Bonjour, bonsoir, je n'ai aucune excuse quant à ma longue absence, mais je peux désormais vous promettre que je serai beaucoup plus régulière, et que je vais tout mettre en œuvre pour vous proposer une suite de qualité :)
~Kawii-kun~
Chapitre 8:
- Poussez-vous monsieur ! Nous avons besoin de place !
Une brigade - oui une brigade - d'infirmiers et de médecins, arrive en trombe dans la chambre de l'adolescent hyperactif. Ils se précipitent tous à leur poste. L'un vers l'électrocardiogramme, l'autre vers la perche à perfusion, tandis que les quatre derniers attrapent les pieds et les épaules de Stiles, le maintenant ainsi plus ou moins plaqué contre son matelas, pendant que le médecin s'approche pour l'ausculter, les sourcils froncés d'incompréhension.
Derek, quant à lui, et debout contre le mur de la chambre d'hôpital, le regard flou et le visage fermé. A vrai dire, il est comme perdu. Son cerveau est totalement déconnecté.
Stiles.
Il est là, ici, à l'hôpital, sain et sauf.
Le cœur de l'Alpha, lui, réagit encore, puisqu'il accélère légèrement au souvenir de la sensation de la peau douce du poignet de l'adolescent sous la pulpe des doigts du loup. Ce simple contact avait totalement électrisé sa part lupine. Et ce contact avait enfin rassuré son âme d'humain.
Car, depuis maintenant deux mois, Derek était constamment inquiet. Continuellement sur ses gardes, le loup-garou cherchait, à chaque instant, à la moindre seconde qui passait, une quelconque trace de l'humain aux yeux chocolat, la plus petite preuve que Stiles était encore en vie.
Derek ne s'en rendait compte que maintenant, mais il avait vécu les deux mois les plus longs de son existence.
Il était devenu encore plus aigri - prouvant au reste de sa meute que c'était parfaitement possible, malgré ce qu'ils pensaient en leurs for intérieur - grognant à la premier occasion et maîtrisant de moins en moins bien l'agressivité et les instincts primaires de sa part animale.
Un long cri déchira l'air qui semblait s'être opacifié autour du loup.
Comme un signal, un détonateur, le brun paru se remettre en marche. Son corps fut parcouru d'un frisson d'effroi et son regard redevint net en se fixant sur Stiles, toujours maintenu au fond de son lit par 4 infirmiers, qui semblaient avoir bien du mal à maîtriser le corps, pourtant maigre et - Derek le remarqua avec une grimace et un pincement au cœur - couvert de blessures toutes plus infectées et purulentes les unes que les autres...
En fronçant les sourcils, Derek réalisa qu'il avait été déconnecté du monde réel pendant à peine plus d'une seconde, et, sans pouvoir nullement résister, il se précipita au chevet de l'adolescent, qui était plus pâle que d'habitude.
Il ne s'en rendit pas compte, mais l'Alpha se déplaça bien trop vite pour que son mouvement soit perçu par n'importe lequel des membres du personnel soignant présent dans la pièce.
Derek se retrouva ainsi, agenouillé au bord du lit de Stiles, une main sur sa joue pour capter et absorber une partie de sa douleur.
Ce simple contact fit frissonner le loup avant même qu'il ne comprenne comment il était arrivé dans cette position - sa peau était vraiment très douce... Agréable... - tandis qu'il se penchait, le visage à quelques centimètres de celui de l'adolescent. Il murmura alors, sa voix habituellement rauque rendue aussi douce que son regard vert tendre à cet instant :
- Stiles... Stiles, ouvre les yeux et regarde moi. Je te promets que tout va bien se passer maintenant...
Il vit le jeune changer légèrement d'expression. Ses fins sourcils se décontractèrent légèrement et ses paupières parcourues de minuscules vaisseaux mauves s'entrouvrirent, dévoilant ses prunelles oscillant entre le chocolat et l'ambre, tandis que sa mâchoire se crispait, resserrant ses lèvres rendues blafardes par la douleur qui arquait son corps, en un long gémissement.
Ce son déchirant paru encore plus insupportable aux oreilles de Derek, et il resserra un peu plus sa paume sur le bord de la mâchoire de Stiles, passant doucement, presque distraitement, la pulpe de son pouce légèrement calleux, sur la peau souple de sa joue chaude.
Soudain, Derek senti une décharge parcourir sa colonne vertébrale, et une douleur cuisante remonter son dos, courbé vers Stiles. Il fronça les sourcils et plissa les paupières pour tenter de résister au réflexe de son loup : se tordre dans tous les sens jusqu'à trouver l'origine de cette souffrance.
Pendant ce temps, il n'avait pas cessé d'absorber la douleur de l'adolescent ce qui lui permis de prendre conscience de quelque chose : au fur et à mesure qu'il atténuait cette souffrance, la sienne disparaissait.
Il ressentait les sensations physiques de Stiles.
Quand il réalisa ceci, il décida de se concentrer sur ce qu'il sentait exactement, au plus profond de ses muscles, de ses os, faisant totalement abstraction des infirmiers qui lui hurlaient de s'écarter, ne voyant visiblement pas que leur patient semblait ce calmer progressivement, et qu'il s'était réveillé, les yeux encore flous mais braqués avec adoration dans les iris vert brillant de son loup.
L'Alpha percevait comme des brûlures dans sa moelle épinière et des craquements dans son dos... Mais qu'est-ce qu'il pouvait bien se passer dans le corps de son compagnon...
Attendez, quoi ? Non c'est son loup qui avait parlé sans réfléchir, après tout ce n'était qu'un simple loup, il ne réfléchissait donc jamais. Stiles n'était pas son compagnon !
Alors que se passait-il dans le corps de l'adolescent insupportable ?
Soudain, il releva la tête, au moment où Le shérif et Scott entraient dans la pièce, les soignants n'aillant pas réussi à les retenir non plus...
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Il lui arrive quoi !?
Les deux nouveaux venus hurlèrent dans une synchronisation parfaite, leurs phrases totalement différentes, entraînant un mélange incompréhensible auquel Derek répondit, lâchant sa bombe :
- Le médecin n'a pas pris en compte ses nouvelles aptitudes dans son diagnostic : sa moelle épinière et sa colonne vertébrale sont en train de se régénérer...
