Treizième vague.

_ Maintenaient la barre à bâbord ! S'écria Maxim de sa voix roque.

_Un homme à la mer ! Gémia un homme.

_Ne lâchez rien !

_Shishishi, tu vas bien Wakame ?

_Putain Lili arrête de rire alors que Wakame a faillit être emporté par les vagues !

Ces deux dernières répliques venaient de la capitaine et de sa seconde. Maïa observait du coin de l'œil cet échange alors qu'elle aidait un de ces … nakamas. À accrocher un des cordages. Une violente tempête, comme il y en avait tant sur la route de tous les périls, avait pris le navire dans ces puissants vents. Maïa ainsi que tout l'équipage était mouillé jusqu'aux os, ça faisait bien quatre heures qu'ils luttaient contre les bourrasques. Maïa était à peine sortit dehors et constatait qu'il y avait des nuages menaçant, que les vents s'étaient levés. Ces mêmes vents se calmèrent peu à peu, puis le soleil commença à percer à travers les nuages.

Une douce lumière vînt illuminer le pont. Quelques uns s'attelèrent à nettoyer ce dernier. Les vagues avaient déposé de l'écume sur les planches de bois, et des barils s'étaient détachés du bastingage. Maïa alla vers ce qui était maintenant sa cabine pour se changer. Elle entendit une voix, qu'elle reconnue comme celle de Maxim (la navigatrice) retentir dans tout le navire.

_ Île en vue !

Quand elle ressortit sur le pont, elle vit un petit attroupement à l'avant du bateau. Arame, la jeune fille aux cheveux blonds, la capitaine, ainsi que des hommes regardaient le morceau de terre à l'horizon.

_Une île printanière … murmura la blonde des étoiles dans les yeux. Elle n'aimait ni avoir trop chaud, ni avoir trop froid, donc les îles printanières étaient une bénédiction pour elle. Venant de West Blue où le temps y était tempéré c'était compréhensible.

Ils débarquèrent dans le petit port de plaisance. Apparemment l'île avait échappé à la vague de piraterie qui avait eu lieu à cause de la mort de Barbe Blanche, sûrement à cause de la petite base de la marine se trouvant à proximité. La capitaine descendit et héla gaiement ces camarades :

_Maxim ! Maïa ! Arame ! Bambo ! Venez avec moi !

Maïa entendit les trois autres concernés soufflaient. Mais elle les suivit pour rejoindre la capitaine LiLi. Allait-elle leur demander quelque chose en particulier ? Ou bien c'était par pur caprice qu'elle les obligeait à la suivre ? Nina se précipita vers le bastingage et leur cria :

_Faites gaffes à elle ! Si vous voyez qu'elle fait une bêtise, vous la laissez se débrouiller et revenez sur le bateau !

_Ouais chef, répondirent la blonde, la matte et l'homme aux cheveux rose. Maïa trouvait vraiment cet équipage étrange, pourtant elle en avait vu passer à la taverne de Léo. Nina faisait presque office de capitaine. Non c'était même sûr. On pouvait croire que c'était elle qui gérait le navire. Devant son air interrogateur, Maxim répondis à la question que Maïa se posait silencieusement.

_Notre capitaine est un peu … ingérable. Donc pour le bien de l'équipage, on est prévoyant. Mais c'est un excellent capitaine … quand elle veut. Tu ne sais pas dans quoi tu t'es embarquée héhé, rigola t-elle.

Maïa marchait tranquillement derrière Arame. Elle regardait à droite et à gauche les rares petites habitations de bois. La plupart des personnes dehors étaient des femmes s'occupant à balayer devant leur porte ou à porter sur leur tête des bassines de linges.

L'air était rafraîchissant et le vent qui soufflait dans les nombreux peupliers était apaisant. Qui aurait cru qu'on était dans le Nouveau-Monde ?


