Dans les chapitres précédents ... Peter Kim le mercenaire après avoir été pendant un an le mentor de Maïa l'abandonne. La mercenaire dotée d'une prime de 100 millions de berry continue son chemin sans lui, seule face au monde. Sa première mission en solo a été une réussite, mais elle lui coûte chère. Blessée, désorganisée, elle fait face à quelques ennuis ...
Arc 2 : La dragon céleste : histoire d'un aller et d'un retour.
Huitième vague.
« L'on fait plus souvent des trahisons par faiblesse que par un dessein forcé de trahir. » de François de La Rochefoucauld.
_Et merde …
Une cinquantaine de brigands l'entouraient, elle pivota la tête pour juger le nombre de ces adversaires. Elle descendit rapidement du cheval qui d'ailleurs s'enfuit au galop, la laissant livrée à elle-même. Le vent glaciale de l'île balaya la neige au sol et fit tournoyer les flocons dans un ballet qui aveugla presque la mercenaire. Les hommes se mirent à l'attaquer tous en même tant. Elle put en trancher quelques uns, elle commença à penser « pleurs de l'ange » mais n'eut pas le temps de commencer sa technique. Ils étaient tellement nombreux qu'elle ne vit pas celui qui s'était glissé derrière elle, et lui cogna le derrière de la tête avec une sorte de batte, ce qui l'assomma sur place. Elle s'écroula sur le sol enneigé. Un homme la balança sur son épaule et ils commencèrent à entrer dans une grotte cachée par un buisson.
Maïa se réveilla, une horrible migraine lui fit froncer les sourcils. Elle se redressa difficilement contre la paroi froide et rocheuse derrière elle. Ces mains étaient attachées derrière son dos, ses pieds eux étaient libres. Une fois habituée à l'obscurité qui régnait, elle put distinguer des barreaux dressaient devant elle. Une porte se trouvait au bout d'un couloir à gauche, d'où elle pouvait voir une petite lueur s'échapper au bas de celle-ci. Autour d'elle, d'autres cellules étaient plongées dans la pénombre. Elle devait se concentre, il fallait qu'elle trouve un moyen de sortir d'ici. C'était sa première mission et ça tournait déjà au vinaigre. Elle se maudit, elle avait commis trop d'erreur. D'abord elle ne s'était pas renseignée sur la personne dont on l'avait chargé d'éliminer. Ensuite elle s'était précipitée, n'évaluant pas les risques encourut, ne cherchant pas de deuxième plan. Et puis elle n'avait pas été assez discrète.
La jeune femme essaya de bouger les barreaux, d'enlever les chaînes à ces poignets. C'était peine perdu, comme ci ils allaient lui laisser une chance de s'échapper ... Elle n'aimait vraiment pas ça, ne pas être libre. La pensée que les esclaves qui avaient été à son service en portées tout le temps lui traversa l'esprit. Ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas pensé à eux. Madame Léa, il fut un temps où elle en portait aussi.
_Ce n'est pas le moment de penser à ces misérables …, murmura t-elle. Elle se demandait pourquoi ces premières pensées se tournait vers eux. Elle devait être bizarre.
Une porte s'ouvrit dans un petit grincement et un homme grassouillet apparut. La lumière aveugla un peu la noble, ce qui la déstabilisa dans un premier temps. En tournant la tête pour échapper aux rayons qui faisaient souffrir ses yeux, Maïa aperçut une autre personne dans la cage à côté d'elle. Il était allongé au sol et semblait inerte. L'homme se plaça devant elle.
_Pourquoi vous m'avez attaqué et capturé ?! questionna t-elle alors que l'homme était en face de sa cellule.
_Hihihi, et bien tu avais une petite somme d'argent sur toi pas négligeable et en plus ta tête vaut 100 000 000 de berrys. On va te livrer à la marine, dit fier de lui l'homme dans un petit rire agaçant.
Sa petite vie pénarde à tuer était entrain de s'effondrer. Elle savait que une fois aux mains de la marine elle pourrait se défendre d'être une dragon céleste et donc éviter d'atterrir à Impel Down. Mais elle ne voulait pas retourner à Marie Joie où ces parents seraient sûrement fou de colère. Son rythme cardiaque s'accéléra brutalement. La pensée de retourner à Marie Joie finalement la terrorisait tant que ça ? Elle vit l'homme repartir et l'obscurité reprit le dessus sur l'endroit où elle était prisonnière.
Badoum Badoum. Il fallait qu'elle sorte. Elle expira et inspira lentement pour reprendre ces esprits. Elle commençait à avoir sérieusement froid. Ils lui avaient enlevé son manteau et la pièce humide n'arrangeait pas cette sensation. Elle essaya de frictionner ces jambes qui s'engourdissaient. Elle pensa au mercenaire. Elle aurait voulu avoir sa lettre sur elle pour encore une fois la relire. Mais malheureusement, les brigands lui avaient tout pris, son baluchon, son odachi. Elle relut mentalement la lettre. Le mercenaire avait marqué :n'oublie pas que tu es une femme parmi ce monde de criminel qui est pratiquement constitué que d'hommes. D'ailleurs je t'ai dit de faire disparaître ta féminité mais n'oublie pas que être une femme peut être une arme redoutable. Elle se répéta cette phrase longuement dans sa tête. Un large sourire apparut soudainement sur ces lèvres.
