Seizième vague.

_Je l'ai … le fruit d'Anubis

_Yatta ! Passe chercher Mika, Donald, et Phil et vous nous rejoignez dans la bais. Maïa raccrocha l'escargophone qui se mit à dormir paisiblement. Elle écarta de la main Phil et d'un geste rapide avec son sabre blessa la grande majorité des marines.

_Eh ! tu aurais pu le faire plus tôt.

_Si je l'avais fait plus tôt, ça n'aurait pas été cool. J'ai ce qu'on cherchait. Tient, prend le fruit. On va chercher Mika et Donald et on part.

_Me donne pas d'ordre ! Répliqua Phil. Ils finirent de combattre les quelques marines qui restaient et ils se mirent à courir pour atteindre le bâtiment central. Ils furent interpellés par un bruit de combat, et en s'approchant, ils virent Donald qui abattait le dernier marine encore debout. Phil prit la parole :

_On l'a ! On va chercher Mika et on se casse.

L'homme à la barbiche verte et la casquette ressemblant étrangement à un canard au bec vert, hocha la tête pour montrer qu'il avait compris. Ils parcoururent les couloirs et se dirigèrent vers la zone grisée du plan, mais ils ne trouvèrent pas Mika. Seul quelques traces de sang dans le couloir et des enfoncements dans le mur d'acier montraient qu'un combat avait eu lieu.

Dans la bais, près du chantier naval …

Une lionne avec sa mâchoire attrapait des marines, et les balançait à l'eau. Un homme avec une hache voulu abattre son arme sur la colonne vertébrale de l'animal. Le corps du félin s'affina brusquement et se mit sur ces deux pattes arrières. Tout le monde pouvait aisément reconnaître la capitaine des dragons de feu même si un léger pelage beige recouvrait ses membres et que des oreilles et une fine queue étaient présents sur sa tête et dans le bas de son dos. Lili la Lionne n'était pas qu'un surnom. Le fruit de type Zoan qu'elle avait mangé accidentellement à seize ans faisait d'elle une véritable lionne.

Lili se retransforma en félin pour sauter à la gorge d'un marine qui tentait d'abattre un de ces nakamas. Elle planta profondément ses crocs dans la chair du marine. Le sang afflua dans sa gueule … mais ça n'avait pas si mauvais goût. D'un puissant coup de patte, elle déchira la chair d'un autre marine qui s'était approché trop prés en rugissant. Chaque pas qu'elle faisait faisaient légèrement trembler le sol.

Des longs cheveux noirs l'interpellèrent, ce qui fit tourner la tête vivement de l'animal. Sur un balcon au-dessus d'elle, un homme avec un long manteau avait un large sourire sur le visage. Il soulevait dans les airs dans sa main droite une personne que Lili connaissait bien. Mika était inconsciente, du sang dégoulinant de plaies béantes, les vêtements par endroit déchirés et souillés. Lili dans un excès de rage et sous sa forme de lionne rugit à en faire trembler la base. Le vice-amiral Hirokaku nullement impressionnait, hurla pour se faire entendre :

_Tu vas gentiment dire à tes hommes d'arrêter les combats, rendre le fruit du démon que tu es venu voler et te rendre sans protestation. Ta petite copine est encore en vie, même si son cœur est à la limite de lâcher mais je peux y remédier.

Lili avait les yeux rivés sur sa nakama. Mika était forte, et était l'un de ses meilleurs éléments, elle avait du mal à croire qu'elle ait perdu contre le vice-amiral qui ne paraissait pas être un combattant des plus coriaces.

Son regard était dur, les veines sur son front de lionne étaient gonflés. Mais elle avait confiance en les capacités de sa nakama à résister au choc qui allait suivre. Il fallait faire vite, elle prit appuie sur ces pattes et bondit en direction du balcon . Elle voulait attaquer le marine avant qu'il ne s'aperçoive qu'elle ne se plierait pas à ces exigences. Mais sur ce coup là elle avait était trop lente. Quand elle était arrivée à la hauteur du vice-amiral, celui-ci avait lâché Mika au-dessus des parois rocheuses …

Quelques secondes plus tôt, en face d'une fenêtre à côté du balcon ...

