Et voici la suite ! Tada ! Et comme vendredi c'est mon anniversaire, je pense que je vous posterai ce jour-là un autre chapitre pour le fêter avec vous ! En attendant, merci à Hudgi d'avoir lu, corrigé et validé ce chapitre !

Petite réponse aux reviews :

Lyra : moi non plus... Mais au moins, tu as une très bonne raison pour lui sauter dans les bras !

Taraimperatrice : c'est pas le plus instructif de tous pourtant... T'en fais pas pour Yukino, elle se rapproche lentement mais surement !

Lolyy : merci ^^ bienvenue dans l'aventure !

didie : en fait, le méchant serpent est un gentil... :p

Bonne lecture !


Sorano l'attendait dans sa chambre. Dès qu'elle mit un pied dedans, elle lui bondit dessus. Yukino songea à s'enfuir mais sa sœur l'attrapa par les épaules, l'entraina dans la pièce et ferma la porte. Elle trépignait comme au jour de son premier bal en tant que jeune fille à marier.

-Aloorrs ? Comment c'était ?

Yukino commença à batailler pour retirer sa robe. Sorano s'empressa de l'aider pour sauver la soie. Ce qui ne l'empêcha pas de l'inonder de question pendant tout le déshabillage.

-Raconte-moi. Je veux tout savoir ! Que s'est-il passé ? Comment c'était ? Tu l'as embrassé ?

-Oh non pitié ! Pas toi aussi !

Au lieu de desserrer son corset, elle le serra d'un coup pour lui couper le souffle. Yukino se fit la remarque qu'il valait mieux ne pas fâcher sa sœur alors qu'elle avait un corset comme moyen de pression. D'accord… Elle se trouvait du mauvais côté du corset.

-Comme ça, pas moi aussi ? répéta-t-elle comme si elle ne venait pas de tenter de la menacer.

Est-ce ce genre de choses rentraient dans la liste de choses qu'elle devait rapporter à Rogue pour qu'il la défende ? La tentation était grande… Mais non, elle ne pouvait pas. Malheureusement. Ce n'aurait pas été une bonne idée que de s'en prendre à sa sœur.

-Yuna n'a pas arrêté de me le demander.

-Yuna ? répéta Sorano.

-La petite sœur de Sting. Tu sais, la jeune fille rousse que Sting escorte souvent aux bals ces derniers temps. Elle est très gentille mais un peu trop curieuse. Je crois qu'elle a l'habitude de faire sa vie chez elle sans avoir de comptes à rendre, même si elle n'est pas méchante. Elle voulait que nous soyons amies…

-C'est une bonne chose que tu te trouves des amies, approuva Sorano avant de lui apporter une autre robe, plus convenable à leur maison.

Yukino caressa de la main sa robe verte. Elle espérait pouvoir la remettre prochainement. Sorano appela un domestique pour qu'il apporte du thé. Elle voulait être à l'aise pour parler avec sa sœur, une fois qu'elle aurait fini de s'habiller.

-Et donc ? Rogue t'as embrassé ?

Elle était bonne pour être passée à la question. Alors après un soupir, elle lui résuma la fête. Les dragons, les rencontres qu'elle avait fait… Elle passa sous silence le « futur potentiel beau-père de Rogue » et ce qu'elle avait appris sur les dragons, n'étant pas sûre qu'elle soit ravie d'apprendre la réalité sur les seigneurs dragons. Et non, Rogue ne l'avait pas embrassé même s'il semblait l'apprécier.

-Bien bien bien, chantonna sa sœur en récupérant le plateau qu'un domestique rapportait.

Comme la chambre de Yukino était assez vétuste sans aucune table pour poser tout cela, elles s'installèrent par terre, leurs robes s'étalant sur le sol comme des fleurs qui s'épanouissent au soleil, comme lorsqu'elles étaient enfants et qu'elles jouaient à imiter les adultes et le rituel du thé dans le parc. Le sol était froid et nu mais c'était parfaitement supportable.

-Pourquoi tu n'inviterais pas Yuna demain ? poursuivit l'aînée en versant le thé. Elle mettra un peu d'animation ici.