(* ce qui va suivre a été testé par l'auteur, c 'est à dire moi même, et qui est une chose tout à fait faisable, je parle des mouvements des bras.)
Elle mis sa tête en arrière et fit en sorte que ces mains puissent détacher l'élastique qui attachait son chignon. Ses longs cheveux tombèrent en cascade dans son dos. Elle secoua sa tête pour qu'ils prennent une forme moins désordonné. Dommage qu'elle n'ait pas de miroir pour voir le résultat. Elle attrapa avec ces dents le gros pull qu'elle portait et tira de toutes ces forces sur l'épais tissus au niveau de la poitrine. Une fois la coupe qu'elle voulu obtenu faite elle se reposa contre la parois rocheuse. Maintenant on pouvait voir une majeur partie du haut de sa poitrine. Ta féminité peut être une arme. Elle avait pu constater à de nombreuses reprises que lorsqu'on offrait à ces brigands une jeune femme sur un plateau d'argent, ils devenaient tout à coup des êtres encore plus primitifs et parfois faibles. Elle allait en attirer un et puis elle l'aguicherait, ensuite lorsqu'il serait proche d'elle elle le massacrerait puis elle se délivrerait. Elle riait intérieurement. Désormais elle sentait qu'elle avait un atout redoutable dans sa manche. Elle se jura que une fois sortit de cet endroit, elle prendrait plus soin d'elle. Ils allaient voir tous, et surtout Peter qu'elle pouvait se débrouiller seule.
Au bout de quelques heures la porte s'ouvrit sur un homme portant deux plateaux. Il était plutôt petit et maigrichon mais avait un visage balafré avec des petits yeux espiègles. Une fois sa cellule ouverte, Maïa commença sa mission séduction. Elle s'assit droitement et donna à l'expression de son visage un air un peu boudeur.
_J'ai un peu froid … susurra t-elle. Elle se sentit ridicule et se demanda si finalement c'était une si bonne idée.
_Et bah t'as qu'à bouger pour te réchauffer ! Lui cria l'homme.
_Hum, je préférerai le corps d'un homme contre le mien, lui suggéra-elle avec un clin d'œil.
Elle s'écœurait d'avoir dit ça. L'homme avait l'air de réagir, il regarda vers la porte où il était entré si personne venait. Un immense sourire malsain orna son visage. Est-ce qu'il était idiot à ce point pour croire qu'une femme s'offrirait comme ça à lui ? Il se précipita sur la jeune femme en laissant tomber son pantalon. Il se mit à genoux devant Maïa, il était prêt à poser ces mains sur elle, mais elle fut plus rapide. Elle leva ses jambes, colla ces pieds contre la gorge de l'homme, les serra et dans un mouvement de rotation, un bruit de craquement d'os se fit entendre. L'homme s'écroula, les yeux grands ouverts et du sang mélangé à de la bave sortit de sa bouche. Fière d'elle, Maïa pris le trousseau de clé à la ceinture de l'homme. Au bout de cinq minutes d'énervement à chercher la serrure derrière son dos, ces poignets furent délivrer. Un soulagement s''empara d'elle. Mais le plus dur resté à faire, elle ne savait même pas où elle était. Elle se sentit observée et tourna vivement la tête vers la cellule qui était à côté de la sienne. Un homme de au moins 24 ans si trouvait, la regardant avec des yeux ronds.
_T'es qui ? Questionna t-elle.
_Chad, répondit son interlocuteur.
_Et tu fais quoi ici ?
_Je faisais parti de ces bandits mais … je les ai trahit …. donc ils m'ont enfermé.
Maïa se tourna, pris le sabre à la ceinture de l'homme à terre, mangea rapidement le pain et bu l'eau qu'il avait emporté et se dirigea vers la porte.
_Eh ! Tu me libères pas ? Interrogea Chad en se rapprochant de la porte de sa cage.
_Pourquoi je le ferai ? Tu es l'un des leurs. Bye.
Maïa lui fit un petit signe de la main et tourna la tête.
_Attend ! Je connais cet endroit pas cœur ! Je peux te guider !
Maïa pesa le pour et le contre. Elle se décida à le libérer. Il la remercia et lui demanda de le suivre. Plus vite elle serait sortit, mieux ça serait. Elle ne voulait pas tourner en rond dans ce lieu. L'homme faisait deux têtes de plus qu'elle, un peu mince, un peu musclé, les cheveux rasés. Si elle devait le combattre, elle ne saurait pas la finalité du combat. Il ne paraissait pas particulièrement fort mais il fallait qu'elle évalue chaque possibilité. Pas se faire avoir deux fois de suite.
