Dans les précédents chapitres ... Sainte Maïa a quitté Marie-Joie et a fait la rencontre d'une ancienne esclave, Léa. Après un échange peu sympatique, la vieille dame accepte de la prendre sous son aile pour que Maïa s'adapte au monde qui l'entoure. Elle est prise comme serveuse dans une taverne par Léo.


Arc 1: La dragon céleste: un voyage inattendu. Troisième vague.

« La motivation vous sert de départ. L'habitude vous fait continuer. » De Jim Ryun

Dans la taverne CHEZ LEO …

Sur les conseils de Madame Léa, Maïa ne parlait presque pas et obéissait au doigt et à l'œil du tavernier. Ici elle n'avait plus sa toute puissance, même si ça lui démangeait de coller une gifle à tous ceux qui la sifflaient et lui mettaient la main aux fesses. La première fois que s'était arrivée, elle avait collé une gifle au pirate et avait faillit se retrouver criblée de balle. Heureusement que le tavernier avait réussit à arrêter le brigand dans son geste. Maïa avait bien compris maintenant qu'elle ne pouvait plus agir ainsi et se tenait à carreau depuis trois semaines. Elle avait enfin appris à sourire. Elle se forçait mais elle avait compris que sans ce sourire elle pouvait mourir d'un instant à l'autre.

_Bonjour, que puis-je vous servir ? Demanda t-elle à un groupe de pirates.

_ Des bouteilles de saké poulette, répondit un homme gras avec une barbe mal rasée brune. La jeune femme pensa que cet homme ressemblait en tout point à Saint Charlos. Gros, bedonnant, l'air lent et flasque. Une fois rendu au comptoirs Léo lui murmura qu'elle devait se méfier de l'homme qu'elle devait servir, c'était un pirate avec une prime. Elle hocha la tête et il lui sourit pour l'encourager à continuer son service. Elle l'aimait bien, il ne posait pas de questions et en plus il l'avait complimenté sur son travail. Même si elle avait eu droit à quelques remontrance quand elle se trompait de commande ou qu'elle cassait des verres, il restait bienveillant. Elle avait eu du mal à ne pas se vexer à chaque remarque mais elle avait comprit qu'il ne disait pas ça dans un but d'humiliation.

Lorsqu'elle alla emmener les boissons, l'homme la saisit par la taille.

_Vient donc par ici boire un peu avec nous ma jolie.

_Désolé mais je travaille.

Elle se dégagea de l'emprise de l'homme agilement.

_Fait pas ta salope, vient ici.

Elle repoussa l'homme une nouvelle fois, Léo quand à lui avait commencé à sortir son fusil au cas où tout ça dégénérait. Pas qu'il n'avait pas envie d'aller de suite défendre son employé mais il ne fallait pas trop chauffer ces pirates. Il aurait mieux fait d'aller lui-même les servir en y repensant. L'homme allait continuer ces avances quand un revolver vint appuyer sur sa tempe.

_ La demoiselle t'a dit qu'elle travaille .

L' homme d'une trentaine d'année qui tenait l'arme portait un long manteau noir. Le capitaine pirate, lui, avala difficilement sa salive. Un des ces hommes s'écria :

_Qu'est-ce que Peter Kim le mercenaire vient faire ici ?!

Presque toutes les personnes dans la salle quittèrent les lieux aussi vite que possible, regardant en coin l'individu. Le mercenaire s'assit à une table :

_Une bière s'il vous plaît.

_Oui Monsieur, répondit Maïa en hochant la tête et pressant le pas.

La jeune femme se dépêcha de servir l'homme qui venait d'allumer une cigarette et avait installer ses pieds en éventail sur sa table. Maïa n'avait jamais ressenti un tel charisme, cet homme, elle le savait n'était pas n'importe qui. Léo lui glissa entre les mains un avis de recherche.

Peter Kim, le mercenaire.

200 000 000 $

Dead or alive

En allant lui resservir de la bière elle vit du sang qui coulait le long de la chaise. Le mercenaire remarqua son regard :

_Quoi gamine, t'as peur du sang ?

_Il y a un médecin à deux pâtés de maison d'ici.

Maïa retourna vers le comptoir. Elle était bonne pour devoir éponger et rincer le sol maintenant ! L'homme à première vu ne semblait pas blesser, mais pourtant le sang continuait de couler.

