note: je tiens a rappeler que les personnages sont probablement OOC, ce qui est logique vu que là, ils ne sont pas mort et que surtout ils seraient ennemis. vous n'aimez pas l'OOC... passez votre chemin! :). l'extrapolation n'a rien d'illégale, mais les perso appartiennent a Kurumada.


Chap2 !

Depuis le départ de Perséphone, Hadès vivait au jour le jour, tentant de faire le tri dans ses sentiments, la rage, la colère, la tristesse, la douleur, l'amour, tout ce qu'il ressentait le chamboulait totalement. Heureusement pour lui, il avait des gens à qui parler, même si Thanatos verrait bien l'ex de son neveu en trophée et qu'Hypnos ne pouvait que calmer son frère. Hadès avait réussi à renouer avec Hestia sa grande sœur bien-aimée, perdue de vue à cause de la reine des enfers et s'était également à nouveau rapproché de Pandore, qui le soutenait comme elle le pouvait. Sans compter ses trois juges, surtout Rhadamanthe, qui lorsqu'il sentait son dieu au point de rupture, savait faire en sorte que ses frères cessent de l'ennuyer, ce qui évitait pas mal de crise. Rhadamanthe avait surtout été fondamental après le passage d'Hadès sur l'Olympe où son frère Zeus, ayant appris le départ de Perséphone avait fait une danse de la joie, clamant haut et fort que désormais la déesse de la moisson serait à lui, La rage du Dieu ce jour-là avait plu sur les Enfers et si le juge de Whyvern n'avait pas fait en sorte que tous évitent leur Seigneur, c'est les spectres qui aurait pris.

Ce jour-là le juge était inquiet, Poséidon avait annoncé sa visite, et ce n'était pas pour rassurer Rhadamanthe, il espérait que le dieu des mers serait moins… source de problèmes que son frère cadet.

- Seigneur, vous pouvez dire tout ce que vous voulez, je reste auprès de vous tant que votre frère sera là.

- Rhadamanthe… soupira Hadès, mais le regard déterminé du juge le fit taire.

- très bien, mais ne t'emporte pas, Poséidon… n'est pas Zeus.

Le blond grimaça à cela, il connaissait son père et son oncle et il ne pouvait pas dire le contraire, pourtant il ne pouvait s'empêcher de se méfier, avec l'Ebranleur on ne savait jamais à quoi s'attendre.

- coucou grand frère ! Résonna joyeusement dans le bureau tirant le blond de ses réflexions.

- Posy, tu as l'air en forme, accueillit Hadès. Poséidon enlaça son frère fortement.

-mieux que toi, tu as l'air crevé. Mon neveu, salua-t-il ironiquement le juge qui se contenta d'un regard et d'une inclination de la tête.

- je dors mal.

- tu m'étonnes, je sais pour toi et elle. Je t'avais prévenu… mais je suis de tout cœur avec toi, ajouta-t-il rapidement, en serrant à nouveau son ainé contre lui. J'aurais préféré ne jamais avoir à te le dire, et que tu me prouves que j'ai tort.

- merci, fit Hadès soulagé.

Ils s'assirent tous dans le salon du bureau.

- de rien, tu es mon frère et même si le chieur est en train de jubiler, crois-moi ce n'est pas mon cas, et n'écoute pas ce qu'il dit parce qu'il s'est fait jeter.

Hadès rit à cela, Rhadamanthe eut un sourire amusé.

- dis-moi pourquoi n'es-tu pas venu me voir quand c'est arrivé ?

- je ne savais pas comment tu réagirais, tu es imprévisible petit frère, et puis j'ai trouvé quelqu'un à qui parlé.

Poséidon regarda le dragon noir, sachant que le blond pouvait être un confident, le juge secoua la tête en négation, ce n'était pas lui, alors le dieu des mers tourna son regard vers son frère, intrigué.

- Vraiment ? Qui ça ?

- je n'en sais rien.

- comment ça ? demanda le blond car pour lui aussi c'était une nouvelle.

- j'ai fait une erreur de numéro et je suis tombé sur quelqu'un qui vit la même chose, on a continué à discuter et on s'entend bien.

- il t'aide ?

- oui, mon frère, on s'entraide mutuellement.

- et comment vas-tu ? Réellement ?

Hadès soupira à la question.

- Pas fort tu t'en doutes, elle était tout pour moi…elle m'a abandonné, je suis tout seul maintenant finit-il des sanglots dans la voix. Poséidon se mordit les lèvres et attira son frère contre lui.

