Vingtième vague.

_A l'abordage !

_Ouais !

L'équipage du dragon de feu sauta sur le navire marchand déjà bien endommagé par les tirs des canons.

Arame suivait à la trace Maïa qui n'en faisait qu'à sa tête. La petite blonde lui avait dit qu'elle n'était pas en état de combattre mais Maïa voulait comme elle le disait ''se dérouiller les jambes et les bras.'' D'ailleurs Nina en faisait de même, mais Arame ne lui disait rien vu que Nina était tout de même la seconde de l'équipage. Quant aux autres blessés, ils avaient volontiers restés au lit pour se reposer encore un peu.

Maïa comme à son habitude trancha tout ce qui bougeait, et tout ce qui ne bougeait pas d'ailleurs, comme le grand mat du bateau de marchandise qui dans un bruit assourdissant bascula dans l'océan. Le bruit des balles et les épées qui s'entrechoquaient ne cessa pas pendant plus d'un quart d'heure. C'était ça de vouloir jouer les braves et ne pas se rendre immédiatement. Les marins se firent attacher au dernier mât restant.

_Shishishi, bon on embarque toute la marchandise.

Lili n'avait pas attaqué le malheureux vaisseau pour rien, en faite ils manquaient gravement de nourriture et d'eau potable donc dès qu'ils avaient croisé la route de ce navire, il n'y avait eu qu'une chose à faire : les attaquer.

Le temps ensoleillé emportait l'équipage dans des jours meilleurs par rapport aux derniers événements et un peu de combat calmait les esprits vengeurs de l'équipage. Maïa ramena un sac de riz sur le navire, le sac de trente kilo lui paraissait peser des tonnes. Elle s'avoua qu'elle s'était un peu surestimée pour le coup. Elle pouvait porter des masses plus lourde que les gens normaux, mais avec toutes ses blessures elle était vraiment devenu faible.

Maïa observa les va et viens de ses nakamas. Elle vit Lili se tourner brusquement à bâbord. Là où la lionne regardait, un monstre marin apparut. Sans difficulté, Lili l'envoya valser vers d'autres cieux. Maïa connaissait cette technique, Peter lui avait dit que c'était le haki de l'observation. Ce dernier le maîtrisé un peu mais ne l'avait pas appris à Maïa car il n'avait aucune idée comment il avait acquis cette capacité. Savoir ce que son adversaire allait faire … elle aimerait avoir cette compétence. Elle tritura le bandage sur son avant bras droit jusqu'à ce que finalement celui si se fasse la mal. Elle put voir cette trace sur son bras qui mettrait un bon moment à partir. Ça ne cicatriserait peut-être jamais et laisserait une trace rosait sur sa peau. Arame n'était pas chirurgien plastique et ne pouvait donc pas rectifier cette trace qui s'apparenter à des griffures.

Ils reprirent la mer, il ne fallait pas rester trop longtemps au même endroit, surtout dans le Nouveau-Monde. Maïa était toujours appuyée sur le bastingage, regardant l'infini de l'océan, quelques fois il y avait des ombres qui apparaissaient puis disparaissaient aussi vite.

Mika vînt à côté d'elle, une barre chocolatée dans les mains. Ses dents pointus coupés proprement la friandise.

_Pourquoi tu as pris la mer au faite? Demanda t-elle.

Pourquoi avait-elle pris la mer ? On arrêtait pas de lui poser cette question. Mais elle ne le savait pas vraiment pourquoi non plus, elle n'avait aucun but.

_Je voulais juste partir, répondit Maïa perdu dans ses pensées. L'homme à la tête de tulipe lui avait dit qu'il avait pris la mer pour devenir le seigneur des pirates, Mika, elle ,s'était pour devenir plus forte et délivrer son père.

Mika se demandait pourquoi la dragon céleste n'était pas très bavarde. Elle la laissa dans ce qu'elle pensait être une bouderie. Maïa n'était pas dans l'humeur des beaux jours, en plus de ne pas savoir où toute sa vie la menait, elle n'avait pas retrouvé le log et la lettre de Peter. Maïa se redressa quand elle entendit la voix de Maxim retentir dans le haut parleur :

_On a de la compagnie, flotte de six bâtiments de guerre à quatre heure.

