Si certaines parties vous semble familière c'est normal. ceci est une companion fic, en fait c'est la version point de vue de Hadès de ma fic : Au hasard des sentiments. quand j'ai fini la fic pour Macaria je me suis dit, il y a plus à faire! et voila ce que ça a donné, j'espère que ça va vous plaire et lui plaire vu que notre beau Hadès est son chouchou.
note:elle est en cours d'écriture, j'espère la finir dans des temps raisonnable mais je ne promets rien.
note2: les persos ne sont pas a moi! et je préviens ils sont probablement OOC!
sms
- Hadès, il faut qu'on parle.
A la voix de sa douce moitié le dieu des enfers posa son stylo et se leva pour l'accueillir, et bien que le ton ne sois guère engageant, il eut un sourire doux pour sa chère et tendre.
- bien sur mon amour, de quoi veux-tu parler ?
- je vais faire simple. Je te quitte ! C'est fini entre nous et pour de bon. Ne cherche pas à me revoir ou à me contacter. Adieu.
Ayant dit ce qu'elle avait à dire Perséphone s'en alla, laissant son ex-compagnon ébaubi, ne sachant quoi comprendre. La porte claquante de son bureau résonna étrangement comme un glas dans l'esprit du dieu des morts. Il retourna s'assoir, toujours estomaqué par la scène, mais n'ayant cependant pas l'impression que c'était réel.
'Que vient-il de se passer?' Pensa-t-il, puis secoua la tête avec un petit sourire. 'Elle doit plaisanter, encore... Même si celle-là est assez de mauvais goût.'
Et le brun reprit son travail comme si de rien n'était. Il ne semblait même pas voir les visages inquiets qui, de temps en temps passaient la porte. Car beaucoup avait entendu, mais personne ne savait quoi en penser, surtout que le Dieu était comme d'habitude.
A la fin de la journée, Hadès rentra a son appartement et ce qu'il découvrit une fois la porte fermée le laissa pantois... Plus rien ne rappelait Perséphone, toutes ses affaires avaient disparues et pourtant Hadès avait cherché. Il ne restait que des babioles, des souvenirs et des photos.
Le dieu n'en revenait pas.
'Non elle n'a pas pu faire ça' pensait-il, 'c'est une erreur, je dois faire un cauchemar.'
Il se pinça mais non, il ne dormait pas. Il s'assit sur le fauteuil, perdu, triste. Il tenta de l'appeler mais tomba sur une voix disant : le numéro que vous avez demandé n'est plus attribué.
Alors il comprit... Elle était partie, ce n'était pas une blague, la rage qui envahit le Dieu égala celle qui l'habitait pendant les guerres ou face aux inconséquences de son frère cadet. Il se mit à hurler, à casser les breloques abandonnées, déchirer les photos, détruire tout autour de lui. Une fois calmé, il se précipita sur les photos en pleurant, pour les recoller.
'Non, qu'ai-je fait? C'est tout ce qu'il me reste d'elle. Pourquoi ma reine m'a-t-elle quittée? Est-ce parce que je passais mon temps à guerroyer? Mais c'est pour elle que je le faisais ! La surface lui manquait tellement quand elle était avec moi... De plus si la terre m'appartenait Déméter ne pouvais plus nous séparer...non, décidément, je ne comprends pas pourquoi elle est partie. Tout avait l'air d'aller entre nous, surtout depuis la paix avec les autres Divinités. '
Ne sachant que faire et ayant besoin de conseils, il décida d'envoyer un sms à son neveu Héphaïstos, qui, son mariage étant ce qu'il est, avait toujours été à son écoute. Il prit le papier sur lequel était le numéro et composa son message avant de l'envoyer.
'Je suis désolé de te déranger, mais je viens de me faire plaquer et j'ai besoin de parler. '
En attendant une réponse il tenta de se calmer, le sms qu'il reçut acheva cette journée riche en rebondissement!
' Vous ne me dérangez pas, je suis dans la même situation, mais vous vous êtes trompés de correspondant. '
Il eut un petit sourire triste.
'Je sais bien que je suis pas le seul à qui ça arrive, mais combien de chances y avait-il que mon faux numéro me fasse tomber sur un cas semblable. Et d'ailleurs comment j'ai fait mon compte ?'
