Il faut garder en tête qu'Emma vampire est la fille de blanche-neige. Je ne sais pas si l'Emma, mère d'Henri, aura le même look. Un seul jour s'est écoulé depuis la fuite d'Emma. Ce chapitre est le point de vue de Régina sur cette journée.


Régina ne s'aperçoit de l'absence d'Henri que le lendemain matin. Elle l'appelle pour le petit déjeuner et au bout du troisième clairon décide d'aller le secouer. Surprise ! En soulevant les draps elle découvre un amas de peluches. A ce moment là la panique n'est pas loin mais se remémorant une fois où Henri avait fugué elle prend son téléphone sans perdre de temps et téléphone à Mary Margaret. Réponse de l'institutrice : Non, Henri n'est pas chez elle mais elle la rappelle si elle a du nouveau. Une demi-heure plus tard elle a joint toutes les personnes susceptibles d'avoir vu son fils. Une heure plus tard, elle appelle l'agence de taxi, de bus et autre moyen de transport possible. Aucun chauffeur n'a vu un enfant embarquer seul. Deux heures plus tard elle fait le tour de la ville en voiture cherchant son fils. Il est 14H lorsqu'elle fini le tour de ville. La panique l'a véritablement gagné. Elle en oublie sa faim et se creuse les méninges pour savoir où a bien pu passer Henri. Il n'est ni chez l'institutrice, ni sur la plage… peut être est-il chez granny. Il doit avoir faim à l'heure qu'il est. Elle se dirige au restaurant. Une fois arrivé, sans bonjour elle demande :

- Est-ce que l'un d'entre vous à vu Henri ?

Les habitués du restaurant ne se donnent pas la peine de répondre. Ruby, voyant sa détresse, répète la question plus fort intimant une réponse. Tous répondent que non. M. Gold, assis dans un coin, se lève et vient devant Régina.

- Il me semble cependant avoir vu son vélo derrière l'auberge, dans un buisson.

Régina sort et trouve le vélo d'Henri. Depuis combien de temps était-il là ? Elle revient le demander à Gold.

- Je l'ai remarqué ce matin vers 7H lorsque je suis venu prendre mon café à l'ouverture.

Régina se remémore les évènements de la nuit. Une seule option lui saute aux yeux. Emma ! Elle a quitté la ville en volant une voiture. Et si Henri était dedans ?

- Ruby, as-tu le numéro d'Emma ?

- Non. Mais pourquoi… ho non !

Ruby comprend le raisonnement de Régina. Elle la prend à part et tente de la rassurer.

- Si Henri était avec Emma, elle aurait sûrement fait demi-tour pour le ramener.

- A moins qu'elle veuille se venger de moi.

- Ce n'était qu'un accident.

Régina ne peut lui dire que l'accident était plutôt volontaire. Elle se retrouve dans une situation ingérable : quelqu'un lui veut du mal et elle n'a même pas de pouvoir pour la stopper. Pire ! Son fils est entre ses griffes et en dehors de la ville. Régina se sent abattue. Elle pensait être en sécurité toute sa vie dans sa ville. Elle avait eu une seule peur depuis l'existence de Storybrooke : la venue de la sauveuse qui avait été annoncée. La fille de Blanche-neige qu'elle n'avait pas réussi à trouver. Mais la sauveuse ne s'est jamais pointé. Ni 28 ans après Storybrooke ni 200 ans après. La fille de Blanche-neige devait être morte et enterré alors qu'à Storybrooke elle était prisonnière d'un monde sans magie et éternel. Sa propre malédiction devenait un calvaire même pour elle. C'est pourquoi elle avait adopté Henri. Elle n'avait plus peur et pensait avoir droit au bonheur. Et là, une blondasse débarque et menace tout son équilibre !

Une décision doit être prise et c'est ce qui fit Régina. Elle doit quitter la ville pour récupérer Henri.