- Non, tu n'es pas tout seul, tu nous as nous, Hestia et moi déjà, ensuite tu as tes spectres si j'en juge par la présence de Rhadamanthe et puis tu as ton ami…

- oui, je sais… mais… il ne put aller plus loin les larmes le rattrapant.

Et là, dans les bras de son frère, Hadès se laissa aller. Le Dieu des mers consola son ainé, lui murmurant des choses rassurantes sous le regard de Rhadamanthe qui pensa que finalement il avait mal jugé son oncle. Lorsque Hadès s'endormit, épuisé par les larmes, Poséidon l'allongea sur le canapé et attira le juge dans le bureau d'à côté où ils s'assirent.

- il est vraiment en mauvais état, je savais que cette garce lui ferait du mal.

- et encore, depuis qu'il parle avec cette personne il va mieux, quand il a des mauvais jours il le contacte, je ne sais pas ce que cet homme lui dit, mais mon Seigneur se calme.

- tu es resté parce que tu te méfiais de moi n'est-ce pas ? fit soudainement Poséidon surprenant Rhadamanthe qui décida d'être honnête.

- en effet, on ne peut pas dire que vous soyez proches.

- c'est vrai mais c'est en grande partie de la faute de sa femme. Il soupira, dis-moi mon neveu, Pandore et Hestia ?

- Pandore a réintégré Giudecca et tente d'être là au mieux pour lui, quand à Dame Hestia… je bénis son retour parmi nous, mon maitre redevient celui qu'il était avant leur brouille.

- j'ai vu ça, avant il n'aurait jamais craqué dans mes bras, il m'aurait envoyé balader comme il l'a fait à de nombreuses occasion après les départs de sa femme.

- Seigneur, pourquoi lui avoir dit que vous l'aviez prévenu ?

- pas de ça entre nous, Rhadamanthe, pas dans ce cas-là. Et si je lui ai dit ça c'est que contrairement à ton maitre, j'écoute ce qui se passe sur l'olympe et j'ai entendu des rumeurs pas jolies-jolies.

- mais ce ne sont que des rumeurs, mon oncle.

Poséidon fit la moue.

- je n'en suis pas si sûr vois-tu. Comme toi j'aurais dit ça, si lors d'un de mes séjours là-haut Perséphone n'avait pas tenté de me mettre dans son lit.

Le regard que lança le juge sur le Dieu exprimait sa révulsion à cette idée et ses doutes, mais le Dieu ne cilla pas.

- Vous plaisantez ?

- J'aimerais bien, mais non. Et crois-tu vraiment que j'irais inventer ça ? Je sais ce que tu te dis, ajouta-t-il avant que le juge n'ait le temps de répondre, que je veux faire du mal à mon frère en mentant, mais si c'était le cas, est-ce que je serais en train de te le dire ?

La whyvern réfléchis à cela et regarda le Dieu, qui était calme, sûr de lui.

- non, vous le diriez à mon maitre, chose que vous n'avez pas faite. Elle a vraiment tentée…

- oui, et si elle n'avait pas été la femme d'Hadès je me serais laissé faire, mais même si lui et moi on s'entend pas toujours, je ne peux le trahir ainsi. Je ne suis pas Zeus, gronda-t-il.

Rhadamanthe sourit.

- non, en effet, lui ne se gêne pas et en plus il le crie sur les toits.

Poséidon rit à cela.

- d'après les rumeurs elle n'a cédé à Zeus que la fois que vous savez, fit-il amusé.

Rhadamanthe sourit avant de se rembrunir.

-pourquoi de tous les défauts paternel a-t-il fallu qu'elle hérite de celui-là?

Poséidon le regarda surpris.

-j'avais complètement oublié qu'elle était aussi sa fille. Et bien la pomme ne tombe jamais loin de l'arbre! S'exclama-t-il ironique avant de reprendre plus sérieux, par contre… sois là pour mon frère dans les semaines à venir

- pourquoi ?

- j'ai bien peur que Perséphone n'attende pas longtemps avant de mettre quelqu'un dans son lit, si ce n'est pas déjà fait.

- bien, je resterai aux aguets, je suppose que Dame Hestia sait ?

- oui, je l'ai prévenu avant de venir. Retourne au travail, Rhadamanthe je vais veiller sur Hadès.