-Je ne suis pas sûre que père et mère…

-Yukino. Sorano reposa la théière avec sévérité. Arrête de te soucier des gens. Pense un peu à toi. Tu as enfin la chance de t'émanciper et de te faire des amis. Profite-en un peu. Pour ce qui est de père et mère, rien ne leur fera plus de bien que de te laisser un peu tranquille. Sans compter que, pourquoi refuseraient-ils cette amitié ?

Elle n'avait pas tort. Père et mère ne pouvaient pas lui reprocher cette amitié. Yuna était riche et d'une famille très influente. Le risque était justement qu'on lui reproche de ne pas être assez proche et influente de Yuna. Cela dit, Yuna ne devait pas en avoir tant que ça vu qu'elle comparait son état à celui d'une fille bâtarde. Ce n'était pas terrible comme position. Toutefois, ses parents n'étaient pas obligés de savoir ce que les dragons pensaient de la jeune fille.

Et puis… Il y avait Rogue. Ses parents semblaient fous de joie qu'elle commence à fréquenter un homme aussi haut placé. Ils l'écœuraient lorsqu'ils parlaient à table de moyen de le compromettre, de le forcer à épouser leur cadette malgré sa dot réduite au strict minimum et moins encore. De toute façon, il était trop riche pour se trouver quelqu'un à sa hauteur. Pourquoi regarder une dot ? Et puis, si on s'en prenait à son honneur, il ne pourrait pas protester et dirait « amen » à chaque chose.

Yukino avait vraiment honte de ses parents.

-Allez ! Ait confiance en ta sœur !

Sorano se mit à sourire. Yukino le lui rendit, en un peu plus timide. Il n'y avait bien que sa sœur pour lui remonter le moral de la sorte.

-Tu auras un bal pour toi et toutes ces jolies choses. Alors arrête d'être toujours si triste !

Elle n'était pas vraiment triste, même si elle ne souriait pas souvent. C'était juste que la vie ne l'émerveillait pas parce qu'elle ne croyait pas aux rêves. Elle avait vu la réalité en face de manière trop brusque et de toute façon, on ne l'avait pas laissé rêver bien longtemps. Elle aurait voulu voir des terres inconnues mais ne se faisait pas d'illusions. Elle savait qu'elle ne pouvait pas s'y rendre, il ne servait à rien de souhaiter quelque chose qui n'arriverait jamais et qui ne ferait que la faire souffrir.

-Mais je suis heureuse !

Du moins, de temps en temps. Elle ne se plaignait pas vraiment de son sort. Elle n'était certes, pas populaire mais personne ne la détestait pas à la mode mais ses vêtements étaient de meilleur qualité que beaucoup d'autres pas vraiment choyée mais elle pouvait se vanter de posséder un peu plus que ce qui était strictement nécessaire à sa survie. Alors oui, certaines personnes auraient pleuré à sa place. Cependant, elle savait qu'il existait bien plus malheureux qu'elle. Alors ses soucis n'importaient pas.

-Je ne te croie pas ! Tu ne ries jamais, tu regardes le temps passer en attendant je ne sais quoi et tu préfères tes livres à la compagnie.

Oui, elle préférait ses livres aux courtisans. Parce qu'elle était sûre qu'ils ne diraient jamais de mal d'elle, qu'ils ne lui planteraient jamais de couteau dans le dos. S'ils l'ennuyaient, elle pouvait toujours les fermer et passer à autre chose. Il n'y avait aucune limite et elle pouvait rougir d'une idée dérangeante sans crainte d'être jugée ou de se sentir mal à l'aise. Et elle pouvait ensuite les méditer à loisir sans être dérangée par les bavardages incessants qui accompagnaient les derniers potins.

-Ce n'est pas…

On toqua à la porte. Yukino se tue tandis que Sorano soupirait et autorisait la personne à entrer. C'était Midnight. Un pli soucieux barrait son front et froissait dans une main une lettre. La plus jeune baissa le regard. Cela sentait les très mauvaises nouvelles. Elle n'allait pas aimer. Elle le sentait. Et elle le fut.

-Mon ange. Je crois que nous allons devoir quitter tes parents.

Sorano pâlit, ouvrit la bouche, la referma, se tourna vers sa sœur, puis vers son mari. Puis elle se leva d'un bond, manqua de marcher sur sa robe et se précipita pour attraper les bras de son mari, l'air très agitée. Sa poitrine se soulevait à un rythme effréné et ses doigts pâlirent tant elle s'accrochait à son époux.

