Salut Tout Le Monde !
Comme les mercredis précédents, je vous apporte un nouveau chapitre. Il s'agit du troisième et avant dernier de cette fic.
Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter d'autre hormis un grand merci pour toutes vos reviews qui me font toujours autant plaisir ! MERCI à vous et :
BONNE LECTURE !
PSs : - Comme toujours Mille Mercis à ma correctrice attitrée qui, ne l'oublions pas poste de fics plus géniales les unes que les autres ! Vraiment merci isatis2013, pour ton soutien sans faille :)
- Merci aussi à ceux/celles qui laissent des commentaires à chacun de leur passage, même si je ne réponds pas, cela me touche énormément. je suis contente de voir que mes histoires plaisent à certain(e)s Encore MERCI à vous ^^
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Chapitre n°3 : Traque
Finch se dépêcha de rassembler ses affaires et quitta la bibliothèque. Il arriva au pied de l'immeuble et s'empressa de prendre l'ascenseur. Quand il entra dans l'appartement, il y trouva Reese, debout, non loin de l'entrée, et leur numéro tournant comme un lion en cage devant le canapé.
- Calmez-vous maintenant, tenta Reese, et asseyez vous.
- Comment voulez-vous que je me calme ! S'emporta Victor.
- Savez-vous qui était ces hommes ? Demanda Reese alors que Finch s'installait dans le fauteuil juste à côté de lui.
Reese le regarda passer devant lui, s'installant tranquillement avant de sortir son ordinateur portable. Reese eut un faible sourire. Il ne quitte vraiment jamais son ordinateur, songea Reese. Il se concentra de nouveau sur leur numéro, ce n'était pas le moment que son esprit s'égare. Finch ne remarqua rien de ces quelques secondes de déconcentration chez son partenaire, finissant d'allumer son ordinateur.
- Je n'en ai pas la moindre idée. Et vous ? Vous êtes qui ? Demanda-t-il enfin.
- Nous sommes juste deux personnes qui aidons les gens comme vous, répondit l'informaticien le plus sérieusement du monde.
- Des gens comme moi ? Et je suis censé comprendre quoi ? Rétorqua Victor de plus en plus perdu.
- Vous êtes en danger et nous cherchons à vous garder en vie. Tout ce que vous devez retenir c'est que nous sommes les gentils dans l'histoire.
- Je n'en suis pas vraiment sûr, mais pour le moment je n'ai pas vraiment le choix.
- Vous ne savez vraiment rien d'eux ? Tenta de nouveau Finch.
- Non, répondit Victor après une légère hésitation.
- Et que pouvez-vous me dire de Park avenue ?
Reese, aussi bien que Finch, remarqua l'air soudain plus tendu de leur numéro. Ce dernier leur cachait quelque chose, mais ils ne savaient pas quoi.
- Un verre, ça vous tente ? Demanda soudainement l'ex-agent au livreur.
- Heu... pourquoi pas.
Reese s'éloigna vers le fond de l'appartement où se trouvait boissons et verres. Il servit un verre de whisky à Victor qui s'installa dans le canapé. Reese retourna près de l'informaticien alors que ce dernier tentait en vain de trouver un lien entre les différents meurtres et leur numéro... mais rien. Il fouilla de nouveau les comptes des trois victimes en plus de celui de Victor, mais il fit de nouveau choux blancs. La nuit maintenant bien avancée, et Victor ayant accepté de dormir sur place, Reese décida de rester aussi. L'informaticien ayant déjà fait part de son intention de rester. Il était hors de question pour l'ex-agent de laisser une nouvelle fois Finch seul avec leur numéro surtout que cette fois-ci, il n'arrivait toujours pas à savoir s'il était ou non innocent.
- Je ne trouve absolument rien, se plaignit l'informaticien sur les nerfs.
Reese, qui se trouvait juste derrière lui, posa naturellement ses mains sur les épaules de ce dernier.
- Vous êtes bien trop tendu Harold. Respirez profondément et je suis sûr que vous finirez par trouver quelque chose, dit-il en massant légèrement les épaules de son patron.
Finch, qui ne s'était pas attendu une seule seconde à sentir les mains de son partenaire sur lui se tendit. Surtout que ces dernières semblaient s'éterniser sur lui. Reese sentit la tension chez son coéquipier, se rendant alors compte de ce qu'il faisait. Finch détestait-il qu'il le touche aussi familièrement ? Ou bien était-ce juste dû à la surprise du geste ? Il enleva ses mains, agissant le plus naturellement possible.
- Si seulement la réponse pouvait tomber du ciel, poursuivit Reese en voyant que l'informaticien semblait toujours légèrement tendu. Il s'éloigna de ce dernier, se rapprochant du canapé avant de s'y installer.
