Salut Tout Le Monde !
Me voici me voilà pour le tout dernier chapitre de cette, je l'admets, assez courte fic.
Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter d'autre hormis un grand merci pour toutes vos reviews qui me font toujours autant plaisir ! MERCI à vous et :
BONNE LECTURE !
PSs : - Comme toujours Mille Mercis à ma correctrice attitrée qui, ne l'oublions pas poste de fics plus géniales les unes que les autres ! Vraiment merci isatis2013, pour ton soutien sans faille :)
- Merci aussi à ceux/celles qui laissent des commentaires à chacun de leur passage, même si je ne réponds pas, cela me touche énormément. je suis contente de voir que mes histoires plaisent à certain(e)s Encore MERCI à vous ^^
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Chapitre n°4 : Piège
Une fois Reese partit, Finch était resté une bonne demi-heure à attendre. Il pensait que son partenaire l'aurait appelé à son arrivée au commissariat, mais rien. Il commença légèrement à s'inquiéter pour ce dernier. Et si Green et ses hommes l'avaient retrouvé en chemin ? Il secoua la tête, cette idée était complètement saugrenue. Il devait être sur le chemin du retour et, tout s'étant probablement bien déroulé, ce dernier ne devait pas voir de raison particulière de l'appeler pour le lui dire.
- Oui, il va bientôt arrivé, dit-il en se réinstallant dans le fauteuil qu'il venait de quitter.
Pourtant, à plusieurs kilomètres de là, Reese n'était pas du tout en chemin pour le retrouver, bien au contraire, il prenait même le chemin inverse.
- Vous êtes sûr qu'il sera là-bas ? Demanda Reese en se garant devant un pub.
- Oui, c'est cet endroit qu'ils utilisent comme base, lui répondit le lieutenant Carter.
- Et pour Victor ?
- Il est en train de finir sa déposition avec Lionel. Tout est sous contrôle.
- Bien, j'y vais, tenez vous prêts pour la suite.
- Compris.
Reese descendit de la voiture et entra dans le pub. Il reconnut immédiatement les deux hommes qu'il avait repéré devant la pizzeria. Ces derniers étaient tranquillement installés au bar et eux aussi reconnurent Reese. Ils se levèrent et lui barrèrent alors la route.
- C'est bon les gars, je veux juste parler à votre boss. La dernière fois déjà vous ne m'avez pas laissé le temps de parler...
- Et qu'est-ce que tu lui veux ? Demanda un des types.
- Et qui te dit que lui veut te parler ? Ajouta l'autre.
- Je ne sais pas moi, peut-être parce que je sais où se trouve l'homme qu'il recherche. Victor Morris, dit-il volontairement plus fort.
Damon Green, que Reese avait repéré dans le fond du pub, réagit automatiquement à ce nom. Il sembla réfléchir à la suite et fit finalement signe à ses hommes de le laisser passer. Reese sourit alors aux deux types qui se poussèrent à contrecœur. Il s'approcha de Damon, prenant même place en face de ce dernier.
- Alors comme ça tu sais où ce type se planque ? Demanda Damon.
- Ouais, ça se peut, répondit Reese
- Tu sais ou tu sais pas, rétorqua Damon.
- Qu'est-ce que j'y gagne ? Demanda Reese.
- Je ne sais pas moi, la vie sauve ? Lui répondit ce dernier.
Reese approuva la réponse de Damon et ajouta :
- Mouais, c'est déjà ça. On va dire que je vais m'en contenter pour cette fois.
- Et pourquoi es tu prêt à nous livrer ce type sur un plateau ? Demanda Damon méfiant.
- Raison personnelle, tenta Reese.
- Pas de raison personnelle qui tienne mec. Tu parles ou tu t'en prends une ! Dit-il en sortant son arme et en la pointant sur Reese.
- Il s'est tapé ma sœur, ça te va ?
Damon eut un léger rire avant de ranger son arme et de se lever.
- Et bien montre nous le chemin.
- Je peux tout aussi bien te donner l'adresse et partir, non ?
- Même pas en rêve, tu viens avec nous.
Alors que Damon emmenait Reese et deux de ses hommes, Finch lui, commençait de plus en plus à s'inquiéter. Il appela finalement le lieutenant Carter à son bureau, mais tomba sur le lieutenant Fusco.
- Elle est pas là, elle est partie après avoir tout préparé comme Superman lui a demandé, expliqua le lieutenant Fusco.
- Demandé quoi ? Reprit Finch sentant la panique le gagner de plus en plus.
- Ben le coup qu'il a prévu pour choper Damon. Ils vont l'attirer dans une maison vide et quand il se rendra compte que sa cible n'est pas là...
- Il s'en prendra à Reese !
- Non, j'allais dire que Carter débarquerait avec les renforts.
- C'était votre idée de vous servir de John ? Demanda l'informaticien outré.
- Bien sûr que non, c'est son plan à lui. Ne me dites pas qu'il ne vous en a pas parlé ?
- Apparemment non.