Il regarda son portable et le papier et sourit.
'Forcement ! si je me trompe de chiffre. Rien qu'un mais il semblerait que le destin veuille me dire quelque chose, on va bien voir où cela va me conduire.' Pensa-t-il, décidant de continuer avec ce mystérieux correspondant offert par la vie.
'Oups, désolé. Mais dans un sens c'est peut-être mieux, vu que vous vivez la même souffrance que moi, à moins que vous adressez à un inconnu ne vous embête ?'
' En fait vous tombez à point nommé car je pensais justement que j'avais besoin de parler à quelqu'un mais je ne savais pas à qui. Vous voulez bien être mon confident ? Je ne suis pas sûr que mes amis soient de bons conseils ou ai envie de s'en mêler ?'
Il semblerait que le destin fasse vraiment bien les choses, songea le Dieu
- ah, ils sont amis avec l'autre partie ? Si c'est le cas c'est exactement comme pour moi, mais je ne pouvais pas garder ça pour moi. Cela fait combien de temps pour vous ?
- oui ils sont amis avec lui aussi, et cela va faire sept jours, huit heures, trente-deux minutes et quelques secondes.
Cette précision amena un rire douloureux à Hadès, mais l'amusa malgré tout
- oulaaaaaaaaa ! C'est précis. Je suppose que vous savez que cette obsession n'est pas saine.'
-Tu peux parler mon gars, se morigéna-t-il en soupirant, c'n'est pas comme si tu n'avais jamais fait la même chose. Un nouveau sms interrompit ses sombres pensées.
'Oui, je le sais, mais c'est automatique chez moi. J'ai toujours noté le passage du temps.
- (soupir) pareil pour moi, j'ai compté les heures qui nous séparaient, les heures qu'on passait ensemble et maintenant je vais certainement faire comme vous. Cela ne fait que quelques heures !
- ah, c'est encore tout frais. Je suppose que vous n'avez pas encore vraiment pris conscience de cette séparation.
- en fait, jusqu'à il y a une heure, non, mais en rentrant dans mon appartement et voyant que toutes ses affaires étaient parties… c'est là que j'ai vraiment réalisé, que ça y est cette fois elle m'avait vraiment quitté, définitivement. Au fait, question vous êtes un homme ou une femme ?
- mdr, je suis un homme, et j'allais vous poser la même question car pour certains sujets cela aurait pu être embarrassant de ne pas savoir.
- en effet, je n'ose imaginer. :)
- cela faisait longtemps que vous étiez ensemble ?
- ouah, je ne compte même plus. Dans un sens, j'ai l'impression qu'on a toujours été ensemble, bien qu'on est souvent étaient séparés et que le temps me paraissait interminable sans elle. C'est justement ça que je ne comprends pas.
- qu'avec toutes les épreuves que vous avez traversée qu'elle puisse partir comme ça ?
Le Seigneur des ténèbres eut un sourire triste à cela, c'était vraiment comme si cet homme était dans sa tête.
- exactement je suppose que c'est pareil pour toi ?
Quand Hadès vit qu'il avait écrit tu, il écrivit aussitôt un autre message.
-oups, désolé si le tutoiement te gêne je peux arrêter.
- non, tu n'as pas tout à fait tort, après tout on aborde des sujets assez intime. Et oui c'est pareil pour moi. Et le pire je crois, c'est que je ne sais même pas pourquoi ? Il m'a juste dit qu'il ne m'aimait plus comme avant, qu'il avait l'impression que sa vie était ailleurs ! En gros qu'il s'ennuie!
- c'est mieux que pour moi, au moins tu as une sorte de raison, moi elle m'a balancée : je te quitte, ne cherche pas à me revoir, ou à me contacter, adieu.
D'écrire ça, brisa à nouveau le cœur de l'amoureux délaissé, qui laissa échappé quelques larmes brulantes.
- Ouch ! Bonjour le tact. Je sais pas comment j'aurai vécu un truc pareil, et pourtant je suis assez stoïque comme gars.
Le brun ricana.
