Dans les précédents chapitres ... Après la mort de Madame Léa, Maïa embarque sur le bateau de Peter Kim, un mercenaire dont la prime s'éléve à 200 million de berry. Après lui avoir appris un peu l'art de l'escrime et la péche ils se séparent pour continuer chacun leur route.
Rappel personnages:
Maïa: 17 ans, dragon céleste, cheveux bouclés châtains, peau blanche légèrement bronzé, taille moyenne, visage fin, nez droit, yeux chocolats, petite poitrine
Peter Kim dit le mercenaire: prime: 200 millions de berry. Cheveux noir en catogan, barbe mal rasé, traits droits et rigide, 35 ans, long manteau noir, sabre à la taille et sac à dos déchiré dans le dos
Arc 1: La dragon céleste: un voyage inattendu.Quatrième vague.
« La seule liberté, c'est de choisir son destin. » De Claire de Lamirande.
Maïa déambula dans les rues ensoleillées. Elle se disait que maintenant, elle savait faire une chose : serveuse. Trouvons un job pensa t-elle. Elle s'ennuyait et elle devait faire vite pour gagner de l'argent. Ce n'était pas avec le peu qu'elle avait économisé qu'elle se trouverait un endroit confortable pour dormir. Heureusement que Léa lui avait un peu apprit la valeur de l'argent même si Maïa avait encore du mal. D'ailleurs elle se demandait ce que pouvait valoir 200 000 000 de berrys … c'était la prime du mercenaire. Il faudrait qu'elle face des comparaisons avec d'autres avis de recherche.
Après avoir regardé par ci par là et avoir essuyé deux refus, elle entra dans un restaurant à la façade sculpté de fleurs. A son plus grand plaisir elle fut directement engagée par Monsieur LaFourchette qui avait besoin d'une serveuse immédiatement. Il avait tourné autour d'elle, semblant analyser chaque partie de son corps.
Quand elle vit une tenue de soubrette, elle regretta de suite d'être rentrée dans l'établissement. Au moins les personnes fréquentant les lieux ne lui touchaient pas son postérieur royal ou ne l'insultait pas comme les brigands et saoulards de la taverne de Léo. Mais les clients se contentaient quand elle avait le dos tourné de la regarder d'un œil pervers.
Maïa se demandait si elle préférait les brigands et pirates qui fréquentaient la taverne ou ces hommes d'affaires qui l'a reluqué. La bêtise des hommes la fit souffler. Qu'ils soient nobles ou plébéiens ils se ressemblaient finalement tous. Une nouvelle fois elle pensa à Madame Léa. Dans la salle de restauration, elle observa les quelques femmes présentent. Elles étaient bien habillés avec de magnifiques bijoux. Maïa eu un sourire, si ces femmes savaient qu'elle était une dragon céleste, elles se prosterneraient toutes. Mais derrière cette pensée se cachait sûrement une pointe d'envie.
A Marie Joie elle disait peut-être qu'elle ne voulait plus de ces longues robes et de ces bijoux mais tout cela lui manquait un peu. Oui un tout petit peu … beaucoup en faite. Quelques jours s'enchaînèrent, personne avait à se plaindre de Maïa, elle parlait peu mais faisait du bon travail. En réalité, Maïa se taisait pour ne pas leur jeter à la figure tout ce qu'elle pensait d'eux. Elle avait loué une petite chambre d'hôtel près du restaurant.
_Ce soir a lieu une grande réception, vous porterez toutes cette tenue et je ne veux aucunes fautes de votre part.
La dite tenue se composait d'un corset blanc, d'une légère mini-jupe de la même couleur en dentelle, de talons noirs et de bas satinées jarretières. Nouveau soufflement de la part de la noble. Ça ne la gêné pas spécialement de porter ces tenues comment dire … plutôt vulgaire selon elle mais son cœur de dragon céleste en prenait un coup. Comme lui disait Madame Léa :
_C'est toi qui a choisi de partir et de cacher ton identité.