Finch fut étonné et blessé par le peu de confiance dont semblait faire preuve Reese sur cette affaire. Était-ce parce qu'il ne voyait pas l'intérêt de le mettre au courant de son plan ? Parce qu'il n'avait pas besoin de lui ? Il le tenait à l'écart parce qu'il n'était pas utile ? Non, qu'importe sous quel angle il voyait les choses, il faisait confiance à son partenaire et se doutait que jamais il ne l'écarterait pour de tels raisons, mais alors pourquoi ?
- Peut-être qu'il ne voulait pas vous inquiéter ? Proposa Lionel. Quand vous avez été pris en otage, vous auriez dû voir à quel point il était paniqué à l'idée qu'il puisse vous arrivez quelque chose, lui dit alors Lionel.
Finch avait bien sûr remarqué son inquiétude quand il avait débarqué dans l'appartement, mais il ne lui avait pas semblé différent de d'habitude. Il fut alors touché par ce que venait de lui dire Fusco, se disant alors que cette explication était de loin la plus logique.
- Savez-vous où il va attirer Mr Green ?
- Ouais, je vous file l'adresse et j'y retourne, votre homme est toujours là, je dois garder un œil sur lui.
- Je compte évidemment sur vous lieutenant.
Il raccrocha avant de quitter à son tour l'appartement. Reese, quant à lui, arrivait sur les lieux avec Damon et ses deux hommes.
- Faites le tour et vérifiez que tout est OK, leur ordonna leur chef.
Paul Richards et Armando Caine s'éloignèrent de leur chef et de l'ex-agent.
- T'as pas intérêt à essayer de me rouler ! Lui dit Damon tout en lui montrant l'arme qu'il avait à la taille.
Quelques minutes après être parti, les deux hommes revinrent vers leur chef.
- Personne dans les environs. On peut y aller.
- Bien, toi devant, dit-il en faisant signe à Reese de passer en premier.
Reese passa donc devant, remontant l'allée jusqu'à la porte d'entrée. Il l'ouvrit avant d'entrer suivit de près par les trois autres hommes. Arrivé dans le salon, Paul et Armando se dispersèrent et commencèrent à fouiller la maison.
- Vous comptez tout de même pas lui faire la peau ici ? Demanda alors Reese.
- Pourquoi, c'est chez toi ?
- Non, mais c'est dommage de mettre du sang dans une si jolie maison.
- Ne t'en fais pas pour ça, je vais bien m'occuper de son cas, mais pas ici. Je veux lui parler avant de le faire souffrir. Il m'a fait courir partout alors il m'en doit une, répondit-il en pensant déjà à ce qu'il ferait à Victor une fois qu'il aurait mis la main sur lui.
Les deux hommes de mains passèrent finalement à l'étage alors que Damon commençait à sentir le piège. Il sortit son arme qu'il pointa sur Reese qui, lui, ne cilla pas. Il ne fit rien et attendit simplement le retour des deux autres. Ils revinrent alors les mains vides.
- Il n'est pas là, dit Paul.
- Il n'est jamais venu ici, n'est-ce pas ? Demanda-t-il alors à Reese, un sourire mauvais sur le visage.
- Non.
- Et je suppose que tu devais avoir des renforts ?
- Effectivement, répondit-il toujours aussi calme malgré la situation.
- Et bien, on dirait que ce n'est pas ton jour de chance !
Alors qu'il retirait le cran de sûreté, Carter débarqua dans la pièce avec trois autres policiers. Paul et Armando tentèrent de fuir par derrière, mais ils furent vite rattraper par deux des policiers venus en renfort avec Carter. Damon, lui, ne tenta rien, sachant très bien qu'il n'irait pas loin.
- Toi, j'aurai ta peau en même temps que ce Victor, cracha-t-il alors que Carter lui passait les menottes.
- Je te signale que l'on a la déposition de Victor ainsi que tes aveux sur ce que tu comptais lui faire, dit Carter alors que Reese montrait le micro qu'il portait.
- Bien joué lieutenant, dit Reese.
- Ouais, bon partez maintenant, je trouverai bien une raison pour votre départ.
Reese sortit de la maison, prenant directement la direction de l'appartement où son patron devait toujours l'attendre. Il fut alors surpris de ne pas l'y trouver. Il partit évidemment vers la bibliothèque, seul autre refuge où il pensait le trouver. Il grimpa les marches quatre à quatre.
- Tout s'est passé comme vous le vouliez ? Demanda Finch alors que Reese arrivait en haut.
- Oui.
- Tant mieux alors. Au fait, vous avez bien la nouvelle laisse de Bear ? Demanda Finch l'air de rien.
Le calme de son partenaire, qui ne semblait pas du tout lui en vouloir pour sa cachotterie le perturba énormément.
- Oui, la voici, fit-il en la sortant de sa poche
Finch s'en empara avant d'ajouter à l'encontre du malinois :
- On va se promener ?
Ni une ni deux, Bear se leva et vint immédiatement vers lui. Finch accrocha la nouvelle laisse au collier du chien, avant de commencer à s'approcher de Reese, toujours près des escaliers.
