Bonjour, bonsoir, joyeux Noël et bonne année ! [Tant qu'à faire, autant tout faire en une fois hahah!]

Tout d'abord je tenais à m'excuser d'avoir complètement laissé en suspens cette fiction ! Autant dire les choses comme elles sont, je me suis laissée submergée par l'université et, plus que par la quantité de travail, par le stress continu auquel cela me confronte.

J'espère que certains attendaient quand même la suite de cette fiction et qu'ils seront comblés dans leurs attentes!

Brefouille, je vous souhaite une bonne lecture~ :)


Alors que l'aurore pointait le bout de son nez à l'extérieur, Sanji, qui l'espace d'à peine quelques heures s'était assoupi à même le sol de sa cuisine, se réveillait durement, l'alcool lui torturant l'estomac. Il se leva difficilement en prenant appui sur le banc face à lui, déliant tous ses muscles endoloris par la rude nuit qu'il venait de passer. Lorsque enfin, il fut debout, en équilibre sur ses pieds, il se rappela. Le choc fut brutal, un coup de poing dans l'estomac lui aurait certainement été plus agréable, si bien qu'en à peine deux secondes, le cuisinier se retrouva à nouveau assis à terre. Il avait abusé de Zoro. Il avait abusé de Zoro et était encore en vie. Le fait que cela constituait déjà un miracle en soi ne le choqua pas tant que le fait que le bretteur s'était presque laissé faire. Le choc une fois passé, le blond retint sa respiration. Finalement, il aurait préféré rester choqué, ou oublier, car la honte qu'il ressentait était pire que tout. Jamais plus il n'oserait affronter son regard puisqu'il avait fini par perdre face à son adversaire au moment même où ses sentiments avaient pris le dessus sur sa rationalité. Après une demi-heure à se lamenter sur la tournure qu'avait pris sa vie, le cuisinier finit par se lever, rangea la cuisine pour effacer toute trace d'une quelconque beuverie et du dérapage que cela avait amené, alla se changer en vitesse et revint préparé le petit-déjeuner, prêt à faire "comme si de rien n'était". Après tout, c'est ce qu'il avait toujours fait alors cela ne devrait pas lui être si compliqué que ça. Il était à peine 8 heure lorsque les premiers vinrent le rejoindre dans la cuisine. Robin, toujours ponctuelle, et Usopp passèrent la porte les premiers, suivis presque instantanément par Franky. Au vu de leur attitude plus que normale, personne ne semblait n'avoir rien entendu de la veille. Dès la constatation faite, Sanji, un brin nerveux au départ, pu se détendre et recouvra de suite sa bonne humeur habituelle et commença à mettre un peu d'animation au milieu de tout ce beau monde, pas toujours très bien réveillé. Peu à peu tous arrivèrent tandis que Sanji terminait de dresser la table. Comme à son habitude, Zoro arriva bon dernier, bourru et mal réveillé, et vint s'asseoir à sa place attitrée, face à Sanji, en grommelant ce qui semblait être un "bonjour". Bien vite il remarqua l'insistance du cuisinier à tout faire pour éviter de le regarder et à considérer sa présence comme inutile voire inexistante. Le bretteur s'en amusa discrètement, il avait décidé de se venger en torturant son compagnon de voyage et l'attitude de ce dernier à son égard lui donna l'irrésistible envie de commencer sur l'instant. Sans perdre une seconde, il interpella Luffy qui était occupé à engloutir une montagne de pan-cakes noyés sous un litre de sirop d'érable.

"Hey Capitaine! Tu n'as pas envie de savoir si la petite vengeance que tu avais prévu hier soir à fonctionné ?"

L'interpellé, toujours avare d'histoires de quelque type que ce soit, réclama des informations, attisant par là même la curiosité du reste de l'équipage qui souhaitait savoir ce qu'il était en train de passer sous leur nez. De son côté, le blond tentait tant bien que mal de retenir un élan de panique devant la tournure de la conversation. Sanji se retourna vers Zoro afin de le fusiller du regard et espérant le décourager à continuer mais le large sourire qu'il lui adressait le fit plus tressaillir qu'autre chose. De fait, au fur et à mesure que les mots sortaient de la bouche du bretteur, le cuisinier devenait blême et était torturé entre abattre le crétin qui lui faisait face sur le champ ou mettre fin à son calvaire en se jetant pas dessus bord pour ensuite se laisser couler.

"Et bien j'ai trouvé plus intéressant de voir jusqu'où pourrait se bourrer le Cook que de l'engueuler, comme ça, je pourrai faire partager à tout le monde cette exclusivité; machiavélique tu ne trouves pas ?"