- ben moi aussi, mais je vais te dire sincèrement qu'après l'étonnement et le déni… quand j'ai vu l'appart et que j'ai compris que oui, elle était sérieuse, j'ai explosé, de rage d'abord et ensuite j'ai fini en larmes.
- tu m'étonnes, en plus elle avait préparé son coup.
- ça c'est clair, et je n'aurais jamais cru ca d'elle mais le pire c'est que…
- si elle revient tu lui ouvriras grand les bras ?
- exactement ! (soupir) je suis pathétique, mon frère a raison !
- non, tu es amoureux ce n'est pas pareil. Un amoureux blessé et déçu, ce qui a mon sens te donne toutes les excuses pour t'apitoyer sur ton sort.
Hadès se sentit rassuré, cet homme lui faisait du bien, il lui remontait le moral et savait trouver les mots justes.
- c'est ce que tu fais ?
- en quelque sortes, je suis du genre renfermé alors devant les autres j'essaie de faire comme si ça allait, mais…
- parfois c'est dur. Et bien ça promet !
C'est vrai ça, songea l'Olympien, ils ont surement entendu Perséphone… ça va être facile à gérer ca encore. Et il faut que j'aille dormir pour les affronter au mieux.
- bah, ça s'arrangera bien un jour c'est ce qu'il faut se dire.
Hadès fit la moue à ce message.
- mouais, je suppose que c'est vrai. Je vais te laisser il est tard et demain, je vais devoir affronter mes collègues et amis qui ont entendus, bien évidemment, ce qu'elle m'a dit vu qu'elle a eu la délicatesse de me faire ça au boulot. Et ça va pas être simple ça encore, entre la pitié de certains, ceux qui s'en foutent et ceux qui vont en rire… rah, si j'en tues pas un avant la fin de la journée ça sera un miracle !
- essaie de dormir et oui je sais ça ne sera pas facile, la première nuit dans un lit vide est angoissante. Et je te souhaite bon courage pour demain.
Je ne vais certainement pas dormir dans notre lit, se dit le Dieu, je ne le supporterais pas je crois.
- oh, je ne vais pas aller dans le lit, j'ai pas changé les draps et sentir son odeur me briserait un peu plus le cœur je pense, j'ai l'intention de dormir sur le canapé.
- tu es plus réaliste que moi, j'ai mis plusieurs jours avant de changer les draps.
Il hallucina à ce message.
- masochiste ! :p bonne nuit, a demain ?
- tu as peut être raison, mdr. Bonne nuit aussi et à demain.
Hadès posa son téléphone, repensant à la conversation.
- oui, j'ai eu raison de continuer l'échange, je sens que cet homme va m'aider plus qu'Héphy ne le pourrait. Et puis l'anonymat aide en un sens.
Il se prépara pour aller se coucher en prenant bien soin de ne pas passer trop de temps dans sa chambre, il s'allongea sur le canapé en soupirant. Cette nuit n'allait pas être facile il le sentait, il n'arrivait pas à comprendre ce qui avait pu se passer. Pourquoi soudainement son tendre amour avait décidée de partir ? Et surtout pourquoi comme cela ? Était-elle obligée de lui faire tant de mal ?
Hadès tourna et retourna ces questions sans fins dans son esprit, le sommeil l'emporta mais il ne fut pas de tout repos, sans cesse le jeune homme revoyait la scène dans son bureau. Il se réveilla avec les joues mouillées de larmes et le cœur serré, il venait aussi de comprendre que plus jamais il ne s'éveillerait auprès de l'amour de sa vie.
- comment vais-je faire ? Du jour où je l'ai rencontrée, elle a été le soleil de ma vie, ma bouffée d'air, mon espoir dans ce monde de ténèbres. Encore plus qu'Hestia et Pandore, elle a été mon soutien… que faire ? Pourquoi ? Je ne comprends pas.
Tout en se posant ces questions il se prépara pour rejoindre son bureau, les Enfers ne s'arrêterait pas de tourner parce que leur Seigneur avait le cœur brisé.
