objets tranchant !

Chambre 8 : l'école. Un tableau, des craies, un bureau de professeur et une table d'étudiant.

Chambre 9 : au final ma préférée. Toute de noir vêtue, un lit à baldaquin respirant la luxure, une armoire laissée ouverte et reflétant le but de cette pièce : le sadomasochisme.

- Bien maintenant que tu connais les lieux, il est temps de préparer ton initiation

- Une minute papillon. Il y a quoi derrière cette porte.

La porte en fin de couloir n'avait pas était ouverte.

- Il y a des accessoires qui n'ont pas était installé. On les utilise pour les soirées à thèmes par exemple ou alors on ne les sort que lorsqu'on nous les demande. Comme les balancelles. On n'en a pas beaucoup donc on attend qu'on nous les demande. Ce qui nous permet de faire en sorte que ce ne soit pas toujours les même qui les utilise. Ho ! J'ai oublié de te dire que les toilettes se trouvent avant d'entrée dans ce couloir. Tu n'as peut-être pas remarqué mais il y a une porte juste à coté de l'escalier avec un bonhomme et une madame dessiné dessus.

Je souris à la remarque avant de continuer sur le sujet « initiation ».

- Qui te dis que je veux être initié. J'ai compris le principe, ce n'est pas un club de lecture mais plutôt un club échangiste ou une sorte de maison close…

- On n'aime pas trop le terme de maison close. Elles sont interdites. Disons juste que c'est un lieu qui permet de varier les plaisirs.

- Je n'ai pas besoin de ce lieu pour varier mes plaisirs.

- Il n'y a pas une seule chambre que tu aimerais essayer ?

- Non.

- Pourtant on s'est inspiré des plus grands fantasmes pour réaliser les ambiances de chaque pièce.

- Je n'ai aucun fantasme inassouvi.

- Tant mieux pour toi. Et tu n'aimerais pas réaliser le fantasme des autres.

- Tout dépend des autres et encore une fois, je n'ai pas besoin de ces artifices pour réaliser des fantasmes. Je préfère les conditions réelles. Je peux très bien jouer au docteur dans un vrai hôpital ce qui donne un peu d'adrénaline au passage si on ne veut pas se faire choper pour usurpation d'identité.

- Alors c'est non ?

Je ne dis rien et prends l'air pensif.

- Si tu veux on fait la préparation à l'initiation. Cette préparation consiste juste à te dire ce qui arrive lors de l'initiation. Et le jour fixé pour l'initiation, tu peux toujours ne pas venir. Ça ne t'engage à rien.

- Ok.

- Bon, déjà tu es briffée sur les lieux. Il ne reste plus qu'à te donner les règles. C'est assez simple en fait. Tout ce qui est dans la pièce doit le rester. Lorsqu'un costume est utilisé il faut le mettre dans le couloir, les déguisements seront régulièrement remplacés. Les requêtes doivent m'être directement adressées. Il faut payer une cotisation pour l'entretien des lieux. Chaque membre permanent a une clé. Ils ne peuvent faire entrer des personnes extérieure à notre cercle. Ton initiation consiste à essayer toutes les pièces et tous les membres. Demain, tous les membres seront réunis et se seront répartis les pièces. A toi de voir si tu veux venir. Dans tous les cas le jeu commence à 23H.

Tout en parlant elle se dirige vers la sortie. Nous remontons à l'étage. Elle s'arrête au niveau de l'escalier menant à l'accueil et me dit :

- A demain!

- Je n'ai pas dit oui.

- Elle sourit et sort de ma vue.

J'entre dans ma chambre recharger mes batteries une fois encore !