Un rire bas et grave finit sa phrase tandis que tous réclamait de savoir. Le blond de son côté commençait réellement à soupeser les conséquences que l'assassinat du second de l'équipage aurait sur celui-ci.

"Quand le cuistot boit... C'est absolument hilarant! Il devient lamentable à un point que j'avais jamais vu. Il raconte tout jusqu'à ses secrets les plus vicieux et devient aguicheur face à n'importe qui, une vrai train-"

"Ta gueule! Ta gueule! Tu te crois drôle ?! Ou intelligent peut-être ?! Sale Marimo, tu mérites tout juste de pourrir dans un coin, seul et abandonné de tous comme tu l'as toujours été!"

Sans s'en rendre compte, Sanji s'était lever et avait jeté violemment son verre s'écraser au sol. Il avait crié sans quitter une seule seconde le regard de Zoro et était parti, amer. Bien qu'au début le bretteur se sentait victorieux de pouvoir mettre mal à l'aise son compagnon, le fait que celui-ci avait plus l'air de quelqu'un que l'on venait de poignarder dans le dos que de quelqu'un que l'on aurait arrosé sans le vouloir le déconcerta. N'était-il pas censé être en colère plutôt que malheureux de cette blague ?

"Zoro! Et bah bravo! J'espère que tu es fier de toi au moins ?! Pour ta peine tu ramassera les débris de verre et tu fera la vaisselle tout seul!"

"Mais j'ai rien fait Nami! C'est pas de ma faute s'il réagit comme une prude hein."

A partir de ce moment jusqu'au petit-déjeuner du lendemain, Sanji fut aux abonnés absents, présent sur le bateau sans que personne ne sache où. Malgré cela, les repas et en-cas étaient tout de même prêt à l'heure dans la cuisine, la table dressée mais un couvert en moins, uniquement le sien. Tous, à commencer par Zoro, furent surpris qu'une assiette se trouve quand même à sa place après la réaction du cuisinier, le faisant presque culpabiliser d'être aussi bête. Lorsque le cuisinier revint partagé à nouveau un premier repas avec le reste de l'équipage il se leva dans un premier temps plus tôt qu'à son habitude, afin d'avoir le temps de cuisiner et de partir s'il perdait courage. Finalement il resta, préparant du pain perdu, il savait que les autres adoraient ça et cela lui remontait toujours le moral d'en manger, encore une chose que les autres ne savait pas sur lui.

"Tu vois que je raconte pas tous mes secrets, crétin!"

Il grommelait dans sa barbe, mâchouillant nerveusement sa cigarette éteinte qu'il gardait continuellement au coin de la bouche au cas où. Le blond finit par aller s'asseoir, la table et le petit-déjeuner visiblement prêt un peu trop à l'avance et lui un peu trop sur les nerfs. Il fut ravi qu'à peine quelques minutes plus tard, les autres le rejoignent mais désenchanta tout aussi vite lorsque Zoro arriva, regarda son assiette, la changea de place et vint s'assoir à côté de lui, sous le regard ébahi de tout l'équipage qui ne pensait pas que les tendances suicidaires du bretteur pouvaient être aussi grandes.

"Non mais pour qui tu te prends là, herbe sur pâtes ?!"

"Ben quoi ? Puisque je ne te vois plus qu'aux repas de toute façon, comme ça au moins je te verrai d'assez prêt pour que ton sourcil continue à me filer des cauchemars la nuit, c'est bon pour l'entraînement."

Le cuisinier, peut enclin à discuter, râla dans son coin pour mettre fin à la conversation et retourna à son repas et après quelques instants à juger si la situation allait, ou non, déraper, les autres en firent de même.

Quelques minutes plus tard, tandis que Zoro discutait avec Nami afin de savoir quel était le prochain type d'île sur laquelle ils allaient faire arrêt, celui-ci posa sa main sur la cuisse de son voisin qui ne put s'empêcher de sursauter et d'attirer l'attention sur lui tout en devenant rouge cramoisi.

"Je-je me suis mordu la joue.."

