Vingt-cinquième vague.

« Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit. » de Napoléon Bonaparte.

Maé et Maïa regardaient les deux couloirs qui s'offraient à eux. Un était fait de briques rouges, l'autre de pierres brunes. Il y avait toujours des lucioles qui éclairaient leur chemin. Elles émettaient une petite lumière jaune.

_Moi je dis que c'est à droite, dit Maé, sûr de lui.

_Et moi à gauche. De tout façon c'est moi l'adulte, donc on va à gauche.

Maé eut une mou boudeuse, il ne savait pas pourquoi, mais son instinct lui disait qu'il fallait prendre à droite. Maïa voyant que le gamin ne la suivait pas se tourna vers lui et allait lui crier que de toute façon elle le laisserait seul ici. Mais une petite lumière jaune sous son t-shirt l'interpella.

_Oy, t'a une luciole sous ton t-shirt.

Maé regarda sa poitrine et plongea sa main sous le vêtement, il en sortit son collier qui émettait une faible lumière. Maïa leva un sourcil, ça c'était vraiment pas normal. Y avait-il dans ce collier d'or ancien, un dial produisant de la lumière ? Lorsque Maé avança vers son couloir, la lumière s'éteint peu à peu. Maïa attrapa le collier, et par la même occasion tira sur le pauvre Maé et se positionna dans le couloir de bric rouge, celui que Maé voulait prendre. La lumière réapparut.

Maé vit le visage de Maïa s'illuminait, et une expression dite affreuse selon le garçon apparut. Un large sourire était dessiné sur le visage de la jeune femme, dévoilant toutes ses dents et ses narines étaient plus large.

Maïa commençait déjà à s'imaginer l'or au bout du couloir. Elle tira Maé vers le couloir à sa suite. Elle daigna enfin lâcher le bijou.

_Bah tu vois ! J'avais raison, il fallait prendre ce couloir !

_Ne crie pas victoire trop tôt. Si ça se trouve il n'y a aucun trésor, et ton bijou est juste un jouet qui scintille.

_C'est pas vrai ! C'est ma grand-mère qui me l'a donné et qui m'a dit qu'il me mènerait au trésor de l'île ! On appelle ça ''l'appel de l'or''. Enfin selon moi, mamie était juste un peu cinglée. Maïa se tourna et attrapa le gamin par le col et le secoua comme un prunier.

_Pourquoi tu l'as pas dit plus tôt ?!

_Aaaa rrrrêêêê tetette. Maïa le lâcha et continua son chemin, ces gamins ! Je vous jure ! L'appel de l'or, ce n'était pas rien ! Dans les légendes anciennes, même dans les récits récents, l'appel de l'or était un mécanisme construit pour retrouver des objets perdus. Il suffisait que les deux objets soient proche l'un de l'autre pour qu'une petite ampoule incrustée dans l'objet se mette à s'allumer . C'était pratique quand on ne savait pas où était l'objet en question. C'était considéré parfois comme une clé permettant de retrouver des trésors cachés … Mais Maïa se rappelait maintenant de la phrase sur le manuscrit ''au delà des pierres de sang …''

Groupe de Lili …

Ils étaient à présent dans un couloir de pierre rouge. Leur capitaine allait au pif à travers les différents tunnels. Ces hommes la suivaient, sans vraiment contester ses décisions. Ils se rappelaient ce que disait la phrase sur le manuscrit « par delà les pierres de sang ». De toute façon, rien ne leurs indiquaient par où passer. Ils débouchèrent dans une grande salle ovale. Au milieu se trouvait une pierre rectangulaire avec des rubis incrustaient à l'intérieur. Il y avait des écritures qui entouraient la pierre.

_Quoi de plus normal que de trouver un tombeau dans un mausolée … mais maintenant reste à trouver le trésor, murmura Phil. Le petit groupe continua son chemin, au pire, ils pilleraient la tombe si ils ne trouvaient rien. Bah oui, à quoi sert des rubis alors que la personne est morte ?