Dans les couloirs du quartier général de la marine …

Il était rare que les couloirs du quartier général soit calme depuis des mois. Avec la vague de piraterie déclenché par Barbe Blanche, les officiers ne faisaient que courir de bureau en bureau. Mais en ce jour, un homme s'égosillait en faisant des grands gestes.

_Comment ça , vous n'avez pas réussit à l'attraper ? Vous n'êtes qu'une bande d'incapables infâmes cancrelats ! disait un homme avec une bulle autour de sa tête.

_La prochaines fois, nous vous promettons que nous l'aurons ! Jura un vice-amiral en s'inclinant respectueusement.

_Où est l'amiral en chef Akainu ? Je veux le voir immédiatement ! Ordonna l'homme à la coupe étrange.

_Vous me cherchez, majesté Isou ? Demanda un nouveau venu.

L'homme à l'immense carrure s'approcha de l'homme avec le scaphandre. Ça ne se voyait pas, mais il venait de traverser tout le QG en courant pour venir à la rencontre de l'illustre invité.

_Oui amiral ! C'est inadmissible et une offense envers ma personne ! Vos hommes ont lamentablement échoué ! Envoyez lui un amiral ! Non, même deux amiraux pour la capturer ! C'est une traître ! Une honte ! Je veux l'exécuter moi-même ! Vous vous rendez compte ? Me faire me déplacer jusqu'ici pour que j'obtienne ce que je veux !

_Nous ferons tout pour vous contenter Saint Alfred. Nous vous livrerons votre fille Sainte Maïa.

_Ne l'appelez plus jamais de cette façon ! Elle ne fait plus partie de notre illustre famille ! Elle souille notre rang ! Une honte je vous dis !

Le dragon céleste, rouge de colère, repartit en pestant. Le vice-amiral se tourna vers son supérieur :

_Que faisons-nous Amiral en chef ?

_Elle n'a pas une prime énorme, envoyez juste le vice-amiral Momonga, ça devrait largement suffire. Nos amiraux ont d'autres choses à faire avec cette vague de piraterie que de s'occuper d'une petite criminelle comme elle. Vous pouvez disposer.

Le vice-amiral se mit au garde à vous et partit. Ça allait être une affaire vite réglée. Ils n'avaient pas été assez prévoyant en envoyant juste qu'une vingtaine d'officiers, mais le vice-amiral Momonga se chargerait de cette gamine rapidement. Normalement ce n'était pas à l'amiral Akainu de donner cet ordre. Pour ce qui concerne les affaires des dragons célestes, ça aurait dû être le commandant en chef des forces militaires du gouvernement mondial Kong ou bien les cinq étoiles. Il pesta, il y avait beaucoup trop de travail et on lui en mettait encore plus sur le dos. Mais ça valait le coup, pour une justice absolue.


Sur l'île de Little Spring, sur un chemin de dalles ...

_ Shishishi, il faut absolument qu'on rencontre ce vieil homme qui prédit l'avenir !

_Capitaine, tu ne devrais pas croire ces bobards. La vieille dame t'a raconté cette histoire seulement parce que tu es trop naïve, souffla Maxim avec un visage désespéré.

_Mais peut-être que la vieille dame a raison … essaya de rassurer Arame, cherchant un compromit.

Les quatre femmes et l'homme plutôt discret faisaient route vers un petit village se trouvant vers le centre de l'île où se trouvait un genre de devin d'après les dire d'une vieille femme qu'ils avaient rencontrés. Maïa s'en foutait bien de toute cette histoire, du moment qu'on lui foute la paix, ça lui allait ! En venant avec la capitaine, elle se demandait bien ce qui allait l'attendre, mais pour l'instant rien d'extraordinaire. Juste une balade pour se dégourdir les jambes du voyage. Au bout de quelques minutes elles aperçurent le village . Elles questionnèrent un des habitants qui leur indiqua une petite maison de bois. Seul un rideau était devant la porte. La capitaine rentra dans l'habitation sans toquer.

_Oy ! Y-a quelqu'un ?!

