Lokiragnarok: merci pour ton commentaire, j'espère que la suite te plaira.
Désolé pour l'attente, ma muse a comme qui dirait... pris des vacances! j'espère que cela vous plaira!
Chap. 3
Il hésita un instant sur ce qu'il devait faire, car ils avaient été ennemis, mais le sourire de son ami , le rassura et le poussa vers la table, après tout il n'avait pas fait tout ce chemin pour retourner chez lui. Et puis c'était son ami, même si il n'aurait jamais pu imaginer que ce serait lui, il ne voulait surtout pas le perdre, lui, le seul capable de le comprendre et de l'aider sans que le dieu ne se sente étouffé.
- Camus ? fit-il arrivé à sa table.
- Sei… seigneur Hadès, répondit le chevalier en lui faisant signe de s'assoir.
Le dieu s'assit en grimaçant, puis eu un sourire amusé.
- pas de ça entre nous, tu as lu toutes mes jérémiades.
Il vit Camus sourire.
- le destin a un drôle d'humour.
Hadès sourit, il retrouvait bien là son correspondant.
- ça c'est le moins qu'on puisse dire. Milo ? ajouta-t-il doucement.
- Perséphone ? répondit Camus de même.
Ils soupirèrent de concert.
- bon, je vois qu'on a fait quelques progrès fit Hadès amusé, se souvenant des colères de Camus à la moindre évocation de son ex.
- on peut dire ça comme ça. Comment as-tu su pour Milo ?
Hadès sourit tristement.
- tu es mort Camus. Votre relation est inscrite dans ton dossier de jugement. C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle Rhadamanthe ne voulait pas que je te réveille, il était persuadé que tu ne pourrais pas t'en prendre au scorpion.
Le dieu vit la grimace de Camus et se maudit intérieurement de sa franchise. Il fut soulagé quand le chevalier profita de l'arrivée du serveur pour changer de sujet.
- Alors comme ça on lit Dante ? Tu ne connais pas assez ton royaume ? fit-il ironique.
- Oh ça va, hein ! Je trouve justement amusant de chercher les différences, répondit le dieu sombre avec un sourire.
- et y en a-t-il ? Pour le peu que j'ai vu, on pourrait croire qu'il y est vraiment allé.
- va savoir ! fit Hadès ironique.
- Ta majesté redevient sadique.
- Ce n'est… il vit la lueur amusée dans les yeux de Camus et il se mit à rire. Oh, je vois, tu vas t'en servir pour t'amuser.
- ben tiens, tu oublies que je t'ai lu te plaindre qu'on te traitait comme un bébé. Tu crois quand même pas que je vais résister.
- ça m'aurait étonné.
Ils éclatèrent de rire, Hadès savait que le verseau voyait à travers son masque mais qu'ils n'en parleraient pas en public.
- j'n'aurais jamais pensé que c'était toi.
- pareil pour moi Camus. Mais bon en dehors de notre naissance, nos lieux de vie et nos pouvoirs, nous sommes des êtres normaux.
- pas humains ? demanda le Français avec du rire dans la voix.
- pas pour moi, répondit Hadès en riant.
- cela te gènes, Camus ?
- de quoi ?
- que ce soit moi, ton confident ? Demanda Hadès.
Il s'inquiéta lorsque Camus resta silencieux et baissa la tête.
- ça devrait mais non. De plus, nous sommes en paix et… je me sens vraiment proche de toi.
Hadès posa sa main sur celle du verseau, qui releva la tête pour le regarder. Les yeux bleus du dieu plongèrent dans ceux du chevalier prouvant sa sincérité.
- moi aussi, tu sais. Je sais que je peux tout te confier, que rien ne sortira et que tu ne me jugeras pas.
La douleur dans la voix du Dieu s'était faite plus présente, très profonde, le chevalier serra la main de l'olympien.
