II- La découverte
On était le 31 juillet. Une journée attendue pas nombre de personnes pour bien des raisons.. mais qui avaient toutes pour facteur commun Harry Potter, le Survivant.
Harry le premier attendait ce jour de «délivrance» avec impatience. Le jour de son anniversaire, de ses 17 ans lui offrait le cadeau tant espéré : la liberté. Enfin, une liberté relative, en sachant qu'un mage noir fou était à ses trousses, et qu'il allait bientôt se retrouver dans l'antre de Molly Weasley, forcé à manger encore et encore. Il y avait également Ron et Hermione, qui eux attendaient avec une impatience grandissante l'arrivée de leur meilleur amis qu'ils n'avaient plus vu depuis des mois. Puis venaient les membres de l'Ordre qui pour la plupart attendaient l'arrivée de leur petit protégé avec une certaine... curiosité. Et enfin venaient M. et Mme Dursley qui n'espéraient qu'une chose : fêter le départ définitif d'Harry avec une bonne bouteille de Champagne.
Et ce beau jour, tant attendu, était enfin arrivé.
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C'était une belle journée ensoleillée, comme on en avait pas vu depuis plusieurs jours, qui se profilait à Privet Drive. Arabella Figg s'était levé tôt pour faire des pancakes, et profiter de la compagnie de ses chats ce qui la mettait forcément de bonne humeur. Elle ne se doutait certainement pas qu'au 4 Privet Drive l'ambiance était beaucoup plus tendue que d'habitude. Beaucoup.
L'oncle Vernon avait tout simplement arrêté de hurler. Et se contentait de fixer, la bouche grande ouverte, le visage qu'il avait en face de lui.
- Ha..Harry ?! begéya t-il, c'est bien toi ?
Le silence fut sa seul réponse. Harry ne comprenait pas. Qu'était encore en train d'inventer son oncle ? Finalement Harry consenti à répondre, essayant par la même occasion de cacher la vue de sa chambre.
- Euuh.. Oui oncle Vernon ?
Mais aucune réponse ne lui vint en retour. Rien. Pas de cri, de hurlement, d'insultes, rien. Rien à part ce petit visage gras, tiré par les traits de la surprise, cette petite bouche béante, et ces yeux ronds écarquillés qui le fixaient droit dans les yeux. Harry se surpris à penser qu'il était vraiment très laid, quand soudain les paroles de l'oncle Vernon et son regard appuyé firent échos dans son esprit.
Ça n'était pas sa chambre que l'oncle Vernon regardait avec cet air choqué, mais lui. Lorsque le véritable sens de la question de son oncle fut clair pour Harry, sa première réaction fut de se précipiter vers le miroir en priant pour que cette boule lumineuse n'ait pas aussi transformer son corps. Ça n'était pas possible, il s'en serait rendu compte avant.. non ?
Lorsqu'il leva les yeux sur son reflet, sa réaction fut quasiment semblable à celle de son oncle. Et pour cause ! Il avait en face de lui, et bien.. un Harry, mais différent du Harry qu'il connaissait. La première idée qui lui vint à l'esprit, fut qu'il était beau. Incroyablement beau. Il n'aurait jamais pu s'imaginer ainsi. Pas qu'il se soit un jour vraiment soucié de son apparence physique, il n'en avait jamais vraiment eu le temps en fait. Mais comme tout adolescent, il avait quelques petits complexes, sa taille par exemple. Harry était petit mais il était en plus très maigre ce qui lui donnait de fait une apparence chétive. Mais ce qu'il avait en face de lui était loin de l'image à laquelle il s'était habitué en passant devant le miroir tous les matins. Il était le même, mais en mieux. Comme sa chambre qui semblait avoir été améliorée sous tous les angles, son corps paraissait avoir «subi» les même effets. A quelques «détails» près.