- Je ne crois pas aux miracles, répondit Finch. Si les miracles existaient bel et bien, je pourrai alors croire en une réciprocité dans mes sentiments, pensa Finch.
Alors que Reese avait fermé les yeux pour se reposer un peu, et surtout pour ne pas prendre le risque de céder à la tentation de se rapprocher encore et toujours plus de l'informaticien, ce dernier ne cessait de jeter de nombreux coup d'œil vers lui. Il se détendit complètement devant l'air si doux qu'affichait désormais l'ex-agent. Complètement absorbé par le visage de ce dernier, il ne se rendit pas compte qu'il avait complètement mis de côté ses recherches. Reese s'était parfaitement rendu compte qu'il n'entendait plus les bruits des touches de l'ordinateur de Finch depuis de longues minutes maintenant. Il finit même par sentir sur lui le regard de l'informaticien. Il eut du mal à se retenir de sourire.
Depuis qu'il avait prit conscience de ses sentiments pour son patron, il était venu à réfléchir à un possible retour de ses sentiments. Il avait l'impression que, depuis le début de leur collaboration, le regard de Finch sur lui avait changé. Il était presque plus doux, plus tendre... De plus, il lui semblait que son inquiétude à son égard ne cessait de croître... Devait-il y voir un signe ? Il était lui-même plus protecteur justement à cause de ce qu'il ressentait. Alors, pourquoi ne serait-ce pas aussi le cas pour l'informaticien ?
La nuit se passa tranquillement, sans qu'aucun accident ne se produise. Ni Reese ni Finch ne dormirent vraiment. Le soleil commençait peu à peu à se lever. Vers huit heure, alors que leur numéro faisait son apparition dans le salon, Finch reçut un appel du lieutenant Carter.
- J'ai deux nouvelles pour vous, dit-elle après avoir répondu aux salutations de l'informaticien.
- Je vous écoute, répondit Finch.
- Tout d'abord la plaque que John m'a envoyée appartient à un certain Paul Richards, homme de main de Damon Green.
- Damon Green ? Répéta l'informaticien en cherchant de mémoire s'il connaissait déjà ce nom.
- Oui, un petit dealer connu dans le coin. Il fait de plus en plus parler de lui ces derniers temps. Il essaie en effet d'étendre son territoire sur tout Park avenue.
- Ce serait donc lui qui en aurait après Mr Morris ?
- En effet, en tout cas c'est aussi la conclusion à laquelle je suis arrivée.
À l'entente de son nom, Victor s'était tendu, intriguant de plus en plus l'ex-agent qui se plaça alors entre ce dernier et Finch. Il était déjà prêt à sortir son arme en cas d'urgence. Le lieutenant Carter reprit.
- En ce qui concerne les balles qui ont été retrouvé sur les trois scènes, il s'agit de la même arme pour les trois.
- Et je parie qu'il y a un nouveau lien avec ce Mr Green ?
- En effet. Nous avions déjà trouvé les mêmes balles pour un meurtre supposé de Damon. Sauf que, faute de preuve et surtout de témoin, nous avons été obligé de le relâcher.
- Je vois. Si ce n'est pas trop demander, que pensez-vous de cette affaire ? Demanda Finch pensant qu'un avis extérieur ne pouvait pas faire de mal.
- Personnellement je serais d'avis que votre homme a vu quelque chose qu'il n'aurait pas dû voir ce soir-là sur Park avenue et qu'il a maintenant les hommes de Damon à ses trousses.
- Merci pour votre avis. Je vais devoir vous laisser, dit l'informaticien.
- Très bien, j'attends de vos nouvelles concernant la suite de l'affaire.
- Sans faute, lui dit Finch avant de raccrocher.
Il remarqua alors que son partenaire semblait être sur le qui-vive. Il ne lui fallut pas longtemps pour en comprendre la cause. Reese étant de dos, il se permit un demi-sourire devant le comportement si protecteur de son partenaire.
- Mr Reese, je pense que vous pouvez vous détendre.
Devant le ton si doux de son partenaire, Reese se détendit instinctivement.
- Mr Morris, reprit alors Finch, connaissez-vous un homme du nom de Damon Green ?
- Non, répondit sincèrement le livreur de pizza.
- Et cette photo ne vous dit rien ? Demanda-t-il alors en tournant son ordinateur alors qu'une photo de Damon était affichée sur l'écran.
Victor eut instinctivement un geste de recul. Les deux hommes comprirent évidemment qu'il le connaissait ou en tout cas qu'il l'avait déjà vu.
- Maintenant vous allez tout nous raconter, dit Reese en prenant un air qu'il voulut menaçant.
- Nous ne cherchons qu'à vous protéger, dit Finch d'une voix plus douce pour tenter de le rassurer et d'ainsi gagner sa confiance.
Victor soupira tout en réfléchissant à ce qui pourrait être le mieux.