Maïa sourit, enfin des adversaires coriaces. Elle se redressa et fit quelques étirements. Elle n'avait jamais vu une telle flotte et ça lui faisait monter l'adrénaline. Sa défaite face au « mime » comme elle disait ne lui plaisait pas du tout, et les marchands n'avaient pas su satisfaire son envie de combattre pour se convaincre qu'elle n'était pas faible. Son amour propre avait prit une grande claque dans la figure et elle comptait bien se ressaisir.

Une fois le navire à porter de tire, les marines avaient commencé à sortir les canons pour bombarder l'embarcation. Un '' rendez-vous sans faire d'histoire '' retentit dans le calme de l'océan. Maïa commença à couper en deux des boulets qui allaient heurter le navire. Ils terminèrent leur course dans l'eau.

Les dragons de feu eux aussi avaient démarré les hostilités en faisant pleuvoir des coups de canons en direction des six imposants navires. Pour la deuxième fois de la journée Lili cria à l'abordage. Maïa sauta sur un des six bâtiments de guerre et pour son plus grand plaisir, Arame ne la surveillait plus.

Personne n'avait suivi Maïa, ce qui l'arrangeait. Elle murmura lentement « l'ange faucheur », alors que des marines allaient l'attaquer elle sauta dans les airs et abattit son sabre vers le centre du navire. Dans un bruit sourd, le bateau se fendit en deux. Elle sourit, son honneur était pratiquement retrouvé. En prenant appuie sur une des deux moitiés du bateau coupé en deux, elle se propulsa vers un des autres bateaux.

La bataille faisait rage et quiconque s'approchait de l'équipage des dragons de feu se faisait ratatiner. Arame s'attacha rapidement les cheveux en esquivant quelques marines . Ça faisait un petit moment qu'elle n'avait pas participé aux combats, elle glissa sa main dans une de ces bottes et en sortit un fin et long couteau.

Arame avait le visage fermé, ne montrant aucune expression. Elle n'éprouvait pas un plaisir spécial à tuer et combattre mais si cela pouvait l'aider à réaliser son rêve. Et quel rêve elle avait ! Elle ne s'était engagée dans cet équipage que parce que Lili avait était la première à croire en ces capacités de médecin malgré son jeune âge. Elle avait d'abord pensé à s'engager dans la marine car elle aurait eu la possibilité de s'approcher de cette personne. Vegapunk. Lui avait-il fait du mal ? Non. Est-ce qu'il la connaissait ? Non plus. Elle voulait juste rencontrer ce « génie » qui était à la botte du gouvernement mondial. Elle voulait lui demander pourquoi il créait tant de choses qui pourraient créer la destruction du monde. Les pacifistas, les fruits du démon artificiel, la recherche sur comment transformer les humains en géants … elle ne comprenait pas le pourquoi du comment. Pour la paix dans le monde ? Pour l'argent ? Pour la science ? Pour l'évolution ? Elle ne se contenterait pas de ces réponses.

Dans la cale d'un des bâtiment de guerre …

_Nina, matte moi ça. CONFIDENTIEL .

Sur la grosse caisse que Maxim avait posé à côté de Nina, il y avait marqué CONFIDENTIEL en rouge. Nina sourit, à l'aide de son sabre elle fit levier sur le couvercle de la caisse . Mais en entendant un petit clique elle se stoppa. Maxim ouvra légèrement la bouche. Nina ne bougea pas d'un poil.

_Ne me dit pas que ce cliquetis, est la chose que je pense. Dis moi que tu ne bouge pas, juste parce que tu as un lumbago, demanda nerveuse la femme aux muscles sur-développés.

Nina se racla la gorge.

_ Je crois que … je me suis précipitée un peu vite. Va chercher Dan.

_Tout de suite chef.

