Dixième chapitre.

« Ainsi la paresse est mère. Elle a un fils, le vol, et une fille, la faim. » de Victor Hugo

Sur l'île de Balqui, dans une chambre d'hôtel …

Maïa comptait chaque berrys qu'elle avait gagné depuis deux mois. Une grande satisfaction l'avait gagnée. Elle était de retour sur cette île au doux parfum de ylang-ylang. Sept … c'était le nombre de personnes qu'elle avait assassiné pendant ces deux mois sur les différentes îles de l'archipel des Campanulas. Mais malheureusement il était temps pour elle de partir d'ici. Les journaux commençaient à parler d'un serial killer, et avait même appeler ces meurtres : Les assassinats de l'homme pourpre. Tout ça parce que d'après certains témoins, l'homme qu'ils avaient vus, portait un haut rouge. Maïa souffla, il lui avait suffit qu'elle dessine sur sa lèvre supérieur une fine moustache et de porter un de ces hauts rouges pour qu'on la nomme ainsi. Mais ça l'arrangeait, autant elle que ces clients. Quoique ça l'ennuyait aussi qu'on ait pu la voir. Mais la seule chose qui l'embêtait en ce moment était le fait qu'avec la mort de Barbe Blanche, les mers se faisaient de plus en plus dangereuse et mouvementées. Ce qui avait épargné la petite archipel des attaques de pirates était la base située non loin. Ce qui était une chance pour Maïa mais était aussi un inconvénient .

La mercenaire sortit de l'hôtel dans le but de rejoindre le bateau de passager où elle avait réservé une place. Qu'est-ce qu'elle pouvait faire de l'argent qu'elle avait gagné ? Une nouvelle coupe de cheveux ? Une coloration ? Non, les coiffeurs de Grand Line ne valaient pas ceux de Marie-Joie, ça lui abîmerait les cheveux . Une jolie robe alors ? Mais quand pourrait-elle la mettre ? Entre deux missions ? Non pas possible. Mais au pire, on s'en fiche ? Elle sourit, le mercenaire avait eu bien tord de l'abandonner, ce salop …

Au bout d'une rue, elle se fit bousculer violemment, elle tomba sur les fesses et leva les yeux vers l'imbécile qui l'avait percuté. Un homme athlétique d'une cinquantaine d'année se tenait devant elle entrain de se frotter l'arrière de son crâne en s'excusant. Il avait un large sourire, que Maïa lui devina comme pas naturel. L'homme partit accompagné de trois autres personnes rapidement. Maïa s'épousseta et se débarrassa de la poussière qui était présent sur son arrière train en grommelant. Puis elle s'aperçut qu'elle sentait comme un vide … elle baissa la tête pour regarder au dessus de sa poitrine. Prise de panique elle regarda autour d'elle nerveusement. Elle ne pouvait pas les avoir laissés à l'hôtel vu qu'elle les avait touchés avant que l'homme la bouscule …

Tiltant, elle se mit à courir dans la ville portuaire, demandant aux passants où l'homme était partit. Ses recherches la menèrent vers le port. Elle fut prise dans une foule en colère, presque autant qu'elle . En prêtant plus attention elle compris ce qui se passait.

_J'avais déjà mis mes affaires dans le bateau ! Criait une personne énervée.

_Le capitaine est mort en voulant récupéré son navire ! S'offusqua une femme.

_Saleté de pirates ! Ce John Cook est réputé pour tout voler sur son passage ! J'aurai su, je ne serais pas venu sur cette île !

Ces paroles étaient les plus nombreuses parmi ce fourmillement de voyageurs. Maïa comprit de suite et fouilla dans son baluchon où quelques avis de recherches s'entassaient, John Cook, John Cook … elle regarda la photo … c'était l'homme qui lui avait volé ces colliers ! Elle faisait les cents pas … il fallait qu'elle le retrouve ! Mais où était-il partit ? A l'est ? A l'ouest ? Où peut-être bien au Nord ?! Elle s'accroupit sur le sol, si il y avait bien quelques chose auquel elle tenait c'était bien ces deux colliers ! Elle vit un navire de marchandise qui commençait à mettre les voiles. Ni une, ni deux elle se jeta sur l'embarcation. Les occupants furent surpris et commencèrent à l'insulter et sortir leur revolver. Elle pris un jeunot dans le tas et lui glissa la lame de son Odachi sous la gorge.