Elle seule était maîtresse de son destin. Elle enfila l'habit et commença son service. Toutes les personnes dans la salle étaient habillées en tenues de gala. Maïa se remémora les multiples soirées mondaines auxquelles elle était contrainte de participer presque tous les soirs. Il y avait seulement un an qu'elle avait trouvé un seul intérêt à participer à ces soirées : pouvoir danser toute la nuit. Virevolté au rythme de la musique était pratiquement la seule activité qui l'intéressait. Elle arrêta de penser à cela et continua de servir le champagne aux multiples invités. Elle remarqua quelques hommes habillés de noir qui étaient étrangers à la soirée . Sûrement des gardes du corps pensa t-elle. Elle arriva devant un homme qu'elle ne reconnu pas tout de suite. Cet homme, élégamment vêtu, intima le silence à la jeune fille quand elle le reconnu en mettant son index sur sa bouche. Il fit un signe de l'œil à Maïa lui montrant un des balcons. Elle y rejoignit l'homme cinq minutes après.
_Que faites-vous ici Monsieur Kim ?
_Héhé, tu pourrais me dire bonsoir dans un premier temps, puis après me demander comment ça va …
_Bonsoir, vous allez bien ? Vous faites quoi ici ?
_Bonsoir oui je vais bien et toi ? On dirait que oui. Jolie la tenue.
_Vous n'avez pas répondu à ma question.
_Quelle impatience … Je suis venu pour … tuer quelqu'un héhé.
_Ne dites pas ça avec autant de légèreté.
_Depuis quand tu te permets de me parler de cette manière ?
La jeune femme se tut et ravala sa salive en détournant ces yeux du regard de Peter Kim. Elle ne voyait pas de bon augure la présence du mercenaire. Après l'avoir salué elle retourna à son job. Elle garda un œil quand même sur lui. Il n'allait quand même pas tuer quelqu'un, ici, ce soir … ça ne se faisait pas ici ...
D'un geste rapide le mercenaire alla attraper un sabre se trouvant accroché à un mur et aussi rapidement qu'il était venu il alla jusqu'au fond de la salle et embrocha un homme d'une cinquantaine d'années. Les cris fusèrent dans la salle.
Maïa vit une vingtaine d'hommes habillés de noir foncer vers le mercenaire. Sans réellement réfléchir aux conséquences de ces actes, elle brisa une vitrine où se trouvait un autre sabre et le prit. Tout s'enchaîna incroyablement vite. Elle se plaça aux côtés du mercenaire et trancha tout ceux qui venaient à sa rencontre. Le mercenaire eut un sourire carnassier. Pourquoi cette gamine venait l'aider ? En plus il aurait pu se charger largement facilement des quelques gardes, quelle petite imbécile.
_Pourquoi viens-tu combattre à mes côtés ?
_J'ai sûrement été prise de pitié pour vous.
Le sourire du mercenaire devenait de plus en plus large. Une fois tous les gardes vaincus ils quittèrent les lieux en vitesse, les marines n'allaient pas tarder à arriver. Ils se précipitèrent vers le port et entendirent les pas pressés mais ordonnés des marines. Ils larguèrent les amarrent. Maïa passa une main sur son front pour en enlever la sueur et surtout par soulagement. Le mercenaire se tourna vers elle, comme-ci il réalisait soudainement sa présence.
_Tu fiches quoi ici ?
_Je vous ai aidé donc je viens avec vous. Maïa posa ses mains sur ces hanches.
_Descend de ce bateau et repart à la nage vers l'île.
_Quel goujat, vous ne me remerciez même pas …
_Pourquoi je devrais le faire ? Je ne t'ai rien demandé, en plus j'avais pas besoin de ton aide.
_Devenons partenaire.
_Hein ?! Allez dégage, j'ai pas besoin de partenaire.
Elle fit une moue boudeuse et des yeux larmoyant. Le mercenaire était un dur, un homme viril qui n'a de pitié pour personne mais au fond de lui, tout au fond il adorait tout ce qui était mignon. Cette gamine lui rappelait … le petit nounours avec lequel il jouait étant enfant. (ok ok là vous vous dites que l'auteur a pété un câble mais tout homme à son point faible .)
_Nous ne sommes pas partenaire, va me faire à manger.
La jeune femme reprit contenance le remercia d'un simple « merci » et alla dans la cabine. Elle lâcha alors un petit Yeh ! , trop heureuse qu'elle n'ait pas eu à se jeter à ces pieds pour qu'elle reste avec lui.