Au bout du tunnel qu'ils empruntèrent, il y avait une porte. Une grosse porte de pierre. Bien trop grosse pour Lili pour qu'il n'y ait rien d'important derrière. Sur la porte, il y avait un énorme visage, et dans ces yeux, des plaques d'or …. le colosse de pierre aux yeux d'or.


Groupe de Maïa …

Une lumière éblouissante envahissait le couloir. Une frénésie s'empara des deux personnes. Leur cœur battait la chamade. Y étaient-ils enfin parvenu ? Après être tombé dans un trou, avoir faillit mourir sur des pieux, puis être tué par des taupes minières et avoir parcourut une bonne dizaine de kilomètre de tunnels, avaient-ils atteint leur but ?

Ils arrivèrent au bout du couloir, dans une salle circulaire. Ils mirent leur main devant leurs yeux tellement la lumière était vive. Quand ils ouvrirent les yeux, ils entre-ouvrèrent légèrement la bouche de stupéfaction.

Au sol, des tonnes et des tonnes de particules dorés créaient une dune immense. Maïa et Maé étaient absorbés par cette vision. C'était magnifique. Ils ne pensèrent même pas d'abord à l'énorme somme d'argent devant eux, mais à la splendeur du monticule. Mais Maïa sortit vite de sa torpeur, c'était elle où elle sentait qu'ils n'étaient pas seul ? Elle mis sa main sur l'épaule de l'ado et elle lui intima le silence. Elle contourna lentement la dune. Elle entendait des pas à présent. Alors qu'elle avançait tout doucement les pas s'arrêtèrent. Elle sortit son odachi lentement.

Du côté des Hearts pirates, de l'autre côté de la dune …

Bepo avait fait signe à son capitaine qu'il sentait une présence humaine. Le capitaine avait fait signe à ses hommes de s'arrêter et leur intima le silence. Il contourna la dune, tout doucement. Il sortit son nodachi de son fourreau.

Il s'arrêta quand il vit une ombre humaine au sol. L'ombre s'arrêta aussi. Puis chacun fit un pas, puis deux. À présent, ils pouvaient clairement se voir, se jauger.

Law voyait la femme devant lui, un odachi dans les mains. L'arme était pointait vers sa direction. Elle avait un petit froncement de sourcil montrant son mécontentement qu'il y ait quelqu'un d'autres dans ses lieux. Mais elle était en apparence en piteuse état. Elle était couverte de sang séché et de poussière. Elle était carrément crasseuse. Seul ses yeux couleurs menthes à l'eau arrivaient à se faire distinguer parmi la saleté sur son visage. Allait-elle attaquer, était-elle une ennemie ? Si elle voulait le trésor, elle en serait une.

Maïa regardait son ennemi. Il faisait la même taille que Lili, donc était grand. Dans un vague souvenir elle se rappela que cet homme était recherché . Il avait lui aussi un long sabre. Il avait les sourcils froncés, apparemment elle l'avait dérangé dans ses plans. Aucun doute que lui aussi il voulait ce trésor. C'est lui qui brisa le silence. Il affichait désormais un large sourire, qu'on qualifierait de légèrement fou.

_Vous êtes là pour le trésor ? La question sonna plus comme une affirmation.

_J'imagine que vous aussi …

Les deux sabreurs se comprirent. Ils s'élancèrent l'un vers l'autre, préparant chacun de leur côté leur arme. Quelques particules d'or volèrent du monticule, s'étalant sur le sol et voletant autour des deux adversaires. Les lames se rencontrèrent. Mais ne se touchèrent pas. Un souffle de vent traversa la pièce circulaire faisant voler d'avantage les particules et s'engouffrant dans les cheveux des personnes présentes.

Chacun regarda le petit écart entre chacune des lames. Une force invisible faisait qu'elles ne se touchaient pas. Chacun força sur son épée. Leurs sourcils se froncèrent encore plus. C'était quoi ce bordel ? Le pirate murmura « room » une sphère bleuté apparut, il recula et il essaya de nouveau de trancher son adversaire. Mais la lame de vent s'épuisa au fur et à mesure qu'elle s'avançait vers Maïa. Cette dernière dit « pleurs de l'ange » et effectua plusieurs mouvements dans le vide mais elles n'atteignirent jamais leur cible. Ils levèrent un sourcil pleins d'incompréhensions. Trafalgar Law questionna nonchalamment son adversaire, en posant sur son épaule son arme :

_A tout hasard, votre odachi ne ferait pas partit de la série des sabres maudits ?