_Vous faites quoi que ce soit et je l'étripe. Et après ça sera à votre tour ! Dit-elle calmement en serrant sa prise.

Ils baissèrent leur arme, elle dé-serra son emprise.

_Je veux juste que vous me meniez là où vous allez.

Ils hochèrent de la tête et lui offrir même une cabine avec une douche. La colère avait pris place sur son visage fin, elle se rongeait nerveusement l'ongle de son pouce. Elle voyagea ainsi pendant des jours et des jours, changeant à chaque île d'embarcation car elle ne trouvait pas le capitaine pirate dont la prime s'élevait à 170 000 000 de berrys. Elle réussissait à pêcher quelques informations sur cette homme par ci pas là, mais rien de vraiment intéressant. On lui demandait de rechercher des gens, et c'était elle maintenant qui devenait son propre client.

Maïa se dirigea dans la taverne de la nouvelle île estivale où elle avait débarqué. Elle sirota le verre de saké qu'elle avait commandé.

Elle vit entrer dans la taverne un homme au cheveux rouges, elle ne put s'empêcher de se faire la réflexion que sa tête ressemblait aux tulipes de Madame Léa. L'homme ainsi que les deux hommes qui l'accompagnaient s'assirent eux aussi au bar devant le tavernier. Un tabouret séparait la jeune femme et le capitaine pirate. Elle avait vu sa tête sur les avis de recherche, apparemment ça ne faisait pas longtemps qu'il était entré dans le Nouveau Monde. Bref elle n'était pas là pour observer les occupants des lieux, elle interpella le tavernier barbu :

_John Cook, ça vous dit quelque chose ?

_Héhé, plutôt que ça m'dit quelque chose. Ce connard m'a volé toutes mes réserves d'alcool, si je l'attrape celui là ! S'énerva l'intéressé en faisant tournoyer un torchon dans les airs.

_Et vous savez où je pourrais le trouver par hasard ? Questionna la criminelle.

_Il paraît qu'il traîne aux alentours de Tortuga. Mais pourquoi me demandez-vous ça. Mademoiselle ? Vous aussi vous avez une dent contre lui ? Elle sourit légèrement :

_Ouais … j'ai une dent contre lui. Même plusieurs.

Elle toucha l'endroit où devait se trouver ces deux colliers.

Du coin de l'œil, Eustass « captain » Kid regarda son voisin, qui se révélait être une voisine. Une voisine avec un long sabre dans le dos. Il sourit en coin, il se demandait bien comment une faiblarde comme elle se trouvait dans le Nouveau Monde. Il avait envie de tous les tuer, tous ces gens qui foulaient cette terre et qui n'avaient rien à y faire. Il voulait prouver au monde qu'il était le plus fort, celui qui deviendrait le seigneur des pirates.

Maïa sentit un picotement dans sa nuque, signe que quelqu'un la regardait. Elle tourna la tête vers la droite et croisa le regard jaune de son voisin. Il valait mieux pas s'attirer les foudres de ce capitaine se disait-elle. Mais croyez-vous qu'un dragon céleste baisse le regard ? Et croyez-vous que captain kid baisse le regard ? Il se contenta d'afficher un énorme sourire. Maïa n'y tenant plus demanda innocemment :

_Ai-je quelque chose sur le visage ?

_C'est juste ta tête qui me revient pas.

Maïa sentait qu'il lui suffisait de dire un mot de travers pour mourir, mais ce mec l'énervait grave.

_Oh ce n'est que ça, bah désolé, dit-elle tout de même.

