Et voici la suite ! Toute une aventure, des têtes vont tomber. Le réseau merde donc quand j'ai voulu enregistrer le chapitre avec ma réponse aux reviews il a affiché un message d'erreur et je dois donc tout recommencer... En plus c'est un clavier qwerty et comme j'ai l'habitude de l'azerty je tape "normalement" et les lettres sont décalées... Ça plus le décalage horaire et le fait que j'ai mes règles... Ma vie est cool ne trouvez-vous pas ? Ah ! Et toutes mes excuses pour le retard.

Ce chapitre a été lu, corrigé et approuvé par Hudgi, merci à elle. Dites-lui aussi merci parc que c'est elle qui m'a dit de poster... Et merci de m'accueillir au pays de la neige !

Petite réponse aux reviews :

Oreo1999 : merci ^^ Oui, on n'en trouve pas assez. Par contre, du NaLu on en a trop... C'est pas juste !

HalfSoul : maintenant tu t'es rattrapée ! Ah j'aime trop mes OCs pour les laisser de côté ^^ Contente que ce couple te plaise !

Bonne lecture !


-Mais pourquoi n'as-tu rien de convenable à te mettre ?

Yukino étouffa un soupir. Lorsque sa mère avait débarqué après avoir appris par Sorano qu'elle était invitée à une fête par Rogue, elle avait reçu l'invitation écrite ce matin, elle avait laissé tomber sa lecture alors que les marins venaient d'accoster sur une terre méconnue. Encore une fois, elle devait arrêter de lire au moment le plus excitant et elle passerait son temps à être rongée par l'envie de savoir. En attendant, elle s'était installée dos à sa fenêtre et se faisait chauffer le dos par un timide rayon de soleil en attendant que sa mère arrête de tout mettre en désordre.

-Et pourquoi n'as-tu rien dit en rentrant ?

Elle se contenta de sourire dans le dos de sa génitrice. Oh elle avait bien essayé de le dire mais dès qu'elle s'était approchée, sa mère lui avait demandé si elle n'avait rien de mieux à faire que de la déranger. Mais cette réflexion, elle la garda pour elle. De toute façon, sa mère vidait de nouveau sa penderie en jetant ce qui ne lui plaisait pas par terre, pour la plus grande horreur d'une servante.

-Trois jours ! Nous avons trois jours pour te trouver une robe digne de ce nom. As-tu idée de ce que tu vas encore nous coûter ? Aucune couturière ne pourra te faire une véritable robe pour une telle fête en trois jours !

Elle s'arrêta, contempla la robe que Sorano lui avait offerte et l'envoya au sol. Puis sans se soucier de piétiner le tissu étalé par terre, elle abandonna la robe par terre, sans doute pour faire subir un sort similaire à la garde-robe de Sorano. Yukino étouffa un soupir et quitta sa place confortable. Elle entreprit d'aider la servante à ramasser les robes, défroissant les tissus quand il le fallait pour les ranger. Elle avait l'habitude de faire ce genre de choses puisqu'elle n'avait jamais eu de camériste chargée de l'aider à s'habiller. Elle arrivait même à lacet son corset toute seule, même si elle aurait gagné du temps avec un peu d'aide. C'était aussi pour cela qu'elle était heureuse de garder ses cheveux assez courts. Au moins n'avait-elle pas à les coiffer longuement le matin.

-Quelle vieille peau, siffla entre ses dents la domestique en contemplant les dégâts fait sur une robe.

En marchant dessus, sa mère avait détruit tous les faux plis de la robe. C'était dommage, Yukino aimait beaucoup cette robe, elle était parfaite pour les bals. Elle aussi trouvait que c'était exagéré comme réflexion. Même une bonne couturière aurait eu du mal à rattraper cela. On avait encore du mal avec les faux plis.

Yukino ramassa une épaisse robe pelucheuse et la remit à sa place, au fond de l'armoire. C'était un « admirateur secret » qui lui avait offert ceci mais elle soupçonnait plus une mauvaise farce. Mais elle n'avait pas encore trouvé le moyen de s'en débarrasser. Elle récupéra une robe blanche avec des lacets argentés dans le dos qu'elle avait pensé mettre pour la fête mais sa simplicité n'avait pas plu à sa mère. Qu'y pouvait-elle si elle n'avait jamais eu une garde-robe fidèle à la mode ? Elle la lissa de la main avant de la suspendre de nouveau.

-Madame est folle, poursuivit la domestique en contemplant une robe qui s'était déchirée. Personne n'arrive à savoir ce qu'elle veut.