- Vous sortez ? Dit Reese vraiment étonné que son patron ne lui demande pas de comptes.
- Vous êtes perspicace, lui répondit Finch toujours aussi calme.
- Cette balade semble bien soudaine... remarqua Reese quelque peu déçu du calme de son parton.
- Oui je sais, mais je l'avais promise à Bear il y a déjà trois jours. Malheureusement je n'avais pas sa nouvelle laisse. Maintenant que je l'ai, je peux enfin...
- Tenir votre promesse, conclut Reese.
- Je suis un homme de parole après tout Mr Reese, déclara l'informaticien d'un ton solennelle.
- Je le sais mieux que personne Finch.
Pendant que les deux hommes parlaient, Bear lui, tournait en rond en attendant sa balade. Il passa derrière Reese, puis Finch, avant de repasser derrière Reese. Ce dernier fit un pas vers son vis-à-vis, resserrant un peu plus la laisse autour d'eux. Finch continuait en effet d'appuyer sur le bouton de la laisse qui se déroulait toujours. Bear tenta alors de partir vers l'escalier, ce qui eu pour résultat de rapprocher soudainement les deux hommes. Désormais dans les bras l'un de l'autre, la laisse parfaitement enroulée au niveau de leurs genoux, Reese dit :
- Je crois qu'il tient à cette balade plus que je ne le pensais.
Bien trop gêné par cette soudaine proximité, Finch garda le silence. Ses mains sur la poitrine de Reese, il pouvait sentir les battements de son cœur, tout en entendant parfaitement les siens. Il déglutit péniblement, n'osant pas lever les yeux vers son partenaire.
- Je suis désolé de ne vous avoir rien dit, s'excusa soudainement Reese.
- Pourquoi ne pas l'avoir fait ? Demanda Finch pour être sûr d'être arrivé à la bonne conclusion.
- Pour ne pas vous inquiéter inutilement.
- M'inquiéter est mon devoir Mr Reese. De plus si je m'inquiète autant pour vous c'est que... commença Finch avant de se rendre compte de ce qu'il était en train de faire.
Reese devina la suite, se rendant alors compte que l'informaticien ressentait exactement la même chose que lui. Il prit alors le visage de l'informaticien entre ses mains, faisant se croiser leurs regards.
- Comment faites-vous pour vous retenir depuis si longtemps ? Parce que moi je ne m'en suis rendu compte que récemment et c'est une vrai torture depuis. J'ai déjà atteint ma limite on dirait, dit-il en approchant dangereusement son visage de celui de Finch.
- Je suis juste plus patient que vous, répondit Finch en assemblant les dernières pièces d'un immense puzzle.
Il y a encore quelques jours il aurait été près à tout parier sur le fait que ses sentiments ne lui seraient jamais rendus, mais là tout était différent.
- Ou alors moins accro à moi que moi à vous, le taquina Reese en souriant.
Bear, assis un peu plus loin, les observait tranquillement. Il gémit alors, réclamant sa promenade tant attendu.
- Un choix s'avère nécessaire on dirait, Finch, lui fit remarquer Reese.
Finch passa son regard de Reese à Bear pendant quelques secondes avant de finalement démêler la laisse. Il appela Bear, le faisant ainsi revenir sur ses pas. Une fois de nouveau libre de ses mouvements, Finch répondit enfin.
- Comme je vous l'ai dit un peu plus tôt, je suis un homme de parole.
Reese comprit que pour l'instant Bear serait sa priorité. L'informaticien le surprit alors quand il l'attira vers lui, avant de déposer ses lèvres sur les siennes. Il lui mordilla même la lèvre. Reese gémit doucement tout en sentant un fin sourire étirer les lèvres de son partenaire.
- Vous m'avez bien fait attendre des semaines avant de vous rendre compte de ce qui aurait pourtant du vous sauter aux yeux, John. Maintenant c'est à vous d'attendre. Par contre, une fois de retour, je serais tout à vous, souffla Finch entre deux baisers, contre les lèvres de l'ex-agent.
- Promis ? Demanda Reese.
- Promis, répondit Finch en s'éloignant légèrement du visage de Reese.
Après un énième baiser, ils se séparèrent enfin. Reese sourit tendrement avant d'ajouter :
- Hâte vous voir revenir alors.
Il regarda l'informaticien descendre lentement les marches. Il soupira avant de prendre place dans le fauteuil de son partenaire. Il n'en revenait toujours pas de la tournure qu'avait prit sa vie ces derniers jours, basculant en seulement quelques heures seulement. Qu'importe comment les choses pourraient tourner, il savait déjà une chose : il ne regretterait jamais ses sentiments pour son coéquipier. S'il devait avoir un regret, se serait de ne pas en avoir pris conscience plus tôt. Il avait laissé l'informaticien dans le doute pendant si longtemps qu'il avait bien l'intention de se faire pardonner par ce dernier pour cette si longue attente. Il avait même déjà plusieurs idées là-dessus. À cette pensée, il ne put empêcher un sourire d'impatience de se dessiner sur son visage...
- Vivement que vous reveniez Harold, murmura-t-il alors.