Elle tourna la tête et se contenta de regarder ce que faisait le barman. C'était terriblement captivant de voir un homme essuyer des verres. Elle l'entendit s'adresser à elle :

_Que fais une demoiselle ici avec une arme ?

_Simple voyageuse voulant se protéger. Et Vous ?

En faite elle n'en avait que faire de sa réponse, mais par politesse, elle lui avait renvoyer la question.

_Je vais trouver le One piece.

La jeune femme se mit à rire légèrement. Le captain Kidd allait se lever pour la faire taire à jamais pour avoir osé rire de son rêve et de sa propre personne mais la jeune femme reprit :

_Tu en as de la chance d'avoir un si beau but.

Elle se leva, paya sa note et se dirigea vers la sorti du bar.

_Bonne chance alors, peut-être nous reverrons nous un jour quand vous serez le seigneur des pirates.

Cette femme l'avait complètement décontenancé, elle ne disait pas ça avec ironie mais avec franchise. Il eu un large sourire.

Maïa sortit dehors et huma à plein poumon l'air ambiant en écartant les bras vers le ciel. Un rêve … un but … elle n'en avait aucun. Elle tuait des gens seulement pour gagner de l'argent et survivre. Et sûrement parce qu'en quelque part elle aimait se battre. Elle était jalouse de ce type. Mais pour l'instant il fallait qu'elle aille à Tortuga. Quand elle ouvrit les yeux elle vit enfin pourquoi c'était si calme à l'extérieur :

_Princesse Maïa ! Nous sommes dans l'obligation de vous demander de nous suivre … cet ordre provient de la famille Isou.

Elle souffla, Isou … c'était son nom de famille. Ils savaient donc qui elle était. Ça n'arrangeait pas ces affaires tout ça. Peut-être que si elle leur donnait un ordre, ils repartiraient aussi vite que si ils étaient venus. Elle n'avait aucune envie de retourner à Marie Joie maintenant qu'elle s'était habituée à cette vie de nomade. Merde alors ! Elle ne s'attendait pas à ce qu'ils se pointent !

_Dites à mes parents que je ne reviendrais pas . Partez maintenant, c'est un ordre.

Les marines se toisèrent. Le gradé ne savait pas trop comment réagir face au dragon céleste mais un autre ordre avait été donné :

_Vos illustres parents nous ont ordonné de vous destituer de votre titre si vous n'acceptiez pas et donc de vous tuez.

L'arrogance de Maïa disparut ainsi que son sourire. Comment ça ? Des parents pouvaient-ils demandé la mort de leur enfant ? Ces parents ? Un vide s'était formé dans son corps, et le sentiment qu'un couteau était planté dans son dos apparu. Elle sortit de son fourreau le cri de l'ange .

_Est-ce là votre décision ? Questionna le gradé, elle ne prit pas la peine de lui répondre et fonça vers lui.

Chaque marine se mit en mouvement. Des balles fusèrent mais elles n'atteignirent jamais leur cible. Le sol fut vite recouvert de rouge. La rage était au fond des yeux de la jeune femme, elle se sentait trahit et humiliée. Finalement, elle qui croyait que la cage d'or où elle avait été enfermée pendant toutes ces années avait disparut venait de réapparaître subitement, l'oppressant.

_Pleurs de l'ange, souffla t-elle. Elle créa de multiples lames de vents qui tranchèrent des dizaines de marine. Trop faibles pensa t-elle. Il en faudrait plus pour l'arrêter.

Toute la population était parti se réfugier dans leurs habitations. Seul le cris de rage des marines ainsi que leurs gémissements résonna dans l'île pendant une dizaine de minute.

Une fois le dernier marine à terre, un applaudissement se fit entendre. Maïa se tourna et vit Eustass « captain » Kidd assis sur une caisse de bois.

_Joli spectacle que tu nous as offert.

