Bonsoir!

J'espère que cette reprise va vous plaire, et je vais essayer de publier tous les mois. MERCI pour vos avis sur le 1er chapitre! Ca m'a beaucoup encouragé !

N'hésitez pas à me laisser un avis positif ou négatif si vous le voulez les amis!

Bisous et bonne lecture à vous!


Alors voilà; t'as à peine seize ans, et tu passes ton temps cachée derrière les bouquins car t'es un peu timide sur les bords, et les relations humaines s'est pas vraiment ton truc. T'es plutôt une jeune fille respectable même si ton côté je-sais-tout agace tout le monde, et que d'un côté même toi t'as du mal à te supporter.

Et un jour, tu te réveilles dans l'infirmerie de ton lycée avec une douleur à la poitrine, et à peine que tu ouvres les yeux et que tu bouges ton orteil, tu te rends compte ; j'ai plus envie de vivre. Tes pensées n'ont même pas le temps de former un truc cohérent que t'as plus envie de vivre.

Tu clignes plusieurs fois des yeux pour te souvenir, pour faire passer ces envies suicidaires et assez noires mais ça ne marche pas.

C'est ce qui arrive à Hermione Granger.

Elle n'a plus envie de vivre, alors même si c'est triste à dire et encore plus à avouer; elle le cri haut et fort dans sa tête. Mais y'a personne à ses côtés; Hermione est seule et même si ça lui fond le cœur de l'avouer, elle se sent encore plus vivante dans sa propre douleur.

Puis y'a ce problème : elle ne sent pas vivante. Elle ne sent plus son cœur battre et même si elle a beau de toutes ses forces se concentrer pour le sentir; pour l'entendre : c'est le vide. Comme son âme.

Et elle se met à paniquer et même avec ça, son cœur ne bat pas à mille haleurs, et même avec ça, elle n'a plus envie de vivre. Bordel, t'as seize ans, et t'as plus envie de vivre.

Stupide, t'as tellement de choses à vivre, à regretter, à rire, à pleurer. Tellement de choses qui t'enfoncera vers le bas, tellement de choses qui te détruira. Et pourtant ; tellement de bonheur en toi, que parfois, ça sera tellement beau que tu en pleureras. Et ça, tu l'ignores encore.

La porte s'ouvre doucement, laissant apparaître une femme brune, la mine fatiguée et inquiète. Son regard chocolat se pose sur Hermione, et elle parait soudainement soulagée.

L'adolescente, elle, se redresse avec un peu de mal, et sa mère se précipite vers le lit.

« Chérie, » commence-elle doucement, en posant la main sur son épaule. « Reste allonger. »

Même si sa voix est douce, on y sent une certaine autorité ; Hermione ne peut pas protester, elle le sait, alors elle se rallonge, et l'arrière de son crâne repose sur l'oreiller chaud, avec une odeur de lavande qui lui chatouille les narines.

La femme lui sourit.

« Tu t'es cognée la tête. » dit-elle, en posant une main sur son front, balayant les mèches brunes de sa fille. «L'infirmière nous a appelé pour dire que tu as eu un malaise. Chérie, as-tu mal ? »

Maman, j'ai mal au cœur.

Hermione secoue la tête.

«Ton père devait s'occuper du cabinet. » soupire-elle. «Il n'a pas pu venir. »

Hermione aurait voulu lui dire « c'est pas si grave, je suis vivante, je vais bien », mais sa gorge est sèche, tellement sèche que sa voix s'est éteinte.

Et même; c'est grave maman, je suis vivante mais je me sens vide, qu'est-ce qui va pas ?

«On va rentrer à la maison, » sourit-elle. «Tu vas te mettre devant une belle comédie romantique et je vais te faire un chocolat. »

Un sourire étira les lèvres d'Hermione.

«Ah, je vois que vous êtes réveillée miss Granger ! » s'écria l'infirmière madame Pomfresh en faisant irruption dans la chambre.

L'infirmière l'examine d'un œil sceptique.

« Allez-vous mieux, miss ? »

Hermione hoche la tête.

« Si ça ne vous dérange pas madame, nous allons rentrer chez nous, Hermione a besoin de repos. »

La vieille femme hoche rigoureusement la tête.

«Du repos, c'est cela ! La miss doit sûrement être épuisée par tous ces cours, n'est-ce pas ? Puis avec le stress ! J'ai dit à Albus que les professeurs mettaient trop la pression sur les élèves ! »

La mère d'Hermione aide sa fille à se relever, pendant que l'infirmière gigote dans tous les sens, appuyant ses paroles par des grands gestes.

«La petite, c'est pas la première a tomber dans les pommes cette année ! Et on est qu'on mois d'octobre ! »

Hermione sourit en échangeant un regard avec sa mère. En s'apprêtant à franchir la porte, en saluant la vieille dame, l'infirmière lui fit savoir:

«Potter et Weasley ont campé pendant une bonne heure devant la porte, miss Granger. J'ai dû leur tirer les oreilles pour qu'ils aillent en cours, alors faites-moi plaisir; envoyer leur un message pour qu'ils sachent que vous allez bien. Sinon, ces deux garnements font me harceler jusqu'à la fin de la journée ! »

Madame Granger rigole en imaginant la scène alors que les joues d'Hermione rougirent. Elle s'excusa piteusement.

«Oh c'est pas si grave, » la femme balaya les excuses par un geste négligé de la main. « Sans ces deux-là, l'école serait bien vide… Quoique, les jumeaux Weasley sont là pour sauver la mise. »

Le couloir du lycée est vide et silencieux, même si parfois les éclats des voix des professeurs et les talons de sa mère qui frappent le sol rompent le silence.

Puis, quand Hermione sort du lycée Pourdlard, le vent lui fouette la figure, et elle remet une mèche de cheveux derrière son oreille qui s'est enfuie de sa queue de cheval.

Sa mère lui prend la main pour l'emmener à leur voiture, qui est garée sur la place du parking du lycée. Plusieurs voitures y sont garées; parce que la plupart d'ici en ont une, comme Harry, mais pas Ron; eux, ils sont trop dans leur famille pour acheter une voiture, et puis même, les cinq Weasley qui sont encore au lycée ne pourront pas tous rentrer dedans.

Alors c'est Harry qui s'occupe de venir chercher Hermione et Ron, et les jumeaux, parfois. Ginny et Percy préfèrent prendre le bus, et ça, Hermione ne le comprend pas.

Arrivées à la voiture des Granger sa mère lâche sa main, pour aussitôt la mettre dans son sac à main mais bon, son père appelle plutôt sa un « sac à bordel » et le pire, c'est qu'il a raison.

Madame Granger poussent des râles d'agacements, et Hermione reste là à attendre que la clé se montre, comme par magie.

Son regard tournent à gauche, à droite ; Hermione, elle, elle aime ça, regarder ce qu'il l'entoure, et le sauvegarder dans sa mémoire; « souviens-toi de ça. »

Elle est peut-être bizarre, mais bon, qui ne l'est pas, au fond ?

Puis elle croise son regard.

Là, tout prêt mais pourtant si loin; il est là. Un jeune blond, le regard perdu, le regard bleu, le regard gris; un regard envoûtant. Elle peut le voir, même si il est à dix mètres. Ses cheveux sont décoiffés et des mèches tombent sur son front.

Il a l'air perdu, confus.

Ses vêtements sont sales et froissés.

Il tourne la tête à droite, à gauche. Et il l'a regarde et là, c'est Hermione qu'est perdue.