Le juge se leva et quitta la pièce, montrant par là qu'il faisait confiance à son oncle, celui-ci retourna auprès de son frère en soupirant.

'Mon pauvre vieux, pourquoi a-t-il fallu que tu craques pour elle ? j'espère que ton inconnu saura t'aider à faire face, car je ne suis pas sûr de le pouvoir.' Pensa le dieu des mers.

Depuis plusieurs semaines qu'Hadès échangeait régulièrement avec son inconnu, comme il s'était pris à l'appeler, il se sentait mieux. Cet homme lui apportait plus que ses sœurs et pourtant ils tenaient à elles, et Hestia qui était plus que présente, avait longtemps était sa confidente. Mais son inconnu lui apportait un regard extérieur car lui ne connaissait pas son ex. Bien sûr ils ne parlaient pas seulement de leur rupture ou de leurs ex, mais aussi de leurs passions, de ce qu'ils aimaient, et bien que leur douleur ne soit plus le sujet principal, le dieu savait qu'ils seraient là l'un pour l'autre lors des mauvais jours. Comme tous les jours Hadès contacta son correspondant. Ils en avaient pris l'habitude et le brun était souvent le premier à contacter car son ami lui avait dit qu'il était toujours levé tôt, ce qui n'était pas toujours le cas du Dieu qui parfois appréciait de se prélasser au lit.

'Coucou ! :)'

- salut.

Le dieu tiqua, ce n'était pas une habitude de son ami.

- ouh ! Toi, ça ne vas pas !

- pas des masses, non. C'est, enfin, c'était notre anniversaire, aujourd'hui, comment tu as su?

Il grimaça.

- aïe merde ! J'ai su par le salut, ce n'est pas trop ton mot ! Pitié, dis-moi que tu ne vas pas rester enfermé tout seul chez toi ?

-non, des amis vont me trainer avec eux.

Le jeune homme poussa un soupir de soulagement.

- tant mieux ! Essaye d'en profiter et on se reparle ce soir, ok ?

- ok, bonne journée.

- je t'en souhaite une à toi aussi.

Après ce petit échange, le Dieu se prépara pour une journée chargée, comme il y en avait parfois. Ses subordonnés avaient cessé de le materner, du moins ils ne le faisaient plus ouvertement, et Hadès profitait des moments de libre pour renouer les liens avec sa famille, et surtout pour faire le point sur lui et Perséphone. Le soir venu il s'installa confortablement dans son fauteuil, avec tout pour passer une bonne soirée, livre, boisson et... Téléphone.

- re ! Alors cette journée ?

- re, pas mal mais…

-mais ?

- pas aussi divertissante que nos discussions.

Le visage du Dieu s'éclaira d'un large sourire à cela

- arrêtes tu vas me faire rougir !

- je suis sérieux.

- je sais, et je ressens la même chose, quand on ne peut pas discuter… j'ai comme un manque, comme si ma journée n'était pas complète.

- merci, lire cela me remonte plus le moral que n'importe quoi.

- pourquoi ?

- mon ex me disait souvent que j'étais trop calme, parfois ennuyeux à vouloir rester tranquille à discuter.

Quel abruti son ex, mon inconnu a une telle connaissance et érudition et il est toujours de bons conseils. Quand je pense au mal que ce mec a dû lui faire en lui disant cela, songea Hadès en soupirant.

- un crétin, voilà ce qu'il est. Nos discussions sont très stimulantes pour moi, bien souvent lorsque j'ai un problème je pense au conseil que tu pourrais me donner et si je bloque vraiment je sais que je pourrais te demander de l'aide, sans que tu ne me juge pour autant.

- bien sûr que non, tout le monde peut rencontrer un problème qu'il n'arrive pas à résoudre seul, parce que parfois on est trop près du sujet pour voir la solution.

- exactement et toi tu es le regard extérieur dont j'ai parfois besoin.

- ça marche dans les deux sens. J'ai pris conscience de beaucoup de choses depuis que l'on discute.

Hadès regarda le message, étonné

- sur quoi ?

- ben lui, déjà, je m'aperçois que j'ai énormément sacrifié pour lui, je faisais tout pour le rendre heureux et lui aussi, mais c'est moi qui faisais le plus d'effort apparemment. Et puis maintenant, je comprends aussi, que je peux être moi-même et avoir des amis, que je n'ai pas besoin de lui pour ça.

C'est bien ce que je pensais, lui aussi il a voulu changer pour l'autre.