Elle ne répondit pas et alla chercher son fourreau qui était à terre. Puis, elle regarda le carnage qu'elle avait fait. Ce n'était pas des bandits, ils étaient là pour appliquer la loi. Et elle elle les avait tous massacrés, à part ce jeunot qui se trouvait derrière une habitation. Elle pouvait presque entendre le claquement de ses dents qui tremblaient. L'idée d'aller lui aussi le tuer lui traversa l'esprit, histoire d'ôter la vie encore une fois pour apaiser sa rage. Elle se reprit, que penserait Madame Léa en voyant tous ces corps étendus ? Maïa remarqua plusieurs corps qui bougeaient encore et des halètements. Si elle ne l'avait pas fait ça aurait été son sang qui aurait couvert le sol. Elle passa à autre chose et repensa à son but premier : retrouver Cook. Comment allez t-elle faire ? Elle reposa les yeux sur le capitaine pirate .

_Allez vous à Tortuga ?

_Tu m'ignores et ensuite tu me demandes de répondre à ta question ? Héhé tu ne manques pas de cran. Franck, c'est quoi la prochaine destination ?

_D'après le sens de l'aiguille qui bouge le moins … Tortuga. Maïa sourit légèrement.

_Puis-je me joindre à vous ?

_Tu nous donnes quoi en échange ?

La mercenaire fouilla dans son sac et sorti une petite bourse qu'elle jeta en direction du pirate. Il regarda son contenu et un large sourire s'afficha.

_ Bienvenue à bord ma jolie.

Le groupe s'en alla vers la port. Maïa avait cru comprendre que ça faisait une semaine qu'ils avaient mouillé sur l'île. Elle monta sur l'immense navire à l'aide d'une échelle de corde. Elle put voir que le bateau avait dû braver nombre difficulté à cause des multiples entailles qui barrés la coque. Les occupants du bateau qui ne l'avaient pas vu la reluquèrent longuement. Décidément, elle ne comprendrait jamais les hommes. Elle avait pu remarquer que pour la plupart des pirates qu'une femme soit belle, moche, grosse, maigre, boutonneuse, ils ne pouvaient s'empêcher de la regarder avec convoitise comme un morceau de viande. Heureusement ils n'étaient pas tous comme ça. Une parole retînt son intention.

_C'est la pute de qui ?

Elle ravala la pensée qui lui était apparue. Tuer l'homme qui venait de prononcer cette phrase écourterait son voyage. Elle s'installa sur un des tonneaux qui traînait sur le pont. Ils mirent les voiles. Maïa se perdit dans la contemplation de la mer. Elle était bien heureuse de ne pas être au fond d'une cale. Si Peter ne l'avait pas laissé sur cette île elle serait en ce moment entrain d'échanger le fer avec celui-ci.

Ces pensées retournèrent sur sa destitution. Ils ne peuvent pas faire ça ... se dit-elle. Son cousin de la famille Doflamingo était bien devenu un hors la loi et à lui on ne venait pas lui chercher des noises. Oui, mais lui c'était un homme, elle elle était une femme, et les femmes dans les familles nobles sont justes faites pour se taire. La fois où elle avait voulu continuer l'escrime, le jour où elle avait voulu participer à la « rêverie », l'instant où elle avait demander pourquoi les dirigeants étaient des hommes … on lui avait rétorqué que les femmes étaient faibles et ne devaient pas s'occuper des affaires de ce monde. Une voix vînt l'interrompre pendant sa réflexion.

_T'es qui ?

Elle se tourna vers le jeune homme qui l'avait questionné, il devait avoir à peu près son âge. Brun, les cheveux courts bouclés, un piercing dans l'arcade gauche, du rouge à lèvre mauve sur ces fines lèvres … pas commun ce gars là.

_Avant de poser cette question, on commence par se présenter.

_Héhé, désolé ! Moi c'est Mike. Il lui tendit sa main droite, Maïa la serra.

_Maya … enchanté.

_Jolie le Odachi. C'est pas commun.

_Ouais merci.