Arrivé à la Giudecca, il se rendit compte que ça ne serait pas aussi facile, tous ceux qu'il croisait n'osait le regarder en face, il entendit les murmures et quand il entrait dans une pièce tous se taisait. Et ça ce n'était que ceux qui s'inquiétaient pour lui, il fallait aussi compter ceux que ça amusaient, et ceux qui s'en foutaient royalement. A la limite, il préférait ceux-la, au moins ils ne débarquaient pas dans son bureau à tout bout de champs. Ses trois juges, entres autres, le surveillait comme du lait sur le feu, ils étaient inquiets et surtout Hadès avait l'impression qu'ils avaient des questions qu'ils n'osaient poser. A bout de nerfs il les convoqua.
- bon tous les trois vous aller dire ce que vous avez sur le cœur, parce que j'en ai marre de vous voir débouler, alors poser vos questions qu'on en finisse.
Les trois demi-dieux se regardèrent.
- Seigneur, on a tous entendu les paroles de Lady Perséphone hier, commença Eaque, qu'en est-il vraiment ?
- exactement ce que vous avez entendu et tu le sais sinon tu aurais dit Sa Majesté et non Lady.
- Elle vous a…
- oui, Rhadamanthe, elle m'a quitté, et non, avant que l'un de vous le demande, je ne sais pas pourquoi.
La voix du Dieu était pleine de frustration, de rage dissimulée et de larmes contenues, les juges qui le connaissaient bien l'entendaient parfaitement.
- Ça va aller Seigneur, commença Minos et comme vous le savez…
- Minos ne dit pas ce que tu vas dire, parce que je l'ai entendu murmurer par tous ceux que j'ai croisé ce matin.
Le juge baissa la tête, peiné pour son Dieu.
- j'ai répondu à vos questions ?
Ils opinèrent.
- bien alors remettez-vous au travail.
Alors que les trois juges quittaient le bureau, Rhadamanthe s'arrêta à la porte qu'il ferma pour que ses frères n'entendent pas.
- si vous avez besoin de parler Majesté, vous savez que je ne dirais rien.
Hadès eut un petit sourire.
- je sais Rhadamanthe mais ne t'en fais pas, j'ai quelqu'un à qui parler
- bien, cela me rassure.
Sur ces mots le blond sorti laissant le Dieu avec sa colère d'entendre toujours les mêmes platitudes, elles résonnaient constamment à ses oreilles comme si les enfers s'en faisaient l'écho. Il sorti son téléphone.
' Salut, je te jure, je vais en étriper au moins un avant la fin de la journée. Et si j'entends encore les mots, ça va aller, une de perdue dix de retrouvée… je fais un massacre !'
'Ce n'est pas une bonne idée, finir en prison ne t'aideras pas, et puis… ils te servent aussi à te défouler, j'y suis passé et pour certains je suis soudainement devenu une chose fragile ! (renifle)'
Hadès sourit à cela, c'est exactement ce que ses juges donnaient l'impression de faire.
' Mouais ça n'empêche que… bon j'y retourne, mais je te promets que ça va mal finir !
- gueule un bon coup ça va les calmer… un temps ! Mdr.
- rassurant ! :D mais si ça me donne quelques heures de paix, c'est toujours ça de gagné !'
Il sourit, et se remit au travail, détendu après avoir soulagé sa frustration auprès de son correspondant, même si voir une tête à sa porte de façon régulière lui tapait sur le système. Il fut interrompu par un message.
'Rah, je viens de me prendre la tête avec mes amis et LUI, par rapport à ton message.'
Hadès regarda le texte interloqué.
- ah bon pourquoi ?
-ils sont persuadés de tout connaitre de moi, et voilà que je les surprends. Bon ils n'ont pas tout à fait tort, mais j'en ai surtout marre qu'ils me maternent. Je ne suis pas fragile… bon d'accord parfois je ne suis pas à prendre avec des pincettes, mais merde quoi ! J'ai de bonne raisons, l'homme que j'aime depuis mon adolescence m'a jeté !
Aie, lui aussi il l'a aimé longtemps, le destin est vraiment bizarre, pensa le Dieu.
- c'est clair ! Mais malheureusement je pense qu'on en a pour un moment à subir ce genre de choses. Du moins tant qu'ils considèreront qu'on est au bord du suicide.
- comme si j'allais faire un truc pareil, faut pas abuser non plus ! Mdr !
