Désolée de l'attente, j'ai eu des problèmes de connexion: à chaque fois que je tentais de publier ce chapitre, il disparaissait mystérieusement (oh le vilain!)

Et voici, finalement, le chapitre 6 (que j'ai réécrit pour finir ;3)

Encore désolée si certains d'entre vous ont attendu...

Chapitre 6:

- Derek calme-toi ! Hurle Scott, sous sa forme lupine.

L'intéressé grogne, un son guttural roulant depuis le fond de sa poitrine, et accélère encore, repoussant les limites des ses capacités, pourtant hors norme.

- On n'arrivera à rien si tu es sur les nerfs comme ça ! Déjà que nous ne sommes que deux pour aller le chercher..

L'Alpha, toujours en courant, tourne son regard carmin faire celui, ambré, de son Bêta:

- Si tu ne t'en sens pas capable, tu peux rentrer chez toi, et aller pleurer dans les bras de ta mère. Moi, je ne suis pas du genre à laisser Stiles souffrir alors que je sais où il est !

Sa voix grave claque dans le sous-bois, faisant frissonner l'adolescent, qui, sans pouvoir lutter, baisse la tête vers le sol mousseux, apeuré par la colère vibrante du dominant.

Soudain, une question lui revient, tandis qu'ils courent toujours.

Mais... Pourquoi veut-il tellement le sauver ? Après tout il le déteste.. Il le menace tout le temps..

- Si je lui mène la vie dure, c'est pour le protéger.

Scott relève vivement la tête, réalisant qu'il avait pensé à voix haute. Il lance un regard attentif à son acolyte, tout en gardant le silence, pour ne pas briser cet élan de confidence, tellement rare chez Derek.

- Ne me demande pas pourquoi, à vrai dire je ne sais pas vraiment moi-même.. Je ne sais pas pourquoi je ressens le besoin irrépressible de le protéger. Et ce, depuis le jour où je vous ai interceptés dans la forêt.

L'adolescent répond, hésitant :

- Tu penses que ce pourrait être le.. Lien ?

Derek court en silence pendant quelques minutes, bondissant souplement au dessus des racines et des arbres couchés, perdu dans ses pensées. Avant de reprendre la parole, le regard pensif, mais toujours froid de colère:

- C'est possible, qu'en effet, mon loup l'ai reconnu comme une sorte de.. Partenaire. Et qu'à partir de ce jour il m'ait poussé à le préserver de tout. Alors, dans ce cas, ce n'est qu'un lien surnaturel et rien d'autre.

Scott fronce les sourcils et s'arrête brusquement.

- Ça ne peut pas être "seulement" le loup. Derek, tu es né loup-garou, tu peux aisément contrôler les débordements de ta part animale. Alors.. C'est forcément plus profond que cela.. Ça touche ton cœur d'humain aussi...

- Tu me crois homosexuel, peut-être Scott ? Et puis, Stiles n'est qu'un gosse enfin !

L'adolescent écarte les bras avec humeur:

- C'est oblig..

Une odeur subtile parvient aux narines du Bêta. Il connaît cette fragrance, bien qu'elle soit légèrement différente de celle de ses souvenirs...

- Derek ! Il est à gauche !

Le brun bifurque en dérapant, sans rien perdre de sa vitesse et bondit hors du couvert des arbres.

Pour tomber à genoux sur le sol terreux.

OooOooO

Un corps. Étendu, immobile, face contre terre.

Une arme au sol. Métallique, encore chaude, létale.

Le silence. Total, effrayant, palpable.

Une silhouette. A genoux, le cœur glacé d'effroi, elle retourne le corps.

Une inspiration. Tremblante, sifflante, difficile.

Une larme. Unique, claire, douloureuse.

Des paupières qui s'ouvrent. Lentement, avec effort, sur des prunelles chocolat.

Une voix grave. Chevrotante, chuchotante, soulagée.

Quelques mots. Murmurés, rêvés depuis longtemps dans le plus grand secret, vrais.

OooOooO

Ils sont tous deux assis, à même le sol dans un couloir d'hôpital depuis trois longues heures, en silence.

Mais le plus vieux sent l'agitation de son voisin, et commence à s'exaspérer de le voir bouger nerveusement toutes les trois secondes. Il a juste envie de l'assommer contre un mur.

C'est une bonne idée ça...

- Bon, tu vas continuer de me fixer avec tes yeux de merlan frit jusqu'à ce que je t'arrache la tête avec les dents ou tu vas, enfin, poser ta satanée question !? Grogne le brun ténébreux, la tête appuyée contre le mur derrière lui et le regard dur.

Scott cligne plusieurs fois des yeux, surpris, avant de finalement ouvrir la bouche:

- Tu lui as dit quoi dans la clairière ?

Derek tourne lentement le regard vers lui, une étincelle de douceur dans ses iris clairs, et ne bouge plus pendant de longues secondes. Puis, sa voix s'élève, mal assurée:

- Tout ce que tu as à savoir, c'est que tu avais peut-être raison tout à l'heure...

Et il détourne la tête.

Qu'a-t-il bien voulu dire..?

Le bêta jurerai voir une légère coloration sur les pommettes de son aîné. Et là, soudainement, il comprend.

Il ouvre de grands yeux et plaque sa paume contre sa bouche pour retenir une exclamation de joie et de surprise mêlée - ils sont tout de même dans un hôpital, et sa mère n'hésiterait pas à lui remonter les bretelles s'il criait.

Oh. Mon. Dieu.