-Je crois qu'elle ne le sait pas elle-même, répondit Yukino du tac au tac en essayant d'arranger la robe qu'elle avait choisi.

Elle tourna la tête avec étonnement vers la servante qui s'était mise à rire. Pas un franc éclat de rire mais un petit, spontané et qui approuvait. Quelqu'un la soutenait ? Surprise, elle se tourna vers la domestique. Elles échangèrent un sourire malgré elles et malgré leur différence de position. Oui, il était possible que madame ne sache pas elle-même ce qu'elle voulait…

-Yukino chérie !

Ah, Sorano était de retour. Yukino termina de ranger les robes éparpillées un peu partout avant que sa sœur n'entre à toute vitesse dans la chambre de sa sœur, Mirajane sur les talons. Sa cousine avait un paquet dans les mains et portait encore son ruban usé au poignet. Elles avaient toutes les deux des sourires conspiratrices. Oh oh… Mauvais signe ! La dernière fois qu'elles avaient fait ça, Lisanna, Elfman et elle-même avaient fini enfermés dans la cave parce qu'elles les avaient défiés d'aller dedans malgré les histoires de monstres qu'elles racontaient. Cela ne lui disait rien de bon.

-Te voilà ! Mirajane a quelque chose pour toi !

Avec des gestes très cérémonieux, leur cousine entreprit de défaire son paquet. Elle en tira une robe pas encore terminée d'un vert très pâle. La lumière accrocha le vêtement d'une manière ensorcelante. Yukino écarquilla les yeux. Cette matière… Elle l'avait déjà vu mais n'en n'avait jamais porté parce que cela coutait horriblement cher. Pourquoi lui montrait-on… Elle poussa un cri en comprenant.

-Ce… C'est pour… moi ?

-Non c'est pour Midnight ! Il va être beau comme ça n'est-ce pas ? Mais bien sûr que c'est pour toi ! Enfin Yukino ! Tu crois que je vais te laisser aller à une fête avec les personnes les plus importantes et riches du Royaume avec une de tes robes ?

-Mais… J'aime beaucoup mes robes. Et cette robe…

-Tut tut tut. C'est cette robe qu'il te faut. Fais-moi confiance ! Qui est mariée ici ?

C'était bas ça. Oui bien sûr que Sorano était mariée. Elle avait des amis, une belle dot, des bals pour son anniversaire… On avait fait des frais pour elle. Et puis elle était jolie, drôle, intéressante… Et puis elle n'était pas timide, elle. Yukino aurait peut-être pu avoir de la conversation si la timidité n'avait pas paralysé sa langue à chaque fois…

-De toute façon, je n'ai pas l'intention de me marier, rétorqua-t-elle à sa sœur en croisant les bras, comme une enfant qui se mettait à bouder.

Elle reçut un regard noir de Sorano qui lui fit peur. Mirajane se mit à sourire, complaisante.

-Alors là non. Non ! Je m'y oppose ! Tu te plais peut-être dans tes livres mais j'aimerai beaucoup être tata ! Des petits neveux et nièces qui courent partout…

Yukino sentit le rouge lui monter aux joues. Elle n'avait jamais pensé à cela. Il était tellement évident pour elle qu'elle allait terminer vieille fille qu'elle ne s'était jamais demandé ce que les autres pouvaient en penser. Notamment sa sœur… Alors elle n'était pas la seule à rêver de voir sa sœur devenir mère ?

-Mais je n'ai aucun prétendant !

Sorano se mit à rire. Un véritable éclat de rire, joyeux, vif, spontané... Yukino avait toujours envié sa sœur de rire de la sorte. Elle n'osait pas faire de bruit. Et puis… Qu'avait-elle dit de drôle ?

-Toi tu n'as jamais vu le seigneur dragon Cheney te regarder ! Il n'arrive pas à regarder ailleurs… Et tu n'as pas vu les bouquets de fleurs et tout ce qu'il t'envoyait…

-Il lui a envoyé des fleurs ? demanda Mirajane qui n'était pas au courant.

-De si gros bouquets que les livreurs disparaissaient derrière !

Elle était là. Mais personne ne la voyait. Oh ! Sorano ne le faisait pas exprès mais Yukino s'était tellement souvent réfugiée derrière elle… Alors elle le faisait spontanément, sans réfléchir, sans être méchante. Mais c'était ancré en elle et Yukino n'avait pas l'intention de faire changer les choses parce qu'elle ne voyait pas pourquoi elles changeraient.