- ouais mais tu sais les autres…
- (soupir) oui, je sais. Bon, je suppose que tu étais en train de bosser, je voulais pas te déranger.
- t'inquiète. J'arrive pas à me concentrer de toute façon, et y a toujours un con qui passe la tête par la porte toutes les cinq minutes.
- tu devrais peut-être prendre des vacances ?
- pour tourner en rond dans l'appart ? Ah non merci !
- oui je n'y avais pas pensé. Mais au moins, toi, tu ne la vois pas tous les jours !
- aie ! Ça, ça ne doit pas aider. C'est peut être toi qui devrait t'éloigner.
- peut-être, je ne sais pas. Là où je pourrais me réfugier me le rappellera vu qu'on y allait ensemble.
'Dilemme quand tu nous tiens, ça a beau faire une semaine, il prend sa rupture encore plus mal que moi j'ai l'impression.'
- hum ! Tu devrais aller là où rien de te le rappellera. Mais tu n'es peut-être pas encore assez solide pour ça.
- je pense pas non, je dois être masochiste comme tu dis…
- mdr ! Ou peut-être que tu espères qu'il reviendra sur sa décision.
- j'ai bien peur que tu aies raison. Et puis, tout seul, je continuerais à ressasser tout ça, ici ce n'est peut-être pas la panacée, mais au moins je ne suis pas tout seul. Même si je me plains qu'ils me maternent, ils m'empêchent de m'enfermer dans ma douleur.
Hadès soupira.
- je te comprends, pareil pour moi, même si je râle, je sais que c'est mieux que l'inverse.
-oui mais pour quelqu'un de foncièrement indépendant, ce n'est pas facile à vivre.
- m'en parles pas, mais au moins ça prouve qu'ils tiennent à nous. Et tu l'as dit toi-même tu ne te sens pas capable de t'éloigner pour l'instant.
- c'est vrai, j'ai besoin d'eux, même si je n'aime pas ça.
- ah bah ça ! On se ressemble là-dessus.
- j'ai l'impression qu'on se ressemble sur pas mal de choses et pas seulement parce que qu'on s'est fait jeter !
Le dieu sourit à cela.
- hihihi, oui c'est vrai. Je parie que tu es du genre à rester chez toi avec un bon livre…
- effectivement oui, :D. Rien de tel qu'un bon livre pour tourner une journée merdique en une bonne journée.
- je suis d'accord, lire me permet de me détendre, d'oublier mon travail et les cons qui m'entourent !
- je ne te le fait pas dire. Mdr, et si tu accompagnes ça avec un bon verre de vin ou un thé pour la boisson non-alcoolique, c'est presque le paradis sur terre.
-j'approuve mais presque ?
- (soupir) dernièrement il me manque une tête sur les genoux, et une main dans la mienne !
Le dieu grimaça en lisant cela, il n'avait pas voulu faire du mal à son alter ego.
- (soupir) désolé, j'aurais dû m'en douter. Et dire qu'on avait presque réussi à ne pas en parler.
- bah, que veux-tu c'est comme ça ! Après ces quelques années il faut que je me réhabitue à la solitude qui était la mienne le soir.
- hey, je me sens offensé, bon d'accord on est pas le soir et on se connait pas bien mais tu n'es plus seul !
- mdr ! Pardon de t'avoir offensé, et merci.
- de rien, et puis c'est égoïste de ma part, parce que même si ce n'est que par message, ta présence et tes mots me font du bien…
- à moi aussi ! Aller… retourne au boulot avant de te faire virer !
- ah ça ! Ça ne risque pas d'arriver, c'est moi le patron. A ce soir.
- à ce soir.
Sur ces mots, Hadès décida de se concentrer sur son travail, et uniquement sur ça, sachant que le soir même il trouverait du réconfort auprès de cet inconnu, et surtout, il retrouverait son appartement vierge de toute trace de son aimée. A la fin de la journée, il n'avait qu'une envie, quitter son bureau et la Giudecca pour enfin échapper aux regards de ses subordonnés, regards qui s'étaient quelque peu calmé après que le Dieu ait laissé échapper sa colère dans un coup de gueule peu commun.