-Mais pourquoi ? Pourquoi ? Nous sommes bien ici ! Et je ne veux pas laisser Yukino !

Midnight se dégagea brusquement. Il semblait agacé. Cependant, il ne repoussa pas violemment Sorano et ne la gifla pas. Yukino resta assise par terre, à suivre la scène comme un vulgaire témoin. Envolée la gaieté et l'insouciance. Sorano semblait presque sur le point à hurler, à faire une crise comme une enfant qui n'a pas ce qu'elle veut. Elle ne voulait pas partir et qu'on contrariait ainsi ses projets ne lui plaisait pas.

-Emmène ta sœur à l'autre bout du pays s'il le faut. Mais nous partons. J'ai une affaire urgente à régler et tu dois m'accompagner. Prépare tes bagages. Demain, nous partons à la première heure.

-Mais qu'est-ce qui se passe ?

-Je t'expliquerai demain pendant le trajet. J'ai encore des tas de choses à faire.

Sorano fulmina quand son mari l'abandonna à son sort et quitta la pièce en fermant la porte. Yukino se mit à jouer avec ses ongles. Sa sœur disait souvent qu'elle avait de très beaux ongles mais Yukino les laissait pousser simplement, à leur guise, ne les coupant que lorsque leur longueur la dérangeait trop.

D'un coup, Sorano arrêta de fixer la porte comme si elle était responsable de tous les malheurs du monde. Elle s'en détourna et se précipita pour prendre sa sœur dans ses bras en pleurant.

-Oh Yukino ! C'est affreux ! Je ne veux pas te laisser toute seule avec papa et maman ! Mais je ne peux pas t'emmener, tu commençais à plaire ici ! Ce serait tellement égoïste ! C'est affreux ! Et Midnight qui me dit que je dois venir !

Avant, Yukino l'aurait accompagnée sans hésiter. Après tout, qu'elle vienne ou non n'était pas le principal problème de Midnight. Il voulait juste partir dès que possible. Aujourd'hui, c'était trop tard, le temps de se préparer et de trouver une voiture, la nuit commencerait à tomber et tous ceux qui sortaient de la ville la nuit disparaissaient mystérieusement.

Mais… Cela aurait voulu dire qu'elle ne verrait plus Rogue. Elle rougit. C'était indigne et inconvenable que de vouloir rester pour un homme. Elle était une jeune fille de bonne famille. Comme quand on lui avait annoncé qu'ils allaient déménager, elle aurait dû s'incliner et faire comme il en plaisait aux autres. Sauf que cette fois… Elle ne voulait pas partir pour une durée indéterminée alors qu'elle venait de se rendre compte qu'elle avait peut-être une toute petite chance qu'elle ne voulait pas laisser passer… Et comme l'avait si bien fait remarquer Sorano, elle avait peut-être la possibilité de se trouver une bonne amie en Yuna…

-Il a plus besoin de toi que de moi, déclara-t-elle en serrant sa sœur dans ses bras. Ne t'en fais pas pour moi. Tout ira bien. Nous pourrons nous écrire de longues lettres. Et si jamais quelque chose ne va pas, Mirajane est en ville.

Sorano renifla. Oui, c'était correct. Yukino rougit en se rendant compte qu'elle avait sous-entendu qu'elle allait rester en ville pendant que sa sœur partait. Certes, ses arguments étaient logiques, rassurants pour sa sœur mais elle lui tournait le dos, l'abandonnait… D'un autre côté, Sorano aurait été capable d'hésiter toute la journée et toute la nuit au lieu de se préparer à une longue route.

-Tu es sûre que ça va aller ? Oh je m'en veux tellement ! Si jamais je rate quelque chose d'important pour toi ? Je ne veux pas manquer à mon rôle de grande sœur ! Et père et mère seraient capables de t'oublier…

-Sorano. Je suis une grande fille. Je peux me déplacer seule même si ce n'est guère toléré.

-Tu me raconteras tout hein ? Dans tes lettres ?

-C'est promis.

-Et tu iras voir Mirajane si quelque chose ne va pas ?

-Même si tout va bien.