Évidemment, si l'on voulait rester dans le changement «banal» d'apparence (s'il pouvait exister un «changement banal» dans de tels cas), on remarquait que Harry, sans pour autant paraître grand, faisait enfin son âge. Il n'était plus aussi maigre, et de légers muscles couraient à présent sous sa peau. Sa peau devenue elle-même plus claire et plus fine. Son visage aussi paraissait s'être affiné, et avoir perdu ses dernières traces enfantines : son nez était parfaitement droit, son menton plus saillant, ses lèvres fines mais quoique gourmandes, et ses joues légèrement creuses étaient joliment rosées. Quant à ses cheveux, ils étaient plus longs mais, ô miracle, beaucoup moins épais et ébouriffés. Ils semblaient même plus souples et brillants.
Mais cette transformation apparaissait comme secondaire, même celle concernant ses cheveux, quand on prenait en compte les deux «détails» supplémentaires.
Tout d'abord sa peau. Bien que plus fine et plus claire, elle étaient parsemée de fines marques torsadées, plus claires encore que sa peau, qui s'enroulaient les une sur les autres. Mais le plus étrange était que ces marques luisaient d'une fine lueur pâle. On aurait dit que son corps entier était recouvert de ses étranges tatouages. Même son visage ! Une marque plus épaisse que les autres semblant venir de son torse, sortait du col de son T-Shirt, traversait le côté droit de son cou, et se divisait en plus petites sillages au niveau de sa mâchoire, l'un traversant sa bouche, l'autre s'enroulant autour de son oeil, un dernier se perdant derrière son oreille... Ces marques pâles, qui dégageaient un fin halo de lumière, illuminaient son visage, le rendant plus beau encore.
Quant au second «détail», il avait aussi sa part de spectaculaire : ses yeux. C'était à cet instant précis deux émeraudes étincelantes et captivantes qui accrochaient le regard. Ses yeux n'avaient rien d'ordianaire. Ils brillaient d'un éclat bien trop fort pour cela. Ils étaient bien verts. C'était deux sources lumineuses qui accrochaient le regard, perdant celui qui s'y aventurerait.
Même Harry fut absorbé par sa propre contemplation. Décidément rien n'aurait pu le préparer à cela. Lui qui n'avait jamais était narcissique. Lui qui n'avait jamais mis d'importance au physique. Il était.. sans voix. Harry faisait simplement face à son reflet, qui lui renvoyait son regard lumineux mais perdu, contemplant cet inconnu qui n'était autre que lui même.
Ce fut un grognement qui le sorti de son état de stupéfaction. Il se retourna lentement vers son oncle qui avait cessé de le regarder, pour découvrir avec horreur l'état de la chambre. Son visage rougissait de plus en plus tirant vers une teinte pourpre qu'Harry ne connaissait que trop bien. Il ne fut donc pas lent à comprendre que son oncle n'allait pas tarder à exploser. Et pour sa propre survie, il préférait être loin de lui lorsque cela arriverait. Sans demander son reste, et remettant à plus tard les questions qui l'assaillaient, il se saisit de son sac et, sous le regard surpris puis indigné de son oncle, se faufila vers la porte.
Il eut tout juste le temps d'arriver en bas des escaliers avant d'entendre un hurlement, dans lequel il perçut très bien son nom, qui fit trembler les murs de la maison. Sans un regard en arrière, Harry se précipita sur la porte d'entrée et quitta le lieu de toutes ses souffrances.
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Il aurait dû en être heureux, il avait tant attendu ce moment. La veille au soir encore, il en rêvait. Mais à présent, il était ailleurs. Alors qu'il courait, s'éloignant le plus possible de son enfer personnel, son esprit vagabondait. Repassant en boucle les événements depuis la veille. Mais que lui était-il arrivé ? Et qu'allait-il faire ? Il devait retrouver l'Ordre. C'était certain. Même si c'était l'Ordre qui l'avait bien laissé à la solde de son oncle et sa tante pendant plus de deux mois, et qui lui avait retiré sa magie, c'était l'Ordre qui détenait sa magie, ses affaires, et qui jusqu'a preuve du contraire se rapprocher le plus d'un allié.