Nina venait de déclencher une bombe qui était sous le couvercle de la caisse. Un mouvement et elle allait sûrement exploser. Le fait qu'elle était sur un bateau, au plein milieu de Grand Line, et en plus juste en dessous de personnes qui se combattaient n'arrangeait pas du tout ses affaires. Mais elle avait appris depuis son plus jeune âge la maîtrise de soi, la concentration. Il en restait pas grand chose désormais mais elle savait encore s'en servir au bon moment. Dan, le professionnel des bombes après dix minutes interminables arriva. Il glissa une barre de fer à côté de l'épée de Nina, elle put ainsi lentement récupérer son arme et put bouger à son aise. Maxim et Dan étaient prêt à partir mais Nina n'était pas de cet avis.

_Si il y a une bombe ici c'est qu'il y a quelque chose d'intéressant sous ce couvercle. Dan … désamorce la bombe s'il-te plaît.

Dan sourit largement, si il avait bien une spécialité, c'était de désamorcer les bombes. Les bruits de bataille au dessus d'eux commençaient peu à peu à s'atténuer. Dan après de minutieux découpages de fils, souleva doucement le couvercle. Les deux femmes ainsi que l'homme se penchèrent sur la caisse pour découvrir son contenu. Une vieille feuille qui semblait être un parchemin tout abîmé était confortablement installé dans des draps de soies. Maïa aurait été dans la cale, elle aurait pu tout de suite savoir que cet objet était destinée aux dragons célestes. Sans plus de cérémonies Maxim prit le manuscrit et s'en alla avec ces deux camarades. Ils n'étaient pas vraiment heureux d'avoir trouver une vieille feuille de papier avec des écritures illisibles. Ils s'attendaient plus à des pierres précieuses ou de l'or brut. Ça ça aurait été intéressant.

Sur le pont d'un autre bâtiment de guerre …

« Rugissement de la reine » Lili ouvrit la gueule en large et un rugissement bruyant en sortit. Le bateau en face d'elle explosa de l'intérieur et les occupants tombèrent dans l'eau salée . Un des pirates – le seul – qui était à bord de ce même bateau que Lili avait détruit réussit à se hisser sur le dernier bâtiment de guerre où se trouvait la femme. En apercevant sa capitaine il la pointa du doigt et lui cria :

_Oy ! Vous vouliez me tuer ?!

_Désolé, je ne t'avais pas vu shishishishi. Tu vas bien ?!

Son subordonné la fusilla des yeux et regarda la situation actuelle. En faite le combat était finit. Il restait juste deux ou trois marines agonisant au sol. Ils retournèrent tous sur leur navire et le petit groupe que formait Nina, Maxim et Dan firent part de leur trouvaille des fois que quelqu'un serait découvrir ce qu'il y avait marqué sur le parchemin.

_Par delà le mort, au fin fond des pierres de sang, après le colosse de pierre aux yeux d'or, la dune de vos souhaits s'étendra de toute sa hauteur. Prenez la, mais faites attention aux Scorpions qui rodent dans la terre humide.

Tout le monde tourna la tête vers celle qui avait le nez penchait sur le papier et qui lisait les écritures. Cette dernière releva la tête en souriant narquoisement. Elle regarda tour à tours ces nakamas qui avaient les yeux ronds. Elle croisa ses bras sous sa poitrine et arrêta de sourire :

_C'est une langue ancienne que j'ai appris. Vous avez trouvé ça dans un coffre ou une enveloppe où il y avait marqué confidentiel ou fragile dessus ? Je me trompe ? Mais pour sûr, ça indique le lieu d'un trésor.

Maïa ne savait que trop bien ce que représentait ce vieux manuscrit. Vous avez parlé de trésor ? Les dragons célestes adoraient les trésors. Toutes les richesses de ce monde ils les voulaient, et si personne n'avait la main mise sur eux ils les faisaient cherché et remuaient ciel et terre. Maïa avait appris cette langue ancienne comme tous les autres dragons célestes pour pouvoir lire ce genre de message. Ce genre de message qui dès la première lecture laissait deviner à celui qui la lirait que s'il arrivait à déchiffrer ce qu'il y avait d'écrit, il aurait quelque chose à la clé. Le seul trésor que les dragons célestes ne recherchaient pas c'était ce « maudit One Piece » comme ils le disaient.