- il suffit que tu restes toi, je te l'ai déjà dit, tu es quelqu'un de bien, il faut apprendre à te connaitre mais c'est pareil pour tout le monde et ceux qui ne veulent pas faire l'effort n'en valent pas la peine.

- je sais, merci.

- tu sais moi aussi tu m'as fait prendre conscience de beaucoup de choses par rapport à mon ex.

- ah oui ?

- oui, moi aussi j'ai énormément sacrifié pour elle, je me suis fâché avec mes frères, j'ai tout fait pour la rendre heureuse, j'ai même blessé mes sœurs à cause d'elle car mon ex était jalouse de la relation privilégiée qu'on avait. Et pour pouvoir l'épouser je me suis brouillé avec presque toute ma famille. Et mine de rien je me rends compte d'une chose, qu'a-t-elle sacrifié, elle ? Pas grand-chose pour ne pas dire rien.

- tu arrives à recoller les morceaux avec ta famille ? Et le divorce en est où ?

- oh le divorce y en aura pas car on a jamais été officiellement marié vu qu'il y avait trop de contre, donc séparation et chacun ses affaires. Pas d'enfant c'est un plus. Et pour ma famille ben ma sœur me soutient comme elle peut et mes frères… l'un est un con fini quant à l'autre il m'a dit qu'il m'avait prévenu mais qu'il était là pour moi.

- c'est déjà ça, et le con fini ?

Le brun repensa à sa visite sur l'Olympe. Il revit le visage rayonnant, et la voix emplie de jubilation du Dieu de la foudre.

- il se marre !

- quel con en effet.

- ah ça ! Il dit que c'est bien fait pour moi et qu'à force de me croire meilleur ça devait arriver. Comme si ! Ce n'est pas moi qui pètes plus haut que mon derrière !

-mdr ! Oublie-le celui-là, tu as un de tes frères et ta sœur sans compter tes amis, tu n'as pas besoin de lui.

Ça c'est clair, et puis j'ai trouvé un nouvel ami, je n'ai pas besoin de Zeus.

- et je t'ai toi, ne l'oublie pas !

- oui aussi. Je suppose que tu t'es fait une raison ?

Hadès réfléchit un instant, revit mentalement la douleur de la séparation et s'aperçut quelle était moins présente. Oh certes il l'aimait encore on ne pouvait pas effacer des milliers d'années d'amour passionnées ainsi, mais, si aujourd'hui elle venait lui demander pardon et de tout oublier, il l'enverrait promener, elle lui avait fait trop de mal. Surtout vu ce qu'il apprenait sur elle depuis leur séparation. Car oui, il avait entendu les rumeurs mais n'avait jamais voulu y prêté foi, maintenant… Et puis il n'avait aucune raison de douter d'Hestia, qui fut celle qui dut lui annoncer certaines vérités. Il espérait que son exemple servirait à son ami à faire de même, il sentait que pour l'autre ce pas n'était pas encore franchi.

- oh oui ! Terminé, j'en suis revenu de cette relation, j'en fais mon deuil. Ça me fait encore un peu mal mais moins qu'avant, je regrette surtout d'avoir été aussi aveugle. Et toi ?

- je ne sais pas, je suis plus ambivalent, mais je crois que de toute façon le choix a été fait pour moi.

C'est bien ce que je pensais, et j'ai peur de comprendre.

- pourquoi ?

- j'ai l'impression qu'il a quelqu'un.

- ah ?! Qu'est-ce qui te fait dire ça ?

En attendant la réponse il but un peu tout en maudissant l'ex de son ami. Bien sur cet homme l'avait quitté et avait le droit de refaire sa vie, mais il n'était pas obligé de s'afficher.

- je sais quelle tête il a quand il a tiré un coup la veille !

Le dieu avala sa gorgée de travers et manqua de s'étouffer en lisant ça. Donc il s'affiche pas au grand jour mais il n'est pas discret pensa-t-il alors qu'il tentait de reprendre son souffle et de taper une réponse

- MDR ! Oh la vache ! Je m'y attendais pas à celle-là et je me suis étouffé avec ma boisson !

- désolé !

- c'est rien et puis tu le dis comme tu le sens, j'apprécie. Je doute que tu aies tort tu es trop fin observateur pour ça, mais apprendre ça aujourd'hui… ça doit être dur.

- je ne sais pas trop ce que je ressens mais si jamais il l'affiche… je ne pense pas pouvoir le supporter, honnêtement.