L'homme passa toute la soirée à boire, Maïa ,elle , ne pouvait s'empêcher de regarder cet individu. Les mercenaires sont des hommes qui sont payés pour accomplir des missions, souvent pour le compte des états. Ce sont des combattant hors paires. Si il était recherché c'est qu'il avait dû commettre des crimes à l'encontre de l'ordre mondial. À moins que le terme mercenaire sur son avis de recherche ne soit qu'un surnom... Comme chaque soir, Maïa retournait chez Madame Léa et lui raconta sa journée :

_J'ai rencontré un homme aujourd'hui. C'est étrange car il n'est pas un de mes semblable mais il impose le respect. Il a comme une sorte … d'aura qui fait que toutes les autres personnes autour de lui paraissent insignifiantes ...

Léa écoutait attentivement les paroles de Maïa. Depuis qu'elle travaillait chez Léo, elle se dévoilait de jour en jour, elle voyait même dans le discours de la jeune femme du plaisir à se livrer. C'était peut-être horrible dit comme ça mais la vieille femme avait réussit à manipuler en quelque sorte le cerveau de la jeune femme. Mais cette dernière n'avait pas réellement tout à fait changé au fond d'elle. Elle restait fière d'être une dragon céleste et trouvait toujours normal que les autres humains se plient devant les citoyens de Marie Joie. La vieille femme avait eu beau lui expliquer sa vision de la vie, mais la doctrine qu'avait été enseigné à la Sainte ne pouvait disparaître au bout de quelques mois .

Maïa était entrain de nettoyer des verres quand Phil, le neveu de Léo entra dans la taverne pour apporter à son oncle un tonneau de saké. Il ne manquait pas d'aller saluer Maïa à chaque fois qu'il venait. Il avait trois années de plus qu'elle et le charme de la noble ne le laissait pas indifférent. Mais Maïa ne prêtait pas la moindre attention au jeune homme blond et ne se doutait même pas des sentiments de celui-ci. Ce n'est que plus tard quand Léo fut seul avec Maïa que ce dernier lui expliqua que Phil aurait aimé que Maïa sorte avec ce dernier. Maïa n'étant pas vraiment habitué à ces coutumes avait demandé naïvement :

_Pour aller où ?

Léo s'était passé une main sur le visage. Et lui avait expliqué plus clairement . Maïa avait enfin compris. Décidément ces plébéiens … à Marie Joie selon elle c'était plus simple : on se mariait, on s'accouplait puis voilà tout était finit. Léo lui avait dit que Phil « l'aimait ». Pour elle en gros ça c'était résumé à une comparaison dans son cerveau : Phil m'aime comme moi j'aime manger les cerises qui viennent juste de rougir sur les arbres.

Finalement elle avait compris que Phil la courtisait comme l'avait fait nombre noble avant lui quand elle était dans la ville sainte. Elle avait raconté cette petite histoire à Léa qui au fil de l'histoire avait une goutte qui était apparu à l'arrière de son front.

_Nous contrairement à vous les dragons célestes on a besoin de s'aimer pour finalement vivre ensemble. Enfin dans la majorité des cas. D'ailleurs tu pourrais peut-être accepté, tu es jeune.

_Ahaha, vous êtes drôle Madame Léa … Moi, fréquenter un plébéien ? On ne mélange pas les chiens et les chats voyons…

_Tu es désespérante. J'espère juste qu'un jour tu éprouveras ce sentiment qui est l'amour. Allez au lit !

Maïa s'était promis de jamais connaître ce sentiment, Madame Léa lui avait expliquait et tout cela lui était apparu comme une maladie horrible . Léa dans sa jeunesse était tombée amoureuse d'un marin mais malheureusement elle n'avait pas pu construire d'avenir avec lui vu qu'elle était ensuite devenue une esclave.

Les jours, les semaines, les mois passèrent et puis un soir de pleine lune ...

_Eh la vieille réveille toi, il faut que je te raconte comment s'est passé ma journée, le mercenaire est de retour et … madame Léa ?

La vieille femme dans son lit ne bougeait pas du tout, et Maïa s'aperçut qu'elle ne respirait plus. Prise de panique elle courut vers le village à toute vitesse et alla chercher le médecin. Il ausculta la vieille femme et conclu :

_Désolé, mais elle est morte.