Subitement, une pensée l'arrêta net dans sa course. Il réalisa plusieurs choses : il n'avait ni argent, ni magie et il était seul, sans moyen de contact. De plus, son nouveau physique n'avait absolument rien de normal, et ne lui permettrait pas de se fondre dans la masse. Une attaque serait très mal venue à ce moment précis. Il se retourna alors, jetant un regard anxieux derrière lui.
Soudain, il entendit un bruit de moteur au loin. Un bruit qui se rapprochait. Sa nouvelle ouïe semblait lui permettre d'entendre très loin, puisqu'il n'avait pour l'instant aucun véhicule en marche dans son champs de vision. Il était légèrement anxieux à l'idée qu'un moldu le voit, étant donné sa condition de «luciole humaine». Mais, alors que le bruit de moteur se rapprochait de plus en plus, un bruit de klaxon qu'il n'avait entendu qu'une fois dans sa vie se fit entendre, et un bus à deux étages d'un beau violet fit son apparition, rompant le calme et la tranquillité de la ruelle.
Harry reconnut le Magicobus et poussa un profond soupir de soulagement : il avait un moyen de rentrer au Terrier. Un homme qu'il avait déjà vu dans un situation similaire l'apostropha :
- Bienvenue à bord du Magicobus, transport d'urgence pour les sorciers et sorcières en perditions. Je m'appelle Stan Rocade et je serai votre contrôleur durant ce voyage...
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Stan Rocade ne l'avait pas reconnu, il l'avait simplement regardé comme si la huitième merveille du monde était entrée dans le bus. D'ailleurs tout le passagers l'avait regardé de cette manière. Harry s'était senti très mal à l'aise. L'arrivée à destination avait donc était plus que bienvenue pour lui.
Le Magicobus l'avait déposé dans le village le plus proche. Le Terrier n'étant pas vraiment accessible par route, Harry avait donc dû marcher pour rejoindre la demeure Weasley. Alors qu'il apercevait déjà depuis un moment l'immense tour de bois complètement déséquilibrée qui servait de refuge à sa famille adoptive, Harry sentit quelques picotement, un frisson lui parcourant le dos. L'air lui semblait plus condensé au fur et à mesure de sa progression, la pression augmentant. Puis soudain, plus rien. Harry se retourna, surpris, mais il n'y avait rien d'inhabituel dans le paysage. Sans doutes les barrières magiques mises en place par l'Ordre. Heureusement il n'avait pas été oublié dans la liste des personnes autorisées à entrer.
Son arrivée fut des plus discrète car quand il arriva sur le seuil de la maison, personne ne l'avait encore remarqué. Prenant une grande inspiration, il sonna à la porte. Sans surprise, ce fut Mme Weasley qui lui ouvrit. Et ce qu'elle vit sembla lui clouer le bec, ce qui n'était pas peu dire en sachant que l'on parlait de Molly Weasley. Harry, décidant de faire comme si de rien n'était, s'exclama d'un ton faussement joyeux :
- Bonjour Mme Weasley ! C'est moi, Harry !
- ...
- Mme Weasley ?
- Harry ?, dit-elle semblant retrouver l'usage de la parole après quelques minutes de lourd silence, C'est bien toi ? Je veux dire.. enfin.. mais, mais que t'es t-il arrivé ? Tu.. euh, mais qu'..euh.. enfin.. tu.. Arthur !
Elle semblait complètement sous le choc, et Harry eut la nette impression que si chaque personne réagissait comme elle ou l'oncle Vernon, ça allait être une longue soirée. - Mme Weasley je vous assure que c'est moi, reprit Harry d'une voie exaspérée, si vous voulez une preuve et bien.. vous m'avez offert un pull en laine bleu marine avec un H en or brodé dessus au Noël dernier, et..
- Chérie, l'interrompit une voix qu'il identifia comme étant celle de Arthur Weasley, tu m'as appelé ?