- parce que c'est trop frais. Tu devrais peut-être réfléchir à ce qu'on a dit il y a quelques semaines.

- oui, je vais voir les possibilités. Je te dis bonne nuit.

- bonne nuit et essaie de bien dormir.

- merci toi aussi.

Hadès posa son téléphone et reprit son livre.

J'espère vraiment qu'il va réussi à franchir le pas de l'éloignement c'est la seule chose qui pourra l'aider. Cette pensée l'interpella. C'est peut-être pour ça que j'avance plus vite que lui, je ne la voie plus et donc je me suis fait une raison. Il faut vraiment qu'il parte c'est le mieux pour lui. Va falloir le convaincre... Enfin. Je verrais ca demain.

Et sur cette décision le dieu reprit sa lecture avant de tranquillement aller dormir.

Alors que le dieu prenait son déjeuner il entendit son téléphone biper.

-j'avais raison il a quelqu'un, il vient de le confirmer. Je vais devoir les voir tous les jours et comme maintenant ils l'ont annoncé ils ne se cacheront plus ! Je m'en doutais mais ça fait mal !

C'est pas vrai! Pensa Hadès. J'espère que cette fois il va m'écouter et s'éloigner

- merde ! Va-t'en ! C'est le mieux à faire, éloigne toi le temps de le digérer, de l'accepter et de finir le deuil commencé.

- je sais que tu as raison mais…

Le brun poussa un soupir exaspéré.

- pas de mais ! Fais le nécessaire et recontacte-moi pour me dire quand c'est fait. Tu ne peux pas rester là, tu vas faire une connerie. Tu risques de t'en prendre à lui et tu le regretteras, tu sais que c'est vrai. Je suis là pour toi, je suis le regard extérieur et tu sais que là... J'ai raison !

- tu as raison, je te recontacte.

Tout le temps qu'il attendait des nouvelles, Hadès s'aperçut qu'il était incapable de se concentrer, inquiet pour son inconnu il lui semblait que le temps n'avançait plus.

- j'ai suivi ton conseil, je m'en vais aujourd'hui mon avion est dans quatre heures.

- bien, très bien ! Je suis fier de toi.

- quand je pense que je ne sais même pas ton nom, ni à quoi tu ressembles ou même ta voix et que je t'écoute plus que mes amis de longues date.

Hadès sourit, il ressentait la même chose.

- mdr ! Peut-être parce que je sais par quoi tu passes et surtout que je te traite pas en petite chose fragile.

- peut être. Bon je vais faire mes bagages, je te contacte plus tard.

- ok, à plus !

Le dieu rassuré put se remettre au travail et dut doubler la cadence pour rattraper son retard sinon il se ferait attraper par ses juges. Il sourit en pensant à cela, qui songerais que les juges pouvaient gronder leur Dieu si celui-ci n'achevait pas sa tâche ? Personne, tout le monde le croyait extrêmement froid avec ses hommes, mais le fait est, que ses spectres étaient sa famille et ses juges, surtout Rhadamanthe était son meilleur soutien.

-ça y est je suis à l'aéroport. Je trouverai un hôtel sur place.

- tu vas où ?

- Larcana.

Hadès eut un sourire, il aimait cette région, décidément le hasard faisait tout pour les rapprocher.

- Chypre. Pas mal en cette saison y a pas trop de monde, tu seras bien là-bas, c'est magnifique.

- je vais pouvoir visiter, j'ai pris un aller simple.

Ah, carrément. Remarque ce n'est pas plus mal pensa Hadès.

- mdr ! Tes amis l'ont pris comment?

- l'un des deux est content vu que lui aussi me le conseillait. L'autre le prend un peu plus mal, mais parce qu'il espère depuis longtemps que je me tourne vers lui. Mais je lui ai dit que je ne voyais en lui qu'un ami.

En plus ! Il n'a pas vraiment besoin de ça en ce moment, les amours déçus d'un ami.

- aïe ! Mais du coup cet éloignement va lui faire du bien aussi. Tu es un vrai bourreau des cœurs. :D

- t'es con ! Mdr.

- je le dis comme je le vois ! Na !

-il faut que je te dise, je n'ai jamais agi aussi naturellement avec quelqu'un depuis des années.

- sauf avec ton ex et tes amis je suppose ! Mais pourquoi ?

