*Prépare les kleneex* Et voici le dernier chapitre... Qui sera la nuit de noces. Oui, je sais que vous l'attendiez avec impatience, bande de coquinous ! Et parce que je n'ai aucun respect pour la vie privée des personnages !

Donc warning : Ce chapitre est un lemon. On y va doucement mais du point de vue de l'histoire, vous n'allez rien apprendre. Donc si vous n'aimez pas les personnages qui font des galipettes, fermez ce chapitre, s'il vous plait.

Chapitre d'ailleurs lu, corrigé et approuvé par Hudgi, comme chaque chapitre de cette fic. Merci ma belle !

Dans deux semaines, je mettrais un premier chapitre sur le recueil sur Seigneurs dragons que je posterai en alternance avec Fairy Drabbles. Donc début du recueil le 2 novembre. Ok ? D'ailleurs, si vous aviez une idée de titre parce que je n'ai trouvé que Dames dragons et je n'aime pas du tout ce titre...

Petite réponse aux reviews :

Sionna : non, pas maitresse ! Juste "Baella" ! Merci, c'est gentil ! Non ne t'en fais pas, je ne vais pas m'arrêter d'écrire ^^

Bonne lecture !


Yukino riait. Elle avait l'impression qu'elle ne pourrait jamais s'arrêter. Tout ceci était follement amusant. Elle aimait les traditions de l'Est. En tout cas, ce qu'elle avait vu du mariage traditionnel lui plaisait. D'abord le ruban puis l'enlèvement… Elle se tourna joyeusement vers Rogue. Ils filaient hors de la ville. Elle aurait dû être effrayée mais non, elle s'amusait comme une folle. Il baissa la tête vers elle. Puis il fit ralentir son cheval tandis qu'ils longeaient la paroi qui entourait la ville. Il finit par s'arrêter et descendit de sa monture pour pousser une porte en bois. Il barra la porte avant d'allumer une lampe. Elle tourna la tête. Une écurie ? Pourquoi donc ? Il existait ce genre d'abri pour les monstres de la nuit ?

-Cet abri est relié à une chambre.

Maintenant qu'il le disait, elle venait de repérer une autre porte. Laissant sa monture là, il attrapa la lanterne et l'entraina dans l'autre pièce. Il barra immédiatement la porte avant de retourner s'occuper de sa monture. Yukino se retrouva donc là, avec une lanterne dont il n'avait pas besoin, dans une pièce froide. Son euphorie en pâtit. Il se débrouillait seul. Et elle restait dans ses pattes à manquer de le faire trébucher.

Levant sa lanterne, elle avisa la cheminée. Tout était conforme à la pièce où ils s'étaient réfugiés cette autre nuit là… Tout était prêt pour accueillir des voyageurs rattrapés par la nuit. Donc logiquement… La cheminée était prête.

Elle s'approcha timidement. De la mousse et des brindilles avaient été posées à l'intérieur. Les buches se trouvaient à côté. Essayant de se rappeler les gestes de Rogue lorsqu'il l'avait fait, elle chercha une bougie qu'elle alluma directement à sa lanterne. Elle approcha la flamme timidement de la mousse et fut récompensée par une flamme qui ne tarda pas à attaquer les brindilles. Elle attrapa une buche et hésita. Est-ce que c'était bon ? Ne risquait-elle pas d'étouffer le feu ? Sa connaissance des feux de cheminé se bornait à dire que le feu humide brûlait mal et faisait beaucoup de fumée.

Elle entendit vaguement Rogue arriver. Elle leva la tête. Il lui prit la buche des mains pour la poser sur les petites flammes qui commencèrent à la dévorer. Elle baissa la tête. Ce n'était pas une bonne idée de le faire. Elle aurait dû laisser quelqu'un qui s'y connaissait le faire. Elle pouvait bien attendre quelques minutes.

-Merci.