Une tête rousse appartenant bien à M. Weasley fit surface derrière le dos de Mme Weasley.
- Harry ?! Mais que .. heu.. tu.. enfin ta peau ? Et.. tes yeux.. ?
Harry soupira. Cela allait être une longue soirée.
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Il venait de passer une soirée affreusement longue et épuisante. Ils étaient à présent tous assis dans le petit salon des Weasley. Écoutant encore une fois ce que Harry avait l'impression de leur avoir répété toute la soirée. Les Weasley étaient tous là. Fred et George l'avaient immédiatement charrié sur sa nouvelle apparence. Ginny ne l'avait pas quitté des yeux une seule fois depuis le début de la soirée. M. et Mme Weasley était étrangement calmes et silencieux. Hermione semblait ne pas savoir comment réagir. Seul Lupin et Fol Oeil le regardaient avec, ce qu'il semblait à Harry, un semblant de satisfaction. Ron en revanche manquait à l'appel. Il était apparemment parti chercher Bill et Fleur à la Chaumière au Coquillages.
Tous lui avaient posé la même question, et il avait dû raconter une bonne trentaine de fois les événements qui s'étaient déroulés depuis la veille, il avait juste omis de parler de la voix qu'il avait entendu. Il ne voulait pas. Cela lui semblait trop.. intime, mais il ne savait pourquoi.
Tous l'avaient regardé de la même manière, comme s'il était la plus belle chose qu'ils aient jamais vu. Même Hermione ! Harry se sentait gêné. Il n'aimait pas cet air béat que tous prenaient dés qu'ils croisaient son regard. Alors Harry baissait les yeux. Se découvrant une fascination nouvelle pour le tapis.
Celui qui lui avait posé le plus de questions était Lupin. Il semblait, pour une raison qu'ignorait Harry, totalement réjoui. Comme s'il avait attendu cela. Fol Oeil quant à lui, ne faisait que l'observer. Son oeil d'habitue fou, était totalement fixe, semblant vouloir lire à travers lui. Harry se sentait vraiment mal à l'aise.
La plus prompte à sortir de cet état de béatitude fut Hermione. Elle aussi avait succombé au charme que dégageait Harry, mais son esprit rationnel en était très vite sorti. Tournant et retournant les événements racontés par Harry dans tous les sens. Essayant de leur trouver un sens. Et lorsqu'elle remarqua elle aussi le regard de Lupin et Fol Oeil elle comprit que contrairement à la plupart, ils semblaient savoir ce qu'il se passait avec Harry. Mais elle remarqua aussi l'état de gêne de Harry, et face au comportement de tout le monde elle s'écria soudain, rompant le silence qui s'était installé quelques minutes auparavant alors que Harry s'était tu :
- Mais arrêtez de le regarder comme ça ! Vous ne voyez pas que vous le mettez mal à l'aise !
Harry leva un oeil vers Hermione, celle-ci chancela sous le regard envoutant de ce dernier mais prenant sur elle, elle parvint à lui faire un sourire rassurant et s'adressa ensuite à leurs deux anciens professeurs :
- Professeurs ! Vous avez l'air peu surpris de l'état de Harry, seriez vous au courant de quelque chose ? Auriez vous, par hasard, oublié de nous dire quelque chose ?
Son regard était empli de certitude et reproches. Comment pouvaient-ils laissé Harry dans cet état d'ignorance alors que eux semblaient parfaitement au courant de ce qu'il se passait.
Le regard de Lupin se fit soudain gêné. Il jeta un regard à Fol Oeil, qui lui adressa un hochement de tête. Alors Lupin répondit à Hermione d'une vois moins sûre qu'il ne l'aurait voulu :
- Nous ne voulions vous en parler que si tout cela s'avérait exact, et... et bien nous voulions aussi avoir la version des faits de Harry avant de nous lancer dans de quelconques explications.
- Mais enfin, vous avez vu dans quel état il est ! Qu'attendez vous pour nous dire ce qui lui arrive ?!