- et encore, même avec eux, sinon ils ne seraient pas aussi surpris par certains de mes agissements. Mais j'ai décidé d'être moi, enfin. Et simplement parce que j'ai été élevé comme ça, a toujours contrôler mes émotions et mes sentiments, cela me fait paraitre froid.

- je vois ce que tu veux dire, je connais ça. On me le reproche aussi, de paraitre froid, distant, insensible. Si certains membres de ma famille voyaient nos messages ils hallucineraient. Au fait il ne t'a pas trompé, j'espère ?

- non, il m'a affirmé qu'il ne l'aurait jamais fait et je le crois. Pourquoi ?

- je viens d'apprendre que j'étais cocu.

- la garce ! Et ça va ?

- moyen, j'ai vraiment du mal à l'accepter, surtout vu avec qui elle m'a trompé, je ne comprends pas l'attrait !

- mdr ! On ne comprend jamais l'attrait je pense dans ce genre de cas.

- je suppose que tu as raison ! (soupir) n'empêche j'encaisse mal !

- tu m'étonnes ! Tu l'as su comment ?

- mon con de frangin s'en vantait, apparemment elle et son amant n'ont pas été discret.

- quel con celui-là, ça le fait jubiler de te faire du mal ou quoi ?

- oh il jubile, on se déteste, et là où moi je l'ignore, lui il fera tout pour me faire du mal.

- mais pourquoi ?

- ça je ne sais pas. Surtout que j'ai tout sacrifié pour lui, parce que je suis l'ainé et lui c'était le petit dernier. On l'a protégé, et j'ai tout fait pour qu'il soit à l'abri de nos parents. Mais apparemment d'après ma sœur ainée c'est cela justement qu'il me reproche, parce que je le considère toujours comme ce petit frère qui trainait dans mes jambes et qui cherchait mon attention.

- mais c'est débile !

- je sais bien, mais j'ai jamais compris sa façon de penser c'est pas aujourd'hui que je vais y arriver, il y a trop de chose qui nous sépare désormais. Dont mon ex, il avait craqué sur elle, et elle m'a choisi.

- ça n'a pas du arranger les choses !

- non, surtout qu'il a continué à essayer de la mettre dans son lit et que je suis presque sûr qu'il a réussi car elle m'a parlé d'une soirée avec moi, alors que je n'étais pas là.

- comment aurait-il fait pour se faire passer pour toi ?

- je ne sais pas, et je ne veux pas savoir. Mais là il doit l'avoir mauvaise, vu qu'elle le repousse et que celui qu'elle a choisi, du moins temporairement, n'est pas dans ses bonnes grâces non plus. D'ailleurs je comprends pas pourquoi elle l'a choisi lui, vu que c'est un alcoolique fini et un fêtard invétéré.

- c'est peut-être pour ça, il est ton opposé complet. Comme celui avec qui mon ex s'est mis, c'est un psychopathe !

- mdr, tu es injuste.

- non pas vraiment, mais il est pas méchant, c'est juste un genre qu'il se donne. Mais du coup, oui, comme je l'ai dit à midi avec lui au moins mon ex ne s'ennuiera pas.

- aie ! Tu lui a balancé ça ?

- je vais me gêner tiens !

- mdr ! Et sa réaction ?

- il a dit qu'il n'avait pas voulu dire ça, sauf…

- qu'il l'a dit et une fois sorti ce n'est pas effaçable.

- exactement.

Ils discutèrent un moment, puis son correspondant lui apprit qu'il devait prendre l'avion. Hadès rassuré par le sort de son ami pu se remettre au travail.

Les jours passèrent et le dieu put constater que son conseil avait été bon, au fur et à mesure des messages, il voyait son correspondant aller mieux.

Un matin alors qu'il travaillait à son bureau, il sentit une présence inhabituelle dans son domaine. Il fronça les sourcils

' Qu'est-ce-qu' elle vient faire là, elle ?'

