Neuvième vague.
« La beauté du ciel est dans les étoiles, la beauté des femmes est dans leur chevelure. » Proverbe italien
_Rappelle toi que c'est Maïa la mercenaire qui t'a tué.
Maïa dépouilla un des hommes à terre de son manteau. Elle s'aida du mur humide pour pouvoir parcourir les quelques mètres qui la séparait de la sortie. Une fois sortit, elle vit que le soleil était à son zénith, ce qui montrait qu'il devait être dans les midis. La chaleur que procurait le soleil la fit légèrement sourire. Elle se mit à l'abri d'un rocher et reprit son souffle. Elle regarda son bras ensanglanté, elle faillit vomir quand elle le vit. Elle détourna le regard. Elle s'en était sortit. Toute seule. Elle les avait tous tués, ces misérables. Mais maintenant, qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire ? Elle ne se sentait pas capable de marcher. Une légère peur l'envahit et lui donnait mal au ventre. Un craquement de branche l'alerta. Elle fut soulager quand elle vit Ilo, le cheval des neiges apparaître. Il s'avança vers elle. Maïa le transperça de son regard, à bout de nerf .
_Espèce de froussard ! T'as déguerpit dés que tu as pu ! lui cria la mercenaire, puis plus calmement elle reprit :
_C'est peut-être d'ailleurs ce que j'aurai dû faire...
Le cheval contre tout attente, se baissa à côté de la jeune femme. Elle leva un sourcil, puis le cheval balança sa tête en arrière pour désigner son dos. Maïa comprit qu'il lui proposait de monter. Elle aurait aimé refuser cette proposition, mais il ne fallait pas qu'elle fasse sa difficile, sinon, d'ici deux heures elle serait sûrement morte de froid. Elle se hissa avec difficulté sur le dos de l'animal. Elle s'agrippa à la crinière du cheval qui se mit à se relever puis trotter dans la vallée enneigée. Ne tenant plus, Maïa s'endormit sur le pelage chaud de l'animal.
La mercenaire ouvrit les yeux quand des bruits de pas et de discussions se firent entendre. Elle se redressa vivement et constata que le village se dressait devant elle . Elle ferma son manteau pour que l'état lamentable de son corps et de ses habits passent inaperçu. Elle rendit le cheval et déambula dans la rue. Elle avait mal, très mal mais il fallait qu'elle supporte la douleur. Elle alla dans une pharmacie, dans un magasin de vêtement puis vers l'hôtel le plus proche. Elle monta difficilement les étages puis lorsqu'elle referma la porte de sa chambre, elle souffla de soulagement. Elle se déshabilla jusqu'à la salle de bain, laissant ses habits éparpillés dans la pièce comprenant un grand lit. Elle évita soigneusement de ne pas se regarder dans le miroir de la petite salle de bain. Elle laissa l'eau chaude de la douche parcourir son corps recouvert de bleu et de sang. Une fois le plus gros de la saleté enlevé elle entra dans le bain chaud. Tous ces muscles se détendirent, elle goûtait à une joie immense d'être libre et saine et sauve. Dans cette joie contenue, elle versa même quelques larmes. Elle resta dans l'eau jusqu'à ce que sa peau en soit gorgée et devienne toute molle. Elle dû si prendre à plusieurs fois pour pouvoir se redresser et ne pas glisser dans la baignoire. Elle se sécha lentement, quelques tâches de sang vinrent entacher encore plus le sol ainsi que la serviette de bain. Elle imbiba plusieurs cotons de désinfectant. Après avoir installé un mouchoir dans son bouche, elle commença la douloureuse action. Cette fois si des larmes de douleurs vinrent couler sur ces joues. Le liquide brûlait ses blessures béantes. N'y pouvant plus, et dans un geste presque désespéré, elle se versa le liquide sur tous ces membres endolorie. Elle s'allongea à même le sol. Quand elle enleva le mouchoir de sa bouche, sa respiration se fit plus pressée.