- on parlera de ce qui t'amène ici dans la chambre. Là-bas, tu ne seras plus obligé de te cacher, d'accord ? fit Camus avec sollicitude.
Hadès baissa la tête et opina, reprenant sa main pour boire son café et se donner une contenance. Il songea à toutes leurs conversations, il savait qu'il dirait tout à Camus, que même si celui-ci ne pouvait l'aider il saurait trouver les mots. Il finit son café en silence, Camus se leva.
-Viens, on va rejoindre notre auberge, tu as besoin de te reposer.
Hadès acquiesça silencieusement.
- j'espère qu'elle va te plaire.
- je ne me fais pas trop de souci pour ça, tu as des gouts sûrs, fit Hadès avec un petit sourire avant d'ajouter, en règle générale.
Camus sourit à l'allusion à son ex.
- je devrais te gronder mais tu n'as pas tort.
Ils restèrent silencieux le reste du trajet, puis Camus se gara devant son auberge, Hadès sourit.
- tu as bien choisi c'est l'une des plus réputés de Larcana.
- notre hôte est gentille et serviable tu verras, elle a été parfaite avec moi.
Ils entrèrent dans l'auberge, Camus pris sa clé avec un sourire pour la tenancière qui regarda les deux hommes tour à tour. Hadès, après l'avoir salué s'éloigna attendant que Camus le rejoigne, plongé dans ses pensées. Il suivit Camus jusqu'à leur chambre. Lorsque la porte se referma derrière eux, il savait qu'il ne pouvait plus se cacher plus longtemps.
- installe-toi, j'ai juste mis mes affaires dans l'armoire. Quel lit veux-tu?
Hadès posa son sac au sol et s'assit sur chaise.
- peu importe, marmonna-t-il en se prenant la tête dans les mains.
Camus s'assit sur le siège à côté.
-vas-y. Vide ton sac, libère-toi.
Le Dieu des enfers prit une grande inspiration, les larmes perlaient déjà à ses yeux.
- elle s'est foutue de moi, Camus. Elle n'a jamais été sincère avec moi, commença-t-il doucement. Moi, qui l'ai vénérée, mise sur un piédestal, moi qui ai tout sacrifié. MOI, qui l'ai aimé plus que tout, cria-t-il presque, des larmes et de la rage dans la voix. Elle ne m'a jamais aimé, elle m'a trahie dès le début de notre mariage. Apparemment dès qu'elle repartait sur l'Olympe, elle prenait un amant, jamais le même. Elle est passée de lit en lit toutes ces années, alors que je l'attendais impatiemment, que je devenais fou de ne pas l'avoir à mes côtés, que je me repliais sur moi-même. Mais quel idiot…
La voix du dieu s'était faite rauque, il ne savait pas s'il pourrait aller au bout.
- pas idiot, amoureux. Tu ne pouvais pas imaginé qu'elle serait ainsi.
La voix douce du Français lui donna le courage nécessaire.
- ça c'est sûr, fit Hadès mordant. Elle qui paraissait si innocente, si fragile, si… pure. Une belle garce, oui ! Ça explique pourquoi Poséidon m'a toujours mis en garde contre elle, j'aurai dû l'écouter.
- tu pensais qu'il faisait ça pour te faire du mal.
- oui, mais Hestia aussi a tenté de me prévenir. C'est aussi pour ça qu'on s'est brouillé pendant un temps. Perséphone a tout fait pour me séparer de ma famille, pour que je n'apprenne pas la vérité.
- mais pourquoi ?
- mon royaume est riche, Camus, ironisa le brun. Elle voulait profiter des largesses mais sans en subir les inconvénients… mais il y a pire que ça.
- pire ? Et Hadès entendit la peur dans la voix du Français, il soupira intérieurement, se désespérant de ce qu'il allait révéler.
- Héra est venue me voir, apparemment Zeus court de nouveau après Perséphone et ça ne lui plait pas, pour se venger elle m'a révélée quelque chose. Et elle espère que je me prenne ma revanche.