_Mais, mais elle allait très bien ce matin.

_Elle avait quatre vingt quinze ans. La vieillesse ne peut pas se guérir.

Maïa eu un sentiment encore inconnue pour elle, un pincement lui sera le cœur. Quelques habitants du village emmenèrent la vieille dame à la chambre funéraire. Une fois tout le monde parti, des larmes coulèrent sur les joues de la jeune fille, elle tomba à genoux, son corps était devenu brusquement lourd.

_Pourquoi je pleure moi … c'était qu'une vieille peau … elle ne faisait même pas partie de ma famille...

Elle se roula en boule. « Mais elle était gentille. » Elle sanglota toute la nuit. Une semaine passa sans que personne vit la jeune femme au village. Le tavernier alla la voir dans la petite maison. Il la vit à même le sol, roulé en boule, les yeux et le nez rougit. Il l'incita à venir travailler avec lui. Les jours suivant elle alla faire son travail au bar, ne montrant aucune émotion, ne dévoilant aucuns sourires aux clients.

_Hey gamine ! Je te parle, appela le mercenaire.

_Oui monsieur, vous voulez une autre bière ? Dit Maïa en se tournant vers l'homme, qui désormais n'était plus le sujet de ses pensées.

_Non, je te demandai juste pourquoi par rapport au premier jour que je t'avais vu tu es si déprimée. Il bascula sa tête en arrière et souffla la fumée qu'il avait inhalait de sa cigarette.

_ Ça ne vous regarde pas, dit Maïa en baissant la tête et fronçant les sourcils.

_Oh mais c'est que tu mordrais héhé.

Elle tourna les talons et alla vers une autre table. Le mercenaire depuis des semaines passait quelques jours sur l'île puis repartait. Le fait que cette île se trouve à l'intersection de plusieurs missions sur différentes îles alentours l'arrangeait. Mais maintenant qu'il les avait toutes accomplit, il n'avait plus aucunes raisons de s'attarder plus.

Maïa se demandait ce qu'elle allait faire maintenant que la vieille femme n'était plus là. Pour l'instant elle n'était qu'une squatteuse chez Léa. D'ailleurs un des villageois lui avait bien fait remarquer. Elle ne se sentait pas à l'aise, elle voulait bouger. Voir autre chose. Puis elle retourna vers le mercenaire, elle y pensait depuis quelques jours.

_Vous êtes un mercenaire, vous voyagez comment ? L'homme fut surprit par la soudaine assurance de cette gamine alors qu'elle était complètement indifférente quelques secondes avant.

_Bah avec un bateau.

Logique. Elle alla pour la seconde fois de sa vie prononcez cette phrase.

_Emmenez-moi avec vous.

Le mercenaire avala de travers l'alcool et le tavernier, plus loin, avait lâché le verre qu'il tenait dans ces mains. Peter Kim essuya du revers de sa manche de manteau l'alcool qui avait ruisselé sur son menton. Il reprit son sérieux.

_Je prends pas les mioches avec moi. Surtout quand c'est UNE mioche.

_Vous me déposez juste sur la prochaine île.

_Non.

_Je vous ferai la cuisine et je nettoierais votre bateau.

Le ton suppliant de la jeune fille en aurait ému plus d'un. Mais le mercenaire était loin de s'émouvoir.

_ 1 millions de berrys.

_Quoi ?

_Pour venir avec moi, tu me donnes 1 millions de berrys et j'accepte.

Il eu un sourire carnassier. Elle ne pourrait jamais payer et donc partirai la queue entre les jambes. Mais la jeune femme sorti de sa poche une bague en or, orné de quatre diamants. Elle la regarda longuement puis la tandis au mercenaire.

_ Tenez, ça vaut largement un million de berry.

Il examina longuement le bijoux, comment pouvait t-elle posséder quelque chose d'aussi précieux, elle, une simple serveuse de taverne.

_On embarque quand ? Questionna t-elle. Elle l'avait bien eu. Il ne pourrait refuser.

_Demain matin, à l'aube.