_Putain Mika ! Réveille toi ! Disait tout haut Phil. Lui et Donald regardaient la scène, impuissants, les mains contre la vitre. Ils ne comprenaient pas comment Mika avait pu se retrouver dans cet état . Ils avaient fait en sorte au juste que des situations comme celle là ne se produisent pas. En plus Mika était l'une des personnes les plus fortes de l'équipage et si elle savait que sa vie était en danger, elle aurait fait en sorte de s'échapper.

Maïa, elle, regardait sans grand intérêt cette scène. Limite si elle ne buvait pas une tisane. Les deux hommes la regardèrent avec dédain, ne comprenant pas son manque de réaction.

_Quoi ? Fut la seule réaction de la jeune femme.

_La capitaine n'aurait jamais dû t'accepter à bord, répliqua Donald en fronçant ses sourcils verts. Finalement Nina avait peut-être raison de ne pas totalement lui faire confiance. Maïa souffla, si cette fille mourrait, on lui ferait le reproche quoi qu'il arriverait. Elle regarda la scène, elle vit la lionne prendre appuie sur ces pattes arrières et bondir vers le balcon. Elle vit aussi Hirokaku lâcher le cou de Mika et cette dernière chuter vers les rochers. Maïa brisa la fenêtre, s'engouffra dans le cadrant et chuta. Mais croyez-vous que Maïa se mettrait en danger pour quelqu'un d'autre ? Elle avait vu qu'une partie des rochers était assez plate pour accueillir ses pieds . En une micro-seconde elle se retrouva sur le rocher, elle s'élança et attrapa par le col la femme-poisson. Elle atterrit là où se trouvait avant la lionne. Elle mit son corps devant celui de Mika pour que ça soit elle et non la blessée qui prenne le choc. Elle ne voulait pas non plus qu'on l'accuse d'avoir achevé la femme et entre-nous, elle s'était prise un peu d'affection pour elle.

Lili, voyant son amie sauve, souffla de soulagement. Maïa fit signe à ces deux compagnons qui regardaient pas la fenêtre :

_Eh ! Vous croyez pas que je vais la porter non plus ! Elle est lourde ! Phil et Donald se regardèrent et clignèrent des yeux. Ils prirent un escalier et rejoignirent la mercenaire qui commençait à avoir des marines qui l'attaquaient. Donald ne comprenait pas cette fille décidément. Elle avait été si indifférente au début du sort de Mika et la seconde d'après elle avait sauté par la fenêtre. Étant moins musclé que Phil, il laissa ce dernier prendre la blessée et se chargea de tirer sur les marines avec son pistolet à silex. Il n'était pas un tireur d'élite, mais savait se débrouiller plutôt bien avec cette arme.

Lili, elle, combattait rageusement à mains nues. Ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas combattu un adversaire aussi fort. Le marine était partit trop confiant, cette gamine … elle valait beaucoup plus que 400 000 000 de berrys ! Comme ci Lili devinait ce qu'il pensait, elle sourit :

_Quoi ?! Je suis trop forte pour toi ? Tu n'es pas au courant ? Dans la marine, on a tendance à sous-estimer les femmes !

_On ne les sous-estime pas ! Elles ont toujours été plus faibles que les hommes ! Lili sourit d'avantage, il ne fallait surtout pas lui dire ça. Elle avait trop souvent entendu ces paroles, elle voulait prouver au monde que seule la volonté était la force de tout être.

_Explique moi un peu, comment se fait-il que ma nakama ait perdu contre toi ? Demanda t-elle.

_Héhé, comme je te l'ai dit vous êtes faibles ! Il m'a juste fallut évoquer le cher papa de ce poisson pour qu'elle manque d'attention, expliqua le vice-amiral.