Il n'était pas fâché. Elle respira plus librement tandis qu'il allait poser son manteau dans un coin. Elle resta près du feu à se réchauffer après s'être débarrassée de son manteau. Rogue alla éteindre la lanterne qui ne servait plus à rien. Elle l'ignora un instant à cause d'une montée de stress. Ils étaient maintenant seuls et il ne lui sautait pas dessus. Elle ne savait pas si elle trouvait que c'était une bonne ou une mauvaise chose. Il ne la forçait pas mais l'attente lui était insupportable. Peut-être attendait-il qu'elle fasse le premier pas, pour lui montrer qu'elle était prête. Après tout, la dernière fois, il avait refusé de… la déflorer parce qu'elle ne savait pas ce qui l'attendait exactement. Il ne voulait pas profiter de son ignorance. Mais s'ils ne faisaient rien, elle ne saurait jamais…

Elle resta là, assise à même le sol, à se réchauffer près du feu. Elle retira ses chaussures qui lui sciaient les pieds. On ne l'avait pas laissée les porter assez longtemps pour les rendre confortable et des ampoules avaient commencé à se former. Rogue finit par la rejoindre et s'installa aussi par terre. Elle le regarda du coin de l'œil se détacher les cheveux avec un soupir.

-Frosch n'est pas ici ? demanda-t-elle timidement.

-Non. Pas ce soir. Je ne voulais pas que tu te sentes mal à l'aise.

Elle frissonna en le voyant retirer sa veste. Pas parce qu'elle était mal à l'aise. Mais parce qu'elle avait froid pour lui. Elle se rapprocha de lui, en quête de réconfort et de chaleur. Il en profita pour défaire son corset. Il ne galérait pas devant les nœuds complexes, fait pour durer.

-Tu l'as déjà fait ? demanda-t-elle timidement.

Il était fréquent chez les hommes d'aller voir des filles pour leur première fois. Et pas que. Rogue ne répondit pas et termina de défaire le corset. Oui, comprit-elle. Quelle idiote elle faisait. Il lui avait lui-même avoué avoir été dans le lit d'Ayaka. Et ce n'était certainement pas la seule femme qu'il avait connu.

Elle glapit quand il glissa ses mains sous sa robe. Malgré sa chemise de corps, il avait les mains glacées. Elle n'en n'avait pas l'habitude. Pas qu'on lui touche le dos avec des mains froides. Ni qu'on lui touche le dos, tout simplement.

-Pardon.

Il attendit un peu que ses mains se réchauffent avant de les glisser de nouveau dans son dos. Yukino sentit son cœur battre un peu plus vite. Il tentait une approche. Elle se laissa faire quand il l'attira près de lui et l'embrassa. Ça, elle pouvait faire. Elle n'allait pas hurler et s'évanouir. Elle glissa ses bras autour de son cou. Il effleura ses lèvres de sa langue. Que devait-elle faire ? Il tentait quelque chose mais comme on l'avait toujours tenue dans l'ignorance… Dans le doute et pleine de curiosité, elle ouvrit la bouche. Doucement, comme s'il craignait de l'effrayer, il glissa sa langue dans sa bouche. Elle écarquilla les yeux, surprise. Qu'est-ce que c'était ? Une nouvelle pratique ? Il commença à faire tourner sa langue dans sa bouche. Elle laissa échapper un cri de surprise étouffé. C'était très étrange mais pas désagréable. Timidement, elle l'imita, des papillons dans l'estomac. Et elle oublia de respirer. Ils furent obligés de se séparer.

L'air lui parut subitement plus chaud. Aussi ne broncha-t-elle pas lorsqu'il lui retira sa robe, la laissant en chemise de corps avec ses dessous. Elle se sentait… bien. Et mouillée à un endroit qu'il n'était pas convenable de nommer. Pas même en privé.