La jeune femme se tourna vers la fenêtre et vit qu'il faisait déjà nuit noir. Elle se dirigea vers Léo :

_ Désolé Léo, mais je pars. Tient, je te donne ça, tu pourras l'échanger contre de l'argent .

Elle lui tandis une petite bague en or blanc.

_Non garde la. Mais es-tu sûr de vouloir partir avec cet homme ?

Il parla plus bas :

_ C'est un criminel, il y a plein de bateaux marchants, tu pourrais voyager à bord... c'est vraiment pas une bonne idée.

Elle secoua la tête et le rassura. Il lui fît un sourire et la pris dans ces bras . Ce geste la surpris dans un premier temps, elle ne s'en rendait pas compte aujourd'hui, mais c'était le premier ami qu'elle s 'était faite. Elle courra jusqu'à la petite maison dans la clairière. Elle réunit dans un petit sac en tissu noir, les quelques vêtements qu'elle avait et la petite somme d'argent qu'elle avait gagné chez Léo. Elle regarda un moment le petit collier représentant une fleur de lys de madame Léa et le prit.

Une fois sortie elle regarda une dernière fois la petite maison où elle avait vécu ces derniers mois. Avant de rejoindre le port elle passa déposer une des tulipes rouge du jardin de la vieille femme sur la tombe de celle-ci.

_Merci pour tout. Je ne comprends toujours pas pourquoi vous me détestez autant. Peut-être que en partant je le découvrirai. Je m'en vais.

La dragon céleste attendit sur le port le mercenaire. Elle était largement en avance mais elle ne voulait pas le louper. Si ça se trouve il allait revenir sur sa décision … Elle entendit une voix derrière elle :

_Je te préviens, tu m'emmerdes rien qu'un peu et je te tue.

_Oui Monsieur !

Elle le suivit jusqu'à un petit bateau avec un drapeau noir. Le bateau ne contenait que le stricte minimum, une cuisine avec un lit dans le fond et une petite salle de bain. Maïa ne dit rien mais elle pensa que franchement les gens vivaient avec peu de choses. Elle regarda le mercenaire manœuvrer l'embarcation. Le vent prit dans les voiles. Depuis la mort de la vieille dame, elle n'avait pu ressenti une si grande joie. L'odeur de la mer avait toujours captivé Maïa.

_ Au faite tu t'appelles comment ?

_Maïa … je veux dire Maya.

_ Ça c'est un vrai nom de meuf.

Maïa ne répondit pas.

Au bout de trois jours les deux personnes n'avaient pas beaucoup parlé. Maïa se contentait de cuisiner et de laver le pont, tandis que le mercenaire se contentait de fumer toute la journée. Elle dormait sur une couverture sur le sol de la cabine, elle avait bien dit au mercenaire qu'il n'était pas gentleman mais celui ci avait rit et lui avait fait comprendre que ce mot ne faisait pas parti de son vocabulaire. De temps en temps il prenait sa canne à pêche et par miracle, rapidement attrapait quatre ou cinq poissons. Maïa avait bien essayé de faire la même chose mais sans succès. Après nombre de tentatives, le mercenaire eu un moment de pitié et lui montra comment bien attacher l'appât.

_Mais je vais t'avouer quelque chose que je n'ai jamais dit à personne … en faite je regarde l'eau et là où c'est le plus sombre c'est là où il y a les bans de poissons. Selon les mouvements de l'eau on voit si ce sont des poissons ou un monstre marin.

Elle buvait ses paroles. En trois jours elle avait appris que le temps sur Grand Line était imprévisible, ainsi elle avait pu voir se succéder une tempête de grêle et un temps aussi sec que le désert. Elle ne se rappelait pas avoir eu autant de désagrément sur l'embarcation qui l'avait éloigné de Marie-Joie. Après cette leçon de pêche elle avait vu le mercenaire entretenir son épée. Elle le fixait tellement qu'il finit par engager la conversation :

_Tu as déjà utilisé une épée ?

_J'utilisais un sabre quand je faisais de l'escrime.

_Oh de l'escrime …

Il s'en alla dans la cabine et jeta aux pieds de Maïa un sabre. Il se plaça en garde. Ça faisait bien quatre ans qu'elle n'avait plus touché à une arme blanche, elle avait été contrainte d'arrêter l'escrime car pratiquer un sport de combat quand on est une femme était très mal vu par les citoyens de la ville Sainte.