Entre deux attaques, la capitaine réussit à crier :

_Maxim ! Vas-y, c'est la moment ! Maxim hocha la tête, et commença à monter à mains nues sur le haut du bâtiment central. Dans une de ces mains, un drapeau noir enroulé se tenait. Une fois tout en haut, elle arracha le drapeau de la marine qui auparavant flottait fièrement. Elle planta le drapeau qu'elle avait dans les mains à la place. Le vent prit dans le tissu. Le jolly roger de l'équipage du dragon de feu souriait au monde, voulant lui dire : « Je suis là ! J'existe ! Je ne vous donnerais jamais ma liberté ! »

Les pirates s'arrêtèrent un instant pour regarder leur pavillon s'agiter fièrement.

Lili donna l'ordre à tout le monde de partir.

_ Quoi, tu veux fuir ? Tu n'es qu'une lâche ! S'écria le vice-amiral Hirokaku.

_Je ne fuis pas. Mon combat est juste terminé.

Elle claqua des doigts. Une, deux, trois explosions retentirent. Le vice-amiral tourna la tête pour voir un des bâtiments s'écrouler dans un bruit assourdissant . Lili en profita pour lui asséner un violent coup de poings imprimé de haki de l'armement dans le ventre . Le vice-amiral vola dans la pièce derrière lui. Il se tînt la tête et ferma les yeux trois secondes. Temps pendant lequel, Lili avait rejoint sa barque et faisait route vers son navire. Une énorme explosion retentit, les derniers bâtiments restants s'écroulèrent. Une énorme fumée noir s'échappa des décombres. Lili checka dans la main de Dan, l'homme qui avait été chargé d'ouvrir la barrière qui était dans sa barque.

_Je vois que tu es toujours aussi doué en explosif.

_Je ne voudrait pas te décevoir capitaine ! Dit Dan on lui faisant un clin d'œil. Lili tourna la tête pour regarder en direction d'une autre barque. Il fallait faire vite, Mika n'était pas dans un bon état.

Quelques jours plus tard, sur le navire du capitaine Lili …

_Mika a trouvé ceci dans le bureau du vice-amiral. Explique nous, dit sévèrement Nina en mettant en face de la mercenaire.

Maïa, assise sur une chaise, roula des yeux. Les six femmes de l'équipage étaient dans le bureau de la capitaine, ainsi que deux hommes, pendant que le reste de l'équipage s'occupait de manœuvrer le bateau. Mika était assise dans une chaise, elle voulait absolument assister à cette confrontation même si sa jambe était dans un plâtre. Elle avait encore l'espoir que ce qui était marqué sur ce papier était juste une erreur. Une photo de Maïa était sur la table. En dessous ce n'était pas Maya qu'il y avait marqué mais Maïa. Une petite phrase était inscrite en dessous.

Ordre d'élimination ou de capture de cet individu. Prime importante à la clé.

Signé : le gouvernement mondial.

_Pour que le gouvernement mondial donne un ordre aussi direct à la marine, c'est que tu es potentiellement dangereuse. Voir très dangereuse. Seul les tueurs de masses et les opposants au régime menaçant l'équilibre des trois pouvoir sont concernés par un ordre si direct.

_On s'en fou Nina … se plaignit Lili en tournant dans son doigt une de ses courtes mèches de cheveux.

_On s'en fout pas ! Elle n'a pas l'air forte mais si ça se trouve elle pourrait tous nous tuer ! Maïa fusilla du regard Nina. Lili se mit devant Maïa et lui sourit pour l'encourager à parler :

_Allez, prouve lui que tu n'es pas une fille dangereuse pour l'équipage. Maïa roula des yeux une nouvelle fois, au pire ils allaient la jeter aux requins. Elle évita leur regard :

_ Je suis … un dragon céleste … avoua en hésitant la jeune femme.

_...

Mika ouvrit légèrement la bouche, et ses yeux étaient devenus deux billes rondes. Puis ce regard sans expression devînt sombre, aussi noir que ces cheveux. Tout le monde était sans voix, n'osant pas bouger. C'est Lili qui brisa le silence en lui demandant toujours avec une voix légèrement enjôlée de continuer, ne voyant pas le mal dans cette affirmation.