Les deux anciens prisonniers montèrent des escaliers, longèrent des couloirs creusés à même la roche. Maïa avait demandé au dénommé Chad de l'emmener là où devait se trouver ces effets personnels. Ils se plaquèrent immédiatement contre l'un des murs rocheux, quelques hommes passèrent dans le couloir adjacent. Maïa souffla de soulagement. Chad lui avait expliqué qu'ils étaient à peu près soixante dix brigands et que cette cachette se trouvait dans la montagne. Ils arrivèrent devant une porte fermé à clé.
_C'est la salle des trésors ... l'informa le jeune homme.
Maïa se doutait bien que la clé se trouvait sûrement avec le chef des bandits. Elle mit la pointe du sabre qu'elle avait pris dans la serrure. Elle tourna rageusement la lame dedans et au bout de quelques minutes la porte céda. Maïa sourit de satisfaction, elle pénétra dans la pièce suivit de son compagnon de fortune. Elle jeta un coup d'œil rapide et aperçu ce qu'elle cherchait. Une bourse au tissu noir contenant ces économies et une autre plus petite contenant ces bagues. Et puis balançait dans le tas, son odachi. En fulminant elle le prit. Maintenant il lui manquait plus qu'un manteau. Tant pis pour son baluchon, elle doutait qu'elle puisse le trouver et en plus c'était une perte de temps. L'idée de piquer quelques trésors dans la pièce ne lui traversa pas l'esprit et ils firent alors route vers la sortie. Ils entendirent des pas de courses, ils se mirent eux aussi à courir, ils avaient donc finalement découvert qu'ils s'étaient enfuit. Ils furent rapidement encerclés.
Maïa était prête à foncer dans le tas quand un pistolet vînt appuyer sur sa tempe.
_C'est bon boss! Je la tiens, déclara le traître en appuyant d'avantage sur la tempe et en resserrant la prise qu'il avait sur sa proie.
_Oh bien joué Chad, mais pourquoi ce revirement de situation ? Répondit le ''boss''.
_Je veux que vous me pardonniez pour avoir tué Robert.
_Je vois. Tu es pardonné. Laisse nous nous occuper de la fille. Gate, attache les mains de la demoiselle. Le maître des lieux souriait à pleine dent, satisfait.
Maïa roula des yeux. Quelle imbécile encore une fois. Tous les pistolets étaient braqués sur elle. Une des menottes fut mise, Chad s'avança vers le boss. Un bruit de balle surprit tout le monde. Chad regarda au niveau de son ventre et toucha la plaie. Du sang imprégna sa main .
_Pourquoi ?, réussit-il à articuler avant de s'écrouler. Pendant les quelques secondes qui s'étaient produites, Maïa avait repris son odachi, créa une lame de vent et élimina le plus d'ennemi possible. La rage pouvait se lire dans ses yeux, ce connard de Chad l'avait bien dupé ! Mais d'un côté qu'il se fasse tuer avait été une bonne diversion. Elle se trouva fasse au colosse qu'était le boss des bandits. L'homme rigola :
_Haha, tant pis, je leur donnerai ton corps. Rappelle toi seulement que c'est Bobby la ristourne qui t'a tué.
Il fonça sur la mercenaire, il donna plusieurs coups de poings qui tombèrent dans le vide. La mercenaire réussit à taillader l'homme au bras, mais rien qui puisse l'affaiblir. En plus de gérer Bobby elle devait repousser les autres brigands. Elle n'avait aucune échappatoire, il lui fallait éliminer tous ces ennemis. Alors qu'elle paraît un des hommes, un des puissants coup de poings du boss la projeta contre l'une des parois rocheuses. Son souffle se coupa et elle atterrit lourdement au sol. Le temps qu'elle reprenne ces esprits, Bobby s'approcha et lui écrasa le bras, là où sa blessure qu'elle s'était faite lors de sa première rencontre avec les brigands était . Elle poussa un hurlement qui déchira l'atmosphère lugubre et froid des lieux. Bobby avait un sourire carnassier sur le visage et appuya d'avantage sur le bras de la jeune femme. Il fallait qu'elle se concentre sur autre chose, ne plus penser à cette douleur. Elle n'arrivait pas à soulever son odachi avec sa main libre. Pleine de rage elle mordit férocement la jambe de son tortionnaire. Celui-ci, surprit, cria et enleva sa jambe. Maïa en profita pour se relever et même si son bras était presque inanimé souleva le cri de l'ange et l'abaissa violemment sur le boss. La lame coupa en diagonal l'homme corpulent. Les quelques hommes encore debout déguerpirent. Elle baissa les yeux vers ce qui restait de Bobby. Un sourire en coin apparu sur ses lèvres roses :
_Rappelle toi que c'est Maya la mercenaire qui t'a tué.