Le mercenaire alla doucement pour commencer, et voyant la jeune femme à l'aise alla de plus en plus vite jusqu'à toucher de la pointe de son épée le creux de la poitrine de son adversaire. Elle, elle était épuisée. Mais une frénésie la gagnait peu à peu. Avait-elle toujours autant aimé croiser le sabre ? Oui sûrement, mais elle l'avait oublié peu à peu .

_Pas mal gamine, mais tu devrais plus te battre comme une guerrière plutôt qu'une princesse. Héhé.

_Apprenaient moi, à me battre comme une guerrière, demanda t -elle en abaissant son sabre.

Elle disait ça avec un léger sourire dessinait sur ses lèvres. Elle n'avait pas demandait ça pour devenir plus forte, ni pour pouvoir se protéger de quiconque mais plutôt parce que ça l'amusé. Mais sur le visage du mercenaire, un large sourire était apparu aussi. Il s'était dit pourquoi pas, pour dire la vérité il s'ennuyait sur ce bateau et la gamine était une bonne source de distraction.

Ils avaient pendant toute cette semaine de navigation, sur ce petit bateau, enchaîné combat sur combat. La dragon céleste s'était surprise à aimer leurs échanges. Le mercenaire ne la ménageait pas et le jour où il lui avait entaillé le bras son sourire était devenu encore plus large :

_C'est en affrontant la mort qu'on devient plus fort, avait-il dit. Il commençait à apprécier cette gamine. Un peu de compagnie de tant en tant ça ne faisait pas de mal. Et puis de toute façon il reprendrait ça petite vie tranquille d'assassin après qu'elle ait débarqué.

L'île estival était en vue. De nombreux cocotiers et palmiers jonchaient l'île. C'était ce qu'on pouvait appeler une île paradisiaque. La jeune femme aurait aimé rester plus longtemps avec cet homme … mais elle n'osait pas lui demander. Pour la première fois de sa vie elle respectait quelqu'un. Il était fort, même bien plus fort qu'elle ne pouvait l'imaginer et d'un certain côté il l'effrayait ce qui l'intriguait.

Le mercenaire demanda à la jeune femme d'attendre sur le pont du bateau, il s'enferma dans la cabine. Ses parents lui avait dit nombre de fois, qu'elle était trop curieuse, mais Maïa ne put s'empêcher de coller l'oreille à la porte. Elle pouvait deviner que Peter utilisait un den den muchi. Elle l'entendit dire à un certain Mister H que la mission allait débuter. Il raccrocha, elle s'éloigna loin de la porte et fit semblant de regarder l'île.

_Ce n'est pas bien d'écouter aux portes … Elle se mordit la lèvre, il était perspicace.

_Tu ne me poses aucunes questions ? Questionna t-il en s'appuyant dans le cadrant de la seule porte du petit navire.

_Vous y répondriez ? Dit-elle en se tournant vers lui et en croisant ses bras sous sa petite poitrine.

_Héhé, tu as raison, je ne te répondrai pas.

Ils débarquèrent dans le port. D'après le mercenaire, l'île de Anna était une petite île sans histoire, avec une base de la marine dans le village situé à l'ouest. Le mercenaire n'avait pas l'air préoccupé que des marines se trouvent sur l'île alors que sa tête était recherchée. D'ailleurs une question trotta dans la tête de la Sainte :

_Pourquoi votre tête est mise à prix ?

_Voyons voir … j'ai d'abord tué le roi d'une île de South Blue … ensuite l'ancien capitaine corsaire Helmut la jambe de bois et d'autres personnes sans véritables importance. Et pourquoi tu traînes toujours dans mes pattes ? On a débarqué .

_Un million de berry ça doit bien valoir deux voyages à bord de votre bateau. Elle lui fit le plus beau sourire qu'elle n'ai jamais donné mais le mercenaire resta de marbre.

_Le deal comptait pour un seul voyage .

_Bon j'ai compris, je pars. Merci pour les cours de pêche et d'escrime. J'espère qu'un jour on se reverra.

_Ouais, à la revoyure gamine. Ils se tournèrent le dos et partirent chacun de leur côté. Le mercenaire se dit qu'il trouvera le bateau bien terne quand il retournera au port.