Sorano se remit à pleurer. Elle la serra à l'en étouffer. Avait-elle décidé que sa sœur devait mourir à cause du manque d'air ? D'abord le corset puis ça… Mais qu'avait-elle fait ? Elle n'avait jamais été une rivale pour sa sœur, bien au contraire. Elle se serait arrachée le cœur si ça avait pu satisfaire sa sœur.

-Oh ma Yukino ! Ma petite sœur va devenir une femme ! Et moi qui ne serais pas là pour le voir !

Elle finit par se calmer. Bon, elle avait des bagages à faire… Elle traina sa sœur avec elle pour qu'elle l'aide à faire le tri afin de prendre le nécessaire en priorité. Elles sortirent donc les malles et commencèrent à les remplir. Les affaires de Midnight ne furent pas longues à emballer, il n'avait pas beaucoup de superflu. Sorano se vit contrainte de faire le tri dans ses robes. Pour les robes vraiment de voyage, ce fut assez rapide. Ensuite, les choses se compliquèrent. Indécise, elle regardait longuement des robes pratiquement identiques, incapable de décider laquelle emporter et laquelle laisser. Yukino songea à regret à ses livres adorés. Elle aurait aimé en avoir un sous la main.

-C'est tellement compliqué de voyager ! Je ne peux pas avoir de jolie tournure parce que la voiture gâche tout. Je crois que Midnight a raison, j'ai trop de robes… Mais je ne veux pas les laisser prendre la poussière ! Le temps qu'on envoie le reste… Oh je sais ! Yukino ! Si jamais une robe te plait, tu n'as qu'à la prendre !

Yukino faillit faire remarquer que même lorsqu'elle ne les aimait pas, elle devait récupérer les robes de sa sœur. Sauf que certaines étaient encore neuves. Oserait-elle pousser le vice jusqu'à… Non, elle ne pouvait pas. Ce n'était pas dans sa nature de profiter des choses…

-Pourquoi ne prends-tu pas tes préférés avant ?

-Mais je les aime toutes ! Allez ! Certaines n'ont été portées qu'une fois ! Ce serait un crime que de les jeter !

C'est un crime que de les garder pour qu'elles prennent la poussière, répondit mentalement Yukino. Car certaines étaient gardées grâce à cette excuse mais Sorano ne les portaient plus jamais. Parfois, elle se résignait, en jetait une et en offrait à sa sœur. Mais elle avait quand même deux meubles pleins de robes, sans oublier tous ses accessoires et les bijoux, et les chapeaux…

-Sorano…

-Oh ! Pourquoi doit-on partir demain ? Je ne serais jamais prête ! Yukino, je t'en supplie, prend certaines de mes robes !

Si sa sœur ne s'était pas entêtée à continuer de porter du blanc après son mariage, Yukino aurait eu bien des soucis pour s'habiller. En partant, Sorano privait malgré elle sa sœur de son unique moyen de renouveler sa garde-robe ce qui pourrait se retrouver problématique pour la suite. Il semblait donc légitime qu'elle se serve avant de laisser sa sœur faire ses bagages… Sorano devait y penser car elle ajouta sournoisement :

-Père et mère ne t'offrent pas souvent de nouvelles robes. C'est une occasion en or pour toi…

A regret, Yukino entreprit d'aider sa sœur à trier ses robes. En fait, c'était bienheureux qu'elle ait un peu moins de gorge que Sorano. Comme elle se permettait des décolletés que sa cadette trouvait trop profonds, il suffisait de quelques points pour l'adapter à sa propre taille et réduire le décolleté.

Elle rejeta les robes avec trop de frous-frous ou des plumes, ce qui réduisit malgré tout son choix. C'était trop compliqué pour elle, elle préférait les robes simples. L'air de rien, elle récupéra une robe bleue, neuve, qui lui avait toujours fait envie malgré elle. Il suffirait de retirer l'excès de dentelle et ce serait parfait. Lorsqu'elles eurent fini de vider les deux armoires, Yukino se retrouva avec, fait absolument extraordinaire, dix robes dont deux étaient neuves. Grisée par cette possession, elle les rangea rapidement. Maintenant, il fallait s'attaquer aux accessoires.