Lupin ignora la remarque de Hermione et regarda Harry, qui avait relever la tête face aux propos de son professeur. On pouvait voir qu'il leur en voulait de le faire attendre. Mais il ne dit rien. Sachant qu'une dispute ne lui donnerait pas les réponses qu'il attendait. Il lui dit alors d'une voix blanche :
- Dites moi ce qu'il m'arrive.
- Harry, tu.. tu ne sais pas tout sur tes parents, commença le loup-garou, ni sur toi. Nous ne pouvions t'en parler avant, j'en suis désolé. Mais c'était pour ta protection..
Harry lui jeta un regard empli de reproches. Il en avait marre qu'on lui cache des choses pour sa «protection». Tout le monde semblait toujours en savoir plus que lui sur sa propre vie.
- Il faut savoir que la famille de ta mère n'était pas une famille de moldue ordinaire, reprit l'ancien professeur de Défense contre les forces du mal. Ta mère elle-même l'ignorait. C'est Dumbledore qui, après la mort de tes parents, a mené de nombreuses recherches et qui en ai arrivé à cette conclusion. Il semblerait qu'elle ait une ascendance mi-moldue mi-veela. Cela remonterait à des siècles, à l'époque où les veelas n'étaient pas tous des sorciers. Il existait, semblait-il, plusieurs espèces dans l'humanité : les moldus, les sorciers, les vampires et les veelas, ces deux derniers étant beaucoup moins nombreux que les sorciers et les moldus. Chacun fonctionnait sur un mode de vie très particulier : les vampires ne se nourrissant que de sang et craignant la lumière, les sorciers capables de canaliser de l'énergie et ainsi faire de la magie, les moldus très inventifs et toujours à le recherche de nouvelles techniques et savoir faire, et les veelas dont les sociétés se basaient uniquement sur l'amour. C'est certainement l'une des espèces dont le fonctionnement nous échappe le plus, continua t-il d'une voix plus sûre maintenant que son audience était captivée, mais l'on peut affirmer que l'amour était le centre de leurs sociétés. Les historiens disent que l'humanité était divisée en quatre espèces, mais au fil des siècles, elles se sont mélangées. À tel point que les veelas et les vampires de pur sang n'existent plus. La plupart s'étant mêlés aux sorciers. Mais quelques uns se sont liés aux moldus. La famille de ta mère en est un rare exemple. Tu as donc des gênes veelas Harry.
Le silence accueilli cette phrase. Chacun regardant Harry comme s'il le voyait pour la première fois.
Harry était complètement perdu. Il n'avait tout d'abord aucune idée de ce qu'était un veela, bien que se nom lui rappela vaguement quelque choses. De plus il ne voyait pas en quoi cela expliquait qu'il soit si soudainement.. différent physiquement.
- Je ne comprend pas, dit-il d'une voix qu'il espéra claire et posée, si j'ai de gênes de... veela, comme vous dites, ça n'aurait pas dû se voir dés ma naissance ?
- Et bien justement non, répondit Lupin avec un sourire, fière de la remarque pertinente de son ancien élève. La différence singulière entre un veela pur sang, et un veela mêlé à un sorcier, c'est que le premier l'est dés sa naissance, et le second le devient à sa majorité magique, soit à 17 ans. En revanche, et c'est pour cela que ta mère n'a jamais su qu'elle avait des gênes veela, un moldu ou sorcier né moldu ne reçoit pas son «héritage veela» à sa majorité. Nous n'avons jamais compris pourquoi, puisque les sorciers nés moldus ont pourtant bien une majorité magique, mais jamais l'un d'entre eux n'a reçu d'héritage.