Il l'attira plus près de lui. Il délaissa sa bouche pour lui mordiller le cou. Elle sursauta quand il la mordit franchement. Elle le gifla en guise de réponse et appuya sur là où il venait de la mordre. Rogue frotta sa joue. Elle eut un rire nerveux. Vraiment, elle était trop familière avec lui. La preuve, elle le giflait pendant leur nuit de noces.

-D'accord. Je ne le ferais plus. Je ne te mordrais plus.

Elle accepta qu'il la reprenne dans ses bras. Elle se raidit quand il approcha de nouveau sa bouche de son cou mais il ne la mordit pas. Tout au mieux la mordilla-t-il tandis qu'il suçotait ou léchait. Elle gémit. Il avait dû toucher un nerf parce qu'elle sentait depuis cette petite blessure des petits éclairs la traverser. Elle se retrouva très vite haletante et ce fut pire lorsqu'une de ses canines effleura sa marque. Pour un peu, elle lui aurait sauté dessus pour lui faire subir… elle ne savait trop quoi. Mais elle allait lui sauter dessus.

Prise d'une envie irrésistible de toucher sa peau, elle déboutonna sa chemise. Il se laissa faire tandis qu'elle la lui retirait. Sa peau était chaude et elle se lova contre lui. Elle tendit la main pour lui retirer le couteau qu'il avait attaché sous l'épaule par un harnais. Il attrapa sa main pour l'arrêter et embrassa chacun de ses doigts. Elle fronça les sourcils.

-Il y a des choses dont on ne se sépare pas.

Pour toute réponse, elle effleura timidement l'écaille incrustée dans son autre épaule. Il ne broncha pas. Ça n'avait l'air, ni de le déranger, ni de lui faire mal. Curieuse, elle laissa ses doigts glisser sur les cicatrices qui marbraient sa peau. Une traçait un trait le long de sa hanche pour se perdre dans son pantalon. Vraiment ? Il avait réussi à en avoir une à cet endroit ?

Il ne portait plus de bandages pour couvrir les blessures qu'il s'était fait mais leur vision la fit frissonner. Elle était passée si près de le perdre…

Il finit par se lasser et l'embrassa de nouveau, passionnément. Elle se retrouva allongée sur le dos, à même le sol. Ses gants volèrent un peu plus loin mais il lui glissa de nouveau sa bague autour du doigt tandis qu'il la faisait s'asseoir dans son giron. Elle y jeta un coup d'œil, ravie de sa sobriété par rapport à l'autre. C'était un simple anneau d'argent incrusté de douze éclats de diamants. A l'intérieur, on avait gravé le même symbole que le collier que Rogue lui avait prêté. Elle était parfaite à ses yeux.

Bon d'accord. Pas autant que Rogue. Elle fit glisser ses doigts sur son torse dénudé. Il l'attira plus près de lui et l'embrassa encore. Elle se retrouva donc à califourchon sur lui à faire des choses étranges, la langue de Rogue dans sa bouche. Et les mains de son mari sur ses fesses. Elle n'était pas sûre que ce soit très convenable. Et elle n'en n'avait pas grand-chose à faire.

Il délaissa un instant sa bouche pour descendre le long de sa mâchoire. Et lorsque ses lèvres arrivèrent près du tissu de sa chemise de corps, il décida qu'il y avait une chose de trop. Elle se retrouva donc les seins à l'air. Le regard de Rogue se posa sur l'arme que lui avait offerte son cousin et qu'elle gardait sur la cuisse, sous ses jupes.

-Tu n'es pas sans défense. Bien.

Spontanément, elle avait dissimulé sa poitrine de ses bras. Ce n'était pas vraiment le genre de choses qu'elle avait l'habitude de montrer. Certaines femmes avaient peut-être l'habitude qu'une armée de domestiques les voient nues mais pas Yukino.