- c'est quoi ? fit le Français doucement, encourageant.
- tu sais… j'ai toujours rêvé d'avoir un enfant avec elle, j'étais même prêt à accepter l'enfant qu'elle a eu de Zeus, mais non elle m'a dit que ce n'était pas possible, qu'elle voulait qu'on en ai un à nous. Un enfant, c'était mon plus cher désir et elle…
Hadès s'effondra en larmes, Camus eut juste le temps de le rattraper et il finit assis sur le sol un dieu inconsolable dans les bras.
- elle est tombée enceinte… et… elle a… elle a… avorté ! Formula Hadès d'une voix mourante.
Il sentit inconsciemment le choc du chevalier, et le sentit le serrer dans ses bras, le consoler, le rassurer. Il entendait les murmures réconfortants du chevalier. il sentit le Français le soulever pour le porter sur un lit il eut un instant peur que le verseau ne l'abandonne mais s'aperçut vite que celui-ci n'en avait aucunement l'intention. Se laissant faire comme un enfant il se retrouva assis entre les jambes de son ami reposant contre le torse et entre les bras accueillants du chevalier, épuisé de chagrin et de douleur, il s'endormit dans ce havre de paix.
Lorsque le dieu des ténèbres s'éveilla, il était bien, confortable et se sentait en sécurité, il avait la tête sur le torse de Camus, le chevalier d'or du verseau, son ami, son soutien. Le dieu eut un petit sourire en voyant que le Français était paisiblement endormi, il le trouvait beau.
- pas étonnant qu'il ait autant de succès au sanctuaire. Il est si gentil, si attentionné, toujours prêt à écouter et à conseiller. Je ne sais pas ce que j'aurais fait si je ne l'avais pas trouvé, pensa Hadès.
En voyant l'air paisible du Français et se souvenant de la chaleur de ses bras et du le réconfort de ses paroles, il ne put s'empêcher de déposer un baiser sur les lèvres fraîches. Le dieu sentit le frémissement du chevalier et avant que celui-ci n'ai pu dire un mot, Hadès lui avait saisi les lèvres d'un baiser vorace. Désespéré et en manque d'amour, le dieu commença à caresser son ami, qui s'écarta.
- non, Hadès.
- mais je... commença le dieu d'une voix implorante.
Camus posa un doigt sur ses lèvres, le faisant taire.
- non, tu vas le regretter après, expliqua-t-il avec un sourire, et moi aussi. Notre amitié m'est trop précieuse pour la mettre en danger. Tu es trop fragile, ce n'est pas une bonne idée.
Hadès baissa la tête, penaud.
- tu as raison. Je ne sais pas ce qui m'a pris, pardon.
Camus lui caressa la joue.
- ce n'est rien, tu as juste eu besoin de tendresse, t'embrasser je ne peux pas. Par contre te garder dans mes bras est une chose que je peux faire.
- c'est vrai ? Questionna Hadès plein d'espoir, il s'était senti vraiment bien dans l'étreinte du Français.
Camus opina et pour le prouver attira le dieu contre lui, qui une fois de plus ne put retenir ses larmes, mais il ne savait plus si c'était à cause de la douleur causé par Perséphone ou si c'était à cause de la douceur du Français.
Ils restèrent allongés une bonne partie de la matinée, Hadès n'ayant pas faim et Camus n'ayant eu le cœur de le laisser, ils ne descendirent pas manger. Alors que le dieu somnolait, profitant de la chaleur et de la caresse des doigts de Camus dans ses cheveux, le Français lisait paisiblement.
- tu lis quoi ?
- tu vas te moquer !
Intrigué le dieu se redressa et effectivement éclata de rire.
- et tu dis sur mes lectures ? L'âme du diable de Chattam n'est pas très gaie comme lecture et si je me souviens bien... L'enfer de Dante y est mentionné, fit-il ironique.