_Qui est parti il y a deux ans de Marie Joie pour vivre ma vie. Mais ça ne plaît pas vraiment à mes ... géniteurs que je sois devenue une criminelle ou que je sois partie. Je sais pas vraiment. Ils veulent faire taire un vilain petit canard en quelque sorte, répondit calmement Maïa.

Ça avait été plutôt simple de tout dire. Même si en réalité elle n'avait jamais rien caché.

Mika quitta soudainement la pièce en claquant la porte. Nina reprit en marchant en cercle dans la pièce :

_ Si les dragons célestes te cherchent, tu mets en danger l'équipage. Capitaine, elle ne peut pas rester avec nous. C'est un monstre, ces gens ne sont pas humain. L'aura qu'elle dégage je savais que je l'avais déjà ressentit. Cette personne est différente de nous. Pas seulement la marine peut nous tomber dessus à présent, les ciphers pole peuvent recevoir l'ordre de la récupérer. Si c'est les dragons célestes qui ont donné cet ordre, sans nul doute qu'il sera exécuté.

Lili fixa Nina l'air grave, elle avait écouté les paroles des deux femmes.

Le capitaine se tourna vers les autres, pour voir leur réaction. Arame s'était légèrement reculée, un peu de peur dans les yeux. L'adolescente avait déjà entendu des rumeurs sur les descendants de ceux qui avaient créé l'ordre actuel, et ce n'était pas des rumeurs très glorieuses.

Maxim, elle, n'avait pas l'air d'être surprise, ni en colère. Mattias avait été surpris mais se détendait peu à peu. Chin avait les bras croisés sur sa poitrine fixant le dragon céleste, semblant la juger.

_Me suis-je déjà tromper en choisissant les membres de mon équipage ? Interrogea Lili. Nina évita son regard, murmurant à peine audiblement un non.

_Tu ne me fais plus confiance ?

Nina regarda son capitaine dans les yeux et répondit :

_Je te fais confiance et je te ferais toujours confiance. Mais …

_Mais tu refuses que Maya. Maïa plutôt, reste ici.

Nina ne dit rien, il fallait qu'elle réfléchisse. Mais elle n'aimait pas l'idée qu'une personne telle qu'elle, soit ici.

Lili regarda ses autres nakamas.

_Elle a sauvé Mika d'une mort certaine, récupéré le fruit de Haruka. C'est suffisant pour moi pour qu'elle face partie de l'équipage. Je ne serai pas pirate si c'était pour laisser sur le bord un nakama en danger. Le passé m'importe, seul le présent et le futur me préoccupe. Elle a prouvé qu'on pouvait lui faire confiance, et c'est tout ce qui compte … pour moi. Si il y a quelqu'un que ça dérange, qu'il vienne me le dire. Faites passer le message. Je vais parler à Mika.

Sur ces mots, Lili sortit, enfonçant sur sa tête son tricorne.

Maïa se sentait mal. Pourquoi ? Elle ne comprenait pas. Nina avait dit des choses horribles et ça l'avait poignardé en plein cœur. Elle ne s'attendait pas à une telle réaction. Les yeux de Arame, le regard de Chin semblant voir si elle était un danger. Pourquoi ressentait-elle ce désir de leur dire qu'elle n'était pas une menace ?

C'est Maxim qui prit la parole :

_Je m'en fou moi de toute cette histoire, pour moi tu es la mercenaire. Pas un de ces soi-disant dieux.

Ils sortirent tous du bureau sauf Nina qui semblait encore juger Maïa.

_Les autres te prennent trop à la légère. Je ne te connais pas et c'est bien pour ça que pour l'instant je ne t'accorde pas ma confiance.

Elle passa devant Maïa et claqua la porte. Humiliation. Ce mot résonnait en boucle dans la tête de Maïa.