Vingt-quatrième vague.
« L'histoire, ce riche trésor des déshonneurs de l'homme. » de Henri Lacordaire
Maïa tenait fermement sa main contre la bouche de Maé. D'ailleurs elle l'avait collé à elle pour qu'il ne bouge pas. Elle le fixa droit dans les yeux pour qu'il se taise. Elle se maudissait de ne pas l'avoir abandonné quand elle le pouvait encore. Elle avait éteint sa lampe torche, de toute façon, à présent il y avait des lumières partout à cause de milliers de lucioles collés au mur. Maïa se trouvait dans un boyau où ceux qu'elle essayait d'éviter ne pouvaient pas la voir. Maé se calma enfin. Elle dé-serra sa prise et indiqua du doigt ceux qu'elle évitait.
Maé ouvrit des yeux de stupeurs, il ne savait pas que des taupes minières se trouvaient ici ! Mais qu'est-ce que c'est les taupes minières ? Ce sont des taupes qui ont la taille d'un ours debout, qui raffolent des ressources minières telle que l'or et les diamants. Elles étaient en plein travaille, creusant avec leur pioche dans le sous-terrain qui se révélait être le sous-sol du mausolée.
(pause café de l'auteur : Oui, l'auteur est devenu un peu cinglée et imagine des grosses taupes avec des pioches. Mais One piece permet de faire tellement de choses ….)
Maïa avait déjà entendu parler de ces massacres que les taupes minières faisaient quand on empiétait sur leur territoire, donc il valait mieux pas les chercher. Mais il fallait aussi qu'ils avancent. Les taupes étaient aveugles mais se repéraient grâce au touché, à l'odorat et à l'ouïe. Maïa commença à se recouvrir de la poussière qui émanait des roches. Maé en fit de même voyant où voulait en venir Maïa. Elle lui chuchota à l'oreille : « Tu connais le jeu de 1,2,3 soleil j'imagine. Et bah là c'est le même principe. »
Ils descendirent de leur cachette. Le jeu commença.
Trois petits pas sur la pointe des pieds et ils s'arrêtèrent. Maïa regarda les taupes, elles n'avaient pas l'air vraiment méchante. Ils continuèrent leur avancer vers l'entrée d'un tunnel. Maïa stoppa net quand elle vit une taupe se stopper elle aussi, pour humer l'air. De longues secondes pesantes s'ensuivirent jusqu'à ce que la taupe se remette à bouger, continuant à creuser son trou. Les deux humains se mirent à souffler mentalement. Maé était bien collé dans le dos de Maïa et suivait chacun de ses mouvements. Maïa avança un pas puis posa le deuxième délicatement au sol. Mais la taupe se retourna brusquement, et en un éclair était en face de la pirate. L'animal élança une grosse patte avec de longues griffes vers Maïa. Celle ci recula de deux pas, tout en essayant de toujours faire aucuns bruits. La patte n'atteignit pas sa cible. Maïa regarda la taupe à un mètre d'elle. Celle ci reniflait l'air et s'approcha plus près de la tête de Maïa. La mercenaire était en apnée, et essayait de faire taire son cœur qui battait la chamade.
La taupe continua son inspection puis se retira. Mais Maïa décela un mouvement de la part de l'animal. Elle poussa Maé sur le côté, pris son odachi et bloqua l'animal qui était revenu à la charge. Toutes les taupes se tournèrent, humant l'atmosphère et effectuant quelques cris. Maïa cria à Maé de partir vers le tunnel. Il se mit à courir. Maïa effectua plusieurs mouvements et des lames de vent se créèrent et tranchèrent plusieurs taupes. Toutes les taupes se concentrèrent sur l'épéiste.
Maé continuait son chemin dans le tunnel, regardant derrière lui si les taupes ne le suivaient pas. Il commença à s'inquiéter pour la pirate. Il entendait le bruit de la lame du sabre s'entrechoquer avec les griffes des taupes. Il entendait les petits cris que faisaient quelques unes d'entre elles alors qu'elles se faisaient vaincre. Il entendait aussi les gémissements que produisait la jeune femme lorsqu'elle faisait un effort. Et il y avait aussi ce bruit d'éboulement. Puis plus rien. Aucuns bruits lui parvenait. Seul les lucioles continuaient de briller dans l'obscurité. Puis un pas de course parvint jusqu'à ces oreilles, un bruit de course rapide et lourd. Une ombre apparut en face de lui, immense. Il prit peur puis il s'aperçut que c'était une ombre humaine qui commençait à devenir plus petite.