Camus sourit en réponse.
- oui, je sais mais que veux-tu, en ce moment, c'est ça qui me plait.
Hadès opina, rigolant doucement, il avait compris que le Français avait sorti ce livre exprès car ce n'était pas celui qu'il avait avec lui la veille. Camus réussi à convaincre le dieu qu'ils devaient sortir un peu, que rester dans cette chambre n'était pas bon.
Au fil des jours, Hadès reprenait vie, semblait moins affecté et la présence du Français n'y était pas pour rien. Ils se promenaient, visitaient, échangeaient, Hadès ne s'était que rarement senti aussi proche de quelqu'un. Il avait plus sourit et rit depuis qu'il était avec le Français que ces derniers siècles. Alors qu'il était allongé profitant du soleil, le dieu réfléchissait à leur relation. Les sentiments qu'il éprouvait pour le Français le laissait quelque peu confus. il ne savait plus vraiment ce qu'ils étaient, simple amitié ou plus. Oui, le dieu était un peu perdu, il se sentait vraiment bien avec le chevalier, proche de lui, heureux, plus qu'il ne l'a été depuis longtemps. Il se souvenait aussi parfaitement de ce moment d'égarement à son arrivée ici. la sensation des lèvres du Français avait laissé un souvenir impérissable dans son esprit, si celui-ci n'était qu'un ami, et seulement qu'un ami, pourquoi avoir tellement était marqué par ce moment ? Mais ce qu'il éprouvait était tellement diffèrent de ce qu'il avait connu, qu'il ne savait que penser. Perdu dans ses réflexions, il mit un moment à s'apercevoir qu'il était observé. Il leva les yeux sur Camus pour découvrir que même si le verseau avait l'air perdu dans ses pensées, c'est lui qu'il regardait avec une drôle de lueur dans le regard. Le dieu s'en inquiéta.
- tout va bien Camus ?
Hadès vit que sa voix avait ramené le Français auprès de lui quand celui-ci lui sourit.
-oui, j'étais juste perdu dans mes pensées.
- À quoi tu pouvais bien penser ? Tu avais l'air bien loin.
- Shura m'a dit quelque chose qui me fait réfléchir c'est tout.
- et ce quelque chose à un lien avec moi, affirma le dieu
- pourquoi dis-tu ça ?
- à cause de ta façon de me regarder.
Camus soupira.
-c'est rien te met pas martel en tête.
Hadès se redressa, légèrement agacé.
- pourquoi tu ne me dis pas ce qui se passe ? Ne me fais-tu pas confiance ?
Camus secoua la tête.
-ne dis pas de bêtises, ce n'est pas important c'est tout, ou plutôt ce n'est pas encore très clair.
-qu'est ce qui n'est pas clair ?
- ah ça ! Dès que je le saurai je te le dirai, fit Camus avec un sourire auquel le dieu ne put répondre.
Il avait la sensation que le chevalier lui cachait une chose importante et se sentit trahi. Il se maudit intérieurement de s'être laisser aller à espérer plus de la part du Français, serait-il jamais heureux ?
- Hadès... Je...
Lorsque le Français se pencha pour l'embrasser chastement, le dieu se laissa faire, rassuré, et eut un petit sourire tendre.
- toi aussi tes sentiments ont changés ?
- il semblerait bien qu'ils évoluent vers plus que de l'amitié en effet, mais je ne veux pas te perdre, ajouta-t-il doucement. Hadès posa une main sur la joue du Français
- je ne pense pas que ça arrivera. Ce que je ressens pour toi est très différents de ce que j'ai connu. Mais il serait bon qu'on prenne notre temps et qu'on soit sûr de nous.
Camus sourit.
- je suis content que ce soit différent et je suis d'accord pour le temps, mais vas-tu résister ? Après tout c'est toi qui a essayé de me déshabiller dès le premier jour, taquina le verseau avant de s'éloigner, Hadès rit.