Ils reprirent leurs petits entraînements quotidiens car il disait qu'il ne voulait pas d'une faiblarde à bord. Le sabre qu'elle avait « emprunté » au restaurant était une belle lame d'une bonne centaine de centimètre assez légère et ornée d'une ficelle noir. Le mercenaire lui avait conseillé de pratiquer la musculation car elle avait vraiment un problème de puissance.
La jeune femme dans la précipitation, n'avait pas pu passer à l'hôtel prendre son baluchon, une chance qu'elle est gardé sur elle tous ces bijoux et ses économies. Mais elle avait dû garder sa tenu de soubrette, heureusement qu'en suppliant le mercenaire celui-ci lui avait « prêté » un de ces manteaux. Elle aurait intérêt de lui rendre. Ils arrivèrent sur l'île de Sao où Monsieur H attendait le mercenaire pour le payer. Une caution avait déjà était donnée . Pendant ce transfère, Maïa avait été mise à l'écart ce qui l'avait beaucoup déplu. Elle parcourait les rues et décida d'aller s'acheter quelques vêtements, chose qu'elle n'avait pas fait pendant des mois. Quand elle sorti du magasin sa nouvelle robe de dentelles beige vola au vent. Elle retrouva le mercenaire au bout d'une rue. Il tenait un eternal pose dans sa main marqué « Île de Jade ».
_Nous avons une nouvelle mission ?
_Tu veux dire que J'AI une nouvelle mission.
_Je voyage avec vous donc c'est NOTRE mission. Le mercenaire souffla, elle était plutôt du genre têtue. Ils allèrent se ravitailler pour le voyage, ils repartirent dans la journée.
Maïa était entrain de couper un concombre quand il y eu une violente secousse qui la projeta contre la table qui trônait dans la cabine. Elle eut juste le temps d'ouvrir les yeux et de voir le couteau, qui un peu plus tôt se trouver dans sa main, voler droit vers son œil droit. Une chance qu'elle eu le réflexe de s'écarter en roulant sur le côté. Elle déboula sur le pont et vit la gueule énorme d'un roi des mers au-dessus de sa tête . Elle ne vit pas le mercenaire puis deux seconde après une gerbe de sang provenant du crâne de l'animal vînt entacher le pont et donc la jeune femme. Le monstre marin s'effondra dans l'océan et le mercenaire ressortit de la carcasse.
_Héhé, ce soir ça sera monstre marin au dîner.
L'odeur de sang emplit les narines de la jeune femme qui mit sa main devant sa bouche. Elle se précipita dans la douche pour se rincer. Quand elle sorti de la salle de bain, Peter était assis, la tête sur ces mains et riait.
_Alors, toujours partante pour voyager avec moi ?
_Bien sûr.
Il souffla intérieurement, il l'avait accepté mais pour lui une jeune fille n'avait vraiment pas sa place ici. En plus on disait que ça porté malheur … bien sûr il n'y croyait pas mais ça lui faisait un argument pour faire dégager cette fille de son bateau. Elle combattait plutôt bien, il se fit la réflexion que c'était sûrement grâce à lui, et elle se rendait utile sur la petite embarcation. Il souffla encore une fois, elle avait dit devenir sa partenaire … Il rit intérieurement, comme ci cette gamine pouvait devenir mercenaire ou plutôt un assassin. Lui, il avait quinze années d'expérience derrière lui. A seize ans il avait fait d'abord ces preuves en tant que garde dans l'armée du royaume où il était né. Puis après il avait décidé de partir de cette institution et de travailler en solo. Il avait parcouru South Blue puis le première partie de la route de tous les périls. Il la regarda entrain d'éplucher les tomates, quelle petite capricieuse se dit-il … A seize ans elle savait embobiner les personnes et obtenir ce qu'elle voulait … Un peu comme lui à son âge . Il avait trente-cinq ans et s'étonner toujours des rencontres qu'il faisait.
Ils arrivèrent sur l'île de Jade. Cette île était aride et on pouvait voir une immense dune de sable qui était au milieu de l'île. Le vent qui soufflait dessus propulsé le sable vers la mer et sur quelques habitations. Maïa pris une écharpe blanche qu'elle avait acheté pour se camoufler du sable.
_Vous savez où est l'homme que l'on cherche ?
_Sur cette île.
_Et à par ça ?
_Je ne sais rien d'autre. Soit utile, ouvre les yeux et écoute chaque discussion, chaque murmure.