Rogue ne s'en formalisa pas. Il écarta ses bras avec douceur pour atteindre sa poitrine. Elle eut le réflexe de se reculer quand ses lèvres s'approchèrent de la pointe de ses seins. Il recommença à l'embrasser sur la bouche jusqu'à ce qu'elle se calme et reprit son petit manège. Il taquina la pointe de ses seins des mains et de la bouche. Il la mordilla mais beaucoup plus doucement que dans le cou. Ce qui ne l'empêcha pas de sentir des courants électriques courir sous sa peau. Elle soupira. Et couina quand les mains de Rogue s'aventurèrent vers ses dessous. Elle savait bien qu'il lui faudrait passer par là mais… Se retrouver nue devant quelqu'un, fut-ce son mari, restait un peu effrayant.

Il l'embrassa et la souleva pour l'allonger sur le lit. Yukino rougit encore quand cette fois, il réussit à lui retirer ses dessous. Elle n'était plus très sûre d'elle. En fait, elle avait carrément la trouille. Rogue fut très doux. Il l'embrassa, attendant qu'elle soit calmée pour continuer. Il joua un peu avec sa poitrine avant de descendre. Elle serra les cuisses lorsqu'il arriva entre ses jambes. Il faudrait qu'il en passe par là à un moment mais là, elle devait lutter contre l'envie de se cacher sous les draps.

-Hé, calme-toi. Je ne te ferais pas de mal.

Elle fit non de la tête. Elle se souvenait de ce que les autres femmes disaient. Leur première allait souvent de « passable » à « catastrophique. » Pour certaines, ça avait été « bien » mais toutes s'accordaient à dire que c'était mieux après. Avec sa poisse habituelle…

-Non j'ai peur !

Elle était trop trouillarde pour se lancer. Elle ne voulait plus. Tant pis pour le braiser dans le bas-ventre, elle n'en savait pas assez pour être rassurée et trop pour se dire que ce serait merveilleux d'un bout à l'autre. Rogue s'allongea près d'elle pour la rassurer. Elle se blottie contre lui et rougit quand il lui expliqua doucement pour la rassurer ce qu'il voulait faire, même si elle le savait déjà en partie. Elle tenta de se sauver lorsqu'elle sut ce qui allait vraiment se passer avant de se résigner. Si ce n'était pas aujourd'hui, ce serait un autre jour. Elle se calma un peu et accepta d'arrêter de serrer les cuisses. Elle détourna le regard lorsqu'il lui écarta les jambes en douceur. Une brusque envie de pleurer la saisie. Elle avait envie qu'il arrête. Elle était sûre que si elle lui disait « stop », il le ferait, gentil comme il était. Mais elle ne pouvait pas se dérober. Elle avait beau l'aimer un peu plus chaque jour, cela lui semblait impossible… Cependant… Elle savait qu'elle ne pourrait pas se dérober éternellement. Elle devait concevoir un héritier, un héritier mâle. Et pour cela, elle devait accepter que son mari la touche. Un peu de courage, ce serait bientôt terminé.

Elle sursauta quand la langue de Rogue effleura son intimité. Ce n'était pas désagréable, au contraire. Elle n'était pas certaine que l'on faisait les bébés comme cela mais elle aimait cette partie. Oh oui ! Avec un soupir, elle se laissa faire, complétement détendue. Elle gémit même tandis que les braises dans son ventre devenaient un feu de plus en plus proche du brasier.

Il remplaça à un moment ses lèvres par ses doigts. Ça aussi s'était agréable. Il commença doucement avec un puis en rajouta un second. Cela tira un peu mais pas trop. Cette… partie de son corps était humide. Cela devait… aider les doigts de Rogue à glisser. Il l'embrassa doucement, jouant un peu avec sa poitrine. Puis il se redressa et retira le reste de ses vêtements. Le feu de cheminé jetait des ombres intéressantes sur lui et faisait ressortir toutes ses cicatrices. Elle roula dans le lit pour toucher sa peau, incapable de résister.

-Que s'est-il passé ? Qui t'as fait ça ?

-Ce sont de vieilles blessures Yukino.