- Ouh toi ! Tu vas voir, menaça-t-il le Français alors qu'il s'élançait à sa poursuite. Ils s'amusèrent à se courir après pendant un moment avant de s'assoir, essoufflé.
- Alors qu'a dit Shura ?
- qu'il avait l'impression que j'avais craqué pour toi.
- et ? C'est vrai ? Demanda le dieu plein d'espoir.
Il sentit son cœur se serrer d'appréhension quand Camus se détourna.
- oui, mais comme je te l'ai dit...
Hadès interrompit le Français en l'obligeant à lui faire face.
- ne t'inquiète pas, on va prendre notre temps parce qu'on a tous les deux eu très mal. Mais je remercierai Shura parce que j'ai l'impression que sans lui tu te voilerais encore la face.
Camus grogna
- tout comme toi !
Hadès haussa les épaules
- probablement. J'avais trop peur de perdre ton amitié pour y réfléchir trop.
- et même là, on est sûr de rien, on s'entend bien en ami, mais…
- Camus ! L'interrompit le brun. Il y a toujours des risques, mais penses-tu honnêtement, avec tout ce qu'on sait déjà l'un de l'autre que ça tournera comme avec nos ex ?
Le Français secoua la tête, en signe de négation.
- non, il n'y a vraiment aucune chance… cela veut-il dire que tu veux tenter ? Tu sais qu'il va y avoir beaucoup de voix contre.
Hadès soupira.
- je sais, mais bon, il sourit amusé, ce n'est pas comme si c'était nouveau pour moi.
Camus éclata de rire.
- oui, c'est vrai.
- c'est plus pour toi que ça m'inquiète, fit le Dieu d'une voix douce.
Voir le verseau hausser les épaules le rassura quelque peu
- tu sais, j'en ai entendu de belles sur mon compte que ce soit avant ou après la résurrection. Démon, insensible, arrogant, traitre… je n'en ai jamais tenu compte tant que j'avais mes amis et ma déesse à mes côtés…
- oui mais là…
- rien du tout. Oh ! Ils vont gueuler, être choqués, surpris tout ce que tu veux, Athéna va surement être la première à nous accepter.
- malgré tout ? Questionna le dieu surpris.
- elle t'a proposé la paix, non ?
Hadès opina en songeant que oui l'idée de paix était venue de la déesse.
- si elle sait que nos sentiments sont purs et vrais elle acceptera et c'est pareil pour les autres. Je sais que Shura sera de mon côté quoiqu'il arrive, il sera notre meilleur avocat.
- comment peux-tu en être aussi sûr ?
Camus rigola légèrement, faisant sourire Hadès.
- pour Shura la seule chose qui compte c'est que je sois heureux, il te donnera certainement du second et troisième degré pour s'assurer de tes sentiments, mais après…
- je vois. Et les autres ? demanda-t-il tout en pensant que ce capricorne lui plaisait de plus en plus.
- ils finiront par accepter, Milo n'a rien à dire vu qu'il s'est remis en couple et je sais que malgré tout il me veut heureux. Les plus durs seront certainement Hyoga et Saga.
- Hyoga ? Chevalier du cygne ?
- oui, c'est mon élève et il me considère comme son père et j'admets le voir comme un fils. Il voudra être sûr que tu ne me feras pas de mal.
- tout à fait normal et Saga… je sais pourquoi c'est lui que tu as repoussé.
- oui, affirma Camus. Et ton côté ? Ça va pas être simple non plus.
- non c'est sûr mais je suis leur Dieu et comme pour toi, tout ce qui compte pour eux c'est que je sois enfin heureux. Et pareil, certains viendront te… parler.
- qu'ils viennent je n'ai peur de personne.
Cette bravade n'enleva pourtant en rien l'inquiétude d'Hadès, Camus s'en rendit compte en posant sa main sur celle du dieu.