Maïa s'avança vers l'adolescent en haletant, se tenant les côtes pour reprendre sa respiration. Elle manquait d'air. Il faut préciser qu'ils étaient à au moins 1km de la surface et que l'air était humide et l'oxygène plus rare que au dessus de leur tête. Elle était couverte de sang et de boue. Ses cheveux et sa peau avaient pris une couleur des plus étrange. Maïa regarda ses bras et ses jambes. Elle ne put s'empêcher de faire la remarque à haute voix :
_Et merde ! Il va falloir que je jette mes vêtements ! C'est dégueux tout ce sang mélangeait à la terre !
Maé eut une goutte derrière la tête. Il avait cru qu'elle était morte pendant un instant, et finalement elle n'était même pas blessée et sa seule préoccupation c'était ces vêtements ? Maïa regarda l'ado.
_Allez, on continue, il y en a peut-être d'autres qui vont arriver. Mais une chose est sûr. Il y a de l'or dans le coin.
Si les taupes cherchaient quelque chose, c'était bien des pierres précieuses. Elles avaient le don de sentir les métaux précieux, mais elles avaient une marge d'erreur de 5km. Mais une chose était sûr, il y avait un trésor dans le coin. Seulement, ne connaissant pas les portes, elles s'entêtaient à creuser.
Au rez de chaussé du mausolée, groupe de Lili …
_Rah, j'en ai marre de leur piège ! Râlait Lili alors qu'elle avait marchait sur un énième piège qui avait faillit faire chuter le groupe dans un gouffre remplit de chardon. Ils regardaient chaque recoin du monument pour trouver un passage pour aller dans une quelconque pièce souterraine.
Ivan, un jeune homme de dix-sept ans, regardait avec curiosité les écritures anciennes sur les pierres. C'était un brun aux cheveux mi-long et au visage fin. Il avait de dessiné au dessus des yeux, des yeux d'ailleurs, qui faisait croire, que même quand il avait les yeux fermés il les avait ouvert. Vous captez le truc ? Il remarqua que parmi les écriteaux, dans un petit coin, c'était une autre écriture, qui avait l'air plus ancienne. Il fut interrompu dans son inspection par un de ses nakamas.
_Dites, si les Sasoris ne sont pas là, c'est que le trésor est ailleurs non ? Interrogea Mattias en scrutant les murs.
_Où c'est qu'ils n'ont pas été assez malin pour le trouver. Dit Phil.
Donald interpella tout à coup tout le monde pour venir voir quelque chose qu'il avait trouvé. Le groupe se réunit autour de lui et regarda les symboles qui étaient en partie abîmé. Ça ressemblait à un dessin.
_ Ça ressemble à un jolly roger basic non ? » Dit Lili en s'appuyant au mur derrière elle. Nina n'eut pas le temps de dire « ou un signal de danger » que déjà, le sol se dérobait sous leur pied. La chute ne fut pas longue, en faite elle ne dura même pas 5 secondes.
« Des escaliers ? » Oui, des escaliers avaient remplacé une partie du sol. Lili eut un sourire plus large
_Alors, où est le trésor ?
Dans une pièce, sous terre, côté de Maïa ….
La jeune femme posait ses doigts sur les écritures anciennes du bloc de pierre. Cette pierre était dite indestructible. On lui avait dit que ces écritures étaient maudites et qu'il ne fallait que personne sache ce qu'elles disaient. Mais Sainte Maïa, elle, elle savait ce que le monde ne savait pas. Elle l'avait entendu de la bouche du conseil des cinq, la véritable histoire. Certes, ça n'avait pas été voulut et on lui avait fait jurer de ne dire à personne ce qu'elle avait entendu sous-peine de la tuer. Pour menacer un dragon céleste, même enfant, de le tuer c'est qu'ils voulaient vraiment que cette part du passé reste secrète. Elle en avait été ébranlé malgré son jeune âge mais elle n'avait rien dit à personne, comme la bien gentille dragon céleste qu'elle était. Enfin, c'était ce qu'elle avait voulut, mais ces parents avaient tout de suite vu en elle la bête noir de la famille, le vilain petit canard. De toute façon, à quoi ça lui aurait servit de le dire à quelqu'un ? Personne ne la croirait ! Et c'était beaucoup trop énorme de toute façon. Et c'était beaucoup trop dangereux pour que le monde le sache. Elle ne savait pas lire ces écritures, d'ailleurs personnes ne le savait. À part peut-être cette femme dont elle avait entendu parlé.