_Tout à fait … et le vôtre ?

_Exact. Il s'appelle Kikoku.

_Je vois ''le cri du démon''. Le mien s'appelle Tenshi no sakebi, le cri de l'ange.

_Elles ne veulent pas se combattre .. Dit le chirurgien de la mort.

Chacun regarda l'autre. Qui allait lâcher son sabre en premier ? Maïa ne pouvait s'autoriser à combattre à main nu, son adversaire était avantagé par son fruit du démon. Elle ne savait pas en quoi il consistait, mais un fruit du démon, ce n'était jamais quelque chose d'inoffensif.

Law ne savait pas vraiment la force de son adversaire. Mais il avait crut voir sa tête sur un avis de recherche. Elle avait sûrement une prime plus basse que la sienne vu qu'il ne l'avait pas mémorisé. Il aurait bien fait combattre son second à sa place, mais il avait bien peur qu'elle soit bien plus forte que luii . Il pouvait aussi se la jouer cruel et lâche et mettre tout son équipage sur son dos. Ouais il pouvait faire ça. Il vit que ses hommes regardaient leur affrontement (visuel ) entre lui et la jeune femme. Il vit aussi un gamin qui regardait de loin la scène. Son sourire se fit plus large et sadique .

_Bepo, tu vois le gamin là-bas ? Tu le captures. Peut-être que la Miss sera plus enclin à capituler comme ça.

Mais l'effet escomptait n'aboutit pas. La fille se mit même à sourire :

_Prenez le si ça vous chante. Vous pouvez même le tuer, ça me fera ni chaud ni froid, dit Maïa en mettant son odachi sur son épaule elle aussi.

_Hey ! Se plaignit Maé en entendant ce que venait de dire Maïa alors que les pirates avançaient vers lui.

_Gamin, c'est pas le moment de te plaindre, mais de courir ...

Maïa se demanda si le gamin avait pigé, enfin bon, qu'il vive ou qu'il meurt, qu'il s'échappe ou qu'il se fasse prendre ça ne la gênait pas plus que ça, enfin c'est ce qu'elle essaya de se convaincre. Maïa retenta de croiser le fer avec le capitaine, mais la force qui l'empêchait de le toucher était toujours là.

Au pire, elle aussi elle pouvait se comporter en pirate. Elle dévia soudain de direction et braqua son arme vers l'équipage de Trafalgar . Ça il ne l'avait pas vu venir ! Il lâcha son arme et fonça vers la mercenaire. Maïa était déjà en train d'effectuer plusieurs gestes et bombardait les hommes de rafale de lames de vents. Mais elle avait gardait un œil sur son véritable adversaire et au dernier moment, lorsqu'il fut assez proche, elle abattit son arme sur lui. Mais il y avait toujours cette résistance qui faisait qu'elle ne pouvait le toucher. Le chirurgien de la mort fut surpris aussi. Mais il ne perdit pas contenance et continua l'attaque qu'il voulait lui faire subir, « counter choc » murmura t-il. Il posa ses mains sur la poitrine de Maïa à une vitesse déconcertante, un courant électrique passa à travers la pirate. Elle serra sa mâchoire et écarquilla les yeux tellement ça lui faisait mal. Law en profita pour placer sa main sur le cœur de la jeune femme. Elle essaya de contrer la douleur, elle savait que si il utilisait cette technique directement sur son cœur, elle n'allait peut-être pas y survivre, elle recula d'un bon, jetant par la même occasion son odachi qui était devenu inutile. À cette instant, elle ne se doutait pas que Law avait voulut lui extraire son cœur par l'une de ses techniques « Mes ». Elle souffla pendant une seconde se tenant la poitrine, le combat allait réellement commencer.