Cela faisait beaucoup à avaler. Mais alors que Harry s'apprêtait à poser une question, et que Hermione s'apprêtait à faire de même, Lupin reprit :
- Mais cela se complique encore pour toi puisque, rappelle toi comme je te l'ai dit, les veelas se centrent sur une forme de magie qui se rattache à l'amour. Et par on ne sait quel miracle, ta mère alors qu'elle s'apprêtait à donner sa vie pour toi par amour, à réveillé ses gênes veela. Elle t'as ainsi offert une protection magique contre laquelle Voldemort ne pouvait rien : une protection veela. Dumbledore était persuadé de cette théorie. Mais nous ne pouvions en être sur que lorsque tu recevrais ton héritage magique à tes 17 ans. Et c'est aussi pourquoi nous avons voulu te retirer ta magie. Nous savions qu'il y aurait deux fois plus de chance d'activer ton héritage veela, si héritage il y avait, si ta magie te revenait en force. Et nous savions que si la théorie de Dumbledore était la bonne, la protection de ta mère s'arrêterait dés lors où tu recevrais ton propre héritage veela. Ainsi Dumbledore avait raison, finit-il avec un grand sourire, tu es bien un veela.
Un nouveau silence, plus pesant encore se fit dans le petit salon. On entendait que le crépitement du feu, et le vent qui soufflait à l'extérieur. Au bout de ce qui sembla des heures pour certains, et des secondes pour d'autres, Harry reprit :
- Je.. euh.. ça fait beaucoup à avaler en une soirée. Je ne sais même pas ce qu'est un.. un veela. Et pourquoi je suis si différent ? Encore un truc de veela ?
Soudain la porte d'entrée claqua, et Ron fit son apparition, suivi de près par Bill et Fleur.
- Salut tout le monde ! fit-il avec bonne humeur, alors Harry est là ? C'est aujourd'hui son anniversaire, et c'est aujourd'hui qu'on est censé le revoir !
Soudain il perçu l'ambiance lourde qui régnait dans la pièce et suivant le regard de tous, il tourna la tête. Il en laissa tomber sa baguette :
- Harry.. !? C'est bien toi ?
Et c'était repartit...
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Voilà, fin du deuxième chapitre. J'espère que celui-ci vous a plus. Qu'en avez-vous pensé ? J'ai eu un peu de mal avec la description de Harry (pourvu que vous ne soyez pas dessus !).
L'histoire sera courte. Je prévois deux ou trois chapitres supplémentaires. Malheureusement je ne pourrais pas publier le prochain chapitre avant fin juin, (pour causes : beaucoup d'examens et un emploi du temps très très chargé) alors je tiens à m'en excuser d'avance.
Je voulais aussi vous remercier pour tous vos messages qui sont très encourageants ! Merci d'avoir pris le temps de me donner votre avis, vos impressions, vos intuitions.. c'est vraiment motivant ! :)
Alors je vais tenter de faire une réponse commune (j'essaierai de faire une réponse individuelle au prochain chapitre.. mais je suis vraiment en manque de temps..) :
La voix que Harry a entendu.. ça je ne peux pas vous le dire maintenant, on perdrait l'effet de surprise ^^. Mais je peux vous dire que personne n'a encore trouvé. En revanche Harry entendra une autre voix au prochain chapitre ;) …
Ensuite, j'essaierai d'intégrer plus de.. magie au prochain chapitre ! Promis ! C'est vrai qu'après tout on est dans un monde de sorcier.. alors s'il n'y a pas de magie.. c'est pas drôle ! :)
Quant à l'Ordre du Phoenix, ce ne sont pas non plus des gens que je porte dans mon coeur, à toujours tenter de contrôler Harry.. ils risquent de perdre sa confiance.. je ne sais pas trop encore comment je les ferai évoluer ceux-là..
Pour le changement d'apparence.. et bien vous avez eu la réponse, bien que tout ne soit pas encore totalement expliqué dans ce chapitre ! Et bien oui.. cela fait seulement quelques heures que notre Harry a reçu son Héritage ^^…
Merci aussi pour tous vos conseils qui me sont très précieux. Je suis toujours preneur ! :D
Voilà voilà !
Je vous souhaite à tous une bonne continuation ! Et à bientôt !
Et une bonne fête à toutes les mamans ! :D