Elle leva des yeux humides vers lui. Elle détestait le voir souffrir. Surtout qu'il semblait beaucoup prendre sur lui afin de ne pas inquiéter les autres. Elle appuya sa tête contre son cœur, entourant sa poitrine de ses bras. Rogue la fit le lâcher et l'embrassa. Elle mit de côté ses cicatrices, une nouvelle fois. Son corps lui réclamait la suite, bien qu'elle ne sache pas exactement ce qui allait se passer. Enfin elle avait une idée mais de là à être sûre… Il existait beaucoup de variantes avait dit Sorano.

Rogue s'assit pour retirer ses bottes et pendant un instant, elle put voir que son dos aussi était marqué. Elle se colla à lui, profitant de sa chaleur. Elle aperçut quelque chose de noir sur sa nuque et curieuse, elle poussa ses cheveux. Une étrange forme était tracée à l'encre, le même symbole que celui gravé sur le collier ou dans son alliance. Elle ignorait qu'il était tatoué. Sans doute parce qu'il était très mal vu d'être tatoué ici. Ce devait être le tatouage qu'avaient toutes les personnes venant de l'Est. Elle suivit le tracé du doigt et le sentit frémir. Elle sourit. Oh ? Son mari était-il du genre chatouilleux ?

Il se pencha en arrière jusqu'à croiser son regard. Elle lui sourit. Il semblait s'amuser. Elle l'embrassa doucement sur le menton.

-Qu'est-ce que tu fais ?

-Je te regarde.

Il se pencha en arrière jusqu'à perdre l'équilibre et tomber doucement sur elle. Elle gloussa comme une enfant. Il se retourna et se retrouva sur le ventre. Souplement, il défit sa ceinture et retira son pantalon. Elle rougit et détourna le regard. Il bougea et elle entendit un autre tissu tomber par terre. Elle ferma les yeux, très gênée. Il était nu maintenant, lui aussi. Malgré elle, elle ne put s'empêcher de lui jeter un coup d'œil en se jurant de ne pas regarder en bas. Son regard glissa vers le bas et remonta à toute vitesse tandis que ses joues chauffaient un peu plus. Oh… C'était… un peu comme les planches d'anatomie. Sauf que là, c'était un peu plus rouge et ça… pendait moins. Et… sa… cette… il allait vraiment réussir à mettre ça en elle ? C'était quand même… D'une certaine taille...

-Tout va bien.

Sans geste brusque et sans lui sauter dessus, il se plaça entre ses cuisses. Elle s'efforça de rester calme malgré son début de panique. C'était… vraiment possible que ça rentre ? Elle savait que la nature veillait à bien faire les choses mais… Mais là, elle avait comme un doute. Comment une telle chose pouvait être conçue pour rentrer entièrement ?

Elle sentit sa virilité appuyer doucement contre son intimité tandis qu'il caressait doucement ses cheveux. Malgré son cœur qui battait à fond, elle se laissa faire. Par contre, lorsqu'il la pénétra, elle tenta de le repousser. Elle mit ses mains sur son torse et le poussa. Parce qu'elle avait mal. Elle le savait, elle savait que ça ferait mal mais elle avait naïvement cru que ce serait différent avec Rogue… Et là, il venait de la blesser. Il avait forcé un court instant pour que ça rentre et elle avait eu mal. Il poussait les chairs et elle souffrait. Ce n'était pas une douleur insupportable. Mais c'était Rogue qui la causait… Alors elle le poussa de toutes ses forces, les larmes aux yeux, pour qu'il arrête. Il attrapa doucement ses poignets pour qu'elle cesse.

-Là. Je sais que ça fait mal mais attend, ça va passer, je te promets que ça va passer.