A peine l'excuse sortie qu'il se traitait mentalement d'idiot de ne pas avoir penser à mieux mais cela avait pourtant visiblement convaincu son auditoire qui était retourné à ses occupations tandis qu'il foudroyait le bretteur du regard en rejetant violemment sa main sous la table tout en lui écrasant le pied alors que celui-ci feignait l'indifférence et se plaignait de ne pas arriver sur une île hivernale. A la fin du repas Zoro fut le premier à quitter la pièce pour aller s'isoler sur le pont, là où il s'avait que personne ne viendrait et faire une sieste. Comme il l'avait prévu, il ne croisa pas le cuisinier hors des repas plusieurs jours durant et, pendant tout ce temps, il continua son petit manège, s'installant à côté de Sanji, faisant de plus en plus traîner sa main sur la cuisse de son nouveau voisin de tablée, remontant de plus en plus haut et rencontrant de moins en moins d'opposition de la part de celui-ci. Au bout de quelques jours il se permis même, malgré le fait qu'il y ait plus de chance à se faire surprendre, de laisser courir ses doigts sur la chute de rein du blond puis à passer ceux-ci en dessous de sa chemise. Le cuisinier ne réagissait plus vraiment à tout cela, il profitait juste de l'instant délicat qui lui était offert et qui semblait être suspendu dans le temps. Après tout, il était amoureux de cet homme alors, quand bien même il ne s'agissait que d'un jeu pour lui, c'était toujours plus que ce qu'il n'aurait jamais eu s'il n'avait pas décider de jouer alors il le laissait faire.

Le jeu s'arrêta brutalement le jour où Zoro alla un peu trop loin. Comme d'habitude il avait commencé par laisser courir ses doigts sur le flan extérieur de sa cuisse pour remonter et glisser jusqu'à l'intérieur plusieurs fois. Il s'était amusé à remonter jusqu'à l'haine pour ensuite passer sa main sous la chemise et effleurer le bas de son ventre, ce qui le faisait toujours un peu rire au début, jusqu'à ce qu'il redescende un peu plus bas avant de s'arrêter. Sauf que cette fois-là, il ne s'était pas arrêter et lorsque la main du bretteur glissa répétitivement sur son entrejambe, le blond faillit se laisser aller. Ce qui était en train de se passer fini le frappa brusquement. Le cuisinier se leva précipitamment, cachant la bosse proéminente au niveau de son pantalon, bredouilla qu'il avait fini de manger en regardant le sol et s'enfui. En franchissant la porte, il cru entendre quelqu'un l'appeler mais ne s'en préoccupa pas, il trouverait une excuse plus tard ou les autres oublieraient sans poser de question. Sur le moment l'important était qu'il reprenne ses esprits, qu'il parvienne à calmer son excitation et qu'il trouve une solution pour le problème verdâtre au plus vite.

Arrivé à l'étage inférieur, le blond hésita un instant entre la porte de la salle de bain ou celle des dortoirs mais sachant que personne n'allait jamais dans les chambres pendant la journée, il préféra la seconde option, entra et claqua la porte derrière lui. Sans prendre la peine de verrouiller cette dernière contre laquelle il s'appuya ni de vérifier que personne ne l'avait suivit, Sanji déboutonna son pantalon, l'abaissa de quelques centimètres en entraînant son sous-vêtement pour se saisir de son sexe et y imprimer un rythme forcé et saccadé. Chacune des caresses que lui apportait Zoro le réjouissant et lui donnaient maintes raisons de soupirer de plaisir, ce qu'il avait promptement réussi à dissimuler jusqu'à présent. Cependant cette fois était différente, peut-être était-il plus appuyé dans son toucher que d'habitude, plus lent ou plus suave, mais il aurait dû réussir à ce contenir, se contrôler et ne pas vouloir se laisser aller dans ses mains alors que tous ses camarades étaient tout autour de lui. Cela ne pouvait plus continuer car, il le savait, cela n'irait jamais qu'en s'accentuant.

C'est en pensant à la façon dont le bretteur avait pris l'habitude de poser ses mains sur lui et aux regards ardents qu'il lui lançait lorsqu'il sortait de la cuisine quant il en avait fini, que le cuisinier finit par se lâcher dans sa main. Il soupira avant de se laisser glisser le long de la porte pour s'asseoir à terre.

"Il faut que cela cesse, aujourd'hui, tout de suite."


En reprenant cette fiction, je l'ai relue depuis le début et (disons les choses franchement hahaha) j'étais assez fière de ce que j'avais fait jusque là! :D J'espère donc que ce chapitre (et surtout la fin que j'ai finie il y a très peu de temps) ne gâcheront pas tout cela et que cela vous aura plu autant que les autres fois! :)

N'hésitez surtout pas à me laisser un review pour que je sache ce que vous en pensez, cela ne pourra que m'aider et me motiver à écrire la suite! :)

D'ici là, je vous dis d'ores et déjà à bientôt pour de nouvelles aventures~ :3