Elle retourna à sa contemplation. Pourquoi il venait la voir celui-là ? Elle était tranquillou dans son coin, elle emmerdait personne … Pourquoi il restait planter là, juste derrière elle ?

_Un problème ?

_Ça fait longtemps que vous êtes dans le Nouveau Monde ?

_On va dire … que j'y suis depuis toujours.

Heureusement pour elle le jeune homme se fit appeler pour le repas. Elle n'alla pas les rejoindre, en plus de s'être fait invité elle voulait juste ne pas se faire remarquer. Mais ils avaient l'air de bien s'amuser. Elle pouvait entendre des rires gras et quelques bruits de vaisselles cassés … des pirates dans toute leur splendeur quoi. Elle sentit une présence s'approcher derrière elle. Elle priait pour pas que se soit le gamin. Elle fut presque soulagée de voir que c'était un homme avec un masque et de longs cheveux blond qui lui tendait une assiette de nourriture. Elle zieuta l'assiette d'un air méfiant et la prit en remerciant l'homme. Celui-ci retourna dans le navire sans un mot.

_Un mec trop bavard, un muet et un capitaine avec une tête de tulipe… je crois qu'un zombie pourrait arriver que je ne serai même pas surprise.

Dans ces réflexions, elle mangea tout le contenu de son assiette, elle pensa qu'un petit verre de rhum pour accompagner le tout n'aurait pas été de refus. Et elle reparti dans sa contemplation. Le bateau bascula par l'avant, encore une pente mer pensa t-elle. Mais l'équipage pirate était loin de sa nonchalance, et ils se précipitèrent tous vers le pont, interrompant leur repas. Maïa regarda ce fourmillement humain. Puis un regard se posa sur elle, un … zombie ? En tout cas la ressemblance était frappante avec ce qu'elle avait pu lire dans les livres. Il la héla :

_Toi là-bas au lieu de regarder vient nous aider à remonter cette voile !

_Au lieu de vous agiter partout vous feriez mieux d'aller retourner manger, les pentes mers sont fréquentes sur cette partie de Grand Line, il suffit juste de suivre le courant.

L'homme à l'air morbide qui devait être le navigateur, arrêta ses hommes et constata que ce que disait la jeune femme était vrai. Ils retournèrent tous à leur ripaille. La journée se passa comme l'avait souhaité Maïa, sans ce Mike et tranquillou. Une fois la plupart des hommes couchés elle s'installa contre le bastingage, son Odachi dans ses bras et elle sombra dans un demi sommeil.

La lame du Odachi sortit à une vitesse hallucinante et se glissa sous la gorge de l'individu qui s'était approché à moins d'un mètre de Maïa. Le bruit du fourreau tombé à terre interpella les veilleurs et le capitaine aux lèvres mauves. L'homme bougea légèrement et Maïa murmura :

_Tu bouges, t'es mort.

L'homme aux intentions malsaines ravala difficilement sa salive. Mais alors qu'elle tenait fermement son arme avec ses deux mains, l'arme opposa une résistance qui s'accrut jusqu'à ce que celle-ci aille rejoindre les mains du capitaine pirate.

_On m'explique ce qui se passe à bord de mon bateau ?

Maïa avait des yeux ronds, un utilisateur de fruit du démon ? Elle vit l'homme qu'elle tenait en joug un peu plus tôt pâlir à vu d'œil. Il balbutia :

_Je traînai dans le coin et elle m'a attaqué capitaine.

Maïa leva un sourcil, elle eut un fin sourire. Il voulait jouer à ça, il allait être servit.

_Vous voulez dire que vous vous êtes fait surprendre par une jeune femme qui fait moins de deux tête que vous ? Des rires moqueurs parcoururent la petite assemblée.

_ Bon ça suffit, Gaspard tu retournes pioncé et tu me mens encore une seule fois et je t'empale. Toi, la gamine, ne tue aucun de mes hommes .

_A vos ordres monsieur le capitaine, répondit narquoisement la jeune femme.