-Allez ! Il faut que tu essayes cette robe ! Nous allons faire en sorte que tu sois tellement belle que tu feras chavirer tous les cœurs ! Et tu regretteras le temps où tu étais tranquille, sans aucun homme pour te tourner autour !

Malgré ses protestations, elle n'était pas une poupée, Yukino fut obligée d'essayer la robe que Mirajane avait amenée. Elle n'était pas parfaite, pour sûr. Il restait encore le bas de la robe à terminer et certains points à revoir, notamment la poitrine. Les deux complices envoyèrent la servante chercher de quoi coudre et se mirent au travail. Ce fut très difficile pour Yukino. Elle devait rester debout sur un tabouret sans bouger et plusieurs aiguilles piquèrent sa peau à de nombreuses occasions. Pour elle qui se contentait en général d'attendre que l'on adapte une robe déjà prête à sa taille, c'était très long. Surtout que sa sœur et sa cousine travaillaient un peu plus lentement qu'une vraie couturière. Elles ne voulaient pas perdre de temps en allant en chercher une.

-La soie vient de l'Est, expliquait Mirajane tout en travaillant. Je voulais la faire pour Lisanna mais vu qu'elle risque de se marier bientôt et que je ne la verrais sans doute pas avant qu'elle soit mariée, elle ne pourra pas la porter. Tu as de la chance, vous faites pratiquement la même taille !

Oui, c'était fabuleux… Yukino étouffa un soupir. Même Lisanna avait un peu plus de poitrine qu'elle. C'était déprimant. Certes, le vert pâle lui plaisait beaucoup et le tissu était doux sur sa peau mais elle avait l'impression qu'on allait la confondre avec une poupée et elle détestait ça. Ce n'était pas son genre de se pomponner pendant des heures ou d'essayer toutes les robes de son armoire. Alors mettre une robe neuve…

-De l'Est ? Sorano arrêta un instant de piquer sa sœur. Ça a dû te couter une fortune ! Tu as vu sa finesse ?

-Oh non ! Orga l'a ramenée d'un voyage. C'est beau n'est-ce ? Beaucoup de gens auraient du mal à croire que l'on peut faire de si belles choses là-bas…

Qu'allait-on croire ? Qu'elle voulait séduire Rogue ? Ce n'était pas vrai, elle savait très bien qu'elle n'avait aucune chance de le séduire. Alors pourquoi perdre du temps ? Pourquoi gaspiller de l'argent ? Oh certes, ce serait une robe qu'elle pourrait remettre mais elle était très gênée que l'on donne tout ce mal pour pas grand-chose. Juste pour une fête certainement sans suite. Après tout, elle n'était pas le genre de femmes que les hommes rêvaient d'avoir à leurs côtés.

-Si tu déchires cette robe, je te tue Yukino.

Au moins Sorano était claire. Peut-être pour appuyer ses paroles, elle la piqua à la jambe. A moins que ce ne soit un accident comme toutes les autres fois. Mais peut-être à cause de cette remarque assez méchante, Yukino décida de laisser tomber la patience. Elle descendit du tabouret sans se soucier des cris de protestations de sa sœur et de sa cousine.

-Ça suffit ! Si tu n'es pas contente, tu n'as qu'à la prendre. Je ne t'ai jamais demandé cette robe ! Je ne t'ai jamais demandé de m'aider à me préparer pour cette fête !

-Arrête de faire l'enfant gâtée Yukino !

-De nous deux, l'enfant gâtée c'est toi ! C'est toi qui as toujours eu les belles robes, les bals et les regards ! Pas moi ! Comment veux-tu que je plaise alors que c'est toujours toi qui es mise en avant ? Je ne me marierai pas parce que je n'aurai jamais de prétendant parce que je n'ai rien.

-Tu te moques de moi ? Tu en as un ! Et en plus, il est haut placé ! Tu imagines un peu si tu…

-Je ne veux pas me marier. Arrête !

Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Pourquoi sa sœur ne comprenait-elle pas ?

-Arrête de me mettre des idées dans la tête. Je sais que je ne me marierai jamais alors… Je ne veux pas d'illusions. C'est plus facile comme ça, c'est plus simple. Je ne veux pas pleurer toute ma vie parce que je serais toujours célibataire.

Sorano resta figée sur place. Ce fut Mirajane qui vint la prendre dans ses bras. Elle la serra dans ses bras sans se soucier des épingles pour tenir le tissu en place. Yukino se mit à pleurer. Elle aurait voulu se rouler en boule dans un coin ou prendre un livre pour oublier la réalité et mettre de côté le fait qu'elle n'aurait pas d'histoire d'amour, de mariage ou d'enfants. Les seules choses que la société pouvait offrir aux femmes lui étaient refusées.