Maïa pris les colliers qu'elle avait détaché de son cou pour les placer devant ces yeux. Le pendentif qu'elle avait gardé pendant tout son périple jusqu'à aujourd'hui était intacte. C'était sûrement la seule preuve qu'elle faisait partit des nobles mondiaux. Mais personne à part les dragons célestes savaient leur existence. On le lui avait mis au cou dès qu'elle était né. La longue chaîne d'argent maintenait un pendentif fait du même matériaux qui était en faite un petit ovale légèrement bombé. Des yeux experts auraient pu voir un dragon bombant la poitrine, légèrement gravé dessus. Elle regarda ensuite le lys qui pendait au bout de l'autre collier.
_Madame Léa … dans quoi me suis-je engouffrée ? , murmura t-elle. Le pire selon elle, c'était qu'elle ne regrettait absolument pas ces choix. Elle sentit ces yeux devenir de plus en plus lourd, elle s'endormit au milieu de la petite salle de bain.
Maïa se réveilla en sursaut lorsque quelqu'un vînt frapper à la porte de sa chambre. Elle prit rapidement le peignoir de l'hôtel et alla ouvrir. L'homme en costume eut un air surpris devant la jeune femme, mais il s'inclina et lui montra le petit plateau où était installé un petit déjeuné. Maïa le remercia, pris le plateau et referma la porte. C'est en passant devant le miroir accroché à une des portes de l'armoire qu'elle vit pourquoi le serveur avait été choqué. Elle sourit devant son air pitoyable. Elle avait quelques coupures sur le visage, ces cheveux en séchant s'étaient collés à sa peau et surtout elle avait un filet de morve dégoulinant de sa narine droite. Elle reprit une douche, pansa ces plaies et mangea son petit déjeuner. Elle prit le jean noir et l'épais pull marron qu'elle avait acheté et les enfila. Vous savez cette petite inspection qu'on fait chaque matin en tournant sur soi-même plusieurs fois devant le miroir pour voir si rien ne cloche ? Et bien c'est ce que fit Maïa pendant une demi-heure. Paraître plus femme mais dangereuse était son but premier maintenant. C'était pas gagné pour l'instant avec tous ces bandages sur le corps. Elle paraissait dangereuse, oui, mais pour elle-même. Elle décida de remettre « ce renouveau » comme elle le disait à plus tard. Il lui fallait d'abord quitter l'île hivernale.
C'est avec l'aide du bateau de marchandise sur lequel elle avait embarqué quelques jours auparavant, qu'elle rejoignit de nouveau l'île où se trouvait son client. Une fois à terre, c'est à l'aide d'un escargotcabine qu'elle contacta son client. Après avoir récupéré son argent, elle sentit une joie immense l'emplir. Elle allait aujourd'hui faire une chose qu'elle faisait toujours à Marie Joie et qui occupait tout son temps : s'occuper de sa petite personne. Elle avait une somme de berrys coquette dans son sac et elle comptait bien en profiter. Elle se demandait bien ce qui lui était arrivé depuis qu'elle était parti de Marie Joie pour se laisser tant aller. D'abord les pirates qui étaient dans la taverne de Léo, puis les pirates dans les nombreux lieux qu'elle devait fréquenter pour son travail … en gros elle en avait conclu que c'était à cause de ces maudits pirates pervers qu'elle avait perdu une parti de sa féminité . Mais maintenant qu'elle savait que c'était un atout non négligeable, elle comptait bien en profiter. Mais elle ne pouvait pas non plus acheter tout et n'importe quoi étant donné que son petit baluchon ne pouvait pas contenir mille et une tenue. Elle se contenta donc, sans une joie profonde, d'acheter que quelques vêtements.