Le lendemain, elle se réveilla avec le sentiment d'être observé. Elle confirma ce sentiment en voyant que le dénommé Mike la regardait tout en entretenant un sabre. Quand il s'aperçut que la jeune femme l'avait vu il lui afficha un large sourire. Elle lui rendit, non pas par gentillesse mais pour que peut-être il lui fiche la paix. Mais le jeune homme n'était pas du même avis, il s'approcha d'elle.

_Bien dormi ?

_Ouais très bien dormi, maintenant tu me fiches la paix et tu vis ta vie.

Le jeune homme pinça ces lèvres de façon boudeuse. Comment pouvait-il être dans un équipage qu'on disait si cruel ? Bref elle passa sa main sur sa tête, geste qui lui fit sentir une odeur sur son poignet. Elle ne s'était pas lavée depuis son combat face à la marine.

_Je l'ai payé, il va bien me laisser utiliser ses salles de bains, murmura t-elle. À moins qu'ils en ait pas … ils ont l'air crado en plus.

Elle toqua à la porte qu'elle supposait être la cabine du capitaine. Une voix autoritaire et forte lui tonna d'entrer. Bingo. Eutass captain Kidd était allongé sur son lit, ces mains frottant ces yeux sûrement dû au faite que quelques secondes auparavant il dormait. Elle commença :

_Bonjour Monsieur le capitaine, puis-je utiliser vos douches ?

_Ouais fait ce que tu veux …

Il allait retourner aux pays des rêves mais …

_Elles sont où ?

_Argh, demande à un des gars, il te montrera les douches communes.

Elle se mordit la lèvre inférieur.

_Vous n'avez pas votre propre salle de bain ?

Tout en se retournant sur le ventre et mettant un oreiller sur sa tête en râlant, le capitaine pointa du bras une porte.

_Merci ...

Maïa n'oubliait pas d'appliquer les nombreuses règles de politesses que lui avait enseigné Madame Léa. Elle ferma la porte sans verrou sur son passage. La petite salle de bain était plutôt propre, un peu sombre mais correct. Elle balança son manteau sur l'évier et se dévêtit. Elle laissa l'eau chaude couler sur sa tête. Le bonheur suprême selon elle. Très vite la petite salle de bain se remplit de buée. Alors qu'elle profitait de ce plaisir, un claquement de porte la prévînt que quelqu'un était rentré dans la petite pièce. Une tête de tulipe put être identifié à travers la vitre. Elle piqua un phare, elle frictionna nerveusement ses cheveux par colère et sûrement par honte aussi. Elle entendit le robinet du lavabo s'allumer et vit du coin de l'œil … Elle sortit d'un bon de la douche et écarta son manteau du lavabo.

_Vous auriez pu l'enlever ! Ah bah c'est malin! Il y a même de la mousse à raser dessus !

Le capitaine toujours à moitié endormi regarda de la tête jusqu'au pied Maïa.

_T'es plutôt bien foutu en faite, dit-il nonchalamment en plissant ses yeux.

_?!

Elle ramassa ces affaires au sol et quitta la pièce pour aller dans la cabine. Bien sûr quelle était bien foutue, il croyait quoi celui-là ? Dans ce monde tu fais de la musculation et tu t'entraînes, ce qui ne laisse pas de place à la petite bedaine pensa t-elle. Quelle ne fut pas sa surprise de retrouver assis sur le bureau l'homme masqué. Elle sera les poings, cette journée avait vraiment mal commencé. Elle se tourna dos au type et se rhabilla rapidement en prenant ce qui lui venait dans son sac. L'homme au masque trop choqué par la réaction de la jeune fille n'avait pas bougé d'un pouce. Le Odachi d'une main, son baluchon dans l'autre elle partit furibonde de la pièce.