A la sortie de Storybrooke, Elle reconnaît la voiture qu'Emma a volée la veille. Elle ne s'est même pas donné la peine de se garer, ni même de refermer les portières. Les deux portières sont ouvertes. Ce qui conforte Régina : Henri est bien avec Emma. Pourquoi avoir laissé la voiture ? Henri a-t-il réussi à s'enfuir dans les bois obligeant Emma à le poursuivre ? A cette idée Régina crie le nom de son fils à plusieurs reprises et guette le moindre signe. Aucun signe de lui. Peut-être qu'Emma a été rejointe par quelqu'un ? Elle a kidnappé son fils ! Sans demander de Rançon ? Régina entre dans la voiture jaune et regarde désespérément sur les sièges en espérant trouver une demande de rançon. Aucune lettre ou papier laissés à son intention. Que faire ? Continuer à l'aveuglette ? Elle s'apprête à remonter dans sa voiture lorsqu'un papier sur la route attire son regard. Elle le ramasse. C'est une carte de visite. Un plombier sur Ludlow. Régina ne sait pas que le plombier en question est mort en glissant la carte de visite dans la poche d'Emma. Le dernier repas digne de ce nom avant qu'Emma n'arrive à Storybrooke. L'espoir revient dans le cœur de Régina. Elle sait maintenant par où commencer. Direction Ludlaw.

Arrivée dans la ville elle arpente les rues espérant tomber sur Henri et Emma. Elle voit l'hôpital et se décide à y entrer. Pourvu qu'il ne soit pas à la morgue ! Pense-t-elle. A l'accueil on lui révèle qu'un enfant a bien était admit ici. Une jeune femme blonde l'a transporté ici dans la nuit. Mais l'enfant s'est enfui cette même nuit.

- Etes vous la mère de l'enfant ?

- Oui. Je n'arrive pas à croire qu'un enfant arrive à vous échapper après avoir subit une opération.

- Il a juste eu quelque point de suture sur le cou. Rien de très grave. Vous comprendrez, madame, que nous ne sommes pas des gardiens de zoo ! C'est à sa famille de se soucier de cet enfant et non à nous. Notre charge de travail est assez importante comme ça. D'ailleurs, il me faudrait votre adresse pour vous envoyer la facture.

Régina sort de l'hôpital laissant la femme de l'accueil gueuler tout son comptant. Pour qui elle se prend celle la. « C'est à sa famille de s'en occuper. » Régina voit danser cette parole devant ses yeux jusqu'à ce qu'elle arrive dans sa voiture. Comme si elle ne s'en occupait pas ! Elle se plie en quatre pour son fils ! Pourquoi n'est-il pas resté à la maison ? Une maison où il a reçu tous les jouets qu'il désirait ! Où tous ces caprices ont été comblés. Non, il a fallut qu'il fugue et s'embarque dans une situation impossible. Est-ce qu'une mère peut prévoir ça ? Fulminent derrière son volant Régina se déporte sur la voix de gauche lorsqu'un camion arrivant en face lui klaxonne. Elle se rabat aussi vite qu'elle peut. Et voilà qu'elle s'endort au volant ! Il faut qu'elle s'avoue vaincu pour aujourd'hui. Elle n'a rien mangé de la journée, a passé la journée à se faire du mauvais sang et la nuit commence à tomber. Elle aperçoit un hôtel. Il n'a pas l'air très engageant mais elle croule sous l'épuisement. Elle se décide à y prendre une chambre.

Elle entre dans la chambre 9, essaye de ne pas trop regarder la propreté plus que douteuse des lieux et s'allonge sur le lit. Quelques cafards se font la malle et elle se relève en sursaut. Un matelas grouillant ne lui dit rien de bon. Elle se maudit d'être aussi fatiguée. Comment arriver à dormir dans de pareilles conditions ? Elle entant un cri de joie et cesse de respirer. Henri ! Elle pense d'abord que la fatigue lui joue des tours mais les murs aussi épais que du papier à cigarettes lui laisse entendre très distinctement un « j'ai gagné ! ». C'est bien Henri dans une des chambres de l'hôtel. Une voix féminine lui répond. Ce n'est pas la voix d'Emma. Régina sort d'un bond de la chambre et se repère aux voix. Elle tourne la poignée de la chambre 6. La porte ne s'ouvre pas. Il faut le pass. Son cœur s'accélère. Ses tempes sont prêtes à exploser sous ses pulsations de plus en plus fortes. Elle cogne à la porte en rythme sans interruption jusqu'à ce qu'une brune au regard angélique lui ouvre la porte.


Je sais : chapitre un peu court. Mais au prochain le cours de l'histoire reprend.