_Atcha ! Une minute j'arrive.

Un vieil homme bossu arriva en éternuant.

_ Vous venez pour une consultation ?

_Ouais, je veux que vous me lisiez l'avenir.

Le vieil homme s'assit et demanda à la femme d'en faire de même, ne faisant pas attention à l'impolitesse de son hôte. Il prit la main droite de celle-ci, et commença à examiner les traits présents.

_Je vois que votre vie est très mouvementée … vous avez connu nombre d'épreuves difficiles mais vous avez réussit à les surpasser. Mais attendez-vous a en surmonter encore plus … l'ombre de la mort plane continuellement au dessus de vous. Vos prochains choix vont être décisifs, ne les prenez pas à la légère.

Lili n'était nullement préoccupée par ce que venait de lui dire le vieux et avait toujours son large sourire sur le visage. Elle se tourna vers Maïa.

_A toi !

_Non merci, je n'ai jamais cru à ces conneries.

_C'est un ordre.

Maïa souleva un sourcil, 'était elle ou Lili avait dit cette phrase sans humour ? C'était réellement un ordre. Maxim mis un bras sur ces épaules.

_Quand je te disais que tu ne savais pas dans quoi tu t'embarquais …

Maïa s'assit et tendit nonchalamment sa main. Le vieil homme en prenant sa main frissonna.

_Voici un destin peu commun … jusqu'à aujourd'hui vous avez eu beaucoup de chance … mais ça ne risque pas de durer. Vous êtes dans une cage où il n'y a pas de porte pour vous échappez, vous allez croiser le chemin de personnes qui vous voudront du mal et pour la première fois vous allez connaître la véritable souffrance.

Le vieil homme s'arrêta et regarda Maïa qui avait dénié le regardait dans les yeux. Elle retira sa main. La capitaine jeta une petite bourse sur la table et ils partirent.

_Shishishi, Maïa et moi n'avons pas un destin très agréable on dirait.

_Ne rigole pas avec ces sujets là capitaine ! Maintenant qu'il le dit, je sens la présence de la mort autour de nous ... dit d'une façon mystérieuse la blonde en frissonnant et regardant autour du groupe. Maxim roula des yeux. Maïa sur le coup avait eu un frisson qui l'avait traversé, mais en reprenant ces esprits, elle avait mis de côté les paroles du prophète. Elles arrivèrent dans la ville portuaire. Un homme à l'air sinistre s'avança vers le groupe de jeune femme :

_ Lili la lionne … alors ce qu'on disait est vrai … tu es revenue dans le Nouveau Monde.

_On se connaît ? Questionna la brune avec le tricorne.

_Non … mais moi je te connais.

L'homme avec le crâne chauve fonça vers la capitaine avec deux tridents. Maïa se mit de côté ainsi que les trois autres membres de l'équipage. Ils virent un homme avec des cheveux noirs et une barbe mal rasée s'avancer par derrière vers Lili. Maïa était prête à dégainer le cri de l'ange mais Maxim lui fit signe de ne rien faire. En effet lorsque l'homme voulut embrocher avec ces deux lames la capitaine, celle ci esquiva agilement.

_Vous êtes lâches pour vouloir m'attaquer à deux …

_Nous sommes Jeet et Abdullah, anciens chasseurs de prime.

Lili esquiva toutes leurs attaques, elle montrait un visage lasse, comme ci elle s'ennuyait. Abdullah était celui qui se battait avec les trident, trois cicatrices barraient son front et Jeet était reconnaissable par sa longue langue pendante qui sortait de sa bouche. Puis d'un mouvement rapide, Maïa ne vit plus la capitaine. Les deux hommes s'écroulèrent à terre, une gerbe de sang s'écoula de leur dos. La capitaine réapparu tenant son sabre d'une main.

_ Shishishi, on y va ?

Maïa fronça les sourcils, en effet, elle ne savait pas dans quoi elle s'était embarquée.