Maé attendait patiemment que la pirate arrête la contemplation de cette vieille pierre qu'il considérait comme sans importance. Enfin, il avait pu profiter de se reposer un peu. Il regrettait un peu que sa curiosité le mène jusqu'ici. Mais bon, au moins il pourrait voir ce trésor, il en était certain. Il trouverait le trésor, et il en prendrait un peu pour pouvoir partir avec sa mère loin de cette île. C'est ce qu'il avait dit à Maïa. Et peut-être qu'il pourrait retrouver son père, ça c'est ce qu'il ne lui avait pas dit.
Il se leva lorsqu'il vit la jeune femme continuait son chemin. Un peu plus, et elle allait le laisser seul ! Mais il avait pu voir, qu'elle se souciait un minimum de lui. Elle l'avait même sauvait à deux reprises. Ils étaient sympa finalement ses pirates !
Dans le port de Bico …
Arame et Jason avaient les bras chargés de médicaments en tout genre. Les bateaux qu'ils avaient pillés en contenait déjà beaucoup, mais leurs stocks avaient grandement diminué depuis l'incident de Big Bear.
Jason était un garçon sympa, mais son habituel air renfrogné faisait qu'il ne se faisait pas immédiatement d'ami. D'ailleurs, quand Arame était arrivée dans l'équipage, elle avait prit peur de travailler avec lui. Mais c'était un excellent infirmier. Arame jeta un coup d'œil au tableau des mises à prix.
_Oh là ! Depuis quand cet avis de recherche n'a pas été mis à jour ! Fit remarquer Jason en regardant une affiche. La photo représentait une jeune femme qu'ils connaissaient bien. Mais pourquoi avait-elle ce visage sans expression et ce chignon haut, ainsi que ce kimono ?
_Tu as raison … mais pourquoi il se sont trompés sur le prénom de Nina ? Nuno ? C'est bizarre, en plus elle ressemble à un garçon sur cette avis de recherche !
_Oh, je vois tu n'es pas au courant même si ça fait déjà quelques mois que tu es avec nous . Je vais te raconter, sinon tu ne le sauras jamais vu que Nina n'en parle pas.
Jason tout en continuant de marcher lui expliqua.
Nina, c'était le prénom qu'avait choisit sa mère à la naissance, mais son père, désespérait d'avoir que des filles, décida qu'elle s'appellerait Nuno. Nina était née dans le royaume de Wa, la légendaire île des samouraïs. Et pour être un samouraï il fallait être un homme. Le père de Nina voulait absolument un successeur donc il décida que Nina serait un garçon. Alors débuta pour elle une vie d'homme et de samouraï avec tout ce qui va avec : les privations de l'amour maternel, du confort … L'entraînement matin midi et soir. Mais même si elle excellait dans le maniement du sabre, à 10 ans déjà, elle était plus petite que les autres élèves et avait des muscles moins développaient. C'est à 15 ans que tout se compliqua. Nina cachait sa poitrine avec un bandage très serré mais elle fut blessée à ce niveau là un jour. Le médecin découvrit que c'était une femme. On la fouetta cent coups pour avoir déshonoré le titre de samouraï et pour trahison. Son père fut exécuté. Elle aurait dû elle aussi être exécutée mais elle réussit à fuir à bord d'un petit radeau. Alors que son embarcation dérivée, et qu'elle mourrait de faim, elle heurta le bateau de Lili.
Nina avait voulut trancher le bateau en deux, mais Lili avait réussit à la battre. Lili lui proposa de mourir ou de faire partit de son équipage. Nina avait d'abord choisit la mort, mais Lili l'avait convaincu. Elle avait eu du mal à s'habituer aux coutumes du monde extérieur à Wano et devenir une femme à part entière. Mais aujourd'hui elle avait totalement perdu son parlé, ses manières, les comportements de sa vie passé. Elle avait même mis de côté son histoire, son passé et sa rancœur.
_Donc Nina a été une samouraï … C'est effrayant ! Mais je comprends mieux son rêve. Termina Arame en souriant. Nina lui avait dit, droit dans les yeux, pleine de détermination : « Je deviendrai la meilleur épéiste du monde. »
Groupe de Lili …
« Atchoum ! » Nina éternua bruyamment dans le couloir. Un des hommes lui dit en riant que quelqu'un était en train de parler d'elle.
_On arrive quand ? Se plaignait un des hommes en soufflant, les bras ballants. Les escaliers paraissaient interminables ! Et ce n'était pas le premier à s'être plaint.