Quand Rhadamanthe lui annonça qu'Héra se trouvait réellement là et qu'elle voulait le voir, un mauvais pressentiment le saisit. Le juge n'ayant, lui aussi, qu'une confiance limitée en sa belle-mère ne s'éloigna guère de la porte du bureau. Et bien lui en prit, car lorsque la reine des dieux s'en alla, un grand silence se fit dans les enfers, lieu qui reflétait l'humeur de son dieu. Le silence qui régnait dans le bureau depuis le départ d'Héra fut rompu par un énorme fracas. Rhadamanthe se précipita dans le bureau et, de justesse, évita la chaise qui volait à travers la pièce. Ce que le juge découvrit, l'abasourdi. Le bureau du dieu était sens dessus-dessous et lorsqu'il n'y eut plus rien à détruire celui-ci s'écroula en hurlant et pleurant au milieu du désastre. Rhadamanthe se précipita et le prit dans ses bras, le laissant pleurer, sans savoir ce dont il s'agissait, il se doutait que c'était à cause de son ex-compagne. Mentalement il prévint ses frères, qu'il chargea également d'aller chercher Dame Hestia et Pandore, priant intérieurement pour qu'elles puissent aider leur frère, car lui s'en sentait incapable. Les deux femmes arrivèrent et prirent le relais.

- Rhadamanthe il faut le conduire à ses quartiers !

Le blond opina et se chargea de porter son Dieu à la demande de Hestia. Une fois qu'il eut posé son précieux chargement sur le lit, il s'en alla tout en demandant à Pandore de le tenir au courant. Une fois la porte fermée, il prit une grande inspiration et alla prévenir ses frères et leurs seconds qu'ils leur fallait tout faire pour garder le secret et gérer les enfers en attendant que leur seigneur soit en état de reprendre la main.

Dans la chambre du dieu, les deux femmes ne savaient que faire. Après avoir pleuré dans les bras de sa grande sœur, Hadès s'était replié sur lui-même. Elles n'avaient même pas pu lui faire dire ce qui c'était passé bien qu'Héra avait mis Hestia au courant qui elle, avait prévenue Pandore. Jamais la déesse du foyer n'avait vu le fier dieu des enfers ainsi, même lorsqu'il s'était aperçut de la trahison de Zeus et de l'usurpation de son identité, il avait quand même voulu élevé cet enfant comme le sien. Elle et Pandore se regardèrent sans savoir quoi faire. Elles passèrent la nuit au chevet du dieu, dieu qui ne bougea pas d'un pouce, ne parla pas, et si ce n'avais été pour le fait que parfois elles l'entendaient sangloter, elles auraient pu croire qu'il s'était endormi ou pire.

Au matin une sonnerie de portable les réveilla, mais Hadès ne réagit pas, curieuse Pandore regarda l'appareil. Il s'agissait d'un simple bonjour d'un numéro simplement marqué ami de peine, la petite sœur du Dieu savait qu'il devait s'agir du correspondant mystère de son frère. Au fil de la journée les messages se faisait de plus en plus inquiet, Pandore comprit que l'homme tenait à son frère et pris une décision qui pourrait déplaire à Hadès mais elle ne le regretta pas, surtout avec l'appui d'Hestia. Elle envoya un message

- bonjour, je sais que mon frère correspond avec vous depuis plusieurs mois, et il m'a dit qu'il vous faisait confiance. J'ai vu vos messages d'aujourd'hui et je m'excuse de mon indiscrétion mais vu l'insistance, je me suis dit qu'il valait mieux que je vous réponde. Pour vous deux. Il ne va pas bien comme vous vous en doutez, il a appris hier soir une très mauvaises nouvelles à propos de son ex-épouse, et depuis il ne réagit à rien. Je ne sais pas quoi faire.

La réponse ne se fit pas attendre et rassura les deux femmes, oui, Hadès avait trouvé là quelqu'un de bien.

- bonjour, je vous remercie de votre sollicitude et je pense qu'aucun de nous ne vous reprochera votre initiative, j'en suis même touché. Je commençais vraiment à m'inquiéter pour votre frère, mettez-le dans un avion en direction de Larcana, je vais m'occuper de lui. Il a besoin de se changer les idées, et je me doute que vous ne voudriez pas le laisser seul, rassurez-vous je serai à ses côtés. S'il ne veut pas, dites-lui que je ne lui laisse pas le choix, comme il l'a fait avec moi. Contactez-moi avec son heure d'arrivée.

- il a raison, s'éloigner c'est le mieux pour Hadès, commenta Hestia. Pandore opina et tapa une réponse alors que Hestia commençait à chercher les avions en partance ;

- je vous remercie infiniment et oui, cela ne pourra que lui faire du bien. Je ne lui laisserais pas le choix. Je vous tiens au courant, et merci encore.

- de rien.

- Pandore regarde. La jeune sœur du dieu opina et contacta l'ami de son frère.