-Allons, ne perd pas espoir. L'amour arrive toujours quand on cesse de l'attendre. Fais-moi confiance. Personne ne te demande de l'épouser. Et tu es très jolie toi aussi. C'est juste que tu n'en n'as pas encore conscience. Je suis sûre que tu trouveras un gentil mari.

-Merci Mirajane…

Mais elle n'y croyait pas. Comment un homme pouvait-il tomber amoureux d'elle ? Qu'avait-elle qui méritait qu'on la remarque elle et pas une autre ? Elle n'avait rien physiquement parlant et pour ce qui était de son esprit… Elle ne parlait jamais. Trop timide pour oser s'exprimer. De toute façon, combien de femmes se mariaient par amour ? Les intérêts primaient. Tous les fiancés ne se connaissaient pas forcément avant de s'épouser. Combien de femmes hésitaient au moment de dire « oui » ?

-Allez, maintenant nous allons finir cette robe et te montrer que toi aussi tu as tes chances.

Sorano évita de croiser le regard de sa sœur. Elles se remirent au travail, au plus grand malheur de Yukino. Elle aurait voulu bouger, reprendre sa lecture… Elle soupira profondément. Elle avait oublié le moment où elle avait tenu compagnie à sa sœur pour faire sa robe de mariée avec ses très nombreux ajustements. Ça avait duré des jours. Et Sorano mis tellement de cœur à ce que ce soit parfait qu'elle ne lâcha pas sa sœur durant les trois jours qui la séparaient de la fête. Elle la réveillait tôt pour vérifier ses manières, s'assurait qu'elle marchait bien la tête haute… Elle lui apprit aussi à se sortir de situations délicates avec tact et le gendre de comportements qui permettait de faire comprendre que l'on était intéressée ou non. Puis Mirajane arrivait et elles continuaient leurs retouches. Yukino finit par prendre l'habitude de lire pendant qu'elles cousaient, au moins pour l'occuper. Et quand elle demanda à sa sœur pourquoi elle faisait tout cela, la réponse de Sorano la laissa songeuse :

-Le meilleur moyen de lutter contre la maladresse c'est de te faire tout travailler.

Mais elle ne lui apprit pourtant pas à danser. Les quelques leçons de danse de Yukino avaient été une catastrophe, elle avait donc laissé tomber cette idée. Elle ne cessait de marcher sur les pieds de son partenaire, s'excusait, rougissait, marchait encore et perdait le rythme. C'était affreux. Alors Sorano lui avait appris à décliner poliment les invitations.

-Au pire, dis que tu es blessée à la cheville. Ou blesse-toi vraiment à la cheville ! Mais ne danse pas !

Sorano tenta de rajouter des plumes à sa robe mais Yukino refusa catégoriquement. Les plumes étaient mieux sur les oiseaux qui chantaient dans le ciel que sur des vêtements que l'on ne remettrait peut-être jamais. Et oui, elle se moquait bien que ce soit à la mode ou pas. Alors, Sorano lui trouva une dentelle fine, presque aérienne pour border joliment son décolleté. Cette fois, c'était sûr, Yukino n'allait plus oser respirer de peur de déchirer ce décolleté.

Elle fut enfin prête pour la fête. Et c'était vrai que la robe lui allait bien. Elle tombait simplement, n'était pas très ample et un peu près du corps. La mode n'était plus vraiment aux robes trop larges malgré les larges avenues pour les dragons mais plutôt à celles simples, plus pratiques. Mais seules les chemises de corps étaient aussi serrées au corps. C'était très audacieux et il n'y avait que Sorano pour oser faire porter ce genre de robes.

Yukino ne chercha pas à protester. Sorano avait trop mis de cœur dans ce vêtement pour se plaindre. Et puis, elle se rendit compte qu'elle pouvait bouger assez facilement comme cela. Elle se sentait libre. C'était parfait. Elle ne marcherait pas sur son ourlet et ne s'emmêlerait pas dans tous ces vêtements

Et pourtant, le matin de la fête, elle se réveilla effroyablement nerveuse. Tellement qu'elle fit plusieurs bêtises, allant même jusqu'à renverser sa tasse de thé en voulant faire ses tartines. Elle souffla, essayant de se calmer et termina son petit-déjeuner. L'idée de déchirer sa robe par maladresse en voulant l'enfiler se mit à la tracasser. Elle était sur le point de piquer une crise de nerf ou d'aller se réfugier dans un livre, quitte à perdre la notion du temps et à louper la fête quand elle recroisa la servante qu'elle avait aidé à ramasser les robes jetées par sa mère. Sorano avait d'ailleurs hurlé quand elle avait découvert l'état de sa penderie à cause de tout cela.