- Il y a maintenant trois ou quatre jours de ça, commença-t-il enfin, alors que je me rendais sur les lieux d'une livraison, je me suis garé un instant pour vérifier l'adresse où je me rendais. J'ai cru entendre une dispute non loin.
Victor se leva avant de commencer à faire les cents pas, comme la veille au soir. Que se soit aux yeux de Finch comme à ceux de l'ex-agent, leur numéro leur paraissait de moins en moins coupable et ressemblait donc davantage à une victime.
- Vous ne risquez plus rien, lui dit Reese.
Victor le dévisagea, comme pour chercher à vérifier la véracité de ses dires. Il se réinstalla avant de prendre une profonde inspiration.
- J'ai vu un homme se faire frapper. Il était entouré par trois autre types, mais de là où j'étais et avec le lampadaire qu'il s'éteignait quelques secondes de temps à autre, je n'ai pas bien vu leurs visages. J'ai juste pu voir le type à la cicatrice, dit-il en montrant l'ordinateur où la photo de Damon était toujours affichée. Le mec à la cicatrice a finalement sortit une arme et a tiré sur le type au sol... Je me suis enfui, mais ils m'ont entendu redémarrer la moto. Je les aie vus s'approcher en courant, mais je suis partie avant qu'ils n'arrivent à ma hauteur.
- Ça n'explique pas la mort d'une de vos collègues et la tentative de meurtre sur le second, dit alors Reese.
Les trois hommes se mirent à réfléchir et Finch remarqua alors le tee-shirt de Victor avec le logo de la pizzeria.
- Le logo. Sur votre moto doit se trouver le logo de votre pizzeria. S'ils l'on vu ils ont très bien pu remonter à la pizzeria la plus proche. Sauf qu'avec trois livreur, difficile de trouver lequel avait assisté au meurtre.
- Ça se tient, admit Reese. Reste à savoir comment le coincer.
- Je vais prévenir le lieutenant Carter que nous avons un témoin pour le meurtre de Park avenue.
- Attendez un instant ! Paniqua Victor. Il est hors de question que je témoigne, c'est bien trop dangereux.
- Vous risquez bien plus en refusant de témoigner. Ils sont déjà à votre poursuite, expliqua Reese, témoigner ou non ne changera rien à ça. Alors tant qu'à faire autant aider à le faire emprisonner. C'est aussi un moyen de retrouver votre liberté.
- Rien ne garantie qu'ils ne me trouveront pas avant la date du procès et puis... non, je ne pense pas en être capable.
- Que diriez vous d'aller voir un lieutenant, de lui faire au moins votre déposition et vous verrez avec eux pour savoir comment se passera votre protection ? Après, libre à vous de choisir ou non de témoigner, lui proposa Reese.
Victor sembla réfléchir à la proposition. Après plusieurs minutes il répondit enfin :
- Compris, je veux bien tenter de le faire.
- Très bon choix, répondit Reese.
- Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ? Si je puis me permettre... demanda Finch.
- Émeline... On s'entendait vraiment bien tous les deux et je crois qu'elle ne me l'aurait jamais pardonné, que je prenne ainsi la fuite. De plus je ne peux tout de même pas laisser son meurtrier s'en tirer aussi facilement. Et puis Jonathan, c'est quelqu'un de bien. C'est à cause de moi tout ce qu'il leur est arrivé, c'est à moi de tout régler.
Devant la soudaine détermination de leur numéro, Reese et Finch ne purent qu'approuver.
- Vous restez-là Finch, je m'occupe d'emmener notre homme à Carter.
- Bien, mais soyez prudent.
- Je vous le promets.
Finch regarda Reese franchir le pas de la porte sans rien pouvoir faire ou dire sans prendre le risque de se dévoiler.
- Tout était plus facile avant... murmura-t-il alors, une fois seul dans la pièce maintenant bien trop grande pour lui.
Reese et Victor quittèrent l'immeuble avant de prendre la direction du commissariat. Il prévint Carter qu'ils étaient en chemin et de les attendre devant le poste de police. Quand il arriva, elle était déjà là.
- Je compte sur vous pour le garder en vie, lui dit Reese alors qu'ils arrivaient à sa hauteur.
- Pas de souci, il est entre de bonnes mains.
Alors qu'elle allait retourner à l'intérieur, il l'interpella.
- J'ai une petite idée pour arrêter notre homme en plus de la déposition.
- Ah bon, et vous m'en parlez parce que ?
- Je pense avoir besoin de votre aide, mais il ne faut surtout pas en parler à Finch... il risquerait de ne pas apprécier.
- Je l'emmène à l'intérieur et je reviens.
Reese l'observa entrer dans le bâtiment, attendant qu'elle revienne... Ses pensées se tournèrent évidemment vers l'informaticien.
- Désolé Finch, mais je suis sûr que vous auriez tenté de m'en empêcher...