- ne t'en fais pas, j'ai bien réfléchi, je suis bien avec toi, je me sens en paix et heureux. Rien, ni personne, ne me fera fuir. Si tu le veux bien sûr ? Finit-il dans une voix douce et inquiète.
La réponse d'Hadès fut plus qu'éloquente, il embrassa fougueusement le Français, le renversant sur le sable ce qui les fit rire quand ils se séparèrent.
- ben, ça c'est de la réponse, s'amusa Camus.
- tu te plains ? fit le dieu heureux.
- du tout ! répondit Camus dans un rire.
Ils profitèrent de leur après-midi en amoureux, une promenade sur la plage, un petit dîner. Les jours s'écoulèrent paisiblement, ils n'avaient pas été plus loin que quelques baisers, ni l'un ni l'autre n'étaient encore prêt. Leurs jours ensemble était des plus précieux mais les vacances devaient avoir une fin. Hadès savait que ces moments idylliques s'arrêteraient et il s'en inquiétait, Camus le sentit.
- il va falloir que je rentre.
Malgré la voix douce du verseau cette phrase fit mal au dieu
- je sais, mais…
- viens avec moi ?
Hadès regarda Camus surpris.
- que… quoi ?
- viens avec moi, tu n'as pas besoin de rentrer maintenant, si ? Et puis tu vas probablement recroiser certains membres de ta famille et je ne veux pas te récupérer en morceaux encore. Même si je sais que tes sœurs, Pandore et Hestia veille sur toi…
- ce n'est pas pareil, ajouta le dieu, et le verseau acquiesça.
- exactement. Laisse-moi demander à Shion, mais je pense qu'il n'y aura pas de problème.
Hadès grimaça.
- il n'acceptera jamais.
Camus ricana
- j'ai plus d'un tour dans mon sac, je ne lui dirai pas qui tu es, juste que j'ai un nouveau compagnon et que j'ai besoin qu'il vienne avec moi. Je vais lui dire que je veux que tu rencontres ma famille.
Le dieu siffla devant le machiavélisme de son amour.
- tu peux être vache quand tu veux.
Camus éclata de rire.
- je suis un chevalier d'or, pas un bisounours.
- je vois ça, ironisa Hadès avant d'embrasser celui qui lui avait enfin apporté la sérénité et l'amour qu'il cherchait depuis si longtemps.
Pour prouver ses dires, Camus décida d'appeler le sanctuaire, sachant qu'Hadès entendrait les réponses, vu qu'il s'était calé dans ses bras.
- Bonjour Shion.
- bonjour Camus, ça va ?
- très bien, tu sais mon confident anonyme.
- oui et bien ?
- il m'a rejoint et il s'avère qu'on est plus proche que prévu.
Camus entendit le petit rire amusé du pope.
- en tout cas tu as l'air heureux, je suis ravi. Tu veux prolonger tes vacances ?
- non, je voudrais qu'il vienne avec moi au sanctuaire.
- heu Camus, tu es sûr ?
- oui, il sait que je vis dans un endroit spécial, Camus fit un clin d'œil à Hadès qui dut retenir son rire, mais vous êtes ma famille et je veux qu'il vous rencontre.
- deux minutes, je demande à son altesse.
-Il demande à Athéna, expliqua le Français à son bien-aimé.
-Camus ? Notre déesse est d'accord et elle est heureuse pour toi. Rentre quand tu veux, mais préviens-moi un peu avant. Veux-tu qu'on organise quelque chose ?
- remercie notre déesse pour moi, et non, on arrivera pour un repas de midi cela sera plus simple. Je pense qu'on rentrera dans deux ou trois jours.
-très bien. Vas-tu prévenir les autres ?
-juste Shura.
- je m'en doutais, à bientôt.
- à bientôt.
Une fois qu'il eut raccroché, il déposa un baiser fugace sur les lèvres d'Hadès qui sourit avant d'envoyer un sms au capricorne.