-Quelque chose ne va pas ?

Comme l'invitation précisait qu'elle était invitée seule, elle n'avait pas de chaperon, ce qui était inconvenable. De fait, tout le monde était sorti pour vaquer à d'autres occupations. Elle était seule jusqu'à son départ pour la fête. Personne ne viendrait l'aider si elle avait un problème même si théoriquement, elle devait quand même jouer le rôle de maitresse de maison. Mais les domestiques connaissaient leur travail, ils n'avaient pas besoin qu'on les surveille.

-En fait, je me demandais… Est-ce que mademoiselle veut de l'aide pour s'apprêter ? C'est que… mademoiselle n'a pas de camériste alors je me suis dit qu'elle apprécierait peut-être un peu d'aide…

Elle était trop nerveuse pour mettre sa robe seule. Elle n'allait même pas réussir à mettre son corset et à l'attacher sans faire de nœuds, ce qui lui ferait perdre et son calme, et son temps. Qu'avait-elle à perdre de toute façon ? La soie était assez solide, mis à part avec la poisse de Yukino, on ne pouvait pas vraiment la déchirer par maladresse.

-Est-ce que tu as déjà aidé quelqu'un à s'habiller ?

-Pas une dame non. Mais j'aide mes frères et sœur à s'habiller et comme ils bougent beaucoup, ce n'est pas facile.

-Je suppose qu'à nous deux, nous arriverons bien à faire quelque chose. Viens m'aider.

Elle ne regretta pas cette aide. Célia, comme s'appelait la domestique, apprenait vite et était douée de ses mains. Elle serra correctement le corset et se mit à sourire quand Yukino lui demanda de ne pas serrer au point de ne plus pouvoir respirer. Elle ne tenait pas à s'évanouir.

-C'est doux ! Je n'ai jamais vu une aussi belle robe. On pourrait dormir dedans !

Yukino s'admira dans le miroir. Oui, ce vert lui allait bien. Il la changeait du blanc qu'elle portait d'habitude parce que les autres couleurs rendaient mal à cause de ses cheveux. Cela dit, c'était surtout parce que les robes de Sorano étaient très rarement d'une autre couleur que le blanc que Yukino portait cette couleur.

-Est-ce que je peux poser une question à mademoiselle ? demanda Célia tandis qu'elle faisait s'asseoir Yukino pour voir ce qu'elle pouvait faire de ses cheveux.

-Je t'en prie.

-Pourquoi mademoiselle n'a personne à son service pour l'aider à se préparer ?

-Pour les frais sans doute. Et parce que je me débrouille toute seule.

Célia se mit à tresser une mèche de cheveux de Yukino, la faisant passer au-dessus du front de Yukino avant de maintenir la tresse en place par une seule barrette. C'était pratique, songea la jeune fille. Quoi qu'elle fasse, elle pourrait garder ses cheveux détachés sans qu'ils ne lui tombent dans les yeux.

-Mais si je devais avoir une camériste, je crois que je te choisirais. Merci Célia.

Maintenant, elle pouvait affronter les dragons. Et il était temps, son escorte arrivait. Pas de Rogue pour venir à sa rencontre mais une escorte à cheval, véritable luxe par ici. Yukino étouffa un soupir en montant sur la monture qu'on lui avait choisi. Donc au lieu de devenir malade à cause de la chaise à porteurs, elle allait tomber par terre, peut-être se blesser et certainement déchirer sa robe. Sorano allait pouvoir mettre à exécution sa menace. Merveilleux non ?

Cependant, elle devait être mauvaise langue car elle ne vida pas les étriers. Elle ne vit pas de dragon fou et affamé, ce qui la rassura un peu. Elle se retrouva donc entière devant chez Rogue qui devait l'accompagner à la fête. Elle descendit de cheval en se demandant ce qui se passait à l'intérieur, elle entendait des gens courir. S'était-il passé quelque chose de grave ? Elle toqua avec appréhension.

-J'y vais !

-Mademoiselle Yuna !

Et de fait, ce ne fut pas une domestique qui lui ouvrit mais Yuna elle-même.


Nous voici donc littéralement dans l'antre du dragon... Attachez vos ceintures et à la semaine prochaine !

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