Elle cessa de se débattre parce que de toute façon, ça ne servait à rien. Le mal était fait. Il la libéra et la serra doucement contre lui. Elle s'obligea à respirer doucement, tremblante. Rogue continuait de la serrer dans ses bras, son menton appuyé sur sa tête. Au bout d'un moment, elle ne fut plus gênée. Son corps s'habitua à cette intrusion et cessa de protester. Le brasier dans son bas-ventre avait légèrement baissé en intensité mais restait présent. Plus, son corps réclamait plus.

-Est-ce que c'est terminé ? demanda-t-elle timidement sans oser le regarder. Je ne suis plus vierge ?

Elle avait planté les ongles dans ses épaules en s'accrochant à lui. Elle relâcha sa prise. Il n'avait rien dit, n'avait pas bronché. Elle n'osa pas le regarder. Elle avait peur parce que ça lui semblait trop simple. Sorano pouvait passer des heures au lit avec son mari à jouer. Ce ne pouvait pas déjà être terminé. Pas au bout de quelques minutes.

-Tu n'es plus vierge, en effet. Dans le sens où je viens te de pénétrer et donc que tu n'as plus d'hymen. Mais ce n'est pas terminé. Pas encore. Mais ça va aller maintenant.

Il l'embrassa sur la tête. Il se redressa doucement. Evitant de peser de tout son poids sur elle, ce qui était quand même une intention louable, il saisit ses hanches. Elle ferma les yeux et poussa un gémissement lorsqu'il commença à bouger. Lentement, il se retirait puis revenait. Ce n'était pas vraiment douloureux mais ça tirait. Il obligeait ses chairs à se pousser pour lui laisser de la place. Elle lutta contre l'envie de tenter de le chasser. De toute façon, c'était trop tard, ils étaient allés trop loin, autant le laisser terminer…

Fort heureusement, la sensation de tiraillement finit par disparaitre. Il continua son mouvement avant de l'amplifier progressivement. Au départ, Yukino laissait son regard dériver un peu partout sauf sur son mari. Puis elle finit par croiser son regard rouge. Il la fixait et elle regarda immédiatement ailleurs.

-Yukino… Regarde-moi…

Elle secoua la tête. Non. Elle ne voulait pas. Elle n'aimait pas ça. Elle était totalement nue et ne maitrisait plus rien. Même si, d'après le peu qu'elle savait, c'était comme cela que ça se passait, ce n'était pas aussi bon que certaines femmes le laissaient entendre.

-Yukino.

Elle étouffa un sanglot et leva la tête pour le regarder. Il semblait vraiment peiné. Il n'avait pas voulu lui faire mal, ni qu'elle le déteste. Il appuya doucement son front sur le sien, sans la quitter des yeux. Elle se détendit un peu. Du calme, il fallait qu'elle se calme. C'était juste sa première, ensuite ça irait… N'est-ce pas ? Qu'avait dit sa sœur déjà ?

-Est-ce que c'est à ce moment que je dois penser à autre chose ?

Rogue sourit et l'embrassa doucement. Elle soupira de bonheur. Il avait arrêté de bouger en elle et c'était bien plus agréable comme ça.

-J'espère que ce n'est pas mauvais au point que tu penses à autre chose… A quoi penses-tu en ce moment ?

-Hum… Elle lorgna sur ses pectoraux absolument charmants. A mon mari.

-Ah ? Il lui mordilla le cou. Et je le connais ce mari ?

Elle le dévisagea avant de rire. Oh elle venait de comprendre ! Parce qu'on disait souvent que les femmes mariées n'étaient pas satisfaites de leur mari, elles prenaient souvent des amants. Ce qui laissait entendre que le seul moyen d'être heureuse au lit était de se trouver un amant… Elle gloussa comme une petite fille.

-Oh oui… Oh…

Il avait recommencé à bouger et cette fois, c'était agréable. Enfin, ça commençait à être agréable. Et cela le devenait de plus en plus… Elle ne s'en plaignait pas. Elle bougea des hanches pour trouver une position où elle pouvait mieux…

-Hum…

-Et ce mari… Le souffle de Rogue dans son oreille l'électrisa. Il te laisse dormir seule ?