Aucune des deux ne s'aperçut qu'Hadès avait repris pied dans la réalité, il avait entendu les sonneries et avait pensé que son correspondant devait être fou d'inquiétude, qu'il se devait de lui répondre…et là il réalisa que ses sœurs était avec lui et avec son portable.

- il arrivera tard dans la soirée au environ de 23h ou demain matin si vous préférez.

- vous faites quoi avec mon téléphone ? demanda –t-il rauquement.

- on rassure ton ami et on organise tes vacances répondit Hestia sèchement

- de quoi ? fit le Dieu éberlué.

- tu dois t'éloigner et ni nous, ni lui ne te laissons le choix.

Un message interrompit le dieu.

- non, ce soir c'est très bien.

- vous êtes…

Le dieu s'empara du portable en pestant, sous les regards soulagés de ses sœurs, même si Pandore râla pour la forme, il relu rapidement le dernier message et sourit légèrement son ami lui jouant le même plan qui lui-même lui avait servi.

-hey ! C'est moi ! Je n'enlève pas le bout de ma sœur parce que tu te doutes qu'elle peste. Je sais pas si je dois te remercier ou te maudire de t'être associer avec ma têtue de sœur.

- tu me remercieras tu verras, et sois sympa avec elle, elle s'inquiète énormément. Donc je t'attends à l'aéroport ce soir, on se retrouve au bar ?

Hadès regarda ses sœurs, il n'avait mentionné que Pandore mais pour lui, elles étaient devenus indissociables l'une de l'autre dans son cœur, par le soutien et l'amour qu'elles lui apportaient, et sourit en les voyant préparer ses valises. Il n'avait pas beaucoup de temps pour attraper son avion.

- (soupir) je sais qu'elle s'inquiète et que toi aussi, et je t'expliquerai tout. Ok, on se retrouve au bar, on fait comment pour se reconnaitre ?

- mdr ! Tu verras je suis facilement reconnaissable, j'ai les cheveux très long. Mais si ça te rassures je porterai un t-shirt sans manches bleu.

- d'accord, moi je porte une chemise noire. OUI, je sais ! Pas de commentaire. J'ai des cheveux mi- long bruns, mais tu pourras pas me rater, je ne passe pas inaperçu.

Hadès sourit en imaginant la réaction de son ami

- mdr, je vois que tu vas un peu mieux. Tout comme moi, vu ma tignasse. A ce soir !

Il ricana, en sachant qu'il avait visé juste avec le pas de commentaire.

- oui, m'être fait secouer les puces a beaucoup aidé. Merci d'avoir rassuré ma sœur et à ce soir.

Alors qu'il allait quitter sa chambre il reçut un message qu'il montra a ses sœurs qui sourirent rassurées, leur frère serait entre de bonne mains

- au fait, j'ai pris une chambre avec deux lits, ça te va ou tu veux ta chambre ?

- c'est parfait, je ne pense pas que ce soit bon pour moi d'être seul. Par contre on partage !

- si tu veux.

Alors que ses sœurs finissaient ses bagages, il alla voir ses juges pour les rassurer sur son état et leur dire qu'il partait en vacances.

Les juges lui sourirent et le sécurisèrent en lui disant de prendre tout son temps. Rhadamanthe regarda son dieu interrogateur.

- oui Rhadamanthe, je vais le rejoindre.

- bien mon seigneur. Ne vous en faites pas, on s'occupe de tout, fit le juge rasséréné, sous les yeux intrigués de ses frères.

- j'ai un correspondant avec qui je communique depuis le départ de … il serra les dents.

- et c'est lui que vous allez rejoindre ?

- oui, Minos, on est dans le même cas tous les deux et on s'entraide,

- il est donc le seul qui vous comprend. C'est logique, prenez votre temps seigneur, nous gérons. Acheva Eaque.

Le dieu sourit à ses neveux, et s'en alla récupérer ses bagages rassurés. Il prit le chemin de l'aéroport soulagé de partir car il n'aurait plus besoin de faire bonne figure. Tout le long du vol le dieu se demandait à quoi pouvait bien ressembler son ami. Il sourit devant son impatience. Arrivé à l'aéroport il se dirigea vers le bar et lorsqu'il ouvrit la porte, il chercha du regard celui qui pouvait être son ami. Il retint soudain son souffle il avait repérer un homme qui se démarquait en effet, il savait que ça ne pouvait que lui, malgré toute les personnes présentent, il ressentait au fond de lui que ça ne pouvait être que cet homme. Mais il ne pouvait pas croire ce qu'il voyait.