« Aucune pudeur, aucune gêne, aucune politesse ces pirates ! » Elle n'avait pas réalisé qu'elle avait fait une description des dragons célestes. Elle se dirigea vers le tonneau où elle avait élu domicile. Tonneau qui n'était plus là d'ailleurs. Un ange passa … à l'intérieur d'elle elle bouillait, si ce n'était pas un pirate plus fort qu'elle elle aurait découpé ce bateau en dé. Elle vit un petit tonneau remplit d'eau, elle y plongea son manteau pour le laver. Elle sentit une présence sur son épaule. Elle souffla.

_Tu fous quoi ? Questionna Mike.

_Ton cher capitaine a sali mon manteau.

_Hum je vois … besoin d'aide ?

_Héhé, pas besoin de deux mains supplémentaires juste pour un manteau, rit doucement la jeune femme.

Elle essora le manteau et le mit à sécher sur le bastingage.

_Pourquoi tu veux aller à Tortuga ? Demanda t-il.

_Pas tes oignons.

_Pourquoi vous êtes mercenaire ?

_Pas tes oignons.

_T'as quel âge ?

_Mais putain t'arrête de toujours causer ?! T'es toujours comme ça ?!

_Ma mère me disait souvent que j'étais trop bavard mais selon moi …

_Arrête !

Elle partit en direction de la proue, le odachi sur son épaule. Elle pris dans son sac le paquet de cigarette et en pris une.

_Pff … quelle journée de merde.

La fumée qui sorti de sa bouche se dissipa dans le vent marin. Elle passa ainsi quelques jours, toujours à contempler l'étendu bleu, elle se demandait dans combien de temps ils seraient rendus. Elle toucha sa poitrine, normalement à cet endroit il devrait y avoir ces deux colliers. Du coin de l'œil elle vit que quelqu'un s'accouda au bastingage. En réalité, Kid n'avait pas vu qu'elle était ici elle aussi. Il aurait aimé faire demi-tour mais il ne voulait pas qu'elle pense que ce dernier l'évitait. Oui, on peut dire que Eustass avait un esprit tordu et que malgré les apparences il réfléchissait beaucoup, beaucoup trop et pas d'une bonne façon selon son second. Maïa zieuta l'homme. Une vingtaine d'année, baraqué, tête de tulipe, lèvres mauves, manteau de fourrure … en faite elle le trouva plutôt moche. De son côté Eustass pensa à la meilleur façon d'emmerder son « invité ». Il avait vu les différentes discutions qu'elle avait eu avec Mike.

_T'es un dragon céleste ?

Elle souffla, il avait dû tout entendre lors de son altercation avec la marine.

_Étais un dragon céleste.

_Et pourquoi tu es parti de ton palais céleste ?

_Pas vos oignons.

_Pourquoi tu vas à Tortuga ?

Elle serra les poings, ce mec avait été contaminé par Mike ou quoi. Elle se tourna vivement pour être face au capitaine et elle vu que celui ci affiché un large sourire. Hahaha, elle avait compris son manège, il voulait la pousser à bout. Eh bien ça n'allait pas se passer comme ça. Elle afficha un immense sourire même si cela lui coûté :

_Monsieur le capitaine, je vous ai payé, vous n'avez pas besoin d'en savoir plus sur moi.

Eustass crut à un dédoublement de la personnalité, il avait pu voir que d'un coup elle pouvait être extrêmement polie, puis très fière et ensuite limite grossière. Donc triplement de personnalité. Mais aujourd'hui il avait décidé de faire chier son monde :

_Ouais mais en ce moment tu es sur mon bateau, en pleine mer, qui plus est dans le Nouveau Monde. Donc tu vas répondre à mes deux questions.

C'était pas le moment de faire la fière, et puis ce n'était pas un secret d'état, elle ne répondait pas aux questions tout simplement parce qu'elle voulait qu'on la laisse tranquille.

_Je suis partie de Marie Joie parce que je m'ennuyai, je vais à Tortuga car un homme m'a volé des objets de valeurs et il paraît qu'il se trouve là-bas.

Eustass était déçu, lui qui croyait qu'elle serait plus résistante. Finalement cette fille n'était pas si intéressante. Il tourna des talons et partit ce qui ravit Maïa.