Maïa profita de l'absence de mission pour guérir de ces blessures dans un petit hôtel sans histoire. Son teint maintenant paraissait plus reposé. Elle lisait un livre nommé Les ruines de l'Île de Kuraigana quand elle s'aperçut que quelque chose d'étrange se passait. Pas un oiseau gazouillait, pas un battement d'aile de mouche se faisait sentir, pas un seul enfant riait ou pleurait à l'extérieur.
À ce moment, elle crût que le monde s'était éteint. Elle s'approcha d'un pas léger vers la fenêtre, elle regarda à travers et baissa la tête pour voir si il y avait des personnes dans la ruelle. Elle vit une ombre s'avancer vers une échoppe. Les passants étaient comme figés et baissés légèrement la tête, Maïa attendait de voir ce qui pouvait bien se passer pour que tout le monde soit dans un tel état.
L'ombre s'avança de plus en plus jusqu'à ce qu'elle puisse le voir. L'homme aux yeux de la jeune femme était immense, et la longue épée qu'il portait dans son dos devait sûrement amplifier ce trait physique. Elle le vit déambuler dans la rue avec grâce . Les habitants se tenant à une bonne distance de lui, une aura étrange l'entourait, pas la même que celle du mercenaire. Celle-ci était glacial, malgré l'air presque estival, Maïa commençait à avoir froid. Alors qu'il se trouvait dehors en contre bas. Puis l'homme leva la tête vers elle. Le sang de Maïa se glaça. Son échine frissonna, elle était tétanisée. Les yeux jaunes perçants comme un aigle de cet homme la traversa comme une lame. Il détourna les yeux d'elle, mais cela n'empêcha pas la jeune femme de rester statufiée. Elle ne sut combien de temps elle resta dans cette stupeur mais la seule chose qui l'en sorti fut un cri qui déchira l'île entière. Elle entendit quelques cris : « Il l'a tué ! Il a tué Pablo l'artiste dont la tête valait 120 millions de berrys ! » à ces mots Maïa se re-tétanisa, ces yeux … elle les avait déjà vu en quelque part … Elle se souvînt des anciens avis de recherche des capitaines corsaires. Cet homme c'était Dracule Mihwalk.
Les capitaines corsaires qui étaient à la botte du gouvernement … c'était sûrement pour ça qu'il avait tué ce pirate. Elle aussi était recherchée. Elle s'écarta de la fenêtre et se plaqua en dessous. Elle avait du mal à avaler sa salive. Si cet homme la trouvait … même si elle ne lui avait rien fait … il n'hésiterait sûrement pas à la tuer. Mais il l'avait clairement regarder quelques minutes plus tôt. À quatre patte elle alla prêt de son lit et récupéra le cri de l'ange . Si il venait elle serait prête … même si elle n'avait aucune chance. Des heures et des heures passèrent. Les bruits de la ville et le chant des oiseaux reprirent petit à petit. Mais Maïa resta là, sans bouger pendant toute une journée. Elle n'avait même pas osé ouvrir la porte au serveur qui venait lui emmener son dîner.
Maïa avait continuellement les yeux du corsaire braquait sur elle. Elle réfléchissait à sans donner mal à la tête. La peur. Elle n'avait jamais ressentit cette émotion aussi fortement que aujourd'hui. Elle se concentra sur l'épilation de ces jambes pour l'oublier. Jusque là ça semblait plutôt efficace, jusqu'à ce qu'il ne reste plus un seul poil.
La jeune femme pris son baluchon et son sabre et partit de l'auberge. Elle n'allait tout de même pas rester ici éternellement. Elle se promena sur le port, en quête d'une destination. Elle vit une embarcation qui chargeait des marchandises, et des personnes qui étaient à proximité avaient l'air étrangère à l'équipage. Qui ne tente rien n'a rien …
_Où allez-vous ? Demanda t-elle à un des voyageurs.
_Sur l'île de Balqui, répondit le concerné.
_Où est le capitaine de ce navire s'il vous plaît ?