-Shura, je rentre dans deux ou trois jours, j'ai quelqu'un à vous présenter.
- donc j'avais raison ?
- oui, comme toujours. Mais prévois les premiers secours… ça va en choquer plus d'un.
- je vois, mais du moment que tu es heureux. A bientôt.
- à bientôt.
Le Français montra les messages au seigneur sombre qui sourit à la réponse du capricorne.
- c'est vraiment un ami fiable.
- le meilleur, s'il n'y avait pas eu Milo pour moi et un amour impossible pour lui, on aurait peut-être eu une histoire.
- il est amoureux ?
Camus eut un petit soupir triste.
- désespérément, mais persuadé de n'avoir aucune chance il n'a jamais rien dit. Pire, je suis sûr qu'il l'a consolé quand je l'ai rejeté.
- Shura est amoureux de Saga ? demanda le dieu surpris.
- oui, depuis tout jeune, il l'a toujours admiré.
- on devrait voir s'il n'a vraiment aucune chance, après tout on ne sait jamais.
Hadès vit le regard amusé de Camus.
- toi, tu veux jouer les marieuses, ironisa le verseau.
- et pourquoi pas, je lui dois bien mon bonheur.
Cette réponse encouragea Camus à l'embrasser fougueusement, le dieu se laissa faire ravi.
Ils profitèrent de leurs derniers jours pour se gaver de soleil et de paix, ils savaient qu'au sanctuaire ça ne serait pas de tout repos. Ils firent leurs bagages à regret et remercièrent chaleureusement leur hôtesse qui sourit en les voyant partir main dans la main. A l'aéroport, Camus téléphona à Shion pour le prévenir qu'ils seraient au repas du midi.
Plus l'heure approchait, plus Hadès était anxieux, et malgré la main de Camus dans la sienne rien n'y faisait. Son angoisse ne l'empêcha cependant pas de s'amuser des regards éberlués des gardes sur le chemin du treizième temple, où derrière les portes de la salle à manger, ils entendirent le brouhaha d'hommes joyeux.
Le verseau dirigea son compagnon d'un côté de la porte.
- je rentre le premier, reste de ce côté-là, on va bien les surprendre.
- sadique ! Marmonna Hadès, Camus rigola.
Il était encore en train de rire lorsqu'il ouvrit la porte, sa présence et son rire attira tous les regards. Camus salua la déesse qui avait rejoint les ors, impatiente elle aussi de connaitre l'homme qui avait soigné le cœur meurtri de son verseau. Entendre son ami saluer Athéna ne fit qu'aggraver l'état du Dieu. Il espérait vraiment que le Français avait raison sur la réaction de la déité.
- ça fait plaisir de te voir comme ça, l'accueillit Shura venant à lui pour une accolade que lui rendit le verseau.
- merci, Shura. Je suis heureux c'est tout.
- ça se voit, fit Milo.
- merci Milo.
- et ton faiseur de miracle, il est où ? Ironisa l'Espagnol, faisant rire à nouveau le Français. Hadès derrière la porte entendait le plaisir de voir son ami heureux dans la voix de l'Ibérique
- impatient capricorne ! Je vais vous le présenter mais je vous préviens, vous dites un seul mot qui puisse le blesser, je vous congèle tous, menaça-t-il de sa voix glaciale, celle qui disait je ne plaisante pas.
Entendre Camus dire cela le rassura quelque peu, et la promesse de ses amis de ne rien dire le fit sourire. Il vit Camus se tourner vers lui et lui faire signe de s'avancer.
- viens.
- je ne sais pas, j'ai des doutes là.
- rien à faire, tu m'as promis de faire la route avec moi et elle passe par cette pièce, argua le Français
Il soupira longuement et attrapa la main tendu, pour enfin franchir la porte. Le silence se fit assourdissant.
…
alors? votre avis? j'espère que le prochain ne sera pas aussi long à venir. et oui, encore un, mais ce sera le dernier.