'Encore heureux que les jumeaux ne soient pas là en ce moment' songea le Dieu, 'sinon je n'aurais plus une seconde de répit et de solitude.
Arrivé dans son appartement, il se prépara pour une soirée paisible, un livre, une boisson qu'il aime et son téléphone, en effet, il avait rendez-vous avec son correspondant.
'Tu vas être fier de moi, je n'ai tué personne. :D'
- C'est bien mais je parie que tu en as enguirlandés quand même.
Le brun ricana.
'ben tiens, tu me l'as conseillé et puis étonnement… on me pardonne tout en ce moment, mdr.
- ah ça, c'est un avantage oui.
- je parie que tu es en train de lire ?!
-j'étais, et c'est la première fois depuis une semaine que j'arrive vraiment à me concentrer.
- hum, je connais ça. Remarque j'ai pas trop de mal vu que contrairement à toi, lire ne signifiait pas quelque chose de particulier entre elle et moi. Donc lire, ne me rappelle pas quelque chose d'avant.
- chanceux ! Mdr. Et ton retour dans l'appart ?
- et bien, j'ai fait venir quelqu'un pour tout nettoyer et virer tout ce qu'elle a pu laisser. Il ne reste aucune trace d'elle, et dans un sens ça me soulage.
- tu m'étonnes. Tu lis quoi ?'
Hadès regarda le livre à ses côtés et eut un sourire ironique
- L'enfer de Dante.'
- tu n'as pas trouvé plus déprimant comme bouquin ?
Le dieu rit à cela.
- ben quoi ? J'aime bien moi ! Tu l'as lu ou c'est juste un avis sur le titre ?
- je l'ai lu, merci bien ! Mais après une rupture ce n'est pas ce que je recommanderai. J'éviterai Platon aussi.
-roh ! Tu lis quoi toi ? Une romance à l'eau de rose peut-être !
'Non pas vraiment ! je lis un Stephen King.
Un éclat de rire résonna dans l'appartement.
'Ah bah oui, parce que ça, ça remonte vachement le moral, surtout pour peu que tu lises Shining.
- tout de suite… ça aurait pu être Simetierre !
- mouais… Des gens ressuscités et possédé ! Et après tu critique mon Dante ?!
- MDR ! J'ai pas dit que je le lisais, non je lis son dernier sur Kennedy.
- ah ! Tu me diras ce qu'il vaut parce que je l'ai pas encore lu.
- tu as lu les autres ?
Le dieu laissa son regard parcourir sa bibliothèque où les Kings figuraient.
- bien sûr, des morts et du sang ! Quand mes collègues me rendent fous, je les imagine à la place du personnage, pas toi ?
- oh que si !
- mdr, et ben un point commun en plus.
- pas rassurant ! Tu sais qu'on risque de passer pour des psychopathes ?
- m'en fous, et je pense que mes amis pensent déjà ça de moi !
- PTDR ! Ça m'amène à me demander si discuter avec toi est une bonne chose !
- hey ! C'est peut être moi qui devrait me méfier, souvent c'est ceux qui ne paraissent pas tordus qui sont les plus dangereux.
- va savoir ! :D
- sadique !
- pourquoi sadique ? Et puis faudrait savoir je suis masochiste ou sadique ?
- parce que tu me fais languir et tu switch !
Tout le temps de l'échange le dieu ne cessait de rigoler, si ses amis l'avaient vu ils se seraient demandé si le brun n'avait pas perdu la tête.
- merci !
- pourquoi ?
- je viens de me coller un fou rire et y a longtemps que ça m'était pas arrivé.
Hadès sourit heureux d'avoir apporté du réconfort à celui qui le soutien depuis sa rupture
- à ton service.
- et puis tu me dis ça à moi, mais je suis sûr que tu es pareil, un sado-maso qui se cache…
L'olympien laissa échappé un rire franc qui se mua en crise de fou rire, à tel point qu'il en eut mal aux cotes, une fois son calme revenu il parvint à écrire son message.
- possible… :p. la vache ça fait du bien de rire.
- c'est bien vrai ça !
Ce rire ne fut pas le dernier de cette soirée plaisante.
petite review pour me donner votre avis, please? :)