La femme indiqua un homme avec une barbe blanche. Sans vraiment prêter attention à la jeune femme au Odachi, il l'accepta volontiers à bords de l'embarcation. Évidemment Maïa avait dû prévoir une petite somme d'argent. Le petit voyage d'une semaine avait parut une éternité pour la jeune femme. Dés qu'ils avaient accosté, la noble n'avait pas mis une seconde à descendre.
L'île tropical à la végétation dense était animée. Le doux parfum de l'ylang-ylang chatouilla les narines de la dragon céleste. Ce parfum, elle l'utilisait pour le mettre dans son bain à Marie Joie. Elle s'établit dans une petite taverne pour déjeuner. Les tavernes étaient devenus son lieu de prédilection. Des personnes derrière elle parlaient sur elle, d'autres étaient complètement indiffèrent à sa présence. Elle entendait toutes les remarques « qu'est-ce qu'une femme fou ici ? », « les femmes sont justes des salopes qui doivent rester dans les maisons faire le ménage », « elle n'a rien à faire ici ». Déjà qu'avant ils étaient pas tendre avec elle, mais depuis qu'elle s'était dégagée le visage s'était pire. Elle sourit dans sa chope de bière. Ça l'amusait un peu leurs réactions. Certains l'avaient reconnu comme étant La mercenaire, d'autres avaient peut-être déjà vu son affiche mais ne pensait pas que c'était elle, et d'autres n'avaient jamais entendu parler d'elle. Elle aimait beaucoup la dernière catégorie. Être connue c'était bien pour pouvoir avoir des missions, ne pas être connue était bien aussi pour ne pas attirer les chasseurs de prime.
Une fois son repas finit elle sortit et déambula dans les rues. Cet arbre, le ylang ylang, était présent dans toutes les rues. Maïa regardait d'un œil les quelques magasins quand quelque chose la percuta sur le flanc droit. Elle baissa la tête pour voir la « chose ». Une petite fille se tenait la tête et commençait à avoir les larmes aux yeux. Maïa regarda à droite et à gauche, des passants commençaient à les regarder, ce qu'elle n'aimait vraiment pas. Si cette petite pleurait, tout le monde la fusillerait du regard. Mais elle avait vraiment envie de shooter dans cette gamine qui l'avait percuté. « Méprisable » était le mot qui trottait dans sa caboche. Elle fit la chose qui lui arrachait le cœur :
_Tient prend ma main pour te relever, jolie … petite fille. Je suis vraiment … désolé ? De t'avoir … hum percuté.
Le sourire désolé que Maïa lança à la petite fille rassura cette dernière qui accepta volontiers la main tendu en époussetant son t-shirt vert. Maïa ne s'attarda pas plus et reprit son chemin mais une petite main vînt taper sur sa cuisse.
_Tenez mademoiselle, merci.
La petite fille mis dans la main de la mercenaire un petit bonbon à la fraise. Maïa souleva un sourcil et regarda la petite fille partir en courant joyeusement. Elle resta là pendant quelques secondes, trop surprise par ce qu'elle venait de faire et ce qu'elle avait reçu. À l'instant présent, elle ne réalisa pas que son cœur était devenu plus léger et son esprit plus apaisé.
Alors pourquoi Mihalwk n'a pas tué Maïa ? Interview exclusive d'un des corsaires le plus sexy de One piece :
Auteur :" Pourquoi ne pas avoir tué Maïa La mercenaire ?
Mihalwk ( répondant avec froideur) : C'est qui celle là ?
Auteur complétement décontenancée : Et bien Maya la mercenaire ... celle dont la prime s'élève à 100 000 000 de berrys tout de même ! Vous avez croisé son regard !
Mihalwk : Cette fille qui était à la fenêtre ? Elle était recherchée ? Je sentait que quelqu'un me regardait donc j'ai tourné la tête par réflexe. J'aurai dû aller la tuer. ( se léve) J'espère qu'elle est encore sur cette île ..." C'est sur cette phrase que partit le capitaine corsaire, laissant de marbre l'auteure. Voilà, à bientôt !