_Si vous voulez, mais on cherche qui ?
_ JE cherche un homme dont le surnom est Koma . ( veut dire poney en japonais).
_Poney ? En plus c'est un prénom de femme …
_ Ce n'est pas de ma faute si il a un surnom bizarre, c'est un homme qui fait du trafique d'arme.
Maïa marcha aux côtés du mercenaire. Elle semblait bien petite à côté de lui. Il faut dire qu'il était plutôt grand, dans les un mètre quatre vingt dix. Ils allèrent là où les sources d'informations étaient les plus importantes : une taverne. Maïa commençait vraiment à en avoir marre de fréquenter ces endroits. Autant elle avait adoré y travailler pendant un temps mais maintenant ça devenait pénible d'y mettre les pieds. Ils s'assirent au bar.
_Je te préviens je ne te paye rien … Tu veux une grenadine ?
_Tavernier, un verre de rhum .
Elle fusilla du regard le mercenaire qui se mit à rire. En vérité elle n'avait jamais bu d'alcool, à part quelques fois de l'alcool de riz pendant des dînées. Elle déposa ces lèvres sur le petit verre et avala un peu du liquide. Elle se stoppa un peu, elle ne pensait pas que c'était aussi fort. Mais elle pensa au regard du mercenaire sur elle et fit comme ci tout allait bien. Elle entendit non loin d'elle une discussion qui se voulait être à voix basse.
_Écoute, on va chercher ces fusils à pompes là où Koma nous a dit et on se casse !
_Ouais mais moi je te dis que je le sens pas ce type …
_Reste ici si tu veux mais moi je pars …
Maïa regarda le mercenaire, celui ci lui murmura de rester dans la taverne. Il partit discrètement suivre l'homme qui venait de partir. Maïa sourit et murmura pour elle-même :
_Il suffit que vous me disiez de ne pas vous suivre pour que je fasse le contraire...
La noble avala cul sec le contenu de son verre et tout en discrétion suivit le mercenaire qui lui même suivait l'acheteur de fusil. Elle n'avait aucunes armes sur elle mais elle ne pensait pas qu'elle en ait besoin, vu qu'elle ne participerait sûrement pas à cet escarmouche. Ils entrèrent dans le désert, en dehors des habitations.
Maïa pensa qu'elle aurait dû louer un chameau comme dans ce royaume sur la première moitié de la route de tous les périls, Alabasta. Elle avait pu y aller accompagner de ses parents lors d'une visite officiel au roi de la famille Nefertiti. Sa fille était un peu plus jeune qu'elle et l'avait insupporté. Aujourd'hui elle se rendait compte que c'était de la pur jalousie envers la princesse Vivi. Mais elle ressentait toujours un peu d'animosité envers cette famille. Ils se prenaient pour qui ? Ils n'avaient pas accepté il y a de cela 800 ans de venir habiter à Marie Joie avec eux les dragons célestes. Elle se concentra de nouveau sur ceux qu'elle suivait mais elle commençait à avoir un peu le tournis, la chaleur plus l'alcool ça fait jamais bon ménage.
L'acheteur disparu soudainement puis le mercenaire aussi. Elle se rapprocha là où ils se tenaient et vit plusieurs rochers qui formaient une petite entrée. Elle pénétra dans ce qui ressemblait à une grotte souterraine. Elle vit une porte entrouverte . Lorsqu'elle jeta un œil au couloir qui s'y trouvait derrière, elle vit un homme décapité.
_Monsieur Kim … Elle longea le couloir et arriva vers une lumière aveuglante par rapport au couloir sombre. Quand elle fut habituée à la lumière elle se précipita derrière une des nombreuses caisses qui traînaient dans le coin.
_Incroyable … souffla t-elle.
Un énorme port souterrain se tenait devant elle. Quelques bateaux étaient amarrés, et des hommes les chargés. Le plafond de marbre était soutenu par d'immenses colonnes de jade. Cet endroit avait dû être autrefois un palais. Sur plusieurs bateaux, il y avait des jolly rogers de dessinés, et parfois l'effigie d'armées rebelles. Et il y avait aussi ce jolly roger sur quelques caisses qui était une tête ronde souriante barrée d'un trait en diagonal.
Alors qu'elle admirait l'infrastructure une main vînt se plaquer sur sa bouche.