Pour les bijoux, ce fut rapide. Yukino ne pouvait pas en porter car elle n'était pas mariée même si certaines jeunes filles se permettaient de contourner cette règle. Sorano rangea donc ses boites à bijoux. Pour les gants, Yukino en récupéra quelques-uns pour « aller avec ses nouvelles robes » car certaines étaient de couleur et elle n'avait pratiquement que des gants blancs. Ensuite… Et bien, elle rougit et manqua de s'enfuir. Sorano voulait lui offrir quelques dessous légèrement… osés. Oh ! Ils étaient très beaux mais enfin…

-Mais à qui veux-tu que je les montre ! Je ne suis pas mariée !

-Oh tu sais… Sorano se mit à sourire, malicieuse. Des fois, il faut savoir tester le mari avant de l'épouser.

Yukino rougit fortement en comprenant tout ce que cette simple phrase signifiait. Sorano venait de lui avouer qu'elle avait déjà… Qu'elle et Midnight… Oh non ! Elle ne voulait pas savoir ! Pourquoi venait-elle de lui dire cela ? C'était bas et mesquin ! Et les images qu'elle venait de lui mettre en tête…

-Mais on aurait pu te dénoncer ! Midnight aurait pu t'abandonner et te laisser dans la honte…

-Oh ma Yukino ! Tu es vraiment naïve ! Je ne suis pas la seule femme à avoir connu un homme avant mon mariage… Le tout est de la jouer finement. Nous étions déjà engagés et je savais que je n'avais rien à craindre. Elle gloussa. Ce fut très instructif !

-Je ne veux pas savoir !

-Oh si ! Je me ferais une joie de t'expliquer ce qui t'attends pour ta nuit de noces ma chérie.

Elle se mit à rire. Yukino ferma les yeux, essayant de ne pas imaginer ce que sa sœur pouvait raconter. Non ! Oh non ! Elle refusait d'avoir ce genre de conversation ! Elle avait été suffisamment affectée lorsque sa sœur lui avait dit de se méfier des hommes… D'ailleurs…

-Tu m'as dit le contraire l'autre fois…

-Oui je sais. C'est juste que tu ne peux pas te donner à n'importe qui. Pas que tu ne peux pas le faire. Si toi et Rogue vous…

-Ah non ! S'il doit se passer quelque chose entre nous, ce sera après le mariage !

Les yeux de Sorano se mirent à briller. Yukino plaqua ses mains sur sa bouche, écarlate. Venait-elle de dire que… Avait-elle sous-entendu que… Oh non, elle ne voulait pas que sa sœur s'imagine qu'elle rêvait de finir dans un lit avec un certain brun !

-Alors finalement tu veux te marier ?

-N… Non ! C'était une hypothèse absurde… Je préfère…

-Oh si ! Je serais tellement heureuse pour toi ! Et vous vivriez heureux et j'aurais pleins de neveux et nièces adorables… Crois-tu qu'ils auraient les yeux rouges ?

-Sorano ! C'est toi qui devrait être mère la première !

-Oh pour ça, il y a le temps !

Venait-elle de sous-entendre que Yukino mettrait encore de nombreuses années avant de se marier ? C'était bas et mesquin ! Elle la fusilla du regard.

-Quoi que… Tu lui as tapé dans l'œil et j'ai entendu dire que les seigneurs dragons sont très entreprenants. Quand ils veulent quelque chose, ils l'ont toujours…

-Si je dois éventuellement finir dans un lit, ce sera avec un hypothétique mari !

-Oui oui… C'est drôle, je disais exactement la même chose à une époque…

-Je te déteste.

En riant, Sorano lui mit dans les mains des chemises de nuit très légères et osées. Au cas où… Mais avant, elle avait intérêt à lui demander conseil ! Et elle voudrait tout savoir ! Absolument tout…

-Oh combien de femmes te détesteraient d'avoir un tel homme dans son lit… Je me demande comment il est… Parait-il que Sting est très… très demandeur et doué…

Elle ne voulait pas se demander si Rogue avait déjà fréquenté le lit d'autres demoiselles. Ni quand, ni comment, ni pourquoi. C'était absolument…

-Sorano, je te déteste !

-Oh ne soit pas jalouse ma chérie, quoi qu'il ait pu faire, il n'a d'yeux que pour toi maintenant…

Finalement, c'était peut-être une bonne chose que Sorano parte… Avant qu'elle ne l'étrangle.


Bien, les deux soeurs ne se sont pas étripées. Pas mal non ?

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