Mais alors que Maïa réfléchissait sur les mots de la phrase qu'elle avait lu, des petits sourires naissaient sur les lèvres des pirates. Dire le mot trésor devant des pirates, c'était comme tendre devant le museau d'un chien affamé une cuisse de poulet rôti à la broche. Phil se lança à poser plus de question à celle qui semblait pour l'instant la mieux renseigner sur ce « trésor ».

_ Et donc il se trouve où ce trésor ?

_Aucune idée, répondit Maïa en ce tenant le menton. Tout le monde tomba de haut. Mais ils savaient que Maïa ne disait pas de bêtise. La dune des souhaits ils avaient déjà entendu parlaient de ce trésor ou plutôt de cette légende. Cette dune serait constituée que de pierres précieuses et serait si haute qu'on la confondrait avec une montagne. Tout le monde alla manœuvrer le bateau, les pensées tournaient vers un potentiel trésor sous leur nez.

Maïa tournait dans sa tête chaque mot. Mais avec cette simple phrase, elle ne pouvait pas aller bien loin. Mais elle avait remarqué un mot qui avait été écrit avec une majuscule. Une majuscule à scorpion. Les majuscules étaient utilisés pour les noms propres pour bien les différencier des autres mots. Et parmi les noms propres il y avait les mots désignant les habitants d'une île. Ça pourrait être ça, les Scorpions pourraient être des habitants de l'île. Elle se dirigea vers Hil, un des navigateurs sous le commandement de Maxim qui était proche d'elle.

_Tu ne sais pas si il y a une île où les habitant s'appellent les Scorpions ?

_Hum … peut-être à South Blue, je vais demander aux autres. Il y a aussi cette île qui s'appelle Crabeland … Ça a un rapport avec le trésor ? Questionna Hil.

Maïa lui expliqua sa théorie. Le sourire de Hil se fit de plus en plus large. Une formidable aventure humaine était devant ces yeux. Ouais, il était peut-être un peu trop optimiste, mais ça ne mis pas une heure pour que tout le bateau soit mis au courant de la théorie et que lui, Maxim et l'autre navigateur se mettent à la recherche d'une île ayant un quelconque rapport avec des Scorpions.

Dans la vigie, qui servait aussi de salle de cartographie, les cartes volaient dans tous les sens. Le troisième navigateur, Katsuo avait le vague souvenir d'une île s'appelant Sasori (scorpion en Japonais) qui se trouvait dans le Nouveau-Monde. Mais le problème, c'était qu'il n'y avait pas beaucoup d'îles répertoriés dans le Nouveau-Monde. Finalement ce ne fut pas lui qui trouva l'île de Sasori mais Maxim.

Maxim elle aussi adorait la quête des trésors. Tout comme son père. Elle était la fille d'un pirate qui avait passé sa vie à chercher des richesses. C'était même devenu un rêve. Mais Maxim, elle, elle n'avait pas de rêve. Tout ce qu'elle espérait c'était voir sa capitaine devenir le seigneur des pirates et pouvoir voguer sur la mer toute sa vie. C'était une enfant des mers, elle était née sur un bateau, avait grandit sur l'eau et elle espérait y mourir.

_ Alors capitaine ? On fait quoi ? Elle se trouve au Nord-est, à trois semaines de navigation, demanda Maxim même si elle se doutait de la réponse. L'île se trouvait derrière eux et en plus ils avaient une chance infime que ça soit la bonne. Mais Lili ne s'arrêterait pas devant ces arguments négatifs.

Lili leva la tête en tenant d'une main son tricorne, bomba le torse et sourit de toutes ses dents :

_ A tribord toute ! Un trésor nous attend !