Elle gémit parce c'était vraiment agréable ce qu'il faisait. Ça aurait été dommage qu'il s'arrête quand elle avait commencé à avoir mal… Pour un peu, elle aurait estimé que ça valait le coup de souffrir un peu… Il accélérait doucement le rythme.

-Oui… Il s'arrêta presque d'un coup. Qu'est-ce qu'il y a ?

Est-ce que c'était terminé ? Est-ce qu'il venait de se lasser ? Est-ce qu'elle avait fait quelque chose de mal ? Il ne voulait plus d'elle ? Ce que c'était inquiétant de ne rien savoir et de tout apprendre sur le tas…

-Rien, ne t'en fais pas.

Il l'embrassa doucement avant de reprendre un rythme plus rapide. A un moment, comme elle commençait à lâcher de cris un peu plus bruyants que ses gémissements, elle chercha à tâtons un oreiller pour étouffer tout ce bruit. Rogue attrapa son poignet pour l'arrêter.

-Non. Je veux t'entendre. S'il te plait.

C'était gênant. Elle commençait à avoir du mal à s'empêcher de devenir vraiment bruyante. C'était… tellement bon. Elle n'avait aucune idée du temps qu'ils avaient passé dans ce lit mais elle ne voulait pas en bouger. Elle voulait rester là pour toujours, avec Rogue qui…

Et sans vraiment comprendre, elle sentit qu'elle basculait. Elle cessa de penser, d'être gênée de crier. Trop de plaisir. Elle se retrouva allongée sur le dos, le souffle court, épuisée. Rogue continua pendant quelques instants avant de lâcher un cri étouffé. Puis il lui tomba dessus. Elle manqua de le pousser en sentant quelque chose de liquide pénétrer en elle… Il finit par se redresser sur un coude, un peu à bout de souffle et couvert de sueur. Elle dégagea une mèche de cheveux noirs qui lui tombait devant les yeux.

-Est-ce que tout va bien ?

-Oui… Et toi ?

Il sourit et l'embrassa. Elle ronronna presque. Elle était fatiguée d'avoir passé une partie de la journée debout et ce qu'ils venaient de faire l'avait plus ou moins achevée. Elle secoua la tête pour l'embêter quand il s'amusa à mordiller son cou. Il grogna et elle s'amusa à lui glisser entre les doigts. Sa gaieté diminua quand… un peu de sa semence coula sur ses cuisses. Beurk. Ce passage était-il vraiment nécessaire ?

Rogue ne s'en formalisa pas et l'attrapa par la taille pour l'attirer contre lui. Ils luttèrent un peu et son mari évita d'utiliser toutes ses forces pour ne pas déséquilibrer le combat. Il finit par se lasser de l'affrontement et entreprit de l'encourager pour un autre type de round avec des arguments qui la laissèrent rouge, gémissante et avec un brasier dans son bas-ventre.

-Est-ce que toutes les nuits seront comme celle-ci ? demanda-t-elle en somnolant.

Elle s'était allongée contre lui et avait posé la tête sur son torse. Si Rogue continuait de lui caresser le dos comme ça, elle allait s'endormir avant sa réponse. Parce que la place était confortable. Il faisait un très bon oreiller et il réchauffait agréablement la place dans les draps.

-Seulement si tu es sage, promit-il en lui mordillant l'oreille.

Elle le repoussa mollement et s'emmitoufla un peu plus dans les draps.

-Mais je suis toujours sage, ronchonna-t-elle sans même ouvrir les yeux.

Et elle s'endormit comme une masse.


*Commence à pleurer parce que c'est le dernier chapitre*

Et voilà... C'est fini pour cette fic... Non je ne vais pas fondre en larmes... Pas du tout !

*Se mouche en faisant le bruit d'une trompette*

Bon, à dans quinze jours ? Et d'ici là :

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